Canis sine dentibus ...
Par Magson de Pazou le mercredi, juin 2 2010, 11:00 - Les assistés - Lien permanent
[Prélude
http://www.youtube.com/watch?v=aSjdW7uGlGo]
C’est la guerre, oui !
On m'a dit qu'il savait de quoi il parle, le nouveau préfet de Seine Saint-Denis. D'îlotier, il a fini préfet. Joli parcours. Républicain. Pour une fois qu'on en a un qui ne soit pas un assisté !
Il a posé ses cojones sur la table. C'est bien. Aurélie Fouquet a été déposée sur l'asphalte. C'est bête !
Aujourd'hui, nous sommes sommés de nous émouvoir quand un policier meurt. Ému, je le suis. Sommé de l'être, je le refuse.
Elle était policière municipale. Elle est morte dans l'exercice de ses fonctions. Tuée par de dangereux gangsters. Paix à son âme ! Mais c'est la vie. C'est son choix.
Servir et protéger. Elle a signé son contrat. Un policier, ça protège. Ils sont recrutés, sélectionnés, entraînés, payés pour nous servir et nous protéger. Nous protéger justement de ceux qui lui ont tiré dessus. C'était son travail d'être au front, en première ligne face au crime, à la violence et toute cette part d'ombre que draine notre société.
Et c'est maintenant à nous, humbles citoyens de nous mettre en quatre pour Aurélie, tombée au champs d'honneur, quand les politiques ont été incapables de l'équiper. Quand on pense qu'une Cibi aurait suffi ! Elle est tombée. Un flic est tombé. Maintenant, ça pleurniche.
Mais dites-nous, qui aurait dû tomber sous les tirs des bandits, les passants ?
Si les flics n'essuient plus les balles, n'affrontent plus le danger à notre place, que devons-nous faire ? Nous armer ? Nous barricader ?
Les politiques ont réagi. Elle n'avait pas encore touché le sol qu'un décret autorisait déjà la police municipale à être dotée de pistolets à impulsion électrique. Ils ont dû croire qu'elle aurait stoppé les balles du gangster avec un Taser et non un gilet pare-balles !
A vrai dire, j'en ai marre de voir des flics pleurer à la télé, se plaindre à longueur de journées sur la violence, la jeunesse et les cités. Soyons responsables. Lorsqu'on décide de porter une arme, on sait à quoi s'attendre. Un flic n'est pas gentil. Un flic n'est pas sensible. Un flic me protège des méchants. Et pour cela, il a un salaire, et des avantages logiques inhérents à son activité dangereuse (retraite privilégiée, durée de travail moins longue, gestion des horaires de travail, primes ...). Ou alors, il fait comme nous, il va taffer au McDo ou chez un notaire !
C'est terrible à dire mais il faut le dire. Lorsqu'on signe, on prend ses responsabilités, on assume. J'ai un pote qui est militaire dans l'armée canadienne. Il a finalement pris conscience qu'il devait tuer ou être tué par ses ennemis. C'est son boulot. Désormais, il nettoie son parabellum chaque semaine en écoutant ce benêt de John Lennon et a souscrit une assurance vie.
Je n'ai pas signé. Je n'ai pas décidé de faire le tampon entre la population et la violence. Il faut assumer.
Lorsqu'on monte sur le ring, on donne des coups, on en reçoit et on redescend très souvent en vainqueur, parfois en vaincu.
Être policier, c'est aller sur le terrain en sachant que le prochain projectile pourrait se loger dans le sol, dans sa jambe ou dans son front. On assume. C'est d'ailleurs ce qui fait la grandeur de ce métier. Ou on fait du catch, comme les politiques, l'UMPS. La rue n'est pas un divertissement.
Quand je pense qu'il y'a des légionnaires qui se sont plaints à des associations, de brimades et d'humiliations de la part de leurs sergents instructeurs !
Mais où va-t-on ? Les politiques se chient dessus. Les flics sont morts de trouille. Les paras veulent des bisous. Qui me protègera quand on me tirera dessus ?
Ce n'est pas au peuple de protéger les flics. Je n'attends pas d'un flic qu'il pleure. Je le fais déjà assez. J'attends de lui qu'il fasse son métier. Du self-control. Je paye des impôts, vous prenez les impacts. C'est le deal. C'est le contrat.
Les vrais flics ne passent pas à la télé. Ils sont sur le terrain et ils agissent. Venir quémander de la sollicitude ainsi ne fait honneur ni à tous ceux qui sont tombés, ni à ceux qui restent encore debout.
Néanmoins, j'aime bien leurs syndicalistes, excellents. Les meilleurs syndicalistes au monde. Des vrais pros de la com. Surtout celui qui a la voix chansonnante du sud. Je crois qu'il est d'Alliance. Il joue sur du velours, c'est sûr. Mais il joue si bien et c'est agréable à voir. Il retourne tous les arguments et avec le sourire en plus. D'énormes qualités pour la pleurniche. Devrait faire de la politique !
Si j'étais flic, je ne me prendrais pas seulement pour l'inspecteur Harry, j'adopterais son attitude.
La pleurnicherie étant devenue religion d'État, je me désolidarise de cette tendance continuelle à vouloir faire larmoyer dans les chaumières à chaque fois qu'un problème surgit.
Il s'est même trouvé des gens pour nous signaler qu'elle avait juste 26 ans et un enfant. Comme si cela aurait été moins pénible si elle en avait eu 40 et 3 mouflets.
La pauvre fille n'a pas encore eu le temps de pourrir que la récupération politique s'est mise au clairon.
On vit vraiment une époque bizarre. Après la pleurniche vient la muscule ! C'est à qui montrera qu'il a une grosse queue. Je n'ai pas besoin de gesticuler, de faire le fier ou de porter le fer. Je m'efforce juste d'articuler quand je parle. J'en ai une grosse, désolé.
Du coup, je comprends mieux les réactions des hommes. Il peut tout m'arriver mais elle, elle, restera ... grosse. C'est injuste mais c'est comme ça.
J'adore voir tous ces chiffonniers dans leurs concours de bites, déclamer péremptoirement leurs textes, la prime au pire-disant :
Il faut augmenter les sanctions pénales, abaisser l'âge de la responsabilité pénale, établir des couvre-feux, désintégrer les réseaux de dealers, karcheriser les trafics de drogues, interdire les tournantes, les burqa, criminaliser les délinquants, faire une loi sur les crimes contre les vieux, mettre un flic derrière tout ce qui n'est pas blanc, purifier la banlieue... C'est marrant ! La vengeance des petites bites, sans doute.
La burqa n'est pas un vêtement républicain. On ne me l'avait pas encore faite celle-là !
Je ne me rappelle pas le crétin qui a pondu une telle chiure mais je sais pour ma part, que la connerie crèche souvent à la télé. Le niveau est trop bas, la réflexion trop crasse.
Je refuse que les politiques me contaminent avec leurs lacunes, leurs peurs, leurs faiblesses. Vérifiez ! Je suis sûr qu'il y' en a qui ont poissé leurs couches devant Tariq Ramadan à la commission d’enquête parlementaire éponyme !
Je crèverai peut-être d'un attentat ou de je ne sais quoi. Mais, je n'ai pas peur de la burqa, d'une femme en burqa, d'un minaret, d'une mosquée, d'un barbu, d'un musulman barbu. Je n'ai pas peur des arabes. Je n'ai pas peur des islamo-bamboula. Je n'ai pas peur de l'Islam.
Voir tous ces Rambo perdre leur sang-froid aussi piteusement, c'est un bouquet de rires. Ils vont en guerre contre la burqa, la dignité de la femme entre les dents. Ils se sont battus âprement.
La victoire est là, juste derrière la loi ! Je la vois ! Je la vois ! La vois-tu ?
Là ! A droite d'Unité radicale, à côté de la Tribu ka ! Tu la vois ?
L'histoire a retenu les 300. Pour cette bataille épique, je propose qu'on garde les 2000.
Puisqu'ils n'ont plus grand chose à tenir, ils sont devenus culturistes.
ça pompe, ça parle, ça pleurniche. ça parle, ça pleurniche, ça pompe. ça pleurniche, ça pompe, ça parle. Et moi je rigole.
Tiens donc ! Israël s'est encore fait plaisir avec des boat people !
Magson de Pazou