Retour d'exil
Par Magson de Pazou le lundi, mai 31 2010, 14:36 - Teslaticules - Lien permanent
Une vie ne suffirait pas,
Même pas deux, peut-être trois
Surtout pas la mienne, beaucoup trop précieuse
Pour arpenter ce trottoir,
Beaucoup trop dégueu
Que de dindes !
Queues de dingues !
Et entre ces vieux,
Que du dédain !
Ma main droite sortie du bain-marie,
Je trempe ma plume dans l'orbite de Jean-Marie
Avant d'occire du péquin
C'est mon style,
Et mon stylo lui claque
Des vers hostiles
Contre ces cerveaux qui craquent
Sous mes coups de faucille,
Et ma furia de mille blacks
Séchez vos faux-cils,
Ne léchez plus mes Easy Clarks
C'est salissant,
Tous ces faux types qui m'acclament
Mes autographes se trouvent salement
Sur le cul de vos femmes,
Seulement...
JC,
J'avais rêvé un autre monde,
J'ai eu un destin
J'ai vécu autrement qu'un pauvre clandestin
Du haut de ma bite, quarante vierges nous contemplent
Quarante lèvres me regardent,
Car en vrai, elles se régalent
Du négro qui les contente, du haut de sa pyramide
ça pue la Suisse
Dans ma rue quand mes voisins se garent
ça pue la pisse quand leurs valets se barrent
Je ne sais pas lequel des deux me navre
L'homme sans doute,
Leurs femmes m'accueillent, leurs mères m'acculent
Et mes doutes s'accumulent
Quand leurs maris me matent et se marrent
A chacune de mes virées, ils me conspuent
A chacune de mes arrivées, ils me consultent
Car je suis un feu sans fumée qui construit
Ils le savent tous
Mais à chaque fois que je parle aux cons, je me consume
J'ai divisé pour renier,
Tendu ma queue en signe d'amitié,
Fait des dons d'araignées
A tous les gosses de la cité
Rien à faire...
Ils sollicitent sans cesse mon avis
Alors je me consume
Leurs femmes veulent me tenir compagnie
Et moi,
Je me dois de faire du pèze
A l'école, on m'a appris la politesse
Alors quand je finis de leur polir les fesses
Je leur glisse
A la prochaine, chienne
Elles me disent : Merci
Je leur réponds : De rien
Petit,
J'aime la touche Destouches
Mon écriture est infernale,
De l’anus au thalamus
ça m’amuse de faire mal
Lis Fdesouche
Vas, suces et reviens
Et demandes à ta mère
Pourquoi elle n'aime plus le punch mais LePen
Je reconnaîtrais ses fesses entre mille
Car j'y ai tant sévi,
Il serait temps qu'elle te le dise
Entre nous,
Je crains qu'elle ne sache lire entre les lignes
Elle préfère lire entre les bites, ça m'attriste
Mais un jour, son entrecuisse connaîtra la crise
Et elle me prendra pour un mentaliste,
Je te le jure
Il y'a peu de prolos dans ma rue
A 20 heures pile,
Ils mouillent déjà leurs couches et leurs slips
A chaque fois que je tiens un Dragunov, je délire
Je rêve encore d'être un Fedor ou un tireur d'élite
Je cours après le temps
Comme Usain Bolt
Tes parents courent après l'espace
Comme Ushuaïa
Il est normal que j'émette d'une autre bande
On n'est pas sur la même longueur d'ondes, rouya
Marre de jouer le mec bien,
Je viens de loin
Bamenda boy,
Chez nous, il n'y'a que des senseï
J'ai besoin de folie, d'un destin
J'avais prévu une disette, j'ai eu un festin
J'ai toujours vécu de défis et non de soins
Je me casse d'ici, j'ai toujours été rincé
J'ai vu le monde dans tes yeux, petit
J'ai versé de l'arsenic dans ton Pampryl
Et pris un soyouz pour Saint-Denis
J'y vivrai ma négritude tranquille, et tant pis
Si ta ville demeure très blanche,
Mon nombril me rappelle que j'ai une fois cru au mélange
Magson de Pazou