Femme,
J'ai six mille bornes dans les pattes
Une plume pour main droite
Je suis mon poids en rimes
Et à chaque ligne, je fais des borgnes

Ma haine déborde à chaque virgule
Car à chaque minute, les morts s'égrènent
L'espoir se saborde en paroles vaines,
H24,
Un désastre annonce la météo de Catherine Laborde
Alors tu te tailles les veines ou tu te branles. Je frise la corde
A chaque fois que j'allume le calumet de la guerre
Car la paix s'est éteinte dans les fumets d'Adoph Hitler
En 45

En quarantaine et hostile,
Je ne te garantis rien puisque j'ai tout à perdre
Suces l'abbé et ramènes moi une hostie
Que je sauve mon âme, ma sœur

Je suis une victime, tu le vois bien que je meure
Comme ces vieilles qui ont l'église pour demeure
Lèchent les doigts d'un prêtre incontinent
Tous les dimanches au prétexte inconsistant
De renaître dans l'au-delà avec le seigneur

Compatis ou crèves, il faut que je vive
Aujourd'hui, les héros brandissent
Leurs strings comme des glaives
Quand j'ai mal, tu pleures
Tu es ma victime et je t'emmerde

Comme je souffre, j'ouvre ma gueule
Je commets des braquages dans les chaumières
Avec la bénédiction de mes paires
Mon cancer est mon Desert Eagle

Les larmes sont l'encre de l'époque
Égorges un phoque, ils en feront une épopée
Comme vous, j'ai pris note
Que les victimes avaient la cote
Et les pleurnichards étaient cotés

Maintenant, j'investis dans l'humanitaire
Pourquoi suivre un parcours universitaire
Quand la vision d'un moignon
Rapporte des millions à la télévision ?

Le cœur est mon business
Et j'ai l'intention de faire du pognon
Petit, jettes ton hachoir
Prends cette sébile et fais le souillon,
...