La dernière fournée 2009 (Slam)
Par Tesla Le facteur le jeudi, décembre 31 2009, 06:31 - Slams - Lien permanent
J'arrive en loussdé
Avec un discours boosté de ires
Mes négros exultent
Sur le parcours,
Courent mes parts et mes dettes
Des benêts friands de comptines,
Des idiots utiles
Benis de voir crever des afghans à la chasse,
A la cour de l'Élysée, paradent
Des lévriers au collier Hermès qui badinent
Sur ces jeux d'adultes,
Et à chaque tour,
Le Medef garde le benef
Le PS se prend la tête sur Montebourg
Lepen reprend sa mise, le peuple cantine,
Sur des sujets de dupes
Ils rêvent d’ôter leurs burqas
Au Ku klux klan des ZEP en jupes
Les doigts mouillés sur la couture
Du slip sloggy de Noah
Renoi, brûle ton jean Slim
T'es cramé, et si je te dis :
Front, sang, rouge
Je ne parle pas de ton acné,
Crétin, mais de l'armée rouge
Etre inculte est un délit Crétin
Renoi, remets tes baskets, et court
Si tu entends Foule
C’est Morano qui vise ta casquette
Si tu entends Pull
C'est Hortefeux qui presse la gâchette
Les négros visitent Paris en péniches
Peluches roses sous le coude
Grâce au Stade français, ils assument
Et se font promener par leurs caniches
Fiers de servir de godemichés
A des michetons qui se détournent pour se moucher
Les agneaux bêlent nettement à chaque crochet
Les faux rebelles sont bêtement égorgés
Par Soral le boucher,
Ses essais sont des esses, ses textes blessent
La ménagère, écorchée
Depuis, les marchands de camelot sont fauchés
Et nous vendent le moral les yeux pochés
Besancenot serait le nouveau Lancelot
Camarades, rendez-lui son vélo
Qu’il aille jouer aux billes à Neuilly avec Bachelot
Petit, l’heure est grave,
Je te le dis entre 3 yeux
Vu que tu as laissé le mauvais
Sur le judas du PS
Ouvres l’œil, le bon
Car si tu meurs à 33 ans
Empoisonné comme Alexandre
C’est par le cancer, le palu ou l’amiante,
La grippe A ne fera pas de toi une légende
Et si tu croises un pédophile dans la rue,
C'est Font l’ex de Charlie, qui a Val dans l'anus
Depuis qu'il a démis de l’hebdo, LeFred
Pour ne pas retourner à la Pizza du Marais
Tu percutes ?
Je ne cause pas, je vomis
Dans mon cahier Clairefontaine des rimes abjectes
Quand mon cervelet jute, les microbes s’infectent
Le Hezbollah sourit
Et mes ennemis m’enlacent de barbelées dans le but
De retenir ma bile comme à Bloemfontein
Denis, ça fait longtemps qu'on tracte
Sur les fesses de ta meuf
Si tu la baisais en levrette,
Tu prendrais acte,
De son anus ébaubi
Et de ses marques de rougeur
Des stigmates de son agonie
Et non des tâches de rousseur
Que mes négros laissent quand ça bascule en ton Saint;
Les émeutes sont des tocsins.
J'ai changé de sous-bois, j'ai pris Montreuil,
Pétrifiées, les vieilles migrent au Raincy,
Même si ça canarde sous les toits
Et l'ambiance est malsaine
Pour les femmes enceintes de huit mois
Elles y vont sereines,
Ne me demandes pas pourquoi, c'est ainsi
Tu pourrais le vérifier
Mon verbe est fétide
Car les mots naissent de mes latrines
Je plains ces stylos qui sèchent sur les lettrines
Quand mon caniveau est rempli de perles
La femme que tu vois accroupie sous la table
La tête dans le calbutte de Drucker, les mains sur l’asphalte
N’est ni une pute, ni Faustine, ni ta mère
C’est ton père avec son string panthère
Qui cherche ce qu’il mettra sur la table ce soir
Pour que tu dînes sagement sans faire d’histoires
2009 m’a appris la politesse
Je la quitte dans un élan de gentillesse
Je lance un Bonne nuit et bonne chance,
Comme Georges, aux sionistes
Engoncés dans leurs petitesses
Ils attendent que je rajoute Merci
Le combat continue en 2010
Serrez les fesses jusqu'à Bercy
Il n'est pas sûr que Johnny la traverse
Sur ce, je vous souhaite une bonne année !
Arrivederci