Rêves et destins
Par Magson de Pazou le mardi, décembre 29 2009, 18:18 - Teslaticules - Lien permanent
A la base, je suis fait pour les sommets
Le soleil, le sommeil et les sonnets
Je suis prêt pour la monnaie
Or, à Gaza ça gaze encore
Tellement que Monet
Y peindrait des mort-nés
Je me sens morveux
De vivre mon destin
Quand le Kotel est si malsain
Et rime avec shekel, Ariel et mortel
Des cons nés, d’instinct, je connais
J’ai le respect difficile et mauvais
J’aspire à l’excellence et au talent seul, je me soumets
Je leur pardonne leurs carences
Devant un Chardonnay, bois du Dieudonné
Jusqu’à l’ivresse, en toute conscience,
Une vie d’enfer, une mort de rêve,
Je vis bien l’instant présent
Même s’ils influencent ma trajectoire
Je réussirai une panenka
A la croupe du monde
Pour marquer l’histoire
Comme les sages de Sion
Et si tu me vois faire le V de victoire
C’est qu’Elisabeth Levy est à genou devant ma bite
Et je lui ordonne de me donner du mou dans deux minutes
Je finirais sûrement en Bamboulie dans un container
Plombé par la jalousie de mes congénères
Ou comme personnage de Mowgli
A Chambourcy à conter à mes partenaires
Les batailles menées avec fougue,
Mes modèles démodés, il faut que tu le comprennes
Certains combattent leur toux avec du sperme
Et s’étonnent que leurs postillons soient purulents
Ils se retrouvent tout seuls
En ces temps de grands froids, sortent la nuit
Car toutes les chattes sont prises
Et ce sont les gays du marais qui les trouvent brûlants
Vu ce qu’on leur offre, ils se baladent tout nus
Victime tatouée sur leur anus
Comme une étoile jaune sur le pyjama de Jacky
Qu'ils affichent avec plaisir en déambulant
A défaut d’érection pour le sionisme
J’ai une grande dilection pour la Palestine
Tu comprendras mon stoïcisme
Si tu regardes dans ma direction sans Fourestine
Je connais ces hommes qui meurent sur ces terres
Je connais leurs mômes qui naissent au cimetière
Enterrements express par Tsahal et ses sections d’assaut
Leurs pères auraient dû grandir à Dantzig et crever à Dachau
Pour hériter et mériter d’une part de ce triste ghetto
Palestine,
Mon ton est putride
Parce que mes frères vivent dans une décharge
Chez eux et les fanatiques religieux
Restent toujours aussi teigneux
Nabe,
J’espère que tu pourras encore esquiver leurs jabs,
Leurs gifles, leurs rafales d’injures
Ils font leurs jobs, nous on veut du rab
Ton art trop précoce insulte leurs sagesses
Et forts de leurs mollesses
Ils mènent des attaques féroces
Et fomentent des coups bas
La nature a la rancune tenace
Et Sharon paie sa dime à Sheba
N'y'a pas que les bougies qui s'encrassent, frérot !
Ta littérature nous rassure sur l’homme
Ta censure nous raisonne
Chapeau bas
A tous ceux qui poursuivent le combat
Même les jours de Shabbat,
Certains osent et la milice s'abat...
Magson de Pazou