[Prélude

http://www.youtube.com/watch?v=tZdnbynfSH8]



Au départ, nous avions des journalistes. Puis, nous avons eu des mauvais journalistes. Ensuite des gratte-papiers. Après des attachés de presse. Enfin des lèche-culs. Je l’ai mis au goût du jour avec caresse-anus. Hier, nous avons assisté à la naissance du n’importe-quoi-de-journaliste. Une lapidation oratoire pure et simple exécutée par Tariq Ramadan sur la personne de Caroline Fourest devant une foule de mateurs médusés par ce spectacle vivant de déchéance journalistique. J’ai eu honte pour vous, journaleux ! Et vous, avez-vous eu honte ?

Jamais je n’ai vu une telle humiliation publique à la télé. Décidément, Ramadan ne cesse d’accrocher de sacrés scalps à son tableau de chasse : Villiers, Meddeb, Finkielkraut, Sarkozy, Zemmour, Naulleau. Un joli charnier!

Et pourtant cela avait semblé débuter par une immolation quand ce dernier a sorti son argument sur l’heure de transport évoquée par Fourest dans son livre, frère Tariq, je crois, pour faire Lyon-Genève. Cela s’est terminé par une boucherie, un carnage, une désintégration, une blitzkrieg verbale d’une rare perfection, qui a parachevé la décrédibilisation professionnelle de cette dernière.

Je ne m’attarderais pas sur l’analyse de chaque séquence de ce débat car il est assez explicite et il se suffit à lui-même. Aucun commentaire ne sera aussi clair que la vidéo. Je n’avais lu ni Ramadan, ni Fourest. Je vais m’y coller en ce qui concerne Ramadan. J’ai toujours eu de la considération pour ce monsieur, qui est pratiquement le seul auteur suisse a passé à la télévision pour rabâcher de simples évidences à l’agora apprivoisée et apeurée.

En ce qui concerne Fourest, qui m'évoque une figure de cire à la Carla Bruni, sorte de Renard vivant aux traits anguleux, l’à priori initial était plutôt positif. Comme la plupart des péquins, je l’ai découvert sur un plateau avec Allègre et Ramadan et je dois avouer que j’avais été séduit par le discours posé et preux. Et puis, grâce à internet, j’ai pu la réécouter et j’ai mesuré mon erreur. Que d’émissions surtout celles de Taddéi, où sa prétention, sa suffisance n’avait d’égale que le vide argumentatif de ses interventions. Et à chaque passage, le peu de foi que l’on pouvait accorder à ses paroles s’étiolait irrémédiablement.


Puis, j’ai assisté à une émission sur le musulman qui avait répudié sa femme car elle n’était pas vierge. Et là, j’ai pu constater et confirmer l’étendue des dégâts. Les arguments ; du sentimentalo-intello-bobo-bon choriste à la noix !

Tariq a mis en évidence ce que je subodorais. Elle paraissait si sûre d’elle et à chaque fois, pschitt !

A Zemmour, on pourrait lui concéder le bénéfice du doute; il sait mais oriente son argumentation. Elle, il n'est pas sûr qu'elle sache et donc, elle n'a pas d'argumentation.

Elle, elle a fait l’étalage de sa vaste malhonnêteté journalistique remettant d'après moi, en question son expertise sur ses fameux domaines de prédilection. A contrario de Meddeb, une pâle victime de notre sniper suisse, qui a lui aussi explosé en plein vol chez Taddéi, elle s’est crashée avant son envol. Comme le Concorde en 2000.

Je pensais qu’elle avait au moins quelques billes, ne serait-ce que pour faire illusion au vu de la récente prestation du frère mumu chez Ruquier. Cette dernière a touché les tréfonds ! Elle n’a pas été médiocre, elle a été en deçà de la nullité.

Putain ! C’est fou d’être aussi mauvais dans une confrontation !

Cette journaliste d’investigation, qui prospère sur la scène médiatique grâce à ses essais sur les fanatismes et principalement l’islamisme, a, selon ses propres dires, pris 9 mois, une vingtaine de livres, une centaine de cassettes de Ramadan, et 400 pages pour le cerner et la seule bombe qu’elle ait posée pour prouver son fondamentalisme, c’est une cassette sur la promotion des heures de piscines dédiées aux femmes musulmanes, démontée proprement d’ailleurs par Ramadan.

Ce n’était pas un débat, c’était une punition.

Le mec, il a un double discours qu’on cherche encore, des livres pour les journalistes et des livres pour des gogos et tous ces livres sont sur son site et ses cassettes sont consultables sur internet. Il va être dur à coincer le Ramadan ! j'ai la nette impression qu'il dit ce qu'il écrit et surtout, qu'il écrit ce qu'il dit.

L'accélération verbale de Fourest lors de la lecture de la citation portant sur Taslima Nasreen est une technique manipulatoire inédite que nous avons découverte, ébahis, et qui serait vraiment digne d’être enseignée à Chiasse-pot ! Même les politiques n’avaient pas encore eu l'idée de nous inventer celle-là. Après les raffarinades, voici venue la fourestine !

Sa mauvaise foi n’ayant pas été explicitée, je vous joins l’analyse d’une internaute éclairée.


Tiré du site du Parisien,

le 17/11/2009 à 14h18 Françoise Duthu

Les biais de la pensée de C. Fourest, un exemple

Je viens de voir la plus grande part de la vidéo de l’émission sur Daily motion La 3ème partie contient un exemple flagrant de la méthode de C. Fourest que je vous livre ici. On l’y voit au début lire en accéléré et partiellement une citation de Tariq Ramadan issue de son livre d'entretiens avec J. Neirynck (elle ne donne pas la référence, mais j'ai reconnu l'ouvrage) et concernant T. Nasreem. Elle en conclut que TR dit que Taslima Nasreen a un « discours réducteur et totalement occidentalisé". Or la phrase dit, p. 126 et 127 : (au Bengladesh) "Beaucoup de femmes s'en étaient prises à Taslima Nasreen en affirmant que ce n'était pas en critiquant la religion, les valeurs et la culture que l'on ferait évoluer les choses. Elles étaient naturellement, et justement, contre sa condamnation à mort, mais en même temps elles se démarquèrent de son discours réducteur et totalement occidentalisé. De l'intérieur, pensaient-elles, on fait mieux évoluer les choses que par cette espèce de combat, perçu comme le seul "progressiste" en Occident (...). On ne fait pas évoluer des mentalités à coup de triques, des valeurs venues d'ailleurs ou en tout cas perçues comm telles. Il faut privilégier l'éducation, le travail de l'intérieur et le long terme." Donc ce que dit TR dans ce passage c'est que ce sont de nombreuses femmes du Bangladesh qui ont perçu le discours de T. Nasreem comme occidentalisé et l’ont estimé peu capable de mobiliser pour le changement. Ce n'est évidemment pas la même chose que ce que lui fait dire C. Fourest.. La façon de lire en détachant les mots qu’elle veut mettre en évidence et en masquant pratiquement les autres est un indice clair de sa mauvaise foi. Peut-être après tout s’est-elle auto-convaincue. Le propre de l’intellectuel cependant – ce qu’elle prétend être- est de reconnaître ses erreurs et de ne pas établir ses démonstrations en fonction de ce qu’il pense établi a priori mais en fonction de ce qu’il découvre par une analyse scrupuleuse des faits et des idées. La seule erreur qu’elle a dû reconnaître au cours de l’émission a été une fausse allégation figurant dans l’un des ses ouvrages, dont les conséquences n’étaient pas neutres (dire que TR avait préfacé un ouvrage qui soutenait le fait que l’époux puisse battre sa femme). Elle a reconnu l’erreur tout en affirmant sans preuve que TR disait la même chose ailleurs. Pour le reste, l’exemple décortiqué ici suffit à montrer le biais avec lequel elle aborde son sujet. F. Duthu Maître de conférences, ancienne députée au Parlement Européen

Ses affirmations sur l’homophobie de Ramadan; Non, non, non ... vous n’avez pas compris ! J’ai failli vomir de rire !

Sur l’intérêt de Ramadan d’aller à la télévision pour séduire les musulmans fondamentalistes, c'est Waterloo en direct !

Les librairies islamistes de France n’ont pas le dernier livre de Ramadan, Mon intime conviction. Cette fois là, même mon chien a ri.

Aucun radeau où se raccrocher. Iran, Israël, les sœurs voilées, Les 500, El-Banna, les frères musulmans, ...Winnie L'ourson… Rien. Même pas l'antisémitisme, la bouée de sauvetage qui disqualifie toute parole, toute réflexion, toute contradiction.

La situation finale sur le deux poids, deux mesures de Fourest par rapport à la censure de Ramadan à l’université libre en Belgique et l’excision, était John Wooesque. Quel bain de sang !

On n’a pas vu plus sanguinolent depuis l’exécution publique d’Elisabeth Levy par Dieudonné lors des élections européennes.

Elle termine avec la pleurniche sentimentalo-puérile qui scelle son cas. Journaliste d’indigestion !


Bilan global de notre pasionaria :

Islamologue - 0

Journaliste – 0

Essayiste – 0

Tribun - 0

Dorénavant, la nullité journalistique a un visage.

Mais vous la reverrez bientôt dans une autre feuille de chou donner des leçons de savoir-vivre au monde alors qu’elle n’est même pas foutue de faire correctement le taf. A sa place, je brûlerais illico ma carte de presse et je me ferais un jumonji-giri.

Magson de Pazou