[Prélude

http://www.dailymotion.com/video/xawm2e_clip-rap-fr-la-rumeur-porc_webcam]

Ou cette vieille journaliste que je vois si souvent dans l'animation politique et qui n'a toujours pas compris que le train était passé et qu'elle était définitivement restée sur les quais : ménopause intellectuelle. Mais on doit toujours se la coltiner dans tous les pseudos débats où tous les protagonistes ont quasiment le même point de vue et se chicanent pour des peccadilles, qui nécessiteraient d’avoir de nouveaux points de vue en lieu et place de ces éternelles anecdotes politiques. Commentateurs à vie. Probablement l’un des seuls métiers où pendant 50 ans, une personne peut analyser la vie politique sans jamais être confrontée.

Le préjugé est de croire que l’expérience permet d’avoir une meilleure connaissance des faits et une analyse plus poussée. La réalité est plus contrastée car contrairement à un médecin ou un pilote qui, pour exercer pendant autant de temps doit subir des réévaluations, se remettre à niveau et participer à des stages et des colloques pour remettre à jour ses connaissances, les journaleux, eux vivent sur un acquis scolaire, leur diplôme de sciences politiques ou d’écoles de journalisme, et ne sont obligés à aucune évaluation. C’est ainsi que l’on tombe toujours sur des commentaires prévisibles, mâtinés d’histoire, d’analogies historiques, de faits historiques, de citations historiques… pour illustrer O combien ils vivent et raisonnent toujours dans le passé. Ne demandez pas aux caresse-anus de prospecter, ils n’y arrivent pas. Ils ne sont pas entraînés à faire cela. Néanmoins, ils s’arrogent toutes les prérogatives et l’on finit par avoir la sensation qu’ils connaissent, maîtrisent tout. Philosophes des temps modernes.

En réalité, leurs visions sont aussi amateuristes que les nôtres. Ils connaissent tout de la SFIO car c’est ce sont les réminiscences de leurs études. Comme nous connaîtrons à peu près l’essentiel du PS dans 20 ou 30 ans. Ils maîtrisent tous Mai 68 car ils y étaient. Comme les gamins d’aujourd’hui qui se souviendront du phénomène des boys bands ou des prémices de l’économie du web car cela rentrera dans leur champ existentiel.

Lorsqu’il s’agit de se creuser la tête pour apprendre à connaître l’histoire avant le 19e siècle, vous pouvez les compter sur les doigts d’une main, les connaisseurs. D’une main. Bien sûr, ils ont quelques notions de ces périodes mais leur connaissance de ces faits est très clairsemée pour ne pas dire évanescente. L’incontournable Napoléon pour exister, Hugo et Voltaire pour discuter et un ou deux autres personnages controversés pour paraître. Vous emballez tout cela avec un livre écrit tous les deux ans, de préférence sur des sujets différents et voilà le tableau idéal du caresse-anus de base. Creuser un peu et vous vous retrouverez devant un flot de paroles, certes intelligibles, mais sans valeur.

Ils ne lisent pas mais parcourent. Ils ne disent pas mais citent. Ils ne témoignent pas mais confessent. Ils sont à l’image de leur métier, des attachés de presse. Mais nous leur avons trop demandés. Trop abandonnés notre sens critique. Ils sont devenus prédominants et en France, ont carrément créé un contre-pouvoir face aux gouvernements. Ils sont devenus les juges de paix de la démocratie et c’est bien dommage de laisser aux mains de cette caste ignorante, les clés de notre raisonnement.

Avant, être journaliste, comédien ou mannequin était déshonorant. C’étaient des métiers de peu de valeurs et surtout de peu de considérations sociales. Des branleurs. Aujourd’hui, ce sont ces gens qui tiennent le haut de l’affiche et abaissent la réflexion. Il est indispensable de rappeler que Sciences po, plus courtoisement Chiasse - pot, était une école pour jeunes pucelles de bonnes familles qu’on cherchait à caser en leur donnant un semblant de rudiments éducationnels. Pas un caresse-anus qui ne sorte de cet antre de la bêtise institutionnalisée.

Bien sûr, ils ont lu leurs classiques ; pendant leurs études. Ils sont connaisseurs de tout, experts de tout, savants de tout. Facile de l'être quand on voit la déperdition du niveau scolaire en France. Personne ne leur réclame l’excellence mais ils tiennent absolument à nous montrer leur brillance.

Dans leur quête de respectabilité sociale, ils se sont tous perçus comme des pointures mais n’en n’ont que l’aspect. Ils couchent tous leurs rédactions dans des torchons qu'ils appellent livres, pour faire comme Ernest Hemingway. Ils rêvent d'avoir un prix prestigieux comme Miller ou Winston; ils sont vraiment persuadés d'être des écrivains. Ils vivent aux côtés du pouvoir mais nous disent qu’ils s’en éloignent pour penser le monde; comme un toxico qui travaillerait dans une pharmacie ou un homme qui irait en Thaïlande pour coucher avec des boxeurs de 40 ans. Ils gagnent un fric fou mais nous affirment œuvrer pour le bien de la communauté. Ils s’habillent, parlent, et ont les mêmes tics de langage que leurs sujets d’études car ils ont été sur les mêmes bancs et ont fourré les mêmes suceuses du seizième. Ils se disent indépendants mais leurs salaires sont payés par des industriels du CAC 40. Ils tapent volontiers sur les faibles et le soir, dînent à la table des vainqueurs. Ils brandissent leur professionnalisme comme étendard mais sont de bons lecteurs de Wikipédia, férus d'internet, Closer, Paris Match qu'ils dédaignent publiquement. Ils se citent, se congratulent les uns les autres pour pouvoir mieux se tenir; difficile d'être critique du travail de votre collègue quand ce dernier ne cesse de dire du bien de votre dernière bluette que son meilleur ami, gratte-cul dans un magazine littéraire, a encensé la semaine précédant sa parution.

Avec la venue d'acteurs d'un autre navet programmé, j'ai su qu'il fallait tirer le rideau avant l'arrivée du énième nouveau chroniqueur sniper de pacotilles, Pastureau. Je me rappelle de son nom car je me rappelle de sa chronique mortifère de la semaine passée, qui aurait pu me pousser illico presto à assister à un spectacle de Dany Boon. Une lointaine évocation de Guillon. Giesberg, dans sa quête d'originalité, a innové avec un humoriste corrodé. La télévision française baigne définitivement dans la créativité.

Tous connaissent très bien Chirac, l'ont côtoyé pendant des décennies. Néanmoins, pour son carnet, ce dernier a préféré se confesser auprès d’un historien. Probablement, une volonté de mieux asseoir sa stature. Le soir venu, les caniches retournent à la niche et on reçoit ses amis. Car vous l’aurez compris, ces intermittents du spectacle en voulaient tous à Baré d'avoir été l'heureux élu.

Je me suis rappelé la sortie de Lescure sur Giesbert et Durand. Comment ne pas s’en rappeler ? Devant un tel parterre d'accordéonistes de deuxième niveau, je me suis demandé si cela était le fait de la suppression de la publicité sur les chaînes publiques ou si les journalistes, écrivains et historiens n’avaient pas boycotté cette inconsistance promotionnelle et médiatique appelée émission culturelle ?

La première de l’émission a mis en lumière les piètres qualités d’animateur de Giesbert. Il bafouille, pose des questions sans intérêt, sourit bêtement, relance mal les interviewés, formule des questions kilométriques, se trompe dans ses lancements, n’arrivent pas s'imposer, à improviser…. Bref, il n’a pas de prompteur, nous dit-il. On a aussi compris qu’il n’avait pas de cerveau. Car ne pas avoir de prompteur n’absout pas du talent. Bref, on comprend pourquoi Cultures et dépendances était enregistré. Car, j’avais cru ouïr qu’il était aussi journaliste que Johnny était rocker. Je l’ai constaté.

Je me doutais qu’il fût excellent flûtiste, assisté de la vie et brillant lobbyiste. Vous savez, tous ces agents de communication, ces Séguela de l'entregent, qui gravitent autour des puissants comme les poils poussent autour du pénis, attirés par les ors, les honneurs et ce sentiment vaniteux de faire partie d’une élite choisie qui vit l’histoire de près; comme les poils. C'est d'ailleurs pour cela que certains les rasent, question d'hygiène! Ils ont tellement léché des culs que leurs langues ont perdu leurs papilles. Ils savent parfois reconnaître les odeurs fétides mais pour le goût, c’est foutu ! Je l’ai vérifié.

Et avec cette émission, vous aurez le dernier mot, nous avons atteint le summum de l’hideux journalistique. C’est un condensé de ce qui marche sauf que dans ce cas, la mayo ne prend pas. Un peu comme ce qu'est R.I.S. pour Les experts. N’est pas Taddéi ou Calvi qui veut ! Des dialogues avec des écrivains où ces derniers ne sont ni mis à leur avantage, ni voué aux gémonies par l’interviewer. Ils sont juste présents et se font chier; comme nous. Des confrontations entre deux auteurs ou penseurs sur un sujet social ou politique. Seulement, ces derniers, lorsqu’ils sont autorisés à parler après une longue tirade de Giesbert, sont plus dans l’auto-célébration, des échanges de compliments et de bienveillances, de la perfide promotion.

Je vous prie de revoir les duos Régis Debray – Daniel Cordier ; Finkielkraut – Onfray et notamment le dernier Régis Debray – Daniel Cordier. Il n’y’a que dans Vivement dimanche qu'on peut faire mieux. Régis Debray : …il fait un travail de réparation fondamental…Ce livre a eu d’extraordinaires critiques dans la presse. Il va devenir un best-seller car vous(Giesbert) lui avez donné le Renaudot. Sourires de Cordier. L’annulingus a visiblement été agréable.

Un week-end torride en perspective, le mercredi déjà, j'avais préparé le baisodrome, histoire de ne pas être dérangé dans mon marathon sexuel. Double ration de condoms, 5 kilomètres tous les jours pour recouvrer le rythme, remplir le frigo et faire le plein de la fourgonnette. Parce que cette oiseau de nuit comme je l'appelle n'est visible exclusivement que de nuit. Je ne peux me permettre de m'afficher avec elle. Je n'ai pas honte d'elle, j'ai honte d'être avec elle. Mais que voulez-vous, comme tous les benêts, je ne peux résister à une fille qui avale. Et donc, je la fréquente, de nuit. Je vais la chercher à la gare, de nuit, je la terre pour le weekend chez moi, et je la ramène le dimanche à la gare, de nuit.

Mais cette connasse m'a fait un faux bond et m'a planté devant la télévision, le 17 déjà chaud et ronronnant. Au plus fort de mon attente, soit 2 heures après son arrivée prévue, sans que cette bouffonne n'ait téléphoné pour s'excuser, il palpitait, on aurait dit un deuxième cœur. Elle a osé laisser un pauvre ourson gentil et chafouin, la bite en l’air, dans la nature sans se soucier de son devenir. Et si je me blessais ? Si je me faisais bouffer par une panthère de la rue Saint-Denis ? Elle a dû comprendre quelle image elle a à mes yeux. Une blonde intelligente; quasiment oxymorique. Et pourtant ! J'en ai donc profité pour lire et m'intéresser à autre chose, notamment à mes collègues de l'animation, les caresse-anus. Je me suis rappelé de cette émission.

J’ai zappé pour terminer ma partie de foot sur Playstation et je suis revenu suivre le débat annoncé sur Chirac. Je tenais à comprendre comment ces invités, probablement prestigieux, ont fait pour lire les 500 pages de ce livre et l’analyser en si peu de temps qu’ils sont déjà prêts pour le commenter, moins de deux jours après sa sortie.

Quelle n'a pas été ma stupeur de tomber sur une brochette de chroniqueurs de troisième division et la prestation était du même calibre. Le débat, des dialogues entre Giesbert et l'intervenant interrogé, qui se suivent les uns derrière les autres, les protagonistes étant tous en admiration devant la complexité de Chirac. Je crois que c'est la millième fois que j'entends ces arguments rassis. Comme si pour être président d'une république, il fallait être mongolien.

D'abord Claudius "Connaissance" Askolovitch, avachi pompeusement dans son fauteuil, pédant, sentencieux, cassant, on aurait dit Gene Hackman dans le western Mort ou vif, film de maigre facture, arrogant, suffisant, méprisant, l'air de dire : je sais, je connais, je suis. J'ai eu l'impression qu'il avait de l'acrimonie envers Baré Jean-Luc. Ce crétin s'est lancé dans une logorrhée proprement indigeste et à terminer sa pathétique prestation en traitant Emmanuel Todd de gogo. Soyons sympathiques avec La connaissance. Le jour où il sera reconnu, cité, traduit et étudié dans le monde, j'achèterais le best-off de Johnny.

Puis j'ai vu De Koch qui, selon moi, a eu certaines fulgurances très vite éteintes dans des bruissements folkloriques. Probablement quelqu'un d'intelligent pour avoir écrit pour Pasqua, mais qui a tenu à nous faire son Chirac; celui qui dit des conneries pour laisser croire qu'il est idiot alors qu'il est cultivé, engoncé dans sa clownerie, probablement invité parce que compère de Levy, ex-chroniqueuse de l'autre émission de Giesbert. Il semblait heureux d'être là, le pauvre !

Tesson, une autre statue poussiéreuse qu'on nous ressort pour meubler les plateaux bancals. Toujours invité pour parler de tout et n'importe quoi, une caricature de lui-même. Cela fait 50 ans qu'il anime, il a tout vu même la troisième république. Et il était fier d'être sur le plateau, échappé de l'hospice par la mansuétude de creux pigistes en quête de caution, n'ayant pas les burnes de le renvoyer dans sa crèche pour services rendus à la profession. J’espère ne pas terminer comme lui, à courir les plateaux au mobile fallacieux d'aimer son boulot. Il faut savoir quitter les choses avant qu'elles ne vous quittent. Quand on sait ce qu'il a été et qu'on voit ce qu'il est devenu, on doit reconnaître la grande capacité d'acceptation des êtres humains.

Impossible de mettre en doute la parole d’un commentateur. J’ai rarement vu l’un d’eux répondre à une question par : je ne sais pas !

Magson de Pazou