N'y allons pas par quatre chemins
Je n'en prendrai qu'un;
Leur trou de balle gercé
Dans ce cercle, difficile de percer

Quand la censure ne cesse de gesticuler
Ils s’en sont aperçus
Ma littérature est testiculée
Trahi comme Samson, J’ai rasé ma chevelure
Sans peine car ma force vient de ma bite
Leur haleine fétide en témoigne et me réhabilite

Aux yeux des taciturnes
Et à chaque visite,
Ils craignent de revoir Richard Durn
Bouleversé par leurs billevesées,
Ce parano refré en a fumé huit
Pour faire la une

A défaut de Kalash pour me défendre en terre inconnue
Je prendrais bien un apache comme pare-buffles
Je lui céderais volontiers Elkabbach en échange
Aucune gêne à se séparer de tartufes

L’époque est à la lèche et fort de ce constat,
Certains sont devenus des babiches
Proses revêches, somme toute rêches,
Nous sommes fous et prêts pour le combat

Les caresse-anus peuvent déjà ouvrir leurs bouches
Ocres seront les dégâts car âpres seront les débats
Il faut bien qu’on nous entende
Ces caniches sont des renégats

Et veulent croire qu’il est impossible de rester intègre
Pleutres grégaires que j’exècre
Leurs feutres enterrent les idées de Voltaire
Et exsangues, on s’exerce

Avant qu’ils n'éteignent les Lumières et célèbrent l’infâme
La critique est sévère. Ils crient, tiquent, blâment
Et lâchent leurs cerbères
A nos trousses pour nous faire taire

Et ainsi, se déclament ces mélodrames
Rires et sanctions,
Libre est censée être l’opinion
Je réclame la liberté d’excrétion

Ils citent leurs exemptions,
Vibrent et encensent leur dominion
Et acclament leurs arrêtés d’exception

Celui qui ne connaît pas l'histoire
Est condamné à la revivre.*
Ci-gît la liberté d'expression
Et très humblement, je vous la livre.

Magson de Pazou