Un premier pas vers la réussite
Par Magson de Pazou le lundi, septembre 14 2009, 17:34 - Société - Lien permanent
[Prélude
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La rigueur fait naître la créativité. L’excès de créativité, comme tous les excès l’annihile. On vit une époque de frivolité où la rigueur est devenue en moins de 30 ans un mot abject, au même titre que sacrifices, mérite, responsabilité. L’époque est à l’oisiveté et le dépassement de soi confine aujourd’hui à la maltraitance des enfants.
La créativité est une conséquence directe de la rigueur et une société permissive ne favorise pas des génies. Il faut que les gosses se laissent aller, peignent des merdes, des gribouillis appelés dessins, écrivent comme des canards sous Taser, et rêvent tous de finir mi pute, mi pute, comme Britney. Et leurs parents les y encouragent avec ferveur.
Tu peux faire ce que tu veux, chéri. Des cortèges de canardeaux pédants élevés en batterie dans des écoles qui ont pour école, les tableaux qu’abritent leurs supposées salles de crasse, temples du crétinisme institutionnalisé.
Mon cœur est triste, face à tant d’évanescence, la sagesse devrait prévaloir. C’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleurs plats. Il serait judicieux de tirer les enseignements de cette déchéance scolaire qui est maintenant la marque de fabrique des écoles françaises. Les bambins sont nuls en français, en mathématiques, en histoire, en sciences naturelles, en langues étrangères... Nuls en tout et on se demande comment ils pourraient maintenir le niveau de leur pays face aux ogres naissants avec autant de crétins. Je suis pour le retour des uniformes à l’école.
La rigueur permet de donner à des jeunes un intellect quasi standardisé pouvant servir d’étalonnage pour l’industrie de demain. Il s’agit réellement de niveler le terreau académique car les oscillations de l’électrocardiogramme scolaire français sont drastiquement saccadées. Une base solide. La rigueur crée un conformisme, qui irrigue toute la société et permet une meilleure homogénéisation des connaissances et du savoir. Une organisation quasi militaire qui mobilise une grande partie de la masse. L’ Allemagne en est l’illustration la plus frappante.
La rigueur permet aussi de mettre en exergue des personnalités exceptionnelles, des génies ou des créatifs qui réagissent à ce corsetage social en créant ou en optimisant leurs aptitudes intellectuelles ou physiques. Karl Marx, Einstein, Sakharov, … Cela entraîne l’explosion de créativité et l’éclosion de contre-cultures, de nouvelles pensées, de performances intangibles dont sont coutumières certaines personnes érudites ou certains sportifs. Sans habit, un corps féminin devient rapidement aussi attrayant que Michael Jackson, de près. Que serait Woodstock sans l’Amérique de Nixon ? Agassi sans son paternel ? Lénine sans le Tsar ? De Gaulle sans Hitler ?
Les héros ont besoin de chaos pour se révéler. La créativité a besoin de rigueur, d’autorité pour poindre. Le diamant ne tombe pas du ciel. Nos sociétés permissives ne poussent pas les meilleurs à se transcender. Les parents d’aujourd’hui sont extatiques lorsque leurs mioches écervelés leur ramènent le Bac, examen donné par l’éducation nationale. Echouer au Bac, c’est être soit débile, soit jem’enfoutiste. Triste évolution.
Combien de sages ont grandi dans un environnement strict qui a su forgé leur génie ? L’érudition exige le travail, l’intrépidité et la méthode.
Je suis pour l’uniforme car cela crée un sentiment d’appartenance, un esprit de corps, de reconnaissance sociale. L’habit ne fait pas le moine. Mais on reconnaît le moine par son habit. Les riches inscrivent volontiers leurs rejetons dans les institutions catholiques aux tenues chastes et trouvent cela normal que la masse puisse se rendre au bahut en vêtements de ville. Que penser d’un trader sans costume ? Un basketteur sans short ? Un magistrat sans robe ? Une petite bite sans 4x4 ? Pas de raison objective que les élèves n’en aient pas.
Avoir un uniforme, c’est en prendre soin, le laver, le repasser, le ranger, le personnaliser pour les plus inspirés.
C’est se faire reconnaître dans la rue et éviter de sécher les cours.
C’est appartenir à un groupe et se sentir en toutes circonstances, ambassadeur de son établissement.
C’est masquer les différentes origines sociales pour faire fondre dans un ensemble, les chérubins qui feront la société de demain.
C’est symbolique d’un corps important qui caractérise notre société comme les maçons et leurs cottes, les éleveurs et leurs combinaisons, les policiers et leurs uniformes, les postiers et leurs vestes, les banquiers et leurs costumes, …
Avantage indéniable en plus, en ces temps de vaches maigres, cela permettra aux familles de faire des économies sur leur budget vêtements et de les consacrer à d’autres activités bien plus enrichissantes.
C’est un métier d’être un élève, avoir une tenue officielle pour ce job ne serait que chose normale.
L’uniforme crée le respect de soi et des autres, la rigueur et intègre dans une ambiance de travail et d’exigence. Il ne viendrait à l’idée d’aucun enfant de traîner à 22 heures en uniforme en bas de son immeuble.
Plus de rigueur et d’autorité. Double bénef pour la cité. La majorité s’attèlera à devenir conforme aux attentes sociales et les grands hommes s’échigneront à démontrer leur anticonformisme en résistant ou en créant. Ainsi naissent les génies.
Maintenant, pour les minettes, on a le choix entre une société rigoriste, le niqab masquant et une société permissive, le string apparent. D’un côté, une ferme volonté de se cacher à l’agora, boosté de désir et de l’autre, un sous - vêtement affriolant qu’on exhibe à l’agora, frustré de ne pouvoir assouvir son désir.
Le consumériste occidental, dans sa quête d’acceptabilité sociale, réussit à trouver outrageant qu’une femme mette un hijab pour son épanouissement spirituel mais absolument banal voire enrichissant qu’elle exhibe ses fesses. Place nette à la nouvelle profondeur épidémique. C’est l’époque qui veut cela.
Les gamines de 12 piges sont devenues de vulgaires mini-putes style MiniMoi, des reproductions en grandeur miniature des suceuses du tertiaire que le capital a su générer et entretenir.
Ils ne veulent pas de hijabs dans leurs écoles, des strings pourquoi pas ? A mon humble avis, un uniforme mettrait tout le monde d’accord.
Et puis, cela permettra aux français de faire des efforts considérables en chaussant de meilleurs souliers.
Notre permissivité ne rime pas avec créativité. Malheureusement. L’exigence naît dans la douleur, le sacrifice, le labeur. The hard way is the only way. C’est dur d’échouer. C’est encore plus dur de réussir.
Nous ne pouvons pas tous être des génies. Il n’existe pas d’école de génies. Il n’existe que des écoles. Aidons-les à en révéler.
Magson de Pazou