Mes traîtres préférés
Par Magson de Pazou le lundi, septembre 14 2009, 17:40 - Teslaticules - Lien permanent
Au bout de la nuit, je voyage*
Comme Céline, féline donc traître
Mon histoire, comme tant d’autres
Laisser une trace pérenne qu’importe le maître
J’erre et de ma position, j’aide
Selon des valeurs qui peuvent être les vôtres
Ou les leurs, je trahis
Et mes larmes effacent l’encre de ma perdition,
Espion je suis, et pion je fuis,
Dans cet antre de délation,
J’ai appris à pleurer et à aimer de nouveau*,
Ne jamais faire acte de reddition,
Comme Penkovski, se méfier de ses relations,
Croire et mentir, croire à ses mensonges,
Telle est la devise pour tromper son monde
La conscience tranquille, la confiance fragile,
Nous vivions une époque difficile
Grâce à Becherel et Curie,
guerre froide et furie, bombe H et tueries
Siècles et trahisons
Passant, vas dire aux spartes que nous gisons ici*
A cause d’Efialtes, mes œuvres me survivront
Comme celles de Vetrov
J’aurais pu être le sixième de Cambridge,
Vendre le nucléaire aux russes, comme Aldrich,
Servir à Fort Alamo comme Rest,
Popov, guide mes pas, soulèves mes paupières
Espion par la force des choses,
Pour la bonne cause, ou encore pour le flouze,
Vous avez le goût du risque, j’ai la liste
Et au mieux disant, je vous offre
Je suis un espion,
Un traître à ta nation, un héros, une damnation
Ou vice versa, le nec plus ultra
C'est qu'aucune guerre ne se déclenche sans moi
Des meurtres se justifient par moi
Ta paix repose sur moi
Des informations, trahir est une vocation
Et au panthéon des agents, je veux être présent, comme Reilly
Je sers CIA, MI-5, KGB, ou Mossad
Pour les plus illustres, j’aimerais avoir la fin d’Harrari
On ne fait pas toujours de vieux os dans ce métier
Demandes à Barbie
On n’en tire jamais les mérites
Regardes Poliakov
Traître dans mon pays, héros chez l’ennemi
Je n’en suis pas toujours fier
C’est l’histoire de ma vie
Qu’auriez-vous fait si je n’avais pas agi?
Magson de Pazou