La valise ou le cercueil*

D'Orania à Ramallah,
L'espace inspire des ferveurs
National est le parti, séparée la politique
Comme Verwoerd (Fer Vourt)

A chacun son lebensraum,
Sa clôture et ses troupes,
Hier ton Balfour, Aujourd'hui ton Lieberman,
Et demain leurs kibboutz,

Car supérieurs sont vos esprits, vos traits, vos pensées
Septembre 66, Tsafendas n’a rien compensé
Oslo non plus, jadis, Intifada s'appelait Inkatha
Pour Botha, mes négros étaient des impalas

La valise ou le cercueil

De Pretoria à Haïfa, le peuple se veut élu
Pour Terre Blanche, la terre promise
Et Miriam chantera à Sophiatown
Indigènes dans les bantoustans,
S’adapter ou mourir, telle était la devise
Aux mines ou à Robben Island

L’opinion restée atone, Pik canonne
Soweto se meurt, s’émeuvent des négros de Biko
Jamais pendu n’a eu autant d’hématomes*

Bloemfontein un lointain souvenir, et à Sharpeville, on massacre
Opprimés devenus oppresseurs et à l’ONU, ça palabre !
Un Boer, une balle,
Erigée en principe de vie, pour les collabos,
Un collier de pneu enflammé autour du cou
En guise de linceul

La valise pour cercueil
De quel côté du revolver êtes-vous ?*
Bochiman, Xhosa ou Zoulou ?
Un prisonnier ne peut pas faire de contrat*

L’histoire en marche, De Klerk en mage
Le capital à l’œuvre et Nelson le terroriste émerge
Un long chemin vers la liberté* comme épilogue
Images et légendes d’une certaine époque
D'une certaine époque

Magson de Pazou