Enfin seul !
Par Magson de Pazou le vendredi, juillet 17 2009, 17:28 - Société - Lien permanent
[Prélude
http://www.dailymotion.com/relevance/search/anthrax/video/x9ly5w_anthrax-medusa_music]
Si certaines femmes adorent tant la caméra ou l’objectif des appareils photos, c’est simplement parce qu’elle leur rappelle la belle grosse pine que les hommes savent si bien exhiber devant leurs visages de vierges en rut avant qu’elles ne s’adonnent à notre péché mignon ; la fellation.
Je ne vous apprends rien, j'espère. Elles ne voient que ça, un dessous de menton triangulaire, des narines écarlates, un pubis poilu généralement, un nombril creux très souvent, des veines qui parcourent le frein, nos gonades si vaillantes, une raie à l’entretien équivoque parfois, et aux effluves rectaux proportionnels à leur pré-activité fécale.
Quelle vision ! Le monde vu d’un pénis en érection par une femme doit être assez austère. Je peux comprendre leur retenu.
Toutes ces jeunes connasses prêtes à devenir mannequins, journalistes, actrices, et je vous passe tous ces métiers de peu de valeurs, se mettent en quatre devant ce phallus flamboyant qui les enverra vers le sommet. La caméra est grosse, rigide, phallique et, permet de révéler à la lumière le meilleur de ces suceuses du tertiaire.
Pour une fois qu’elles n’ont pas besoin de s’agenouiller, elles regardent l’écran comme elles regarderaient un prépuce; avec délectation et à chaque prise, elles se focalisent sur l’objectif et lapent. Merde, parlent.
Femme, tu as aimé la caméra, tu aimeras la queue.
Comme cette nuée de filles, femmes, femmes-filles, qui s’agglutinent studieusement sur les quais du train Nanterre à 8h 30 à la gare de Saint-Lazare. Des abeilles toujours plus nombreuses, pressées, imbues de leurs petites personnes, petites ouvrières très serviables de la reine capitaliste qui les maintient dans leur servilité via des torchons aux contenus inutiles et dégradants appelés pompeusement magazines.
Reproductibles et reproduites en série, guenons savantes aux visions chimériques ou redondantes, les bras m’en tombent lorsqu’il s’agit de devoir photographier cette marmaille consumériste. Amazones sans scrupules. D'ailleurs, leurs dents ne rayent plus le parquet, elles y sont plantées et cette concurrence, déloyale, m’inquiète davantage que leur hystérie migratoire.
Plus je fréquente certaines lignes du métro le matin, moins je vois d’hommes. Décidément, tout est fait pour qu’elles soient leur futur, plus précisément des ouvriers. J’irai travailler en Arabie Saoudite, histoire de m’épargner cette déchéance sociale.
Et puis, avec l’avènement du soleil, moins elles en mettent, mieux elles se sentent. Alors, on est obligé de se taper toutes ces épaules défraichies, ces cuisses adipeuses et flasques, ces genoux à la rotule difforme, ces fesses plates, ces dents si poisseuses on dirait les miennes… Putain, cachez ces monstruosités que je ne saurais voir !
Finalement dans cette société, il n’y’aurait pas meilleure mise en lumière de la femme qu’un hijab qu'ils pourfendent hargneusement.
Femme, tu veux asseoir ton intelligence, caches – toi !
Ce n'est pas moi qui le dit, c'est Nietzsche, Tout esprit profond avance masqué.
A contrario, toute femme qui aime bien prendre la lumière aimerait bien sucer une grosse queue.
Et leur soumission à cet objet est une simple projection de leur penchant. Plausible. En tant que mâle, je devrais apprécier ces poupées à flûte, disons journalistes et leur payer une sucette pour qu’elles continuent d'exercer leur talent sous les uv.
Par vagues entières, ils et elles migrent vers le sud, vers le soleil, les plages, les glaces. Contentes de s’extirper de leur quotidien aliénant pour aller servir de cash money au capital ; moutons et brebis conditionnés par la consommation et fiers de l’être.
Enfin, je respire, Paris s’est vidée. Le périph est plus dégagé le matin et le métro plus agréable. La fine fleur des ovidés s’est tirée avec la smala au camping à Cogolin et s’enivre pernicieusement de ses désirs en passant toutes ses journées à mater; qui une bimbo refaite et hyper montée, qui un yacht d’apparatchik du système à St-Trop, qui un jeune pédé cultureux neuneu, attisée et prête à revenir bosser comme un Dalit pour payer son loyer, sa chaîne de cul, son pq, ses crédits et les nouvelles lubies de madame, vil parasite juché sur sa petite couronne de chef d’équipe, assistante de direction, fière de reposer cervicales et poignets, après tant de mois passés à sucer et branler son supérieur, son patron, son collègue et son couillon de mari. La vie est dure.
Les moutons sont de sortie ! Enfin !! Solitude, solitude, ma douce solitude. Dans ce climat de transhumance moutonnière, être seul est une qualité indéniable que tout être normalement constitué, devrait rechercher furieusement en lieu et place d’un déplacement stupide de troupeau à des points d’eau consuméristes j’ai appelé des plages en quête de soleil, de fesses et de dépenses outrancières d'un capital qu'on a difficilement obtenu d'une société de crédit.
Les occidentaux apprécient leurs vacances. Quoi de plus normal après avoir été exploité toute l'année, de prendre quelques semaines pour se requinquer afin de replonger dans la furie qui anime nos vies. Le système a astucieusement su leur aménager un sas de répit afin qu’ils acceptent sans jamais geindre, leur vie de mal baisés ou plutôt de travailleurs.
La seule chose que je ne comprends pas, est cette volonté grégaire d'être des milliers pour pouvoir se reposer. A-t-on besoin de tous aller dans le sud pour apprécier l'été ? Ne fait-il pas chaud à Paris ou dans le nord ? Si l’on pouvait observer du ciel ces déplacements, on serait ébahi par la malléabilité de nos chers humains qui rivaliseraient directement avec les gobe-mouches.
J’apprécie ma solitude, voir ma région vidée de tous ces bobos parasites béats qui la noient dans la vulgarité, la pollution, l'abject. Malheureusement, ils sont remplacés par des colonies de touristes empereurs. Alors, épargner son pécule et profiter de la banlieue car nous y avons encore droit à la paix, grâce à leurs campagnes de diabolisation, avant qu'un péquin famélique, ne découvre le Banlieue Tour comme d'autres ont créé le Tchernobyl Tour.
Profiter du silence pour se repaître. Bon, j'évite Paris Plage, ce simili point d’eau qui est à la plage ce que Johnny est au rock.
Pour le reste, une bonne pipe, une bière fraîche, une demi-douzaine de bouquins et enfin seul, pouvoir apprécier l'accalmie.
Magson de Pazou