[Prélude

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J'irai baiser pendant les vacances au Cameroun! Dur, dur d'être un obsédé et de savoir que le BAG nous pousse inexorablement vers les bras d'Onan, JC ou Nasrallah; les femmes coûtent trop cher ici et puis, je n'ai plus trop le temps de chasser. Alors à défaut de tirer, je sublime mon quotidien en m'intéressant à celui des autres, des hommes, des ombres qui à la lumière de l'actualité brillent par leur stupidité et se plaisent à croire qu'ils font partie du troupeau. Pleutres, veules, je me fous de leur gueule car elle est salement ripolinée de foutre.

Amateurs de colifichets, de titres ronflants, de fonctions crétinisantes pour la gloire d'un égo affaibli par l'âpreté de la vie. Ce qu'ils ne retrouvent pas dans leurs assiettes, ils l'ont dans leurs serviettes. Chefs de rayon, responsables d'équipe, le crétin a l'illusion d'être toujours grand, même lorsqu'il n'a pour employé que sa propre personne. Et le système capitaliste qui automatise à tous crins profite de son besoin de reconnaissance pour l'exploiter sans débourser le moindre centime.

Même les stewards ont oublié que derrière ce titre so british, se cache un vulgaire métier de serveur. Comme ce pauvre crétin de Swissair qui est venu visiter un appart à louer avec son badge en croyant que servir des boissons dans un avion était une caution assez importante pour remporter le morceau. J'aurai volontiers craché sur la connasse qui lui servait de femme. J'ai rien contre les travailleurs, les vrais. Seuls m'irritent ces pantins qui croient qu'un vulgaire passe les sauvera de ce qu'ils sont : des casse-couilles prétentieux et putrides.

A tous ces guichetiers qui nous regardent de haut comme si cette baie vitrée les protégeait de la vie. Hautains, méprisants, insultants, voulant toujours avoir raison et démontrer leur puissance dans leur minuscule et famélique pré-carré : une table, une chaise, une caisse. Et ça frime.

Tous ces bac-5 qui paradent dans les 307 toute la journée, un flingue sur la hanche, toujours très empressés de montrer O combien ils sont durs sur l'homme, répressifs, oubliant qu'après les jeunes homosexuels, le plus fort taux de suicide se trouve dans leur profession.

Ces portiers noirs qui passent la nuit à refouler des négros, des rebeus, dans les boîtes de nuit et à l'aube venu, nous lancent des "salut mon frère".

Ces profs qui pensent que le torchon qu'ils ont reçu dans leurs IUFM leur donnent le droit de mépriser ces parents qui ne parlent pas correctement le français, n'ont pas le temps d'assister aux conseils de classe, exténués par les 8 heures passées dans leur fonction stratégique de techniciens de surface.

Aujourd'hui, on a des philosophes dans toutes les étagères.

Philosophe : médiocre écrivain raté qui se pense plus qu'il ne pense.

En général, ils sont profondément persuadés de leurs conneries et les médias les y aident. Voir ces canards essayant péniblement d'illuminer le pois chiche qui leur sert de cerveau avec des phrases grandiloquentes, des citations d'auteurs du siècle passé, mémorisées laborieusement pour servir leur pédantisme, "ouvre-cuisses" préféré de feignasses bobos au quotient intellectuel inversement proportionnel à leurs excroissances mammaires. Des crétins qui s'enivrent de leur imbécilité.

Et ces experts, psychiatres, psychologues, qui parlent, parlent, parlent. Ces sociologues qui foisonnent et qui nous expliquent la société.

Comme les journalistes, caresse-anus du capital. Commentateurs plus ou moins éclairés de la vie, payés une fortune pour leurs commentaires, peu ou mal éclairés. Mais ils sont tellement importants : du recopiage, des renvois d'ascenseurs, de la lèche. Et ça frime toujours.

Valeur ajoutée pour la société : 0

Magson de Pazou