[Prélude

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Qui je vois apparaître au 20 heures pour parler de la Guadeloupe en feu ? Lilian Thuram !

Ils ont fouillé dans toute l'île et la seule personnalité marquante qu'ils ont trouvé c'est Lilian Thuram. Quelle honte ! L'analyse politique d'une situation aussi critique, aujourd'hui meurtrière et appelée à gangrener faite par un joueur de football ! Cela montre très exactement l'image, la conception, la représentation que se fait la métropole de cette "île de rêves". Où sont passés les professeurs de philosophie, les écrivains, les mange-mil sénateurs, plus brièvement l'élite guadeloupéenne ?

Ils ont sorti Lilian du vestiaire pour qu'il vienne exploser des portes vastement ouvertes pendant 10 minutes au JT alors qu'on aurait pu donner la parole à Elie Domota, le fameux syndicaliste n'ayant pas été invité par p'tit punch. Un ramassis de banalités et aucune prise de position en définitive. L'analyse? Rien. Des solutions ? Rien. Des idées ? Rien. Des suggestions ? Rien. Un fatras de consensus mous, de belles paroles, un habillage sentimentalo-puéril aussi impactant qu'une leçon de géopolitique donnée par sa Nunucheté Royale. Je plains les antillais. Le vieux singe savant s'en est allé il y'a près d'un an et on finit par se rendre compte de la vacuité intellectuelle qui règne sur ces territoires d'outre-tombe.

Où sont-ils les penseurs guadeloupéens? Enferrés dans leurs corsets coloniaux, ces négros ont refusé l'indépendance pour se faire exploiter par des békés. Aujourd'hui, la chialerie gronde. Les békés font le dos rond en attendant que l'Etat français vienne faire ce qu'il sait faire de mieux : donner. Je ne m'étalerais par sur ce que je pense des békés, cette extension de l'abject qui a pu gangrener à travers les siècles sans anicroches, couvée par le laxisme, l'incompétence, la connivence politique et le désir parasitaire des populations antillaises de bénéficier de privilèges sociaux de la métropole en délaissant l'émancipation socio-culturelle de ses ouailles et la formation d'une vraie classe économique. Dire qu'ils se croient entrepreneurs ! L'Etat a payé pour leur donner un bac à sables dans lequel ils s'amusent depuis plus de 300 ans et ces gens sont qualifiés de chefs d'entreprise !


Triste époque ! Confondre rentier et entrepreneur, c'est ne pas faire la différence entre Richard Branson, piètre sujet britannique, dyslexique et voué à l'échec, parti de rien pour atteindre les sommets, être compté parmi les plus grandes fortunes mondiales, ayant refusé de payer un pot de vin d'un million d'euros à un ministre français, parasite parmi les parasites, et Liliane Bettencourt dont la fortune repose sur un héritage et par conséquent, que je considère dénuée de mérite, de talent, de vision, de qualité, sinon, celle d'avoir eu les mêmes gênes qu'un paternel de génie, et d'être corsetée d'une armée de cabinets de gestion, antre de parasites financiers sans scrupules ni vergogne, qui, pour un peu de jouissances matérielles, seraient prêts à tuer père et mère pour continuer à prospérer sur les commissions de cette rentière, vieille bourgeoise "gaga" d'après l'actualité médiatique dont la fille voudrait mettre sous tutelle pour incapacités de discernement. Il est vrai qu'elle a donné sous des formes diverses plus de 800 millions d'euros de biens et d'argent à un fameux photographe, internationalement reconnu à Neuilly, place Winston Churchill.

Toutes ces vieilles dynasties qui prospèrent grâce aux contrats étatiques, considérées comme des bâtisseurs alors que leur seul mérite, si je peux l'appeler ainsi, est leur patronyme et leur carnet d'adresses. La France est pervertie par tous ces potentats, qui n'existent que grâce à la profonde mansuétude d'un Etat, qui fait fi de ses intérêts pour servir et lécher les armoiries de familles dont le rayonnement médiatico-économique est fondé soit sur des jurandes, des ententes, des amitiés, des largesses, des accointances politiques, soit sur la docilité, la magnanimité, la servilité, de piteux fonctionnaires généralement issus de la parasitocratie française, soit sur ces contrats qui n'ont pour contrat que le nom.

Marre de tous ces héritiers; Bouygues, Bolloré, Dumas, Dassault, Mulliez, Dreyfus, Wertheimer, Halley, Fournier, néné, féfé, kéké, tété, réré, lélé... Bref, tous ces fils et filles de; qui font mouiller toutes ces étudiantes maquerelles dégénérées de "business schools" dont la rigueur professionnelle se situe très précisément au niveau de la braguette des freluquets issus de cette bourgeoisie cancérigène qui leur sert de supérieurs, et des gratte-papiers atteints de cyphose aiguë, d'élongations des muscles scalènes et de graves incontinences dues aux révérences éternelles, fellations lovelaciennes et sodomies continues, et qu'on retrouve dans tous les classements et gratifications économiques : considérés comme des entrepreneurs. C'est rarement de bons gestionnaires, très souvent de pathétiques cancres qu'on bichonne par respect pour le vaillant ascendant qui lui, était un vrai entrepreneur, généralement des assistés de la vie qui se plaignent de la paresse des français, des faiblesses étatiques, et qui oublient de dire qu'ils n'ont jamais eu à se poser de questions dans leur vie. Simplement.

Maintenant, certains pensent. Bernard Henry pense. Elisabeth, la féministe de Publicis est philosophe. D'autres "chantent". Carlita chante. De rares convaincus "militent". Le fils de l'aviateur est député. Les plus jeunes attendent "énergiquement" leur tour. Decoin et frères trustent les postes majeurs de la société à papa, dur labeur. Les plus gros communiquent. La quasi totalité des groupes de presse et de communication en France est detenue par Lagardère; Arnaud le petit, Pinault; le people mexicanophile, Arnault le grand (par la taille), Bolloré le proprio du boat, Bouygues le bâchelier, Rothschild le révolutionnaire... Toujours présents, bien placés et mieux classés. Amis du pouvoir. La république. Les colifichets. Je ne serais pas étonné de les savoir tous honorés. Après tout, même un coiffeur l'a reçu. Alors, ces grands comment les journaleux caresse-anus les appelent-ils déjà ? Ah ! Bâtisseurs ! ... pourraient l'avoir.

Du dynamisme. De la circulation. De vrais entrepreneurs.

Vieux pays souffreteux et agonisant recherche âprement jeunes entrepreneurs pour redresser son image, sa vigueur, sa splendeur et donner envie à ses enfants d'avoir des ambitions créatrices. Parasites, vieillasseries, assistés, énarques, bourgeois, fils de, héritiers... bref la lie de la création : s'abstenir.

Magson de Pazou