Outrages, injures, calomnies, le système se protège
Par Magson de Pazou le mercredi, novembre 19 2008, 12:25 - Société - Lien permanent
[Prélude
http://www.dailymotion.com/relevance/search/antisocial+anthrax/video/x6vw7e_anthrax-antisocial-live_music]
Comment ne pas commencer ce billet par une explication claire de ces mots que le système utilise pour brider les personnes qui réclament des comptes.
Selon wikipédia,
" Régime de l'injure
Comme la diffamation, l'injure peut constituer un délit ou une contravention selon les conditions dans lesquelles elle est proférée, et peut être passible de peine de prison ou d'amende. En particulier, la gravité des sanctions varie selon qu'elle est publique ou non, qu'elle est ou non précédée de provocations de la part de la personne injuriée, et selon la qualité de la personne à laquelle elle s'adresse selon qu'il s'agit d'un particulier, d'un fonctionnaire public ou d'une institution, par exemple. L'injure crée automatiquement un préjudice à l'encontre de la personne injuriée, cependant son montant est souvent difficile à évaluer. Une injure publique est réprimée par la loi de 1881 (article 33), qui la punit d'une amende de 12 000 euros. Le code pénal (article R.621-2) fait de l'injure non publique une contravention de la 1re classe, soumise à une amende de 38 euros 2.
Les injures et diffamations publiques sont normalement prescrites après trois mois. La loi Perben II du 9 mars 20043 a porté ce délai à un an dans le cas où la diffamation ou l'injure ont été proférées en raison de l'ethnie, de la nation, de la race ou de la religion.
Outrage
Lorsqu'elle est proférée de manière non publique à l'égard d'une personne chargée d'une mission de service public, l'insulte prend le nom d'outrage. Le code pénal punit l'outrage6 en y incluant « les paroles, gestes ou menaces, les écrits ou images de toute nature non rendus publics ou l'envoi d'objets quelconques adressés à une personne chargée d'une mission de service public, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de sa mission, et de nature à porter atteinte à sa dignité ou au respect dû à la fonction dont elle est investie ». Le caractère non public de l'outrage est fondamental dans sa qualification juridique. Une injure proférée sur un forum Internet, même peu fréquenté, est considérée comme publique, donc soumise à la loi sur la liberté de la presse7.
La loi sur la liberté de la presse réprime aussi l'outrage commis contre les ambassadeurs ou agents diplomatiques étrangers. L'outrage s'appliquait autrefois à la religion ainsi qu'à la morale publique et aux bonnes mœurs (loi du 17 mai 1819), fondement de la condamnation de Baudelaire en 1857. L'outrage public à la pudeur a disparu au profit d'une description plus concrète des faits incriminés8. Certains pays9 comme l'Allemagne, l'Italie ou l'Espagne répriment l'outrage au drapeau, qui a été déclaré inconstitutionnel aux États-Unis par la Cour suprême."
Je vous résume la situation
Vous n'avez le droit de ne rien dire aux personnes et aux autorités publiques car finalement, l'honneur, c'est tellement vague que tout peut être interprété de travers selon le degré d'indépendance de votre juge.
Je répondrais donc à toutes les pleureuses qui vont sûrement se plaindre de mes propos par une citation de François-Marie Arouet, célèbre écrivain et philosophe français (1694-1778):
Le droit de dire et d’imprimer ce que nous pensons est le droit de tout homme libre, dont on ne saurait le priver sans exercer la tyrannie la plus odieuse. Ce privilège nous est aussi essentiel que celui de nommer nos auditeurs et nos syndics, d’imposer des tributs, de décider de la guerre et de la paix ; et il serait déplaisant que ceux en qui réside la souveraineté ne pussent pas dire leur avis par écrit.
C'est ce même bonhomme qui est injustement reconnu comme l'auteur de cette célèbre phrase: je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire. Esclavagiste et marchand d'armes, il sait de quoi il parle, le François !
Magson de Pazou