Sportifs français, champions de deuxième zone
Par Magson de Pazou le mardi, novembre 18 2008, 14:27 - Société - Lien permanent
[Prélude
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Les sportifs français, champions de deuxième zone. Vous remarquerez que les champions français le sont devenus pour la plupart par hasard. On ne les attend jamais. Eternels espoirs dans leurs disciplines comme Arnaud Clément, ils sont forts mais quand ils gagnent, on est surpris. C’est comme Mauresmo, toujours annoncée, toujours battue. Devenue N°1 mondiale grâce à des points acquis sur des courts mineurs. D’ailleurs, elle n’a pas tenue longtemps pour plonger dans les classements ATP. C’est ce qui me gêne sur les sportifs français. Il y’en a peu sur lesquels on peut compter : Sébastien Loeb dans l’automobile, Manaudou dans la natation (et encore, depuis qu’elle a découvert l’amour en Italie, ses perfs sont à la hauteur de ses photos), Zizou au foot, l’équipe de Toulouse en coupe d’Europe. Ce n’est pas qu’ils gagnent à tous les coups mais quand ils se déplacent, on peut être quasi sûrs que leurs parcours seront mémorables. Les autres, parfois en naissance, toujours en naissance cinq ans plus tard, en renaissance, blessés, en zigzags, en rétablissement, en convalescence, en décrépitude…
On a affaire à des champions peu fiables, des cleanex. Aujourd’hui au top, demain matin dans les brumes. Difficile d’avoir un Nadal en France. On assiste à des tennismen bons, courageux, certes talentueux mais ils n’ont jamais cette dimension quasi spirituelle, qui fait que même quand ils touchent le fond comme Agassi, on est toujours subjugué par leur jeu, leurs éclairs de génie, leur talent. Aucune durée dans la performance, on a affaire à des champions de deuxième zone, comme le skieur devenu champion du monde on ne sait comment et qui a dû revivre son perpétuel exploit dans les profondeurs des classements. J’avais carrément de la peine pour lui. Il a annoncé sa retraite dernièrement pour blessure. Pathétique ! Etre champion, c’est d’abord du travail, ensuite du travail et enfin une attitude.
C’est pour cette raison qu’on bandera toujours sur Federer, Sampras, Pelé, Ronaldo, Tiger Woods, Tyson, Schumi, et non sur des Santoro, Gasquet, Noah, Montillet, Asloum et autres légendes perdues ou vivant dans leur esprit et celui des populations sur des exploits oh combien exceptionnels et lointains. J’ai honte pour le tennis français quand son numéro 1 est un perpétuel espoir, quand la seule référence reste Noah pour un trophée qu’il n’a d’ailleurs jamais pu reconquérir. En France, on devrait bâtir un autel dans chaque club de cyclisme pour Jeannine Longo au lieu de sanctifier des mecs aux palmarès très douteux. Mais, paraît qu’on a les politiques qu’on mérite. Assurément, on a les champions qu’on mérite en France.
Quelle n’a pas été ma surprise d’apprendre ce matin que Manaudou a terminé dernière à sa première finale de nage à Pékin. Il n’était finalement pas si mauvais ce Lucas. Jeannine Longo 24ème. Mais bon, personne ne doutera de l’exceptionnelle championne qu’est Jeannine. Je garde toujours autant de respect pour elle. Manaudou, elle peut retourner prendre des poses pour ses photos. J’aimerai bien savoir ce qu’elle blâmera maintenant vu que sa combinaison et son ancien coach sont déjà passés au jugement. Il ne reste plus que l’Italie, la jeunesse et les hormones. Elle a peut être oublié le goût de l’effort pour le goût du foutre, chacune son horizon.
Elle est encore arrivée avant-dernière dans une autre épreuve de natation. Quel gâchis ! Elle veut tout arrêter. C’est mieux ainsi. Après avoir sombré avec pertes et fracas, je lui conseillerais de se reconvertir dans la photo. Elle y aura un grand avenir et bien plus de succès. Surtout en Italie. Bravo Luca !
Tous ces champions du dimanche ! Ils gagnent quand les titulaires sont en vacances, en repos, en convalescence ou en vadrouille. Genre Mauresmo devenue N°1 mondiale on ne sait comment. Même les commentateurs étaient gênés par ce titre. Il sera d’ailleurs très éphémère. Les vraies championnes revenues aux affaires. Pauvre Doucouré. 4e. Il a chialé. Lui encore a été longtemps blessé mais quand Liu Xiang est aussi blessé et que l’or est joué d’avance pour l’américain, il aurait dû terminer au moins 3e et accroché une médaille. Mais non, il a fait un mauvais départ, le vent soufflait vers la gauche, son pied s’est coincé comme celui de Djohne, sa couille gauche est sorti du package, et je vous passe toutes les excuses enfin aveux de faiblesses ! Que de champions du dimanche en France.
Magson de Pazou