[Prélude

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Magson de Pazou, alias Tesla, alias Freluquet, jeune noir infiniment noir dans ses états et ses pensées. Pas un black. Un noir. Je suis juste un jeune homme frustré. Depuis le berceau, j’ai appris à vivre avec la contrariété d’être jugé noir, black, négro, nègre, café au lait, bamboula. C’est vrai que j’ai toujours quelque chose qui me gêne dans tout. Certains me disent pessimistes et j’avoue que je ne suis pas le plus commode.

J’ai décidé d’écrire tout simplement parce qu’il fallait que je me vide, que j’expulse toutes ses idées qui ne cessent de me consumer. Marre d'entendre de piteux sophistes me parler de moi, de ma race, de mes problèmes. Engagé, je prends mes cojones à deux mains et j'expulse la purée. Que les âmes sensibles se protègent le visage. Besoin d'un sas, d'un dévidoir, d'un entre-deux qui me permette de supporter toutes les petites merdes qui parasitent ma vie. Je n'aime pas les hommes. Je préfère ma queue. Je crois très sincèrement que j'aurais déjà dû plonger dans des actes violents si je n'avais pas lu. Et je comprends la rage qui peut animer tous ces gens qui ne sont jamais entendu, jamais écouté, jamais considéré. J'écris pour ne pas plonger. J'écris pour me vider. J'écris pour accepter cette vie.

Ceci n’est pas un site pour intellos censé poser les jalons d’une pensée philosophique néokantienne, comparable aux œuvres prophétiques de Marx ou Confucius. C’est juste une prose d’un échappé de Bamboulie qui s’énerve sur la vie. Je ne tiens pas à avoir un style ni à écrire un chef d’œuvre. Je ne veux pas être un exemple. Alors les critiques sur le fonds et la forme, je les accepte toutes d’avance. Rien à foutre. Je suis plutôt quelqu’un d’austère, vindicatif et mauvais. Ce n’est pas une auto-
flagellation juste une introspection. La nature humaine est si artificielle.

Je pense que je suis un psychopathe en force. J’y pense tout le temps. Ce goût immodéré pour la controverse, le mal. Je n’ai assurément pas un bon fonds. Je prends un malin plaisir à détester, à haïr. J’aime haïr. C’est tellement plus simple après. Pour me motiver, je suis obligé d’être négatif et cela depuis très longtemps. Mais si je m’inquiète sur moi, c’est à cause de signes avant-coureurs. J’ai pissé au lit jusqu’à mes 15 ans. J'en suis pas très fier mais bon, c'est le premier trait des psychopathes : énurésie. Manque de confiance en soi, disent les psy. Normal. Cela m’a coupé du monde et m’a poussé à intérioriser, à éviter les autres de peur de ne pas les indisposer. Il en est résulté de l’aversion envers les autres et avec du recul je reconnais que l’enfer pour moi, c’est vraiment les autres.

J’ai toujours ce sentiment de supériorité en moi qui me pousse à ne jamais vraiment considérer l’autre que comme un parmi tant d’autres. Alors que moi, je suis forcément unique et même quand je raconte des conneries, j’ai du mal à accepter les reproches. Etre avec moi ou contre moi, il n’y a pas d’alternative. Forcément, ceux qui sont contre moi sont des connards, cela va de soi.

Autre trait marquant ; faire souffrir les animaux. Je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai tué des chats et des chiens, quoique j’en ai torturé quelques-uns, mais j’aime regarder les animaux mourir. J’ai toujours martyrisé les animaux. Je ne suis jamais révulsé par le sang sauf dans des cas extrêmes et encore. La seule gêne que j’éprouve est quand je mange. Le reste je peux supporter.

Je suis certain d’avoir des penchants peu orthodoxes et d’avoir un seuil de tolérance à la violence très élevé. Je trouve toujours le moyen de négativer. Il faut toujours qu’il ait de l’obscur dans tout ce que je vois. Haïr, c’est ma façon d’aimer et j’aime beaucoup trop de personnes et de choses. L’injustice me tue mais je crois tout de même que, même s’il n’y’ en avait pas, j’en trouverais.

Une vie d’indésirable depuis la naissance, je me bats et c’est fatigant. Alors, je refuse de bien penser et je me laisse aller. Certains diront qu’il ne ressemble à rien d’autres qu'une merde. L’un dans l’autre, c’est ma lumière car je sais qu’il faudra que je suive une thérapie pour me soigner de cette overdose de haine qui m’ habite.

Juste, d’aucuns jugeront que je suis un excité sans envergure qui essaye de s’affranchir de sa situation. Certainement ! C’est ma thérapie et j’espère être seul à penser comme je pense car si l’on est nombreux, alors cela voudrait dire que le monde va très mal pour vous, s'entend ! J’ai la sensation d’être intelligent car on me l’a souvent répété. C’est vrai que j’ai rarement forcé le talent. Tout ce que j’ai entrepris, je l’ai réussi. Presque ! J’ai eu beaucoup de chances dans mon parcours je l’avoue. Je sais que je suis un peu prétentieux et véhément, provocateur invétéré et couard, je n’ai pas de honte à être moi. J’y prends beaucoup de plaisir, j’ai très peu d’amis car je supporte mal les gens hypocrites. J’aurais fait un bon tribun en d’autres temps. Depuis une vingtaine de lignes, je ne parle que de moi car c’est la seule personne que je connaisse vraiment et encore. Je pourrais faire un livre entier sur moi mais je préfère faire un livre sur mes pensées. C’est pareil ? Je vous avais dit que j’étais un psychopathe.

How does It fell to be alive ? Show me* !

Magson de Pazou