Matons, laissez-moi crever en paix !
Par Magson de Pazou le mardi, novembre 18 2008, 14:04 - Société - Lien permanent
[Prélude
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Je crois au droit de choisir sa mort. Choisir sa fin car c’est la seule liberté que l’on pourrait vraiment avoir dans sa vie fondamentalement. On naît par la volonté de deux personnes, on subit les affres de la vie, on devrait pouvoir vivre sa mort. Je suis pour que les condamnés aux longues peines aient la possibilité de choisir entre faire leur temps ou se faire tuer. Bien évidemment, deux périodes assez longues de réflexion (5 ans après la condamnation et 10 ans pour confirmation) pourraient être instituées comme délai de réflexion.
En plus, ça coûterait moins cher de financer par les impôts la lie de la société au prétexte des droits de l’homme. Vu qu’on est tous appelés à vivre jusqu’à 88 ans, cela ferait des vrais économies pour l’Etat qui pourra se consacrer à des tâches plus nobles.
Je ne suis pas pour les exécutions mais pour le suicide assisté. En effet, un tueur condamné à une peine de perpétuité ou 50 ans de prison comme aux USA doit pouvoir choisir de se faire tuer. Prendre 25 ans de prison soit une génération avec les changements profonds que subissent nos sociétés, c’est condamner implicitement cette personne à mort. Je trouve cela plus inhumain que la condamnation à mort. Vivre sa vie en prison ! Sortir à 70 ans pour être un déchet de la société et crever sous un pont en hiver quelques mois plus tard. Nous assistons à une forme d’eugénisme. On tue mais proprement. Quitte à mourir, autant crever immédiatement. La science est assez moderne pour mettre au point des méthodes d’exécution plus rapides et moins douloureuses.
Et puis, la mort, c’est toujours horrible et douloureux. Donc, entre maintenant et dans 25 ans, je préfère maintenant. En plus, vu la société permissive dans laquelle nous vivons, dans 15 ans, vous retrouverez dans la rue des pervers ayant commis des crimes horribles pour raisons de charité et remises de peines. Ce qui en soit est logique et juste. Faire justice, c’est réparer et réinsérer. Donc, soit on tue et on le fait bien et maintenant, soit on ne tue pas et on laisse une vraie chance aux personnes condamnés de se refaire en ayant une période de prison maximale de 15 ans ou enfin soit on donne la possibilité aux condamnés à de longues peines de choisir de se suicider ou de travailler en prison pendant tout ce temps pour leur réhabilitation avec une taxe prélevée sur leurs travaux pour financer en partie les frais de leur incarcération.
On arrive dans une planète aseptisé où tout doit être positif et où la mort est niée. J’ai peur de mourir mais j’ai encore plus peur de devenir tétraplégique, un légume, d’être soumis à la volonté d’une personne ou d’une institution. Et quand bien même je vivrais en plutôt bon état, j’estime qu’on a le droit de se suicider quand on a atteint un âge très avancé. On a le droit de choisir quand on souhaite quitter ce monde. Ça se serait la liberté ultime.
Magson de Pazou