Si la vie était un livre,
La mienne serait un pamphlet
En vrai, dieu me délivre des parasites
Ma verve fustige leur verbe de sophistes et d'emblée

Je réagis à toutes leurs âneries, la mienne serait camphrée
Après moi le déluge, au néant les plaintes et cris d'orfraie
Parfait, parfois je m'étonne de leurs airs défaits
De leurs idées ridées, je m'effraie

Ebahi par la vacuité de leurs pensées
Vile attitude que de laper comme Winfrey - Oprah
A chacun son Himalaya, le mien est plein d'ivraies
Et à l'ivresse des sommets, se substitue la vision d'un Hibakusha

Si j’étais né libre,
Ma haine aurait cessé d’enfler
Mon discours aurait été d’un autre calibre
D'un autre effet,

Comme celui de Keynes
Et ma rancune disparue au saut du lit
45 en ligne de mire,
Ma négritude interdite au zénith

Sans plumes dans le cul,
Sans chaînes autour du cou
En fonds de cale,
De ports en escales, remous

D'une existence d'esclaves,
Le code noir a marqué les miens
Je ne peux qu'être ivre de rage,
Car l'étoile, je n'ai jamais eu à la porter
Elle fait partie de moi et je dois la supporter

400 ans d'esclavage, ça ronge les liens
Tu peux comprendre ma corrosion
Dur de bâtir des fondations

Quand on a été un meuble
A défaut de tendre la main
On serre le poing et ils beuglent ...

Magson de Pazou