Colère
Par Magson de Pazou le mardi, novembre 18 2008, 14:44 - Teslaticules - Lien permanent
Et la rage assombrit le cœur pur par des images de haine, de morsure, de peines,
Regardes son front et tu sauras, les réfrés ont perdu la foi,
Cela se voit car la colère se ressent à chaque coin de rue,
Au vu et au su de tous, à chaque fois que tu fixes un inconnu, c’est le bordel !
On sait ce que ça engendre alors les jeunes ne sont plus tendres,
Les poings ayant pris la place de la cervelle, pêchent par excès de zèle, par vengeance
Contre une société qui n’a pas su s’occuper d’elle, cultiver son jardin,
Dans cette forêt de béton, ce n’est pas la joie, c’est du béton alors on hausse le ton,
Afin qu’ils cessent de nous enculer profond.
C’est le désert, la souffrance se lisant sur les traits,
Sur la table à manger dans les faits divers c’est la même plaie,
Ce n’est pas qu’on se plaint, c’est surtout pas qu’on s’y plaît,
C’est juste le bitume avec ses réalités, toi-même tu connais
Ne cherches pas à comprendre d’où ça vient, de toi. De moi ? de l’Etat ?
Sûrement de quelqu’un ou de quelque chose ?
Les pertes de valeurs,
Qu’est ce qui me fait courir ?
Je me le demande d’ailleurs comment vais – je me retenir
Face aux portes qui restent closes,
Aux gosses qui cherchent leurs doses,
Aux meufs qui tapinent,
Au ventre qui crie famine
Regardes comme on est tous devenu des charognes.
C’est triste mais la rudesse de notre quotidien nous anime,
En bien ou en mal, elle nous réanime
Du coma financier dans lequel nous sommes plongés
L’objectif à long terme étant d’être les baiseurs et non les langés,
Victimes d’un système qui nous abiment.
C’est le naufrage, la dérive vers la décadence,
La porte d’entrée à toutes les perversions,
La violence comme fer de lance,
Ici on ne commet pas d’infraction, on ensemence,
On entreprend avec les moyens du bord pour vivre aussi dans l’opulence.
C’est la prison avec ses geôles, ses codes,
La sirène qui sonne toutes les heures,
Te rappellent que ton existence est une horreur,
La cage ça forge
Centre d’épuration raciale pour les mecs de couleur
Comme ils disent,
Condamnés à vivre dans la douleur,
Cause d’une justice supplice, complice du vice
Instigué par le FN et la police.
C’est la déchéance, les schmitts ne respectent rien
Comme d’habitude ils foutent la merde,
Tuent nos frères sans qu’on les embête,
Nous pètent les couilles
Parce que le flic ne rentre jamais bredouille
De ses virées nocturnes,
S’en foutent de faire la une des médias à cause de leurs lacunes,
Que peut bien valoir la peau d’un négro ?
Pour ces assistés pétés dans la thune ?
Fils d’immigrés, bouche ton clapet,
T’auras un avocat commis d’office pour te défendre de ton infortune.
C’est le déluge, l’escalade de la violence,
La haine se propage et saccage des vies en cascade,
Débit saccadé, c’est chaud dans le préau.
L’indifférence, prudence, ne te protège pas dans le métro,
Tu cherches les raisons ?
On s’en bat les steaks, délit de faciès à coup sûr,
Négro, ici c’est au front qu’on choisit sa proie.
C’est ça le problème,
Jeunesse déchirée sans repères ni emblème,
Sans motivation avec un goût prononcé pour l’extrême.
Les gens sont devenus cannibales
Alors c’est dur d’être rassuré dans une ambiance aussi létale,
De se lever le matin sans savoir si on sera sauvé par un flic
Ou attaqué par son ami, paradoxal !
C’est juste une impression, une lueur dans la nuit
Un sentiment diffus imprécis, une de ces sensations,
Qui s’évanouit dans le jour fuse de l’oubli
Et qu’on n’a pas compris, faute de minutie,
La vue trop brumeuse on capte mal le récit,
Mais on sait ce qu’on apprécie
Mais les frères ont toujours cette mentalité d’esclaves
Comme dit Bob faut s’émanciper de ces comportements qui nous enclavent
On n’est plus des serfs
Faut changer d’attitude, Mamadou
Tes simagrées et ton sourire de façade m’exaspèrent,
Tu n’es pas aimé,
Tu ne le seras jamais et tu le sais
Cesses de lécher,
Tu déshonores tes frères, ...
Magson de Pazou