25 ans et des milliers d’idées à revendre,
Un peuple à convaincre, un héritage à défendre,
Un tribun à naître, une population lente à la détente,
Un climat de merde et les miens sur la descente,
De là où je viens, l’espoir s’est évaporé en cendres,
Le passé et le présent se ressemblent, rien ne change
Et mes négros vivent toujours dans les songes,

À 25 ans je touche du bois, je touche du doigt
La connerie humaine qui éclabousse ma foi
En ce genre redoutable et justement redouté,
Mes interventions au curare et la scène demeure butée,
Trop de cons qui se croient futés,
Et inlassablement, ce sont les mêmes qu’on voit chuter,

Comme dit Booba, ce n’est pas moi qui servirai de gnou,
Les panards dans la secras ça fait longtemps que je suis à genou,
Perdu en dessous je subodore le dessus,
On me chie dessus en attendant que trouve la roue,
Les poulets paradent dans la basse cour,
Dans la haute, j’ai vite fait le tour

Pas de places ici pour moi, de la merde j’en veux plus sur moi,
Une belle chienne et une bête de turevoi,
J’aspire à la classe alors je prends sur moi,
Les injures, le mépris et les gays qui rêvent de moi,
Je suis aux abois faites gaffe, j’ai encore faim
Et jusqu’à la fin, j’opterai pour le plus fin,

Toujours in, les Babylone veulent me mettre out,
Pour eux c’est blackout, je sais, je suis accroché à un filin,
Au-dessus des rupins, j’ai flairé le bon filon
Et depuis si je baisse mon pantalon, c’est pour enculer les benêts,
La vie m’a dicté ses leçons.

Magson de Pazou