Teslatextes

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mardi, octobre 27 2009

Et nous nous retrouverons encore demain

[Prélude

http://www.dailymotion.com/video/x2mvz_abba-dancing-queen_music]



Et nous nous retrouverons encore demain. Et encore demain. Et encore demain. Nous nous retrouverons toute la semaine. Comme d’habitude. Devant les mêmes portes, l’un à côté de l’autre. Encore demain. Et je me ferai un plaisir de lire dans vos yeux votre satisfaction de nous revoir. Comme de jeunes épris l’un de l’autre qui seraient en parades nuptiales éternelles. Clairement contents de nous revoir. De nous toiser. De nous observer et de nous assurer que tout va bien.

Demain est un autre jour et je sais que je vous reverrais. Je relirais dans vos yeux votre impatience de vous rendre au bureau, la joie d’avoir enfin obtenue cette promotion, la satisfaction que vous procure vos enfants ces temps-ci, l’anxiété de devoir encore retrouver vos collègues, le sourire énamouré de cette fillette pour cet ouvrier polonais.

Je vous retrouverai tous, la fille au baladeur rose, le jeune cadre à l’écharpe rouge, la jeune maghrébine toujours pressée, l’antillais aux baggy bleus, la salariée contrariée aux lunettes carrées, l’étudiant désœuvré, le petit rappeur blanc, le vieux au perfecto noir, et toi la dame qui me lance parfois ces regards …

Je vous retrouverai demain et ensemble nous referons le voyage. Sans nous saluer. Sans nous parler. Sans nous regarder. Comme d’habitude. Elle sortira son livre et s’y plongera de suite, à peine la rame fermée. Le jeune recommencera à dodeliner de la tête, la dame noire se précipitera vers la seule place assise. Et on retrouvera le jeune couple classe qui ne cesse jamais de s’enlacer et de se bécoter. Et puis, elle s’en ira, engloutie dans la foule de passagers qui descendent au prochain arrêt. Et enfin, je pourrais rouvrir mon livre du moment et m’évader de là. Comme vous. Plongé dans mon monde mais rassuré. Car, je sais que vous êtes là. Vous êtes tous là. Et je peux m’évader jusqu’au terminus. Et nous nous retrouverons demain.

Et lorsque vous n’êtes pas là, je sais que je suis en retard au boulot. Je sais que vous avez dû vous interroger ; qu’a-t-il eu ? Est-il malade ? Il a dû avoir un pépin avec sa copine… Je le retrouverai demain. C’est ce que je me dis quand l’un de vous manque à l’appel. Mais je sais que demain, je vous retrouverai. Sur ce quai. A attendre notre train. Notre wagon. Le troisième et pas un autre. La quatrième porte, jamais une autre. Car nous avons nos habitudes. J’ai des amis inconnus à retrouver. Un instant éternel à vivre dans une journée. Dans chaque journée. A la même heure. Sur le même quai. Vers la même destination. Ensemble. Et nous nous retrouverons encore demain. Et encore demain. Et encore demain.

Magson de Pazou

mardi, octobre 13 2009

La république fromagère

[Prélude

http://www.youtube.com/watch?v=UTgNo6Fb9_g&feature=related]



Ma plume est incendiaire car leur connerie est inflammable. Difficile de rester de braise quand leurs valeurs, leurs réactions, leurs perceptions frisent la caricature; d'ardentes incitations à la pyromanie.

Sacrément burné de conspuer nos dirigeants africains et de reproduire leurs agissements. Je me doutais bien que le népotisme irrigue les élites françaises autant que les godes se multiplient dans les couples lesbiens. Néanmoins, je ne m'attendais pas à une telle officialisation de cette faiblesse d'esprit.

Jeannot le Brillant de Sarkozy, 23 ans, niveau bac +2 est présidentiable à l'EPAD, la 21ème puissance économique mondiale. Une reconnaissance de la république fromagère. A la banane, j'ai substitué le fromage par respect pour la spécialisation des cultures.

Enfin un argument percutant pour défendre mon pays, cette si réputée république bananière, le Cameroun, qui ne souffrira plus de la comparaison avec son aînée la France dans ce domaine.

Merci De Sarkozy !

Magson de Pazou

lundi, octobre 12 2009

Maître Royal, Miss Ségolène

[Prélude

http://www.dailymotion.com/video/x2ptzr_the-killers-mr-brightside_music]



A ma bite défendante,
J’ai dû me sculpter un corps d’athlète
Je ne peux me permettre d’être énorme partout

Ma maison demeure obstinément noire.
Difficile d’avoir Monica sous la table
Comme Bill, je ne suis pas affable
Trop usé mes panards sur le trottoir.

Ma tronche m’accable et sur les sentiers de la gloire
Sont pavées mes basses œuvres, macabres
Alors, je change de visage, histoire de garder ma place
Et combattre les ravages du temps qui passe,
Du temps qui lasse

Mes traits, souffrir de vieillir, de pâlir
A l’orée de la vie, la chirurgie a des attraits
Doré est mon âge, je vous sais gré de me laisser encore le temps de luire
Je mourrais jeune et sur les agrets
Jouir ou cronir, tel est le dilemme


Et merde ! Quel intérêt de dédier un texte à des figues desséchées qui croient que défier le temps leur évitera de terminer humus. J’ai pensé aux virus, aux détritus, au typhus puis j’ai fini par penser au desirus d’avenirus. Désirs d'avenir. Des rires à venir et pour les fans les plus teigneux, des ires à venir.

Ségolène c’est désuet. Le peuple de gauche s’est offert pendant quelques mois une catharsis collective avec cet intermède. Je ne reviens pas sur les raisons de ce naufrage annoncé. Je me permets juste de vous réitérer mon annonce clairement : Ségolène Royal ne sera pas la candidate du Parti socialiste en 2012, ni au premier, ni au second tour. Au mieux, sera-t-elle encore sur Dédé.

Tous ceux qui s’échinent à faire vivre sa supposée aura sont des commentateurs de spectacles que certains appellent religieusement journalistes. C’était déjà un miracle qu’elle ait été la candidate du PS de 2007. Mais la foudre ne frappe pas deux fois sur le même endroit. Des circonstances exceptionnelles ont entraîné le phénomène Ségolène. On pourrait tout juste convenir du fait que cette dernière a vraiment cru qu’elle serait présidente; et continue toujours de le croire.

En réalité, Ségolène Royal sera la principale fossoyeuse du candidat PS de 2012. Le PS est comme un sein qui héberge un kyste. Le tout est de savoir s’il saura s’en débarrasser définitivement ou s’il le couvera en espérant qu’il se résorbe. La seule décision politique qui pourrait sauver le soldat PS est de tuer le soldat Royal et maintenant. Pas en 2011. D’ailleurs, ils auraient dû le faire quand Martine a été élue. Le courage politique à ce moment aurait été de mettre Ségo face à un choix simple : tu te soumets ou tu dégages!. Elle a fait son Salomon et ce kyste, qui au soir des élections 2007, aurait pu demeurer un fibrome, va redevenir une tumeur et au fil du temps, s’enhardira pour être cancéreuse.

Croire que Ségolène va cesser de poursuivre son rêve est un délire. Isolée, ses partisans lui resteront toujours fidèles et au moment venu, par défi ou par dépit, voteront pour elle en bons franchouillards qui se respectent. Le candidat PS réussira à passer au second tour mais la division interne ne lui servira pas. Comme les autres divisions des partis de gauche, je vous le concède.
Au faîte de son pouvoir médiatique, elle n’a pas réussi à se faire élire. Ce n’est pas demain la veille, du haut de sa nunuchété du boulevard Raspail, qu’elle réussira à le devenir. Donc, pour les présidentielles, le candidat Royal est mort-né en 2007.


Par contre pour le candidat PS, Royal encore socialiste est une garantie, une certitude d’échecs. Sans Royal, l’espoir subsisterait. Devant les allants belliqueux de Sarkozy sur la scène mondiale, la seule raison pour laquelle le PS pourrait gagner les prochaines présidentielles serait une nouvelle guerre comme celle très annoncée contre l’Iran par exemple. Un évènement exceptionnel d’une ampleur majeure pourrait détourner les français de l’UMP. Et encore, s’il réussit à leur vendre cela comme Powell, il n’est pas sûr que les gais bobos pacifistes parisiens ne lui sachent gré de sa clairvoyance. Déjà que pour certains élus de droite, il tutoie le génie !

Néanmoins, on peut tout lui reprocher à Sarko sauf de ne pas proposer une voie, aussi sinueuse soit-elle. Personne au PS n’a l’aura nécessaire pour redresser l’image du parti socialiste pendant ces deux années de crise économique à venir. Et puis, le peuple aime les héros et les héros se révèlent dans les moments difficiles. Depuis son élection et l’avènement de la crise financière, à bien des égards et notamment sur la scène internationale, il n’a pas démérité. Il était présent, a pris position, a pris des décisions. Le peuple s’en souviendra en 2012.


Pour les socialistes, le politique doit reprendre ses droits et l’a déjà fait en partie en l'expurgeant de la direction du parti. Selon moi, la raison de la non-expulsion définitive du PS de Royal est la crainte pour son bureau politique gérontocratique de se couper définitivement de cet électorat populaire qui l’a en partie soutenu en 2007.
Sauf que le PS est un parti de bobos, qui s’est embourgeoisé et que le retour vers cette strate est long, dur et compliqué. Comme en agro-alimentaire où tous les modèles de distribution ont d’abord surfé sur le prix le moins cher, la rotation des stocks et la réduction des coûts de gestion pour attirer les populations les plus pauvres ( magasins à prix unique, grands magasins, GMS…). chaque modèle a fini par reproduire la même erreur cruciale qui, dans un certain nombre de cas, s’achève par sa disparition (Prisunic, Uniprix, Samaritaine ont disparu…). L'embourgeoisement du système. Le PS a été un parti populaire d’ouvriers et dans son développement, il s’est transformé en un parti de notables, de clans, qui ne pratique plus la rotation des élites dirigeantes et souffre de son obésité. Les communistes comme les magasins à prix unique ont quasiment disparu.
Le PS dans son embourgeoisement doit s’adapter comme les supermarchés Continent ou mourir. Il en sortira peut-être un Carrefour ou un Goulet-Turpin, c’est à ses dirigeants de choisir. Mais, sur sa formule actuelle, le PS amorce lentement mais sûrement son déclin et leur manque d’idées, leur népotisme et leur pachydermie ne les aideront pas à inverser la tendance. Et pour ceux qui rétorquent qu’il tient tous les rouages politiques régionaux, dites-leur que l’empire n’est jamais aussi flamboyant que lorsqu’il est à la veille de tomber. Demandez à Marie-Ségolène, elle qui était si souriante encore le soir de sa défaite.
Risible. Comme son nouveau site. Une manifestation épidermique du déballonnement de la bulle. Un abcès. Beaucoup ont aimé voir en elle une alternative à un système vicié, un discours simple sur de profonds maux qui traversent la société, une fausse modernité devant l’accaparement par les hommes de la chose publique.


En réalité, Ségolène n’est pas plus réformiste que son ex-compagnon. J’en veux pour preuve son histoire, d’une rectitude inégalée. Un rapide saut sur wiki pour avoir une bio express.
En réalité, Ségolène est un conservateur pur jus qui a profité d’une éclaircie dans la morosité de sa vie de femme de politique, et députée de deuxième zone pour se révéler au public. Son parcours personnel et scolaire est édifiant. Elle n’a jamais fait la preuve d’aucun changement dans sa carrière politique et il demeure aux politologues de nous dire comment un apparatchik du système a réussi à vendre au peuple français sa différence du monde politique qui l’a fait naître, grandir et maturer en son sein.

A bas la pleurniche ! On nous l’a vendu comme une pauvre bique vivant sous le jonc d’un paternel militaire misogyne et rude envers ses rejetons, dans un petit village français, fille dans une fratrie nombreuse. Comme la plupart des français issus des élites militaires et aristocratiques de son époque. Et comme la plupart des filles de ces clans, elle était promise à une vie de mère de foyer. Qu’elle ait voulu s’extirper de ce corset est chose respectable. Nous la merchandiser comme une pauvre petite bergère égarée dans le manoir de Dracula, Nein !
Papa était colonel d'artillerie de marine décoré, fils de général polytechnicien lui aussi honoré par son pays. Au prénom de ses huit frères et sœurs, on s'étonne qu'ils n'aient pas vécu dans un château et l'on comprend rapidement que la famille ne bouffait pas que des radis, comme les Dion. Marie-Odette, Marie-Nicole, Gérard, Marie-Ségolène, Antoine, Paul, Henry et Sigisbert. Sigisbert ! Ils doivent être deux en France a porté un prénom aussi suranné.
Selon moi, c’est juste une bourgeoise catholique qui a rejoint la gauche par opportunisme. Elle fréquente pensionnat, lycée privé, intègre Sciences Po et finira comme ses fameux congénères de gauche et de droite issus de ce célèbre antre de l’inefficacité.

Comme expérience professionnelle, elle est d’abord juge administratif, puis avocat. Simultanément, elle siège à l'Assemblée nationale et au conseil général des Deux-Sèvres. Baveux ! J’avoue avoir été surpris. En cas de problème avec la justice, je préfèrerais encore laisser baver la chienne de mon voisin au prétoire; elle a au moins la caresse facile.
Je vous passe la carrière politique d’énarque type, circuit finger in the nose comme d’habitude, qu’elle a su mener pour éclore au second tour présidentiel.
Soyons justes, elle s’est tout de même battue pour son poste de députée, quémandée vigoureusement auprès de Mitterrand. Quand on pense que pour les mêmes agissements, Rachida a été traînée dans la glaire médiatique la plus abjecte par de pitoyables caresse-anus parisiens, rendus courageux par les errements amoureux de son Eminence Grise, Sarkozy de Bruni Tedeschi. Journaleux d'indigestion !
Bref, sous-ministre, sous-députée, elle navigue dans les eaux socialistes en sous-marin ronfleur depuis sa sortie de ce chantier de l’inutilité publique. Nous avons dû attendre 25 ans qu’elle refasse surface. De ses pérégrinations politiques, il en est resté quoi ? Le chabichou du Poitou. Un trop-plein d’énergie créatrice en 20 ans de carrière politique, somme toute ! Un modèle de réformisme exubérant, revendicatif et énervé. On a vu meilleur profil de révoltée.

Et puis, la lumière fut. Elle est ressortie des fonds abyssaux par la conjonction de tellement d’évènements qu’il faudrait une encyclopédie pour les énumérer. Belle gueule ripolinée, pseudo bécassine contemporaine, piètre oratrice, écriture inconsistante, expérience ridicule, énarque, femme, … Elle avait tout faux et les militants l’ont cru juste ! Elle a enfin fini dans la botte et major de sa promotion socialiste ! Quelle revanche !!

Je vous passe ses idées politiques saugrenues par compassion humaine et ce discours glabre, vaseux, lénifiant, ombrageux, lunatique, affligeant, pathétique ; une mélopée indigeste et indécente au regard de ce à quoi on est en droit de s’attendre de la part d’un homme politique qui aspire au sommet : parfois, la démocratie est si …moderne.
Voici venue l’apogée d’une carrière fulgurante, aussi fugace que celle de Susan Boyle, le talent en moins. Bien évidemment, elle rate la marche suprême de très loin et notre Apollon Rugissant est intronisé. Elle aurait normalement dû retourner dans l’anonymat de son conseil poitevin. C’était compter sans le réveil de la jeune cinqua divorcée, la nouvelle femme debout, accessoirement femme Barbara Gould.

Et dans l’ivresse de sa jeunesse recouvrée, il s’est trouvé plus ségolen pour miser des biffetons sur ce canasson, et moi je rigole. De la bravitude sans doute. Des bonnes âmes. Révolutionnaire le financement politique, diraient certaines langues fourchues. Ils n’ont pas compris que l’étoile était filante. Et elle pâlit. Inexorablement, elle pâlit. Et La lumière BHL, écrivaillon digne de Vivement dimanche, n’a toujours pas compris que si le PS est un cadavre ambulant, Royal est un cadavre politique depuis le 6 mai 2007.

Magson de Pazou

jeudi, septembre 24 2009

Et un jour, il eut Jeannette Vromant !

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/Cranberries+/video/x2lkz_cranberries-ode-to-my-family_music]



Nous hériterons tous de Vromant. Nous hériterons tous de ces mémés qui crèvent seules, isolées de la société comme des piles usagées jetées dans une caisse au supermarché sans que l'on ne se soucie jamais de savoir comment elles seront recyclées. Vieilles et seules, caractéristiques de cette couche de la population que nous aimons tous citer en exemple, en exemple seulement.


A nous leurs pognons, leurs maisons, leurs bagnoles, leurs bijoux bref, leurs avoirs car si elles guérissent mieux désormais, elles vieillissent toujours aussi mal. A quoi leur servirait le Botox si c’est pour rester cloître chez soi, devant Lepers en espérant que ses enfants daignent leur passer un coup de fil, une fois par trimestre, quand ce n’est pas pour leur annoncer qu’ils ont des problèmes financiers ?


Cash, money, les vieux ont la caillasse, leurs rejetons ont le rouleau, ils compressent ! Et moi, je suis mort de rire. Car, tenez – le pour dit, il y’a de l’héritage dans l’air. Le prochain vrai business sera celui de causeur public. Pour l’instant, je fais un test marketing pour conforter mon intuition. J’ai passé une annonce : jeune homme propose de tenir la conversation à des personnes isolées pour les aider à agrémenter leurs journées et à profiter de leurs instants de retraite contre rémunérations ou compensations. Au programme, conversations à domicile. Je suis causeur public et aucune activité illégale comme la prostitution ne rentre dans le cadre de mes activités. Mon métier est de vous parler et surtout de vous écouter. Contactez-moi au 00 01 02 03 04.

J’attends les appels.


Ma sollicitude à la rescousse de leur solitude. Elle aura désormais un prix. Que de vieux à couvrir de délicatesses ! J'étais destiné à un avenir en vermeil. Parler avec eux pour les sortir de la frugalité, la vacuité de leurs existences. Ils finissent à l’hospice, oubliés des leurs qui n’attendent que leurs trépas pour se précipiter sur leur pécule. Nous le partagerons dorénavant ensemble.

Plus besoin d’arracher le sac des vieilles, tenez-le pour elles et elles vous sauront gré de leur avoir consacré de l’attention. Mon business plan est déjà prêt. Nul besoin aussi de qualifications importantes, parler français à peu près correctement devrait suffire.
Comme cette vieille que j’ai vue dans le tram, accrochée tout le long de son périple à une jeune fille en hijab entrain de faire des mots croisés. Elle n’a pas cessé de la saouler avec ses réflexions stupides, ses remarques, ses rires et sa volonté envahissante de parler à quelqu’un. Elle respirait l’ennui. Toute la rame était gênée. Et lorsqu’elle est finalement descendue, j’ai ressenti le ouf de soulagement des passagers, enfin débarrassés de cette intrusion collante dans leurs vies. Probablement son unique sortie de la semaine ; aller faire des courses et profiter de cet intermède pour essayer désespérément de capter l’attention des autres. La dame d’en face m’a même souri.


Et j’ai compris. Ils sont mûrs ! Ils sont prêts à payer pour qu’on leur évite ce genre de désagréments. Et les débouchés sont énormes. L’Europe, les vieux, c’est quasiment un pléonasme. Autant en profiter. J’ai pensé à Vromant et au bol d'air d’humanité qu’elle devait prendre au contact des conducteurs de bus.

Ou encore cette dame lituanienne qui habitait mon étage, jadis, et ne pouvait s’empêcher de nous attendre au couloir, le soir, heureuse qu’on lui adressât quelques mots gentils. Bonsoir, madame ! Deux mots ; seules fenêtres sur le monde. Elle s’en est allée comme elle était venue. C’est dur d’être seul.


Plus de vieux, plus d’isolement : c’est un marché. Pathétique. Dégueulasse certes ! Profitable, assurément ! Ce n’est pas de ma faute. Ni de la vôtre d’ailleurs. C’est l’époque. Il y’a un filon, il faut l’exploiter. Avant que les chinois ne le fassent. Je m’en méfie. Au regard de la longévité de leurs ascendants, ils ont du métier et ça, ce serait néfaste pour mon business. En plus, dans cette période difficile, je participe à l’effort économique et à la cohésion sociale ; cela permettrait aux familles bobos si open-minded, de mettre du beur dans les manoirs.

Et demain, il n’ y’ aura pas que les Vromant pour vous remercier de votre présence, votre écoute, votre attention en vous accouchant dans leurs testaments. Nouvelle vie assurée.

Bénef clinquant immédiat, investissement astucieux garanti. En plus de cela, vous faites une bonne action. C’est quasiment de l’économie écologique durable. Une manière verte de préserver la nature. Enrichissement des bourses et de l’esprit, croyez-moi, à coups sûr, vous en sortirez grandis.

Qui sait ! Les actionnaires de sociétés de causeurs publics pourront terminer avec des médailles d’honneur pour services rendus à la nation.

Nous allons pouvoir faire du bien autour de nous. Merci à toi, O grand capitalisme !

Mon slogan est presque trouvé : Les Vromanteries, nos causeries à petits prix !

Qui me suit ?

Magson de Pazou

lundi, septembre 14 2009

Humeurs, pantoufles et insomnie

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/brel/video/xllj4_jacques-brel-ne-me-quitte-pas_music]



La main gauche dans le calbutte, la main droite autour de mon stylo Pilot super Grip, le cerveau en mode 3G, ventre rempli, nègre content et prêt à satisfaire son désir de connaissances, je me suis laissé aller à faire phosphorer la matière grise.

Car, il y’en a eu des rebondissements dans la sphère et malgré la redondance de certains de mes propos, je ne peux m’empêcher de poser un regard bienveillant sur l’homme.


Mon Jacky par exemple. Il a créé sa fondation pour aider les pays pauvres. C’est d’un cynisme ahurissant. Quand il était, pendant 12 ans, président de la 5ème puissance mondiale, sa politique était tournée vers … rien. Après une carrière entière sous les ors de la République, 82% de voix en 2001, Jacky à la fin de son cycle, à lancer son musée des arts premiers pour ne pas dire autochtones, indigènes, primales, et aujourd’hui qu’il n’a plus aucune influence majeure sur la scène internationale, il a créé Sa fondation pour aider les pays pauvres. C’est exactement comme si Pasqua décidait maintenant de créer une association pour la promotion de l’immigration en France. Il n’en demeure pas moins qu’il est un grand monsieur car il a eu le courage de dire non à la guerre en Irak quand les moutons sont allés brouter dans les prairies de Saddam. Juste pour cela, je lui tirerai toujours ma chéchia.

Difficile d’avoir un peu de hauteur dans cette glaise politique et médiatique. En quête de sommeil, je tombe sur la fille d’un auteur aux œuvres prolifiques, qualitativement médiocres, qui nous offre, pince sans rires, un ouvrage sur sa mère, récemment morte, qu’elle n’a pas connue. Soyons juste, peu connue. Enfin, juste connue avant son trépas. La semaine précédente, on avait eu droit au fils de 19 piges d’un cinéaste, réalisateur d’un chef d’œuvre, Tu peux garder un secret ?, qui souhaitait nous faire partager le monde très original des boutonneux des quartiers chics, amateurs d’alcool sucré, de drogues très hard et de Yop. Il aura au moins réussi le tour de force de faire publier son carnet d’écolier. Brillant ! Scénario identique il y’a quelques ans déjà, avec une fille de 18 piges qui nous informait lascivement des errements claniques de futures suceuses du seizième.
Demain, nous finirons même par avoir le bébé du Père Fouras qui nous cisèlera un brouillon sur son passé de bad boy à l’abri des performances scéniques de son fameux paternel. Improbable ? Et vous, chers couillons, vous êtes invités à saluer la naissance de grandes plumes.

Quand on a été gâté par le destin en ayant une vie de bourgeois, on doit avoir l’intelligence de travailler deux fois plus que les autres, la décence de ne rien réclamer en retour et surtout, l’élégance de décliner les ors et les honneurs. C’est ce vers quoi je tends. Comme Churchill. Malheureusement, il me manque l’essentiel ; le charisme, et ça, c’est le privilège des grands hommes.

Pris d’un besoin pressant, je suis allé délicatement me soulager en prenant soin d’utiliser les pages froissées d’un bouquin, L’idéologie française, je crois. En effet, il occupe une place de choix dans mes latrines depuis que j’ai décidé moi aussi, de participer à l’effort de guerre écologique. Quitte à jeter les mauvais livres, autant s’en servir comme pq.


Entre deux contractions, je me suis penché sur l’actu passée dans un journal télévisé portant sur Brice de Neuilly. Étant donné qu’en France, c’est la Licra qui décide maintenant de clore les dossiers de poursuites judiciaires à l’encontre des justiciables comme Brissou pour ses déclarations pleines de finesse à l’égard des auvergnats, on finirait par se demander, innocemment bien sûr, à quoi sert le procureur de la République de Seignosse.

Finalement, comme sur les nominations chez France Télévision, il est aujourd’hui normal que les juges disparaissent et cèdent leurs prérogatives à la chancellerie. Cela a au moins le mérite de la transparence et cohérent au vu de la politique affichée. J’imagine les commentaires de politiques et autres journaleux si le maghrebo-auvergnat de service avait été judéo-auvergnat de circonstances et, outrage des outrages, si Brice se prénommait Dieudonné ou Jean-Marie.
Décidément, la justice est aveugle. Mon complice Serguei m’aurait probablement rétorqué : Pour qui ? Pour les auvergnats, voyons !


Ayant renoncé à rejoindre Morphée, j’allais m’écouter un peu de Cranberries, histoire d' agrémenter mon ennui quand j’ai vu apparaître une bouille familière, jadis très fameuse place Solferino. Comme Chirac, il est énarque. Comme Chirac, il a toujours été fonctionnaire. Comme Chirac, il a cumulé. Comme Chirac, il est là depuis longtemps. Comme Chirac, il veut être président. Comme Chirac, il est prêt à patienter encore pour être président. Comme Chirac, on devra encore se le coltiner jusqu’à ce qu’il réussisse à devenir président. Pour quoi ?


Le néocolonialisme comme la démocratie occidentale sont des idéaux qui ne servent qu’un seul but : servir une élite établie et imprégnée des doctrines britanniques. Il n’est aucun évènement majeur ayant traversé les siècles passés sans la main visible ou invisible des britanniques. Je ne vous apprends rien. Afrique, Asie, Amériques, Océanie comme Europe, c’est le même délire. Lloyd Georges l’a théorisé : Nous devons nous réserver le droit de bombarder les nègres.


En réalité, les prolétaires occidentaux devraient tous se sentir concernés par le néocolonialisme car il matérialise clairement toutes les pensées qui les abaissent à leur condition d’ouvriers, d’employés, de petits bras; des nègres pour une élite endogamique, libérale et viciée. Que se passe- t- il en Afrique ou au Proche-Orient où des gouvernants, porte-flingues écervelés des occidentaux, servent les intérêts de quelques- uns ? Les ressources naturelles sont reines et comme l’a si bien dit Lloyd; nous devons nous réserver le droit de bombarder les nègres.

Pour l'instant, on met en application le soft control: éviter de s’embarrasser avec l’esclavagisme, les éliminations, les putschs et mettre une burqa sur le visage de ces Etats riches, une ligne intermédiaire, un plafond de verre, en plaçant des fonctionnaires qui servent toujours les mêmes intérêts, les leurs. Derrière le masque et le paravent de la démocratie, le capital peut s’épanouir, s’enrichir, engraisser sans avoir à se préoccuper des désagréments antérieurs si néfastes pour la pérennité de ses profits. Et encore, il n’est pas sûr que l’esclavagisme soit vraiment si choquant pour eux. Après tout, les 5/6 de la planète vivent chichement, dans des pays despotes, chaotiques, sans protections ni horizon et cela n’a vraiment jamais dérangé. Préoccupées certaines âmes sensibles au mieux. A la fin de la journée, qui veut se coucher affamé, assoiffé, sale, sur une natte sans chauffage ni serrure devant sa porte ? Pas moi en tout cas.


C’est exactement identique en France. Une élite d’assistés se reproduit inlassablement et maintient les sphères du pouvoir dans leurs castes. Les prolos passent donc leur temps à travailler pour le bien-être financier de familles bourgeoises. Au mieux, ils ouvriront une épicerie. Des Branson, ce n'est pas demain qu’on en reverra, très chers !

Le capital est verrouillé, les barrières à l’entrée sont omniprésentes dans tous les secteurs et seuls servis, les nantis et rejetons de nantis qui engraisseront davantage à l’abri des heurts, des cris et suprême hypocrisie, auréolés de gloire et de respectabilité. Ceux qui s’élèvent contre cela sont immédiatement isolés, diabolisés, ignorés, calomniés, menacés, tués. On leur refile quelques sas d’évacuation pour canaliser leur esprit de révolte ; grèves, protestations, manifestations toujours bien encadrées par les sbires des syndicats censées justement lutter contre les injustices. Je vous rappelle que ce sont des syndicalistes qui ont expulsés les sans-papiers de la Bourse du Travail à Paris. Le système n’a même plus besoin de frapper. Besson est maintenant ministre de l'identité nationale et peut faire des doigts d'honneur, Mitterand à la culture et Minc conseille aussi bien Sarkozy qu’Aubry. L'honneur est sauf.

UMP - PS, ce sont les deux faces de la même pièce. L’une affiche les valeurs, l’autre les origines mais cette dernière appartient à la même banque, le capital français. C'est probablement de quelqu'un ça ?
Je me suis rappelé d’un entretien de Chomsky portant sur la polyarchie : gouvernement du peuple par plusieurs élites, je crois. A affiner.

Ils sont prêts pour votre bien à vous protéger du niqab, de Bigard, de Dieudo, de Tom Cruise, de Le Pen, du PC, des chinois, de la couche d’ozone… Mais ils ne vous obligeront jamais à user de votre droit de vote. Et pourtant, si vous étiez contraints à voter, je suis convaincu qu’ils vous écouteraient. Aujourd’hui, vous avez le choix, pour leur plus grand bien.


Le péquin moyen a l’impression d’être différent du coolie indien, de l’ouvrier chinois, du domestique laotien ou du vendeur à la sauvette somalien. Ignorant qu’ils sont tous des boys, des employés de maison. Et comble de l’ironie, il croit dans son for intérieur, qu’être blanc, est un privilège qui le protège de ce qu’il est fondamentalement, un nègre. Comme Farid, comme Chen, comme Ibarra, comme Michelle, comme vous, comme moi. En cas de révolte, ils se réserveront toujours le droit de vous botter le cul, nègres. En Palestine, les juifs et les arabes s’écharpent stupidement et BP file 9 millions d’euros à son PDG pour ses brillants résultats. God save the queen.

J’ai finalement trouvé le sommeil. Je crois que je suis prêt pour la lecture du Capital.

Magson de Pazou

Le principe de réciprocité

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/Princess+of+the+Dawn/video/x69fk3_udo-accept-princess-of-the-dawn_music]



Mes bicots, mes négros, même mes gatchos connaissent cette impression désagréable, injurieuse et méprisante qui se dégage lorsqu’on se retrouve avec une connasse de bourge qui, à notre vue, se crispe, se cramponne à son sac à main comme une lionne s’accrocherait à sa proie face à une meute de lycaons.

C’est assez gênant comme situation et notre réaction reste toujours assez perplexe ;
- Soit on s’énerve et on le dit, ouvertement à cette cruche et on passe pour un excité, un sauvageon, un scélérat aux intentions de vol réelles,
- Soit on fait semblant de n’avoir rien constaté et on se tait, placidement devant cette jarre et on demeure frustré de lui avoir donné raison via son silence, cette dernière se satisfaisant d’avoir su gérer une situation délicate.
Vous constaterez que dans les deux cas, vous serez considéré comme un renégat et vexé de ne pouvoir laver votre honneur.


Je vous propose une troisième voie, qui aura au moins le mérite de vous soulager de votre frustration. Pour les à priori, je ne peux rien. Hortefeux ! Je ne crois pas non plus, vu ce qu’il pense des auvergnats.

Simplement, à chaque fois qu’une courge vous démontrera sa crainte de l’arabe ou du négro détrousseur, sans manifester aucun intérêt à sa personne, crachez au sol, de préférence dans sa direction, sans la regarder et continuer à vaquer à vos occupations, innocemment, comme elle. Et lorsque vous la quitterez ou la traverserez, souriez. Vous verrez que vous repartirez le cœur léger … Et elle comprendra.

Face à la connerie généralisée, standardisée et pérennisée, le seul précepte qui prévaut n’est pas la fraternité, la parité, la mixité, l’égalité, l’équité, la cécité… ou toute autre considération vaseuse, qui font beau sur un fronton mais n’ont d’effets que leur musicalité.

Le principe de réciprocité, seul, me paraît crédible. Ne pas faire aux autres ce qu’on n’aimerait pas qu’ils nous fassent ; voilà qui est juste, équilibré et réaliste. Autrement, c’est parlotte, turlutte et branlette intellectuelle.

Magson de Pazou

Mes traîtres préférés (Slam)



Au bout de la nuit, je voyage*
Comme Céline, féline donc traître
Mon histoire, comme tant d’autres
Laisser une trace pérenne qu’importe le maître

J’erre et de ma position, j’aide
Selon des valeurs qui peuvent être les vôtres
Ou les leurs, je trahis
Et mes larmes effacent l’encre de ma perdition,
Espion je suis, et pion je fuis,

Dans cet antre de délation,
J’ai appris à pleurer et à aimer de nouveau*,
Ne jamais faire acte de reddition,
Comme Penkovski, se méfier de ses relations,
Croire et mentir, croire à ses mensonges,
Telle est la devise pour tromper son monde

La conscience tranquille, la confiance fragile,
Nous vivions une époque difficile
Grâce à Becherel et Curie,
guerre froide et furie, bombe H et tueries

Siècles et trahisons
Passant, vas dire aux spartes que nous gisons ici*
A cause d’Efialtes, mes œuvres me survivront
Comme celles de Vetrov
J’aurais pu être le sixième de Cambridge,
Vendre le nucléaire aux russes, comme Aldrich,

Servir à Fort Alamo comme Rest,
Popov, guide mes pas, soulèves mes paupières
Espion par la force des choses,
Pour la bonne cause, ou encore pour le flouze,
Vous avez le goût du risque, j’ai la liste
Et au mieux disant, je vous offre

Je suis un espion,
Un traître à ta nation, un héros, une damnation
Ou vice versa, le nec plus ultra
C'est qu'aucune guerre ne se déclenche sans moi
Des meurtres se justifient par moi
Ta paix repose sur moi

Des informations, trahir est une vocation
Et au panthéon des agents, je veux être présent, comme Reilly
Je sers CIA, MI-5, KGB, ou Mossad
Pour les plus illustres, j’aimerais avoir la fin d’Harrari
On ne fait pas toujours de vieux os dans ce métier
Demandes à Barbie
On n’en tire jamais les mérites

Regardes Poliakov
Traître dans mon pays, héros chez l’ennemi
Je n’en suis pas toujours fier
C’est l’histoire de ma vie
Qu’auriez-vous fait si je n’avais pas agi?

Mandela l'exemple

En 27 ans de prison, Mandela a dû tirer pas mal sur le marteau-pilon pour tenir le coup.

J’aimerais bien savoir combien de fois il se branlait par jour ?

Enfin, si c’est possible...

Magson de Pazou

Un premier pas vers la réussite

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/oasis+noel/video/x3oxj4_oasis-stop-crying-your-heart-out-li_music]



La rigueur fait naître la créativité. L’excès de créativité, comme tous les excès l’annihile. On vit une époque de frivolité où la rigueur est devenue en moins de 30 ans un mot abject, au même titre que sacrifices, mérite, responsabilité. L’époque est à l’oisiveté et le dépassement de soi confine aujourd’hui à la maltraitance des enfants.

La créativité est une conséquence directe de la rigueur et une société permissive ne favorise pas des génies. Il faut que les gosses se laissent aller, peignent des merdes, des gribouillis appelés dessins, écrivent comme des canards sous Taser, et rêvent tous de finir mi pute, mi pute, comme Britney. Et leurs parents les y encouragent avec ferveur.

Tu peux faire ce que tu veux, chéri. Des cortèges de canardeaux pédants élevés en batterie dans des écoles qui ont pour école, les tableaux qu’abritent leurs supposées salles de crasse, temples du crétinisme institutionnalisé.

Mon cœur est triste, face à tant d’évanescence, la sagesse devrait prévaloir. C’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleurs plats. Il serait judicieux de tirer les enseignements de cette déchéance scolaire qui est maintenant la marque de fabrique des écoles françaises. Les bambins sont nuls en français, en mathématiques, en histoire, en sciences naturelles, en langues étrangères... Nuls en tout et on se demande comment ils pourraient maintenir le niveau de leur pays face aux ogres naissants avec autant de crétins. Je suis pour le retour des uniformes à l’école.

La rigueur permet de donner à des jeunes un intellect quasi standardisé pouvant servir d’étalonnage pour l’industrie de demain. Il s’agit réellement de niveler le terreau académique car les oscillations de l’électrocardiogramme scolaire français sont drastiquement saccadées. Une base solide. La rigueur crée un conformisme, qui irrigue toute la société et permet une meilleure homogénéisation des connaissances et du savoir. Une organisation quasi militaire qui mobilise une grande partie de la masse. L’ Allemagne en est l’illustration la plus frappante.

La rigueur permet aussi de mettre en exergue des personnalités exceptionnelles, des génies ou des créatifs qui réagissent à ce corsetage social en créant ou en optimisant leurs aptitudes intellectuelles ou physiques. Karl Marx, Einstein, Sakharov, … Cela entraîne l’explosion de créativité et l’éclosion de contre-cultures, de nouvelles pensées, de performances intangibles dont sont coutumières certaines personnes érudites ou certains sportifs. Sans habit, un corps féminin devient rapidement aussi attrayant que Michael Jackson, de près. Que serait Woodstock sans l’Amérique de Nixon ? Agassi sans son paternel ? Lénine sans le Tsar ? De Gaulle sans Hitler ?


Les héros ont besoin de chaos pour se révéler. La créativité a besoin de rigueur, d’autorité pour poindre. Le diamant ne tombe pas du ciel. Nos sociétés permissives ne poussent pas les meilleurs à se transcender. Les parents d’aujourd’hui sont extatiques lorsque leurs mioches écervelés leur ramènent le Bac, examen donné par l’éducation nationale. Echouer au Bac, c’est être soit débile, soit jem’enfoutiste. Triste évolution. Combien de sages ont grandi dans un environnement strict qui a su forgé leur génie ? L’érudition exige le travail, l’intrépidité et la méthode.

Je suis pour l’uniforme car cela crée un sentiment d’appartenance, un esprit de corps, de reconnaissance sociale. L’habit ne fait pas le moine. Mais on reconnaît le moine par son habit. Les riches inscrivent volontiers leurs rejetons dans les institutions catholiques aux tenues chastes et trouvent cela normal que la masse puisse se rendre au bahut en vêtements de ville. Que penser d’un trader sans costume ? Un basketteur sans short ? Un magistrat sans robe ? Une petite bite sans 4x4 ? Pas de raison objective que les élèves n’en aient pas.

Avoir un uniforme, c’est en prendre soin, le laver, le repasser, le ranger, le personnaliser pour les plus inspirés.
C’est se faire reconnaître dans la rue et éviter de sécher les cours.
C’est appartenir à un groupe et se sentir en toutes circonstances, ambassadeur de son établissement.
C’est masquer les différentes origines sociales pour faire fondre dans un ensemble, les chérubins qui feront la société de demain.
C’est symbolique d’un corps important qui caractérise notre société comme les maçons et leurs cottes, les éleveurs et leurs combinaisons, les policiers et leurs uniformes, les postiers et leurs vestes, les banquiers et leurs costumes, …
Avantage indéniable en plus, en ces temps de vaches maigres, cela permettra aux familles de faire des économies sur leur budget vêtements et de les consacrer à d’autres activités bien plus enrichissantes.

C’est un métier d’être un élève, avoir une tenue officielle pour ce job ne serait que chose normale.
L’uniforme crée le respect de soi et des autres, la rigueur et intègre dans une ambiance de travail et d’exigence. Il ne viendrait à l’idée d’aucun enfant de traîner à 22 heures en uniforme en bas de son immeuble.


Plus de rigueur et d’autorité. Double bénef pour la cité. La majorité s’attèlera à devenir conforme aux attentes sociales et les grands hommes s’échigneront à démontrer leur anticonformisme en résistant ou en créant. Ainsi naissent les génies.

Maintenant, pour les minettes, on a le choix entre une société rigoriste, le niqab masquant et une société permissive, le string apparent. D’un côté, une ferme volonté de se cacher à l’agora, boosté de désir et de l’autre, un sous - vêtement affriolant qu’on exhibe à l’agora, frustré de ne pouvoir assouvir son désir.
Le consumériste occidental, dans sa quête d’acceptabilité sociale, réussit à trouver outrageant qu’une femme mette un hijab pour son épanouissement spirituel mais absolument banal voire enrichissant qu’elle exhibe ses fesses. Place nette à la nouvelle profondeur épidémique. C’est l’époque qui veut cela.

Les gamines de 12 piges sont devenues de vulgaires mini-putes style MiniMoi, des reproductions en grandeur miniature des suceuses du tertiaire que le capital a su générer et entretenir.

Ils ne veulent pas de hijabs dans leurs écoles, des strings pourquoi pas ? A mon humble avis, un uniforme mettrait tout le monde d’accord.

Et puis, cela permettra aux français de faire des efforts considérables en chaussant de meilleurs souliers.

Notre permissivité ne rime pas avec créativité. Malheureusement. L’exigence naît dans la douleur, le sacrifice, le labeur. The hard way is the only way. C’est dur d’échouer. C’est encore plus dur de réussir.
Nous ne pouvons pas tous être des génies. Il n’existe pas d’école de génies. Il n’existe que des écoles. Aidons-les à en révéler.

Magson de Pazou

lundi, août 17 2009

Poutine, sauves ma planète !

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/andrea+bocelli+con+te+partiro/video/x2jt9e_con-te-partiro-andrea-bocelli]




Déplaceuse chérie; ma relation sentimentale la plus longue : près de 18 mois à arpenter l'Ile-de-France en toutes circonstances et sans exigences démentielles sinon de mettre 15 euros de carburant hebdomadaires. Aucune vidange, aucune embrouille, aucun lavage artificiel, aucune demande extravagante.

J'espère que ma nouvelle fourgonnette me rendra le sourire. Elle supplée largement au manque qui m’habite depuis que la déplaceuse est à la casse. Elle suce un peu trop mais que voulez-vous, conçue dans les années 80, l’écologie n’était pas encore religion et elle en a gardé les stigmates.

Pas besoin d’avoir une voiture récente bon marché, aucun intérêt. Être la pompe à fric d’un système applelisé qui a institué une stratégie de verrouillage total du client, non merci ! Ma fourgonnette est encore une voiture mécanique et elle me plait ainsi. Elle n’est pas attractive. D'ailleurs, je n'ai pas besoin d’une grosse voiture, j’ai déjà une grosse bite ; j’ai rien à compenser. Juste besoin d’un véhicule pour me mouvoir dans ma jungle francilienne et donc, je suis allé au mieux disant, le particulier, et j’en suis fier.

Jouissif de continuer à polluer avec ma vieille caisse quand je vois tous leurs reportages sur l’écologie, sur la couche d’ozone, sur la pollution à Paris, sur le scandale de l’eau en Bretagne … J’accélère.

Écologie ne rime pas avec économies, vous devriez vous en rendre compte car leur discours sirupeux sur la planète qui se meurt n’a qu’un seul but inavoué : relancer leurs profits.

Ils découvrent que le bio n’a aucune valeur nutritive supérieure au conventionnel. Nous en sommes désolés. Vraiment. Tout cet hallali médiatique commençait à nous les briser. Un coup d’arrêt remarquable, comparable au truc ellipsitique mon cul de Sa Quintessence Chevaleresque ! J’en aurais presque les larmes aux yeux si la propagande ne s’était pas remise en marche ; mangez 5 fruits et légumes chaque jour ! Cela permettrait d’éviter le cancer.

Les fruits et légumes ont trois gros avantages pour l’organisme :

- Fourniture d’antioxydants qui protègent des maladies,

- Fourniture de vitamines qui optimisent le métabolisme

- Fourniture de calcium pour la solidification des os.

Cependant, l’organisme a besoin d’une quantité assez limitée de vitamines pour fonctionner correctement. Ces quantités sont infinitésimales et ces oligo-éléments sont aussi contenus dans les autres aliments. Certes, dans des proportions minimales mais elles y sont. Et comme on mange tous les jours, les besoins sont plus ou moins comblés. En ayant une alimentation variée, aucun danger.

Une fois que le corps a eu sa dose de vitamines, les excédents sont simplement éliminés par les reins car inutiles. Dans certains cas, un excès de vitamines pourrait même causer des problèmes de santé.

Consommer des fruits et légumes, oui ! Consommer 5 fruits et légumes par jour, foutage de gueule ! Vous vous rappelez de cette vérité tombée du ciel qui commandait aux crétines parisiennes de consommer 1 litre d’eau par jour pour leur bien-être sanitaire ?

Pour tous ceux et celles qui sont convaincus d’avoir absolument besoin de fruits pour vivre, les gélules multivitaminées en pharmacies offrent les mêmes avantages pour moins de 5 euros. Croyez-moi, c’est bien plus intéressant pour votre porte-monnaies que 5 fruits et légumes par jour par individu.

Toujours baisés et toujours fiers de l’être.

Soyons sérieux ! La planète va mal et pas besoin d’être devin pour s’en rendre compte. Mais que puis-je faire pour la sauver? Rien. Que pouvez-vous faire pour la sauver ? Rien. Que font-ils, nos dirigeants pour nous sauver ? Rien. Ou plutôt, pas grand-chose car leurs protocoles, leurs taxes, leurs incitations, sont inutiles. Le problème de l’écologie n’est pas directement imputable à notre consommation ou supposée surexploitation industrielle. La cause est démographique et selon moi, uniquement démographique.

Vous voulez sauver la planète, réduisez son peuplement.

Comment ?

Parlons peu, parlons vrai. Logiquement, la guerre est une solution immédiate aux problèmes écologiques.

Horrible mais efficace. 600 à 679 millions d'habitants en 1700, 1,8 milliard en 1900, 2.5 milliards en 1950, 6 milliards d’hommes en 2000, prévisions en 2050, 9 milliards.

D'aucuns pourraient rétorquer que les chiffres de siècles passés étaient biaisés car la définition d'être humain n'était pas la même que celle d'aujourd'hui, les australiens considérant les aborigènes par exemple, comme la faune. Mes négros étaient des meubles. Why not ?

On constate néanmoins qu'en simulant une progression normale et constante de sa population fondée sur ces données, la planète aurait dû être peuplée de 2.4 milliards d’humains en 2000. A ce stade, nous n’aurions pas ces problèmes écologiques. Nous sommes 6 milliards.

La mondialisation et les évolutions technologiques et sociales ont permis cette accélération démographique. Il a manqué le régulateur ; la guerre ou plutôt le sentiment de guerre.

Le monde a changé en 50, après la deuxième guerre mondiale, destructrice, hautement meurtrière et castratrice pour les occidentaux, maîtres du monde, qui ont décidé de construire la paix. Noble dessein. Déjà en 1914, ils avaient capitulé avec leur esprit conquérant et va-t- en guerre. En 45, ils ont conceptualisé et mis en œuvre la pacification des esprits et la mondialisation; avec le libre échange et suppression des frontières comme fondements. Je vous passe la fondation de l’Europe, qui a pacifié les pays traditionnellement ennemis; le féminisme ou plutôt la féminisation de la société; la découverte des antibiotiques, les 30 glorieuses ou le triomphe capitaliste qui a permis aux populations paupérisées d’accéder au capital et d’augmenter leur niveau de vie et surtout leur qualité de vie; les deux blocs qui ont coalisé tous les pays vers l’une ou l’autre bannière dominante, permettant ainsi de neutraliser les affrontements locaux; et la médecine, qui par la découverte d’antibiotiques et de la pilule par le Dr Pincus ( et non Simone de Beauvoir), a favorisé l’amélioration de la vie et de la durée de vie.

Les hommes se sont plus dans cet état de transition ponctué, ça et là de quelques soubresauts guerriers très localisées et à l'incidence contenue (Kippour, Vietnam, Corée, Biafra, Irak…). La disparition future de l’URSS a amplifié ces effets et l’esprit pacificateur a pris le dessus. Aujourd’hui, le service militaire est conspué, les valeurs mâles sont huées et la vue du sang sanctuarisée.

Cerise sur le gâteau, la pilule a légalisé la permissivité des femmes. Et les hommes ont pu copuler allègrement. Plus de freins. Enfin, ils ont toujours les leurs. Disons, plus de barrières ou de digues. Plus de guerres pour occuper les esprits et les hommes :

- Les riches se sont enrichis et ont mis en route des équipements pour protéger et pérenniser leurs fortunes : protections sociales, planning familial, immigrations, multinationales, oligarchie gouvernante, armes nucléaires dissuasives, ONU…

- Les pauvres se sont réfugiés dans le seul plaisir qui ne leur est pas encore facturé : la baise. Sauf, qu’eux, n’ont ni planning familial, ni pilule et par définition, pas de cash. Explosion démographique assurée. Et les pays asiatiques ont défoncé leur taux de fécondité : Inde, 1 milliard, Chine, 1.3 milliard.

Et depuis lors, le sentiment d’insécurité, de peur, s’est évanoui. Le pacifisme est devenu religion, et l’opinion public, gardienne de cette valeur certes respectable mais O combien cancérigène pour la planète, s’est complu dans l’aisance, la paresse et l’importance du mariage des gays dans la société.

La guerre a perdu de son éclat. L’expansion et la domination sont mal vues par l’opinion publique. Et à juste titre. Et pourtant, la guerre a bien des égards, a permis le maintien d’un nombre raisonnable d’hommes sur terre. Elle a longtemps joué le rôle de régulateur de la planète. Trop de paix détruira la planète.

Comment ferons-nous à 9 milliards ? Vous allez fermer votre robinet toute la journée ?

La guerre avait cet avantage de contrôler la natalité et donc la démographie des hommes. Comme dans le règne animal où l’herbe est bouffée par l’antilope, qui sera tuée par le chacal, à son tour tributaire des conditions climatiques et des crocs du lion, au sommet de la pyramide, roi éphémère d’un territoire d’où il sera chassé par de jeunes mâles plus cruels qui se chargeront d’éliminer sa descendance. Et le cycle recommence. Cela s’appelle la chaîne alimentaire.

Les hommes se sont greffés à ce cycle en intégrant via leurs aptitudes intellectuelles, directement le pic du sommet. Pendant longtemps et grâce aux guerres, aux épidémies, aux conditions de vie difficiles, ils ont pérennisé la chaîne. Aujourd’hui, pacifiés et pacifiques écolos neuneus bobos branchés, ils ont cru drastiquement et la chaîne va se casser.

Après tout, il faut bien nourrir cette marmaille, la loger et la maintenir dans son nouveau style de vie. La planète en souffre et comme vous, je continue à user des rouleaux de pq pour me torcher le cul et des litres d’eau pour évacuer les restes de ces jambons chimiques de porcs élevés en batterie, achetés à vils prix dans un réseau de supérettes qui a fait des économies d’échelle, des centres de profits encore plus rentables que la marge de distribution normalement dévolue à cet effet.

Vais-je m’arrêter et me mettre au bio ? Construire ma maison en pailles et terre cuite ? Non. Enfin, quand je fêterai mon premier million.

Et finalement, l’absence de guerre a permis l’émergence de pâles hommes d’état de piètre rang, de faible stature et de peu de consistance. Mandela est une légende maintenant. Churchill doit se torcher dans sa tombe. Des légendes sont nées et ont survécues grâce à leurs exploits et ce ne sont pas les missiles de croisière qui nous feront oublier les croisades d'Alexandre.

J’imagine que certains penseurs réfléchissent à ce défi majeur qui nous attend. Comment juguler la démographie planétaire ? Le Sida, le SRAS, la grippe mexicaine, l'homosexualité, Mars, la programmation génétique, l'autorégulation ...

Éthique et paix risquent d’être mises à rude épreuve dans un proche avenir. Pour ma part, faites la guerre, pas l’amour et vous sauverez peut-être cette planète. Malheureusement, le champignon nucléaire a réduit les ardeurs des plus téméraires ; demandez aux japonais.

Magson de Pazou

mercredi, août 12 2009

La valise ou le cercueil (slam)



La valise ou le cercueil*

D'Orania à Ramallah,
L'espace inspire des ferveurs
National est le parti, séparée la politique
Comme Verwoerd (Fer Vourt)

A chacun son lebensraum,
Sa clôture et ses troupes,
Hier ton Balfour, Aujourd'hui ton Lieberman,
Et demain leurs kibboutz,

Car supérieurs sont vos esprits, vos traits, vos pensées
Septembre 66, Tsafendas n’a rien compensé
Oslo non plus, jadis, Intifada s'appelait Inkatha
Pour Botha, mes négros étaient des impalas

La valise ou le cercueil

De Pretoria à Haïfa, le peuple se veut élu
Pour Terre Blanche, la terre promise
Et Miriam chantera à Sophiatown
Indigènes dans les bantoustans,
S’adapter ou mourir, telle était la devise
Aux mines ou à Robben Island

L’opinion restée atone, Pik canonne
Soweto se meurt, s’émeuvent des négros de Biko
Jamais pendu n’a eu autant d’hématomes*

Bloemfontein un lointain souvenir, et à Sharpeville, on massacre
Opprimés devenus oppresseurs et à l’ONU, ça palabre !
Un Boer, une balle,
Erigée en principe de vie, pour les collabos,
Un collier de pneu enflammé autour du cou
En guise de linceul

La valise pour cercueil
De quel côté du revolver êtes-vous ?*
Bochiman, Xhosa ou Zoulou ?
Un prisonnier ne peut pas faire de contrat*

L’histoire en marche, De Klerk en mage
Le capital à l’œuvre et Nelson le terroriste émerge
Un long chemin vers la liberté* comme épilogue
Images et légendes d’une certaine époque
D'une certaine époque...

Interdits et patati et patata !

Interdit de fumer - Interdit de vendre de l’alcool après 18 heures – Interdit de promener son chien – Ne pas faire de bruit – Interdit d’entrer – Interdit de sortir – Interdit aux moins de 18 ans – Ne pas téléphoner – Ne pas sonner – Interdit aux colporteurs, marchands ambulants, démarcheurs – Propriété privée – Interdit aux mineurs – Fermé – Soirée privée – Tenues correctes exigées – Pour habitués uniquement – Ne pas déranger – Silence exigé – Voie privée – Interdit bancaire – Pas de publicité, merci – Ne pas jeter les ordures - Site interdit - Chantier interdit au public - Objets interdits en cabine - Sens interdit - Téléchargement interdit - Interdit de faire pipi - Interdit aux mecs - Interdit aux piétons - Interdit-nourrir-pigeons - Interdit aux chiens - Interdit aux parents - Stationnement interdit - Interdit sauf aux riverains - Interdit de baignade - Interdit de séjour - Hacking Interdit - Interdit de vente - Interdit aux cyclistes - Interdit de se baigner - Interdit au Public - Les objets interdits - Accès interdit à toute personne étrangère au service - Interdiction-de-faire-du-skate - Interdiction de traverser - Interdiction du foulard - Interdiction de faire appel - Il est interdit de flâner sous peine d'amendes - Interdit aux mouettes - interdit en Europe - Parking interdit au public - Interdit aux deux roues - Interdit aux montgolfières - Trottoir interdit - Danger! barbecue interdit - Pique-nique interdit - interdiction de courir - Interdiction de faire demi-tour - Interdiction de cracher - Interdiction de s'embrasser en public - interdiction de boire ou de manger - Interdiction de dépasser - Interdiction de pêche - Interdiction de pêcher le thon - Interdiction de ramasser des fossiles - Interdiction de vente d'alcool - Interdiction d'utiliser l'eau des puits et forages à usage domestiques - Interdiction de dépassement - Interdiction de jeter l'ancre - Interdiction de se garer - Interdiction de vol - interdiction du voile - Interdiction de circuler - Interdiction de publier - Interdiction de skier - Interdiction des minarets - Interdiction des armes à feu - Interdiction de détenir certaines espèces non adaptées à la détention par les particuliers - Interdit à la chasse - Interdiction de la chasse à la courre - Interdiction temporaire - interdiction de la publicité comparative - interdiction des actions collectives - Ne pas crier - Ne pas montrer aux enfants - Ne pas traîner - Prix public conseillé - Vivement conseillé d'obtempérer - Interdit de se serrer la main - interdit de tousser ...

Magson de Pazou

lundi, août 10 2009

A nos chers ringards, merci !

[Prélude

http://www.dailymotion.com/video/xvmi1_megadeth-a-tout-le-monde_music]



A nos chers ringards, merci ! Merci pour toutes ces émotions, ces moments de tendresse, de hardiesse, de liesse, quand un euro était un franc et le commandant Cousteau nous emmenait explorer les fonds marins avec le Calypso.

Merci pour ces soirées de rires, de délires, de fous rires devant vos œuvres ; j'en garde toujours des souvenirs mouillés. Un autre temps, un autre âge, une autre époque que les nourris au Blédina ne peuvent vraiment pas connaître.

Merci pour l'ouverture au monde, à l'autre, à la découverte de soi, car de vos prestations, j'en ai forgé une certaine vision de ce monde. Merci d'être ringards, les héros ont changé depuis. Néanmoins, à mes yeux, vous demeurez des êtres grands, mus par une volonté d'acier. Vous avez réussi là où la plupart n'ont fait que rêver. Moqués, hués, écartés, fuis mais omniprésents dans cette partie de ma vie.


A nos chers ringards, merci ! Merci pour tout et pour ce rien, ce vide qui, semble-t-il, vous caractérise, les irrite, pour ces citations qui les plient en quatre, pour ces gestes simples qui laissent croire au péquin moyen qu'être vous est à la portée de tous. Merci pour toutes ces émotions partagées, ces sentiments exaltés lorsqu'on se met à reprendre vos répliques, vos mélodies simplissimes, disent-ils.

A toi, Norris Chuck, de m'avoir bercé dans l'illusion que je finirais par devenir un vrai héros dans mon pays. Je n'ai pas réussi, je n'ai même pas essayé, je l'ai oublié. Comme eux. Ils ont oublié de dire que tu possèdes une 8e dan en Tae Kwon Do, maîtrises plusieurs arts martiaux; Tangsudo, jiujitsu, Judo, karaté.

Ils oublient tous. Ils oublient tout. Ils oublient que tu es un vrai champion de karaté et qu'à cause des gens comme toi ou Lee, ou encore Steven, nous en étions tous venus à vouloir vivre dans un dojo.

Merci ! Tu nous as montré une voie, et aujourd'hui qu'ils ont vieilli, ils se gaussent de tes films et autres rôles de super-héros. Je veux me rappeler du petit qui s'amusait à donner des Mawashi geri en pensant que lui aussi, t'égalerait.

Je pense à Lee Bruce. Tu as vu Big Boss, tu as vu le talent. Le plus grand, exemple d'abnégation et de travail, créateur, entreprenant, champion parmi les champions.

Ou encore Seagal Steven, 7e dan d'aïkido, ringard parmi les ringards et 600 millions de dollars de revenus pour ses flims. Chan Jackie, grand pratiquant devant l'Éternel et valeureux représentant d'une grande culture et d'un grand art martial. Snipes Wesley et jungle fever. Van Damme Jean Claude et Universal Soldier, arrivé au sommet d'Hollywood en partant de Bruxelles. Lundgren Dolph , multilingue émérite, chimiste chevronné, gradué du MIT, double champion de karaté et suédois. Ridiculisés.

Le jour où vous aurez la même carrière, la même trajectoire, où de votre patelin, vous réussirez à devenir une étoile hollywoodienne, prévenez-moi et je me ferai un plaisir de vous saluer. J'attends toujours de voir un acteur français, un sportif qui réussira là-bas. Douillet David, Asloum Brahim, Gentil Pascal ? A vous, gueux jaboteurs, j'attendrais que les vôtres en fassent autant.


A nos chers ringards, merci ! Merci à vous ABBA, pour ces ballades à 350 millions d'albums vendus.

Merci à vous, Amitabh Bachchan pour Anthony, Mithun Chakraborty et Jimmy, de m'avoir fait aimer Bollywood, ses actrices et ses univers enchantés.

Merci à toi, Phil Collins de m'avoir fait penser deux fois.
A toi SAS Linge Malko de m'avoir initié au monde réel. A vous, Zembla, Akim, Rahan pour ces après-midi de lecture et de songes.

Merci à toi Gascoigne Paul pour ces dribbles et ce but, quel but ! Un chef d'œuvre. ( http://www.youtube.com/watch?v=UXuXu-jDN1E ).


A nos chers ringards, merci ! Merci à vous et tous ceux, nombreux et illustres, que je n'ai pas cités. Merci à vous, petites mains qui m'avez façonnées pour en faire ce que je suis aujourd'hui.

Charriés, ricanés, reniés, humiliés, ricinés, oubliés, par ceux-là même qui, hier encore, ne rêvaient que d'être vous. En amoureux éconduits, ils ont changé de bord pour vous pourfendre, pour se pourfendre, prendre de la distance avec ce passé jugé aujourd'hui encombrant car finalement, ils n'auront jamais réussi à vivre leurs rêves d'enfants. Comme vous.

Magson de Pazou

mercredi, août 5 2009

Happy Birthday, Mister President !

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/la+rumeur+musique/video/x1st2t_la-rumeur-qui-ca-etonne-encore-y_music]



Où est-ce qu’on enterre les ordures ? Question de Grandserre sur RMC. Dans une autre sphère, où enterre –t – on les Diana, Marylin, et autres fanfreluches ? Excroissances crétines d’une pensée chimérique qui a su user de leur mollesse intellectuelle pour en faire des boussoles pour minettes dépucelées. Dieu me garde de ces flatulences.

Et ça glousse, ça minaude, ça intrigue et inlassablement, ça écarte les cuisses! Connues et reconnues pour avoir levées les jambes. Et voir toutes ces dames baver devant ces connes médiatiques. Merde, ces icônes médiatiques. L’époque est définitivement à la légèreté, la vacuité, la stupidité. Triste!

A chaque fois qu’on vous parle des années 60, on ne vous parle que de l’autre fosse à éjaculation des célèbres frères flingués de Boston. Mannequin, actrice, tu parles d’une profondeur d’esprit. Dépressive, mal baisée, suicidée, aucun intérêt. Qu’a-t-elle léguée à la société ? Happy birthday Mr President *!. La reine des bombasses. Un mollar à l'idée que je me fais de la femme. Parce que durant le court laps de temps de son existence de parasite starifié, elle en a sucé, des bites; James Dougherty, Joe DiMaggio, Arthur Miller, Bunny Kennedy, Bob Kennedy, Brando, sans compter les éternels inconnus qui ont dû la besogner sur son sinueux chemin vers la gloire. Aujourd’hui, elle est passée à la postérité. Grâce à ses mandibules, elle est scandée par ses paires.

Ne parlons même pas de l’autre emplâtrée du pont d’Alma. Si elle n’avait pas été une princesse, ce serait la traînée la plus connue qu’on ait eu sur terre. Il n’y’a que mon chien qui ne soit pas passé dessus, comme dirait Dieudonné dans son spectacle. Une plastique, soyons justes, elle tombe elle se relève, une cervelle de son époque, une existence rythmée par ses hormones. Bref, elle n’a jamais dépassé le stade reptilien.
Jamais devenue adulte. Pour une tête couronnée de premier plan, tenue à une certaine retenue, elle en a croisé des hommes et décroisé des jambes : Barry Mannakee, le garde du corps ; James Hewitt, prof d’équitation, Will Carling, rugbyman ; Hasnat Khan, le médecin pakistanais ; Philipp Dunne, le banquier ; David Waterhouse, Oliver Hoare, un antiquaire ; David Kerr, galeriste ; Paul Burrell son majordome, Dodi le fils de bourge. Sans bien évidemment compter les autres innombrables et innommables timorés qui ont dû très probablement, la dépanner pendant certains soirs de grande chaleur. Un petit coup par ci, un mini cunni par là. On finirait par oublier qu’elle était mariée et mère de l’héritier de la couronne anglaise. Il paraît même que Brian Adams le chanteur canadien, Kevin Costner, très connu aussi en France, Juan Carlos d'Espagne, Charles le cocu romantique, l’ont aussi baisé. Soyons politically correct, lui ont aussi fait l’amour. Ça va, chiennes de garde ?

Un exemple d’émancipation féminine, saluée par la dogsa qui ne cesse de la porter aux nues. Il est vrai que pour la portée, elle en a eu deux dont un à la paternité longtemps douteuse. Néanmoins, on est le fils de son père. Nue, n’en déplaise à l’agora, elle l’a été plus que de raison pour une épouse. Si être moderne, c’est se faire torpiller par tous les obus qu’on croise, alors je paierais moi-même un sonar de chasteté à ma fille pour qu’elle puisse s’éviter ce carnage.

Mais ne le dites surtout pas au public que Lady D correspondrait plus justement à Lady Défoncée, il ne vous supporterait pas. La fille du peuple qui baiserait autant serait taxée illico de traînée, de chienne, de salope. Lady D, Oh my gode !!!

Ils vous parleront du charisme, des mines antipersonnelles, et du SIDA. Comme si quelques photos dans un pays pauvre, auprès d’un estropié ou d’un sidatique, sont des actes d’une bravoure exceptionnelle. La pucelle d'Orléans, où es-tu ?

Il serait temps que le monde reconnaisse les vraies personnalités marquantes et cesse de s’extasier sur des femmes aux prestations scéniques disons divertissantes mais aux agissements stupides, dégradants et avilissant pour cette gente.

Cependant, lorsqu’on passe ses journées à lire des TUBA, à écouter des Bussypat Bolls, à regarder love story, mon chien est une chienne, mon fils est chanteur, il ne faut pas s’étonner que Marylin et Diana soient devenues des iCônes.

Il ne viendrait à l’idée d’aucun homme de s’émerveiller devant l’héritage de James Dean ou John John Kennedy. Enfin, de nos jours, il faudrait d’abord redéfinir le mot homme. Vaste projet.

Magson de Pazou

mardi, juillet 28 2009

Sarko en sourdines !

[Prélude

http://www.dailymotion.com/video/x6gfr0_metallica-i-disappear_music]



Sarkozy est tombé dans les pommes en courant. Les experts nous disent qu’il ne s’agit de rien, des millions de français en sont victimes tous les ans. Pas de problème cardiaque, circulez !

Après avoir vu Gasquet nous dire qu’il a sniffé de la coke à son insu, Colin Powell nous montrer une fiole contenant les armes de destructions massives, Clinton nous déclarer sous serment que sucer n’est pas baiser, et Moïse fendre la mer en deux avec un bout de bois, j’apprends aujourd’hui que Sarko a eu un truc ellipsitique mon cul et bien sûr, son cœur est en super état. Il est tellement bien portant, lui le fringant président cyclojogger qu’on se demande encore comment son cœur aurait pu le lâcher, à 50 piges ! Jamais !

Le cœur a failli ? Oh que non, c’est un truc ellipsitique mon cul, ça ne concerne pas le cœur. Donc, ce n’est pas cardiaque. Bref, c’est cardiaque mais ce n’est pas un malaise. C’est vagal. Quoi vagal ? Vous ne connaissez pas le choc vagal ? Dixit Wiki, c'est un malaise dû à une activité excessive du système nerveux parasympathique via la Xe paire de nerfs craniens appelée nerf vague. Ce malaise est la traduction d'un ralentissement du rythme cardiaque ou bradycardie associé à une chute de tension artérielle, aboutissant à une hypoperfusion cérébrale. Mais, pour Sarkozy, ce n’est pas un malaise et ce n’est pas cardiaque. C’est un truc ellipsitique mon cul. Aucune cause, aucune conséquence. Sarko est sain.

Chers amis, ayez des trucs ellipsitiques mon cul, rien à foutre, aucun risque ! Rien, limite, si à 50 piges vous n’avez pas de malaise cardiaque ou plutôt, de truc ellipsitique mon cul, alors vous êtes malade. Conseillé au plus de 50 ans.

Cinquas, ayez des trucs ellipsitiques mon cul, cela prouve que vous êtes en bonne santé. Ce sont les experts qui nous le rabâchent depuis deux jours non stop, nous forçant à admettre qu’un cœur qui lâche, un cinqua qui s’évanouit pendant son jogging, ce n’est pas un malaise cardiaque. C’est un truc ellipsitique mon cul.

Ayez des trucs ellipsitiques qui font que votre cœur lâche et que vous tombiez parfois dans les vaps, cela prouvera que vous êtes en excellente santé. Si vous faites du jogging, c’est encore mieux. Pour ma part, j’attendrais d’avoir 50 ans et je me mettrais au jogging. Des fois que je chope un truc ellipsitique mon cul : je me serais épargné 20 ans de jogging et de bicyclette avec Drucker pour le même résultat. Maintenant, c’est sûr ; c’est sain et signe de bonne santé, retenez-le ! Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les experts.

Du repos et vous pourrez grimper le col d'Agnes à 105 km/h, comme Marco "The Pirate" Pantani. Il n’aura pas vu ses 50 printemps mais je suis à peu près certain qu’il n’aurait pas eu de truc ellipsitique mon cul ; cycliste dopé, cocaïnomane avéré et italien chauve. Croyez-moi, il n’a pas le profil. Prenez exemple sur Sarko, il ne fume pas, ne boit pas, court et il a eu son truc ellipsitique mon cul.

Baisez des minettes, faites des claquettes, courez, pédalez ou gesticulez, peu importe, vous aurez toujours l'âge de vos artères.

D’ici peu, ils nous diront qu’on ne meurt pas de crise cardiaque mais d’infarctus du myocarde. Le roi est nu.

Magson de Pazou

vendredi, juillet 17 2009

Enfin seul !

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/anthrax/video/x9ly5w_anthrax-medusa_music]



Si certaines femmes adorent tant la caméra ou l’objectif des appareils photos, c’est simplement parce qu’elle leur rappelle la belle grosse pine que les hommes savent si bien exhiber devant leurs visages de vierges en rut avant qu’elles ne s’adonnent à notre péché mignon ; la fellation. Je ne vous apprends rien, j'espère. Elles ne voient que ça, un dessous de menton triangulaire, des narines écarlates, un pubis poilu généralement, un nombril creux très souvent, des veines qui parcourent le frein, nos gonades si vaillantes, une raie à l’entretien équivoque parfois, et aux effluves rectaux proportionnels à leur pré-activité fécale.

Quelle vision ! Le monde vu d’un pénis en érection par une femme doit être assez austère. Je peux comprendre leur retenu.

Toutes ces jeunes connasses prêtes à devenir mannequins, journalistes, actrices, et je vous passe tous ces métiers de peu de valeurs, se mettent en quatre devant ce phallus flamboyant qui les enverra vers le sommet. La caméra est grosse, rigide, phallique et, permet de révéler à la lumière le meilleur de ces suceuses du tertiaire. Pour une fois qu’elles n’ont pas besoin de s’agenouiller, elles regardent l’écran comme elles regarderaient un prépuce; avec délectation et à chaque prise, elles se focalisent sur l’objectif et lapent. Merde, parlent.
Femme, tu as aimé la caméra, tu aimeras la queue.

Comme cette nuée de filles, femmes, femmes-filles, qui s’agglutinent studieusement sur les quais du train Nanterre à 8h 30 à la gare de Saint-Lazare. Des abeilles toujours plus nombreuses, pressées, imbues de leurs petites personnes, petites ouvrières très serviables de la reine capitaliste qui les maintient dans leur servilité via des torchons aux contenus inutiles et dégradants appelés pompeusement magazines.

Reproductibles et reproduites en série, guenons savantes aux visions chimériques ou redondantes, les bras m’en tombent lorsqu’il s’agit de devoir photographier cette marmaille consumériste. Amazones sans scrupules. D'ailleurs, leurs dents ne rayent plus le parquet, elles y sont plantées et cette concurrence, déloyale, m’inquiète davantage que leur hystérie migratoire. Plus je fréquente certaines lignes du métro le matin, moins je vois d’hommes. Décidément, tout est fait pour qu’elles soient leur futur, plus précisément des ouvriers. J’irai travailler en Arabie Saoudite, histoire de m’épargner cette déchéance sociale.

Et puis, avec l’avènement du soleil, moins elles en mettent, mieux elles se sentent. Alors, on est obligé de se taper toutes ces épaules défraichies, ces cuisses adipeuses et flasques, ces genoux à la rotule difforme, ces fesses plates, ces dents si poisseuses on dirait les miennes… Putain, cachez ces monstruosités que je ne saurais voir !

Finalement dans cette société, il n’y’aurait pas meilleure mise en lumière de la femme qu’un hijab qu'ils pourfendent hargneusement.
Femme, tu veux asseoir ton intelligence, caches – toi !

Ce n'est pas moi qui le dit, c'est Nietzsche, Tout esprit profond avance masqué.

A contrario, toute femme qui aime bien prendre la lumière aimerait bien sucer une grosse queue. Et leur soumission à cet objet est une simple projection de leur penchant. Plausible. En tant que mâle, je devrais apprécier ces poupées à flûte, disons journalistes et leur payer une sucette pour qu’elles continuent d'exercer leur talent sous les uv.

Par vagues entières, ils et elles migrent vers le sud, vers le soleil, les plages, les glaces. Contentes de s’extirper de leur quotidien aliénant pour aller servir de cash money au capital ; moutons et brebis conditionnés par la consommation et fiers de l’être.

Enfin, je respire, Paris s’est vidée. Le périph est plus dégagé le matin et le métro plus agréable. La fine fleur des ovidés s’est tirée avec la smala au camping à Cogolin et s’enivre pernicieusement de ses désirs en passant toutes ses journées à mater; qui une bimbo refaite et hyper montée, qui un yacht d’apparatchik du système à St-Trop, qui un jeune pédé cultureux neuneu, attisée et prête à revenir bosser comme un Dalit pour payer son loyer, sa chaîne de cul, son pq, ses crédits et les nouvelles lubies de madame, vil parasite juché sur sa petite couronne de chef d’équipe, assistante de direction, fière de reposer cervicales et poignets, après tant de mois passés à sucer et branler son supérieur, son patron, son collègue et son couillon de mari. La vie est dure.

Les moutons sont de sortie ! Enfin !! Solitude, solitude, ma douce solitude. Dans ce climat de transhumance moutonnière, être seul est une qualité indéniable que tout être normalement constitué, devrait rechercher furieusement en lieu et place d’un déplacement stupide de troupeau à des points d’eau consuméristes j’ai appelé des plages en quête de soleil, de fesses et de dépenses outrancières d'un capital qu'on a difficilement obtenu d'une société de crédit.

Les occidentaux apprécient leurs vacances. Quoi de plus normal après avoir été exploité toute l'année, de prendre quelques semaines pour se requinquer afin de replonger dans la furie qui anime nos vies. Le système a astucieusement su leur aménager un sas de répit afin qu’ils acceptent sans jamais geindre, leur vie de mal baisés ou plutôt de travailleurs.

La seule chose que je ne comprends pas, est cette volonté grégaire d'être des milliers pour pouvoir se reposer. A-t-on besoin de tous aller dans le sud pour apprécier l'été ? Ne fait-il pas chaud à Paris ou dans le nord ? Si l’on pouvait observer du ciel ces déplacements, on serait ébahi par la malléabilité de nos chers humains qui rivaliseraient directement avec les gobe-mouches.

J’apprécie ma solitude, voir ma région vidée de tous ces bobos parasites béats qui la noient dans la vulgarité, la pollution, l'abject. Malheureusement, ils sont remplacés par des colonies de touristes empereurs. Alors, épargner son pécule et profiter de la banlieue car nous y avons encore droit à la paix, grâce à leurs campagnes de diabolisation, avant qu'un péquin famélique, ne découvre le Banlieue Tour comme d'autres ont créé le Tchernobyl Tour.

Profiter du silence pour se repaître. Bon, j'évite Paris Plage, ce simili point d’eau qui est à la plage ce que Johnny est au rock.

Pour le reste, une bonne pipe, une bière fraîche, une demi-douzaine de bouquins et enfin seul, pouvoir apprécier l'accalmie.

Magson de Pazou

mardi, juin 30 2009

Pour toi, Loco !

La réussite ce n'est pas de voler de succès en succès, mais de pouvoir se relever une fois qu'on tombe, de pouvoir se relever autant de fois qu'on tombe

Nadia de Soester

samedi, juin 27 2009

Nos souvenirs brûlés



Nos souvenirs brûlés !

Excellent petit film avec Benicio del Toro et Halle Berry.

Une histoire fantastique, des vrais acteurs, la vie quoi ! A voir à tout prix !

Magson de Pazou

jeudi, juin 25 2009

Home, mon cul !

[Interlude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/muse/video/xgssn_muse-hysteria-video]



Lorsque tu la prends en levrette, une contorsionniste, elle peut te lécher les boules en même temps.
Formule peu distinguée mais très imagée d'un cher collègue qu'il me plait toujours de mettre en avant.

J'aurais aimé que la planète soit contorsionniste et sache indéfiniment s'adapter à toutes les contraintes que l'homme, dans sa très grande suffisance, lui fait subir. J'ai la faiblesse de croire qu'elle l'est tout de même car, comme tout terrien, je suis mu de cet optimisme crétinisant qui nous permet toujours d'envisager des lueurs d'espoir même lorsqu'il a disparu depuis longtemps. Je pisse sur l'écologie. Enfin, je pisse sur cette écologie.

Attendez, quand j'aurais mon premier million, je me chaufferais grâce à l'énergie solaire. Pour l'instant, le nucléaire, c'est pratique, peu cher et moins chiant.

La caillasse, n'y'a que ça de vrai ! Le reste, c'est parlotte et manip ! A l'orée du déclin occidental, les trompettes jouent du "Flotambo" pour essayer de conserver leurs privilèges. Et vas-y qu'il faut développer les énergies propres, recyclables, durables, naturelles...

Je suis pour les OGM, pour le nucléaire, pour l'agriculture conventionnelle.

Le bio ? Du folklore pour bobos sirupeux en quête de spiritualité et d'idéalisme béat et déculpabilisant. J'irai chier dans les rues du Marais pour apporter de l'engrais naturel aux potagers des parigo branchouilles à la con !

Le problème ne se situe pas au niveau du délire écologiste. La bulle écologiste est largement le fait du capital, qui essaie de trouver des nouveaux relais de croissance dans une économie saturée. On ne saurait faire boire un âne qui n'a pas soif !

Soyez écolos ! Je continuerai d'aller au McDo, et ensemble, nous sauverons la planète. Victimes, va !

Le problème est démographique ! A 6 milliards d'individus, on ne peut pas fonctionner comme en 1950 ! C'est mathématique. La machine est lancée et ce ne sont pas des protocoles de merde, des incitations neuneu occidentales, et des lamentations pleurnichardes d'écolos, bourgeois défraîchis, qui inverseront la tendance.
Les pays pauvres ne vont pas s'arrêter de se développer pour vos beaux yeux. Chacun sa merde. Vous pourriez toujours ériger des barrières à l'entrée sur le vieux continent : c'est votre problème ! Il faudra bien que vous bouffiez, que vous échangiez, que vous commerciez pour payer votre troisième voiture à faible émission de CO2 et votre piscine aux algues dépolluantes.

La seule solution : stabiliser voire réduire la population mondiale.

Comment ? Je ne sais pas encore ! Demandez à Mr Attali ou Minc, les prévisionnistes plagiaires aux visions très très visionnaires !

Le jour où nous aurons une solution à cette démographie sans cesse débordante, nous éviterons toutes les catastrophes écologistes dont nous parlent l'alarmiste photographe de l'inutile.

Que ferons-nous en Afrique lorsque la Chine décidera d'annexer un pays car une partie de ses ressortissants aura été tués lors de manifestations xénophobes manigancées, comme Adolf aux Sudètes ?

L'espace vital risque d'être remis au goût du jour dans les prochaines décennies ! La difficulté est de savoir qui lancera les hostilités. Pour ma part, je ne crois pas que ce sera l'Iran. Et vous ?

Les Français sont des veaux, dixit De Gaulle. Propagande, quand tu nous tiens !

Home, mon cul ou ode au capitalisme ! Toujours manipulés et toujours aussi fiers de l'être. Moutons, va !

Magson de Pazou

lundi, juin 22 2009

Au pire, j'irai baiser au Cameroun

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/anthrax/video/x1d2zh_anthrax-safe-home_music]



Comme le pense si crûment mon pote et collègue, le gatjo à la crête d'huron, les français savent fabriquer le fromage, les allemands, les voitures. A qui viendrait - il à l'idée d'acheter du fromage allemand ? Fort de ce constat, j'ai décidé de changer de véhicule. Ma chère et tendre déplaceuse a rendu l'âme chez elle, au parking, elle qui m'a affranchie de tant de difficultés quotidiennes. Une véritable émancipation sociale. On en a vécu des choses, des belles, des bonnes, des moins bonnes et parfois même, des cochonnes. Cette vieille salope m'a permis tant d'aventures. Paix à ton âme !

Je pense à toutes ces moches qui ont réussi à me dire non. Pas que je sois un monument de beauté qui ne pourrait pas se prendre de vent. Mais, savoir qu'une mocheté m'a repoussée alors qu'elle ne ressemblait à rien, n'avait probablement pas été prise depuis des lustres, m'a toujours profondément heurté et surpris. Elles ne sont pas terribles, elles pourraient accepter leur situation et apprécier qu'un preux étalon vienne parfois labourer leur terrain en jachère envahi d'adventices par inexploitation forcée.

Certaines ont osé me dire que je ne convenais pas à leurs attentes. Quelles attentes ? Quel projet peux-tu avoir au regard de ta gueule, connasse ? Et face à ma déplaceuse meurtrie, j'ai dû me demander comment j'en étais arrivé là.

J'ai rien contre les hideuses. D'ailleurs, je les adore car elles ne me font pas chier, tellement contentes de trouver quelqu'un pour se dévouer à les besogner. C'est du service public, croyez-moi ! Si certains comme moi ne s'étaient pas sacrifiés, ces filles seraient dans un état psychologique catastrophique, pouvant générer des addictions, des maladies et même des suicides pour les plus atteintes. Je crois que par mes actions, j'ai participé efficacement à la cohésion sociale de ce pays.

D'ailleurs, je les aime bien. Prenez Roumanoff; cette beauté très ténébreuse est pleine d'esprit et d'entrain et même si j'ai conscience qu'elle pourrait ressembler à Susan Boyle dans 10 ans, je la pinerais volontiers car elle me fait marrer. J'aime la femme, ces femmes aux caractères parfois admirables; la douceur, la gentillesse, la simplicité. Contrairement aux hommes qui vous disent qu'ils aiment toutes les femmes mais ne sortent qu'avec des bombes à la plastique irréprochable. J'aime les femmes. Ils aiment les belles femmes. Nuance. J'aimerais connaître le mari d'Arlette Chabot pour le féliciter pour sa très large ouverture d'esprit.


J'essaie laborieusement de m'expliquer comment j'en suis arrivé à fourrer tout et n'importe quoi au nom du sacré principe des 3T. Et à dire vrai, je crois que j'ai toujours su pourquoi. Remettre en question les 3T? En France, j'ai intégré le fait qu'il fallait me contenter de seconds choix, délaissés par les français et je me suis complu dans la vache reformée ou avariée. Triste constat. Au-delà de la misère économique qui ceint les immigrants africains, vous avez une misère sexuelle qui castre leur instinct de chasseurs pour en faire des vautours.

Combien de jeunes noirs j'ai vu honteusement accrochés à une femme d'un autre âge, d'une certaine saveur bref, d'un thon putride qu'aucun homme digne de ce nom n'oserait approcher? Et de thons en thons, on finit par être thonier et surtout on finit par l'apprécier. Comme moi, pour justifier sa perte de confiance. Le prétexte est toujours le même : on est à l'aventure,... Je me vide les couilles, c'est plus pratique... Je cherche les papiers... Je veux pas me faire chier à draguer, c'est long, cher et le résultat est très aléatoire...

Si avoir les papiers, c'est fricoté avec des momies, nein ! Plutôt baiser sa main gauche; c'est gratis, décontaminé et en plus, cela permet de repartir frais, comme en 45, le 17 fringant, nettoyé et repu.

J'irai baiser au Cameroun car j'y retrouve le statut qui est le mien; celui d'un jeune homme qui réussit et qui en impose aux nymphettes restées au pays. Je retrouve mes instincts carnassiers une fois passée la frontière, car j'abandonne tous les à priori qui ne me permettent pas d'harponner des bitch dignes d'être fourrées. j'ai compris comment j'en suis arrivé à ériger la règle des 3 T en principe de vie.

Je n'ai malheureusement pas toujours baiser des pinettes. Chez moi, je faisais partie de la notabilité locale et en tant que telle, j'attirais facilement, mon statut me permettant d'entretenir mon esprit rapace. Cette position entretenait ma confiance. Arrivé en France, je suis passé d'un enfant d'une notable à un coolie qui n'existe ici que parce que les français ne sont pas friands de travaux manuels. Dans le magma africain mâtiné de l'histoire qui ne nous a pas toujours mis en lumière, j'ai dû me débarrasser de mes serres et comme les mâles vaincus et craintifs d'une meute d'hyènes, j'ai dû faire acte de soumission et accepter ma nouvelle position. Aucune considération d'autres mâles boostés dans leur statut d'occidentaux riches et fiables, aucune considération des femelles à la recherche de mâles dominants et protecteurs.

Victime de mon statut, j'ai progressivement abandonné tous mes instincts reptiliens pour finir charognard et nettoyer les carcasses de mes congénères. Le capitalisme m'a tuer.

Soyons clairs, tous ceux qui disent que les blanches sont racistes sont dans l'erreur. Elles sont d'abord des femmes. Même en Italie, j'ai vu des GI noirs dans les boîtes de nuit provoquer des pugilats entre ragazze mouillantes. Fondamentalement, la couleur est un critère secondaire.

Mes négros ne les baisent pas simplement parce qu'ils ne sont pas rassurants.

Économiquement, un africain est très probablement un pauvre ou installé durablement dans le prolétariat pour des raisons évidentes de formation ou d'éducation. Socialement, un africain est très probablement un homme du peuple. Culturellement, un africain vit dans un environnement de contestations, de réclamations, de protestations. Psychologiquement, un africain est toujours aux aguets, en quête soit de papiers, soit de monnaies, soit de stabilité.

Or la plupart des femmes ont besoin de sécurité. Un africain en Europe par définition n'est jamais stable. Conclusion, il rame pour baiser et à défaut de ce qu'on veut, on se contente de ce qu'on a : il se rabat sur les abats.

A force de se prendre des vents, il perd confiance. A chaque coup de tête, il dégrade ses exigences, et finit par accepter ce qui passe car nous sommes des hommes et les bourses ne cesseront jamais de nous le rappeler. Alors, on y va à reculons mais on y va tout de même. Il faut bien se vider même si le cœur n'y est pas.

La prochaine fois que vous verrez Mamadou avec un fossile, une morue, un hippopotame, comprenez-le ! C'est dur.

Je croyais l'avoir perdu jusqu'à ce que je cesse d'être un consommateur relatif de la société i.e. un étudiant. Aujourd'hui, j'ai augmenté mes exigences car j'ai élargi mon assiette. L'argent entraîne la confiance, la fiabilité, la sécurité. Il n'est pas toujours nécessaire d'être Di Caprio pour lever de la sauterelle de studios et magazines. Qui a une fois dans sa vie vu la gueule d'Onassis ou de Seal comprendra ce que la caillasse peut lever comme inhibitions auprès de nos chères et tendres congénères ! Femmes, je vous aime.

Ayez un boulot, une voiture, une piaule et vous verrez que la confiance reviendra au pas de course. Vous ne baiserez peut-être pas Heidi mais sa sœur. En terme de qualité externe, c'est déjà mieux qu'Arlette, Susan ou Gertrude. Paroles de converti !

Magson de Pazou

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