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samedi, juin 26 2010

En attendant, patientez !

[Prélude

http://www.youtube.com/watch?v=12QZDSaBfps&feature=related]



J'adore le peu de vie qui me reste encore à vivre pour oser attendre. Attendez, attendez toujours. J'ai une fois rencontré un congolais qui s'appelait Patience. Il ne savait pas que ses parents l'avaient marqués avec un tel prénom. Je crois qu'il patiente encore pour passer chef d'équipe. Il l'était, comment ils disent déjà ? ... Ah ! Technicien de surfaces. Patience.
J'ai donné 9 mois à la patience, je suis sorti, le reste m'appartient. Les salles d'attente, les lobbies, les entrées, les vestibules, je laisse ça aux chiens. Attendez et espérez devenir quelqu'un dans une autre vie. Ashia !

Combien de noirs et d'arabes j'ai vu devant la porte, à attendre, qu'on veuille bien leur ouvrir, leur accorder enfin l'accès aux postes à responsabilité ? Ils ne le savaient pas, ces gars, qu'ils se prénommaient aussi Patience.

Frérots, j'ai été dans des boîtes où il était écrit sur le front du directeur : Ici, un négro, ça se sert d'un balai. Au pire, ça sert du café !
Et quand je sortais des bureaux, dans les couloirs, devant une pièce nommée en général salle de réunions, combien de noirs j'ai croisés en costard, classe, rutilants comme les jantes de ma GT et si transparents aux yeux de ces DRH ? Ils patientaient. Avec leurs serviettes noires, leurs dents blanches, leurs fausses Rolex, leurs vrais visages, ils attendaient qu'on leur offre enfin un emploi anonyme, à la hauteur de leur CV.
A chaque fois que je reviens chez ces prospects ou ces clients, les bureaux sont toujours aussi blancs. Non, une fois, j'ai croisé une dame noire chez un grossiste, elle époussetait les bureaux. Très consciencieusement, elle devait s'impatienter car il y' avait mon contact qui m'entretenait sur son weekend en Camargue. Patience.

Oh, j'ai rien contre mes frères qui veulent percer. Percez. Je salue votre détermination. J'avais cru l'avoir aussi jusqu'à ma recherche de stages. De candidat idéal en candidatures spontanés, de lettres de motivation en mails de consolation, de rejets en refus, de faux espoirs en déceptions, j'ai donné. Croyez-moi, j'ai donné.
Qui sait ? J'aurais peut-être aimé patienter dans les salles d'attente, les couloirs de bureaux, devant les salles de réunions ?
J'ai rarement eu l'occasion de le faire car j'ai toujours reçu le même type de courriels.
Nous sommes au regret de ...
J'ai toujours aimé mon nom.

Et pour les regrets, n'en ayez pas, mesdames et messieurs ! Je vendais déjà des parfums et des jeans à vos mioches, cela me permettait d'assurer mes traites.
Pour la retraite, j'aurais eu besoin de vous. Mais à nos âges, c'est tellement loin et dans mon esprit, je ne l'ai jamais envisagé. Je n'ai jamais su patienter. Quel intérêt ?

- ça viendra un jour, regardez les USA, il y'a 40 ans les noirs n'avaient pas le droit de vote, aujourd'hui Barrack se torche le cul à la Maison Blanche !

C'est bien pour l'anus d'Obama mais je ne suis pas américain, je ne suis pas noir américain et je n'attendrai pas 40 ans pour compter. Je veux becter aujourd'hui et maintenant. J'ai le talent, les compétences plus que nécessaires pour faire fumer la fiche de paie.
Alors quel intérêt j'ai à attendre 40 ans qu'un péquin me mette enfin le pied à l'étrier ?
Quel avenir pour toi, noir de France, arabe de France, si ce n'est de la frustration et la sensation désagréable d'avoir raté ta vie professionnelle ?

J'ai refusé d'être aigri, de jalouser mes camarades blancs qui ont fusé vers les sommets quand je réévaluais mes projets de vie comme un cycliste à court de dope au pied du Mont-Ventoux. Normalement, d'après mes calculs, à ce stade j'aurais dû m'étrangler avec ma cravate tellement j'aurais rapidement gravi les échelons. Aujourd'hui, je mets rarement une chemise. Et pourtant, je mériterais d'en échanger toutes les heures.
Mais j'ai refusé d'être patient, d'être lisse, d'être bien, d'être présentable, d'être fréquentable, d'être un Harlem Désir de plus.

Harlem Désir. SOS Racisme. Ses parents souhaitaient-ils qu'il ait le désir de s'affranchir d'Harlem ou le désir de perpétuer l'esprit d'Harlem ?
Au bout du SOS, il est sorti du racisme. L'a-t-il sauvé ? L'a-t-il combattu ?
En tout cas, il a été patient, le neg'marrant. Maintenant, il becte, Solférino Désir.

Pour ma part, je vis toujours dans l'Harlem de France, le 93. J'ai toujours su que j'avais un destin. Je n'ai aucun mal à le vivre. Et le plus vite serait le mieux.
Mes négros attendent. Et les années passent, les emplois passent, les avancements passent, les collègues passent, les stagiaires passent, et ils attendent.
Que les consciences se conscientisent, que les mentalités évoluent. C'est ce que m'a dit une locataire de ma race un jour : il faut que les mentalités évoluent et tu verras, ça va changer.

Moi, je n'ai pas changé. La bêtise est une attitude que je partage parfois avec mes contemporains. J'ai vu la lumière et je suis entré, il y' avait des chiens qui frétillaient de la queue devant la porte. Aujourd'hui, ils doivent se la bouffer. Devant la porte.
Je n'attendrais pas une génération de plus. C'est désolant d'être considéré comme une sous-merde dans son propre pays. J'ai de la peine pour tous ces Karamoko, Fayçal et Coulibaly de France, sacrifiés sur l'autel du temps. Ils pensent avoir un avenir. Vous êtes condamnés à survivre toute votre carrière, connards.

Vous entrerez plus tard dans la vie professionnelle. Vous avancerez deux fois moins vite que vos collègues, souvent moins motivés et mieux notés. Vos périodes de chômage seront doubles en début de carrière, triples en milieu de carrière et indéfinis en fin de carrière. Vous ferez toujours partie des premiers qu'on déballaste. Vous ne finirez jamais PDG, encore moins directeur commercial ou marketing.
Vous ne connaîtrez pas seulement les plafonds de verre, mais aussi les murs de verre car vous serez auscultés et présumés inaptes à l'erreur et les sols en argile car, plus votre expérience se fera, plus vous vous enracinerez voire régresserez dans votre travail.

Ce que j'essaie de vous dire, les mecs, c'est que vous êtes partis pour une sinécure qui ne s'arrêtera que dans la mort et l'aigreur. Cette voie vous condamne à la frustration. Et moi négros, je veux commander. Je veux être responsable de mes échecs et de mes réussites. J'ai entendu trop d'histoires d'anciens bardés de diplômes, de compétences espérer un poste pendant des années et encore des années pour finir alcooliques, RMIstes ou gardiens de nuit.

Pour quelle satisfaction ? Avoir essayer ? Avoir failli réussir ? Avoir attendu ? Avoir foutu ses plus belles années en cloque pour des chimères ?

Il est important de récapituler pour les plus entêtés :

- Début de carrière à 28 ans minimum, 4 à 5 ans après vos camarades
- Jamais de postes à responsabilité majeure
- Postes de direction, Niet !
- Cantonnement aux tâches d'exécution, de support
- Progression si progression, très lente voire horizontale
- Frustrations et regrets perpétuels car vos stagiaires finiront par devenir vos supérieurs
- Durées illimitées de chômage, régression ou stagnation professionnelle
- Accidents fréquents de la vie et risques d'échec fortement démultipliés
- A 45 ans, employabilité inférieure ou égale à 0. Au mieux démarreriez-vous une carrière de gardien de parking
- La retraite rachitique puis la mort, un vrai soulagement

Bienheureux les croyants, qui y voient un chemin de croix, de foi... Un truc dans le genre. Bref un chemin. La dernière fois que j'ai trouvé une voie, je lisais des Tour de garde. Je m'intéressais au cul d'une Témoin de Jéhovah.
Alors, les conneries sur les épreuves qui fortifient l'âme, ouvre les portes du paradis et tutti quanti, je les sers à cette putain quand je lui remonte le soutif pour branler mon 17 entre ses 85 C.

Elle fait des projets. Elle veut que j'entre à la Poste.
Eh oui, elle m'a sorti un ultimatum de sa chatte l'autre soir :
- Si tu veux que je devienne la mère de tes enfants, c'est la Poste, Jésus ou rien.
- Je ne veux pas que tu deviennes la mère de mes enfants, ...Connasse !
Elle m'a alors embarqué dans des discussions sans fin. Elle paraissait énervée et a menacé de s'en aller.
- Chérie, si tu me quittes, tu risques de payer ton loyer
Elle m'a quitté le lendemain. Jéhovah est miséricordieux, il lui pardonnera.

La caillasse et les métiers intéressants, je les veux maintenant, pas demain, dans vingt ans, grâce aux évolutions de l'opinion publique. Et comme je n'ai rien à perdre en tant que noir, jeune, con, j'ai posé mes cojones sur la table. Vous devriez le faire aussi car comme moi, vous n'avez rien à perdre. Que peut-il vous arriver ? Des difficultés d'évolution de carrière ? L'échec ? Quoi ?

L'ampoule grillée n'a pas peur du court-circuit.

Mon pote Omar, le ramoneur de putes, a créé sa boîte. Bon, il bouffe dans les foyers Sonacotra, travaille comme un coolie et ne trouve plus le temps de baiser. Mais, c'est pour sa gueule. Qu'a-t-il à perdre ? Votre considération ? Le café, il est à lui. Le balai, il est à lui. Le bureau, il est à lui.

Désespéré de ne jamais percer alors qu'il est français, diplômé, bonne école de commerce, bonne bouille et un peu de talent, il attendait le grand soir depuis 9 ans. Son conseiller ANPE à force de rendez-vous, est devenu son meilleur ami et la seule fois où il a eu l'impression de décoller, c'était grâce au CNE.
Chef de produit dans une PME francilienne, il a été viré au bout de 7 mois quand le neveu du patron a décidé de devenir sérieux et ambitieux, dans l'entreprise familiale.

Parce qu'il est un mot aussi galvaudé que travail, c'est entrepreneur.
N'importe quoi est entrepreneur au prétexte de diriger. Les impostures se multiplient.

Tel fils à maman est entrepreneur parce qu'elle lui a cédé les rênes de sa société.
Telle fille à papa est entrepreneur parce qu'il a fait transpiré son chéquier.
Tel long crayon est entrepreneur parce qu'il a été placé à la tête d'une boîte cotée.
Tel affairiste est entrepreneur parce que son pote du ministère, lui a refilé des bons tuyaux.
Tel fonctionnaire est devenu entrepreneur parce qu'il s'occupait de bons tuyaux.
Tel autre con est devenu entrepreneur parce que l'État lui passe des commandes.

Ils sont tous entrepreneurs, sans jamais avoir rien créé. Mais vous devez vous incliner devant eux, lécher le sol à leur passage alors qu'ils ne sont que de pathétiques gestionnaires surpayés, de piètres héritiers bien entourés, de serviles clercs pratiquant des délits d'initiés, de sales affairistes bien informés, tous bien plus lamentables que les fonctionnaires qu'ils conspuent sans cesse.

Quand je regarde ces entrepreneurs français, je ne vois que :
- De la merde,
- De la merde,
- De la merde,
- De la merde,
- De la merde,
- Et encore de la merde.

Les vrais créateurs, eux subissent l'envahissement et les bassesses de ces plagiaires de l'entreprise et n'en tirent jamais les bénéfices. Comme des écrivassiers dans la littérature, ce sont des entreprenassiers.
Ils n'ont rien créé, ont tout copié, mendié, quémandé, payé et réclament le titre des titres.
Omar lui est un entrepreneur. Il a posé ses cojones sur la table, sans papa, son réseau, ses amis ou je ne sais quel confrérie de crétins. Il fallait qu'il le fasse. Il l'a fait. Il a entrepris pour ne pas mourir aigri.

D'autres ont décidé de s'expatrier. D'aller voir ailleurs puisque des ingénieurs, commerciaux, marketeux et j'en passe, ne sont pas assez dignes de travailler pour le pays qui les a formés. La France sème et les anglais récoltent. C'est l'Europe après tout, ce n'est pas si grave.
Là-bas, ils ne se posent pas de questions philosophiques sur la compétence. Peut-elle être crépue ou doit-elle être voilée?

C'est surprenant tous ces français d'origine africaine qui se fossilisent en France au lieu d'aller exister ailleurs. Vous avez le passeport passe-partout, une formation de qualité mondiale et reconnue, un statut, la jeunesse, l'envie...
Si les entrepreneurs français ne vous jugent pas assez bien pour leurs entreprises, pourquoi persistez-vous à travailler en France alors qu'on a besoin de vous ailleurs ?

Il n'y'a aucune honte à travailler hors de France. La France vous sera reconnaissante en plus de diffuser une bonne image de son système scolaire au monde. Vue la reput que lui a faite Attali, énarchie et co, vous ne pourrez que faire mieux.

Et puis, les universités de Seine-Saint-Denis forment près de 60000 étudiants issus des villes environnantes tous les ans. A votre avis, elles comptent vous caser où, si ce n'est à l'étranger ?
La plupart des diplômés, patients, rêvent de la Poste, s'occupent au McDo pour bien finir dans la sécurité, en attendant. En attendant que les mentalités changent.

Négro, as-tu peur du court-circuit ?

Magson de Pazou

jeudi, février 11 2010

Donnez-moi du vent, j'en ferai un moulin

[Prélude

http://www.youtube.com/watch?v=92cwKCU8Z5c]



Toute la mesquinerie de l'époque se résume dans ce mot : mais. J'aime mais... Vous avez raison mais... C'est juste mais... Le mais ne marque plus une nuance dans une argumentation, un raisonnement mais plutôt une absence totale de prise de position, une lâcheté crasse, une convenance sociale, un snobisme contemporain, un refus de cogiter, qui relègue les débats soit à des exercices d'acquiescements collectifs, soit à des bagarres de bouledogues affamés et drogués. Dans les deux cas, à plus ou moins long terme, l'échange est suicidaire pour n'importe quel intervenant.
Le mais insuffle au mieux le doute dans l'esprit du spectateur pour mieux annihiler les positions de son adversaire. Il ne complète jamais la réflexion, il l'annule. Simplement. Le mais est le dernier signe de soumission à l'opinion dominante, le cordon ombilical qui permet aux sceptiques, aux frileux, de rester encore accrochés aux valeurs véhiculées par l'opinion publique, mue par le strass et la servilité.

Et c'est ainsi que de sales plumitifs de l'époque esquivent les coups. Le vide intellectuel a corrompu même la volonté de défendre ses idées, aussi creuses soient elles, devant un cercle. On s'échappe avec des mais.

Je comprends mais je ne cautionne pas
Que fais-tu donc, connard ?
J'avoue que tu as raison mais tu as tort de dire que...

Je reconnais facilement le pleutre dans un débat au nombre de mais qui parsème son discours. Commode attitude de rester mesuré comme si la vérité se trouvait toujours au milieu. C'est l'idéologie du moment; ni de gauche, ni de droite, du centre. Ni homme, ni femme, juste femmelette. Ni putes, ni soumises, simplement vendues au marché. C'est l'époque et son cortège de nuances. Soyons nuancés, mon cul ! Et à force de mesure, de tempérance, on en arrive à des discours vides, sans forme ni fonds, sans aucune force sinon celle de l'émotion, l'autre opium du moment.

Le mais tire vers le bas car l'énonciation d'idées est réduite à sa plus simple expression : l'énonciation. Aucun développement n'est toléré. Développer c'est provoquer. Provoquer, c'est pas bien. Ainsi, provocateur est synonyme d'extrémiste, intolérant, agité, fauteur de troubles. Le mot a perdu sa connotation positive, subversive pour devenir une injure.

Mais. 4 lettres qui offrent à son utilisateur un bouclier envers l'hallali général. A chaque confrontation, il suffit de préparer ses mais. L'argumentation, la rationalité, le raisonnement, rien à cirer. Pratique. Mais vous sortira toujours des emmerdes. Efficace. Mais, la dernière balle du shérif.

Mais est une conjonction de coordination en français. Selon wiki; En grammaire, une conjonction de coordination est une catégorie grammaticale désignant un mot-outil invariable, établissant une relation de coordination entre deux éléments (deux mots, deux syntagmes, deux propositions, ou même, deux phrases), de même nature, et surtout, de même fonction syntaxique.
Dans le débat, c'est désormais une conjonction d'annulation. Lorsqu'ils ont mis le mais, ils ont activé le cran de sureté. Il leur suffit de citer un contre-exemple, en général modique, pour annuler l'argumentation de leur contradicteur. Seulement, ils n'apportent aucune contre argumentation. La démonstration est déjà faite. Ils ont le mais donc protégés, ils ont donné les gages. Vous êtes K-O debout.

Le mais évite les procès, les injures, les agressions, les disparitions. Mais, l'une des meilleures inventions de la langue française. Mais, le protège-couilles idéal. Conséquence de cet état de fait, tous les parcimonieux du mais sont des extrémistes, égorgeurs de sentimentalisme niais et de bonnes belles valeurs communes. Vous êtes catégorique, borné, illuminé, prétentieux, vaniteux, puéril, original...

Sur la courbe de Gauss, vous êtes encore au pied de la cloche. Et ça, c'est dangereux dans ce temple de la convenance, de la mesure, de la compréhension, de l'entregent. Nous sommes tous devenus ambassadeurs, de l'intérêt général. Négocier, parlementer, entendre, accepter sans rejeter, rejeter sans choquer, ménager ... Mimétisme abêtissant.

Et le verbe s'est étiolé en des suites continues de mais. Il y' a tellement de personnes dont je ne sais plus ce qu'ils pensent. Des inconditionnels du mais, comme cette connasse qui m'a sorti une belle, hier soir :
Je t'aime ... Mais... Mais bon... Mais... Mais j'ai rencontré quelqu'un, ... C'est sérieux... Tu peux comprendre, non ?

Sacrée bonne femme ! De plus en plus féminine. De plus en plus belle. De plus en plus stupide. A croire que je ne rencontre que des top-models au chômage.
Et des salopes. Le matin, dans le métro, dans la rue, au resto, devant ma télé, partout et tout le temps. Un déluge de styles toutes plus désirables les unes que les autres, des simili putes aux managers killeuses en passant par les quadra croqueuses d'hommes et de Sérélys. Elles sont toutes plus belles. Dans mon milieu. Même les hommes sont plus beaux. Et pourtant, ce n'est pas la télévision ou la communication. Vous savez, ces lieux où pullulent des mannequins parlants. Temple du parasitisme, du népotisme, de la bêtise et de l'entregent. Le pays des mais.

A croire que lorsqu'un secteur est plein de personnes belles, on n'y vend que du vent. Que de journalistes jeunes et blondes ! Face à Michel Denisot, Ali baddou, lolitas et niaiseries du Grand Journal, le pauvre Apathie passe pour Quasimodo ! Il n'est pas si laid, enfin !
Et pourtant, les caresse-anus politiques sont de plus en plus beaux. Belles, devrais-je dire. Les doubles mentons sont abandonnés sur le billard pour le bien de toutes ces ménagères. Les politiques sont si beaux maintenant. En effet, la présence d'un Melenchon dans ce shooting permanent de jeunes esthètes nommé les quadras du parti socialiste, m'aurait paru incongrue. Il a rejoint le camp de ceux qui lui ressemblent. Sage décision.

Il est à observer que tous ces milieux véhiculent très peu de concepts. L'expression il faut bien meubler à la télévision trouve tout son sens et doit nous interroger sur la place de la beauté dans notre société.
Que des métiers de peu de valeurs comme ceux de la représentation, le mannequinat, le journalisme, le cinéma, soient infestées par ce fléau de l'éphèbe idiot, n'est finalement pas si grave pour la société. Après tout, c'est l'air du temps. Canal+ diffuse du catch à la télé ce soir. Je crois.

Ce qui est véritablement préoccupant, c'est la place que prend la beauté physique dans des secteurs de production ou technique comme l'informatique ou les assurances... Plus ils sont beaux, plus ils nous vendent du sourire.
Des sociologues devraient nous renseigner sur la pérennité de ces secteurs d'activités en France en fonction de l'apparence physique. La tertiarisation de la société occidentale est une évidence pour tous les observateurs. Et si l'esthétisation de la tertiarisation était un marqueur visible de la vacuité de ces domaines économiques ? La nuée de mouches qui confirme l'état de putréfaction d'un secteur ?
Le fait qu'un crétin paie une sculpture à la con, 100 millions d'euros chez Sotheby's, est-il une preuve de la bonne santé du marché de l'art ou la pustule fétide d'un capitalisme écervelé qui fait de l'or avec de l'aluminium comme les hollandais en faisaient avec des tulipes ?
J'ai prévu de oindre un chihuahua avec de l'huile moteur et de l'empailler. Dans 40 piges, qui sait, cela pourrait être une œuvre d'art ! Le chihuahua oint de Pazou - Il y' aura bien un vieux gâteux pour aligner quelques billets de 500 à mes petits-fils et saluer ma haute créativité artistique.

Plus un secteur économique regorge de personnes belles, moins ce secteur innove, recherche, crée. Je le pressens. Des chercheurs ont probablement dû travailler sur la beauté dans l'entreprise et je serais curieux d'en savoir plus.
Ils nous abreuvent de sondages sur la condition de la femme en France. Tiens, Barrack Obama chante au Zapping de Canal + et Pékin table déjà sur une croissance de 9,5% pour 2010. C'est sûr qu'ils ne souriront pas de sitôt dans les usines de Shenzhen.

Petit, s'il y' a trop de blondes, trop de beaux dans les bureaux, sauves ton cerveau, changes de monde.
Mon plan de carrière : travailler avec les laids. Ils sont plus revanchards. Il est de bon ton de ne jamais attaquer les gens sur leur aspect physique. Pour autant, nous savons tous le rôle que joue l'apparence sur une vie ou une carrière. Si Napoléon était grand, il serait très probablement personne. L'œil gauchisant de Jean Jouzel en dit long sur sa passion pour le climat. C'est ainsi et le nier revient à laisser croire que de notre volonté seule dépend notre trajectoire dans la vie. Fadaises !

Selon moi, la détermination est juste un booster, un accélérateur de carrière. L'aspect physique, notamment la laideur, est le véritable carburant. Certains l'utilisent pour s'élever dans la société comme Toussaint Louverture, d'autres pour baiser comme Serge Gainsbourg, ou encore pour réussir leurs vies comme Sir Winston Churchill. L'effort est sans doute plus violent mais le résultat est à la hauteur de cette impulsion.
Les belles personnes font rarement des exploits car leur cheminement n'a rien d'escarpé. Villepin en est l'illustration vivante. Leur progression est davantage plus régulière. Mini Maty, au-delà de la stupidité de son rôle d'ange ne serait pas ce qu'elle est sans son hideur. Michel Petrucciani aussi. Karl Lagerfeld itou.
Les moches ont l'envie et leur réussite n'est que plus belle. La recherche de la beauté, c'est le début de la fin. La beauté corrompt. La beauté abaisse. La beauté avilit. La beauté régresse.
La véritable chance dans la vie est d'être moche.
Ne soyez pas nuancé, soyez laid !

Magson de Pazou

lundi, janvier 11 2010

La burqa, combien de divisions ?

[Prélude

http://www.youtube.com/watch?v=GZSbIwE_BKM&feature=related]



Depuis peu, la scène française adore la paléontologie. Profondément. Dans les rues de Paris, aux abords des maisons de disques, de jeunes cadres se baladent avec des grattoirs, des massettes, des burins, pour déloger des interstices du temps, des sédiments trop vite enfouis par les générations passées.

Ils réussissent très bien d'ailleurs dans leur entreprise de déterrement. Le terreau est fertile depuis le Staurikosaurus Polnareffus, et le Pachycephalosaurus Antonius. Les vestiges du Supersaurus Lenormanus sont envisageables pour l'été prochain.
A ce rythme, les cimetières vont se transformer en excavations et chantiers de fouilles archéologiques. J'en veux pour preuve le dernier fossile exhumé à Evry ; le Megalosaurus Dutroncus, une sorte de lézard aux yeux globuleux, séchant en Corse et disparu au siècle dernier, piteusement, de l'univers de la création.

Une redécouverte qui réjouira les ménagères dont la nostalgie légendaire confine au masochisme. Les experts du jurassique sont très recherchés ces temps ci, les maisons de disques n'ayant plus assez d'oseilles pour produire des tubes pour les gominés de Baltard. Ils vont tous devenir archéologues dans le business pour continuer de becter.

Archéologues, chirurgiens et lunetiers. Dans cette société si prompte à réclamer la transparence, j'en connais qui préfèreraient pourrir tranquilles dans leurs tombeaux haussmanniens plutôt que de revivre le spectacle de leur décrépitude physique. Les ravalements ne sont pas toujours des réussites. Il faudra par conséquent masquer les ravages du temps. Le look a déjà évolué. Les lunettes sont devenues aussi des couvre-fronts. Lunettes pour yeux et front. Double emploi, triple tarif.
Les suceuses du seizième possèdent des grandes lunettes pour masquer leurs visages botoxés, leurs yeux de lémure et leur petit cerveau. Diore et associés leur fourguent des masques de ski pour protéger leur simili jeunesse recouvrée. Elles rayonnent.

Femme, consommes ! Ne manque plus qu'à nos designers trendy, d'inventer pour celles qui ont des culs rouges de guenons pleines à la place de la bouche, un masque à lèvres. Vous savez, ces femmes qui ont décidé d'afficher leurs grandes lèvres au public puisque intime est désormais un mot désuet.
Je me rappelle entre autres de cette bouche qui pérorait sur la psychiatrie et Dieudonné au tribunal cathodique de Paul Amar et je mesure à quel point les femmes se sont émancipées.

Tiens, ils devraient créer des masques à gaz sexy, ludiques, roses de préférence pour protéger complètement le visage de ces dames si ouvertes, si modernes, en adéquation avec leur temps ? Entre les botoxées, les scalpées du nez, de la bouche, des pommettes, du menton, des sourcils, la demande est véritablement importante et fortunée. Il y'a de la caillasse à ramasser.

A mon avis, investissez dans les masques. Quand ils seront tous revenus de leur croisade héroïque sur la burqa. Et cela ne saurait tarder.
Je suis convaincu de l'imminence en Occident de burqa pour ces femmes victimes de l'air du temps. Elles sauront s'imposer un masque pour se protéger et nous protéger des horreurs de leurs vicissitudes. Comme Michael.
La difficulté sera de trouver un nom un peu plus fashion pour européaniser cet accoutrement et le différencier de cette burqa que vous avez en horreur. J'ai vu qu'il y'avait déjà une styliste hollandaise qui avait lancé sa ligne de niqab fashion. Une autre a créé le burkini. Une exposition a été organisée il y'a 3 ans au Pays-Bas sur le voile, je crois. Nous attendrons tous l'exposition branchée sur le terme : la burqa et l'Occident pour 2012.

Des femmes décident pour des raisons philosophiques, religieuses, subversives, culturelles, de revêtir un masque pour se protéger de la consommation, du désir effréné et de la nullité de l'époque. Elles sont 200. 350. 2000. ... 10000, 100000... Peu importe. Peu m'importe.

Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire.
Voltaire

Belle citation rabâchée à chaque fois qu'il y'a une tempête dans un canard. Oubliée lorsque le besoin s'en fait réellement sentir. La propagande s'est mise en place comme d'habitude et à annihiler la réflexion, comme d'habitude.
Vous rappelez-vous des débats en 2005 sur la constitution européenne ? Des débats, quelle euphémisme ! Des sermons. Des imprécations. Du gavage intellectuel. De la perfide propagande. Bernays n'aurait pas fait mieux.
Vous rappelez-vous du massacre médiatique de Kassovitz sur le 11 septembre ?

Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire.

Je peux comprendre que l'on ne soit pas d'accord avec la burqa. Les musulmans le comprennent d'ailleurs très bien. Je m'en fous de la burqa en réalité. Comme la plupart des français.
C'est la deuxième partie de la citation qui échappe à tous ces militants anti-burqa, politiques, associations féministes, femmes et femmelettes lyophilisées en Mai 1968...

Vous êtes vous battus pour que ces femmes aient le droit de le dire ?

Les donneurs de leçons se sont élevés dans la mêlée pour nous haranguer avec leurs arguments nébuleux et inconsistants ;
- L'avilissement de la femme (Je crois que nous n'avons pas vraiment les mêmes valeurs et surtout le même regard sur l'asservissement et la condition de la femme),

- La tradition occidentale ( la subversion, vous connaissez ? La liberté de conscience, de croyances, de cultes, toutes ces belles paroles qui ornent vos bibliothèques, vous connaissez ?),

- La menace islamiste (Je résume pour les péquins de base ; dans les caves des banlieues, il y'a des mollahs intégristes nés à La Courneuve, d'une virulence extrême, ne parlant pas français, qui commandent à 200 nunuches manipulées bien sûr, non 350 gourdes indigènes, soyons larges, 2000 pouffiasses sans cervelle qui s'abrutissent bien évidemment de Star Academy, Marc Levy et Tokio Hotel depuis leur adolescence, de mettre cette tenue qui les abaisse, les avilit afin de tester la république et ses 64 millions de français. Si le test réussit, ils fomenteront une blitzrieg foudroyante constituée de la combinaison de chars d'assaut, de jeunes talibans de banlieues très barbus, et de l'aviation, des femmes en burqa hargneuses et sans personnalité. Pour une stratégie de pénétration, elle est vachement élaborée en effet !),

- L'insécurité publique (c'est bien connu qu'une musulmane, donc une personne censée être vertueuse, est un délinquant en puissance. Vous avez vu les statistiques de vols et de délinquance des femmes en burqa ? Elles sont au top dans les commissariats),

- La cohésion sociale (les hôpitaux et autres lieux publics sont débordés par les 200, non 350, mieux, 2000 femmes en burqa qui ne se découvrent pas pour leurs formalités administratives en France. Elles sont tellement bêtes qu'elles refusent de montrer leurs visages quand elles tendent leurs cartes d'identité lors des contrôles de police et des gardes à vue où elles réussissent à rentrer dans la cellule encagoulées. Et selon les lois françaises, vous êtes obligés d'être gentils avec les autres passants dans la rue, leur sourire, leur dire bonjour et être sympa avec les vieux et les handicapés. Bien sûr !).

Il existe un argument stupide qu'ils nous sortent toujours : pourquoi on n'accepte pas alors la nudité en public ?
Parce qu'il s’agit d’un état qui expose la société notamment les mineurs, à un préjudice (tort, nuisance, mal). Crétins !
La burqa vous crée quel tort, quel mal, quelle nuisance ? Et si c'est le cas, alors je trouve cela dégueulasse de voir deux moches s'embrasser en public. On légifère ?

L'argumentation laisse à désirer. Vraiment ! Comment les entendre quand le discours des Sihem Hadchi, Fadela Amarra, Jacques Miard, féministes et compagnie, et autres féministes de circonstances, est si creux ? Putain, élevez le niveau !
Qui a vu la prestation de Badinter devant la commission contre la burqa, peut véritablement s'interroger sur la signification du mot philosophe.
De voir toutes ces féministes vociférer avec les politiques, ces hommes très incisifs et véhéments envers les faibles, comme d'habitude, me fait réellement marrer. Toujours baisées et fières de l'être.
Ce sont des hommes qui décident pour ces féministes, si fortes, si indépendantes et maîtresses d'elles-mêmes, de la façon de se vêtir en public pour une femme.
Elles savent bien évidemment ce qui est bien pour toutes les femmes. Une femme doit être féministe, pute, vendue au marché et à la vanité.

Et si Marie ne veut pas être l'égale de son mari parce que c'est son choix, vous ferez quoi d'elle ? Vous lui dénierez sa féminité ?

Si Christine ne veut pas se battre pour des causes de bourgeoises mal baisées, vous lui imposerez la pilule ?

Si Edith ne veut pas coucher avant de s'être mariée, vous faites quoi ?

Lorsque Raïssa décide de se prémunir du consumérisme triomphant qui la chosifie, vous faites une loi. Toujours baisées et fières de l'être.

Dans votre optique sinueuse de respect de la femme, pourquoi des noirs n'œuvreraient-ils pas pour une loi anti - Michael Jackson; contre tout noir qui se prend pour un blanc ?

Ils le répètent partout que la burqa n'est pas une prescription religieuse. Soit. C'est donc une décision individuelle pour une femme de porter le vêtement qui lui plait. Comme pour tout autre vêtement.
Au nom de quoi donc lui déniez-vous le droit de se vêtir à sa convenance?
Et quand bien même ce serait un vêtement religieux, au nom de quoi vous lui renierez le droit de ne pas se vêtir à sa convenance ?

Je suis fier du tour que la communauté musulmane leur a joué. Vous voulez faire une loi contre la burqa ? Faites ! On n'en a rien à branler ! Les minarets en France, rien à branler ! Le voile à l'école, rien à branler !
Sacré voile ! Ils se félicitent d'avoir solutionner ce problème par une loi. On applaudit. Vraiment. Quelle performance ! Tu m'étonnes qu'il n'ait plus de voile dans les écoles puisqu'il n'y 'en a quasiment jamais eu !
A part les deux sœurs Levy converties d'Aubervilliers, connaissiez-vous d'autres candides jeunes bêtasses manipulées, persécutées de l'islamisme fondamentaliste intégriste fanatique à l'école républicaine laïque de Jules Ferry ?

Ils s'attendaient à une opposition frontale, dure et passionnelle, personne ne s'est présentée sur le champ de bataille !
Pris à leur propre jeu, ils en sont réduits maintenant à faire des résolutions, gesticuler, tergiverser, pour finalement nous pondre quoi ?

Le rapport préconise le vote d'une loi interdisant la burqa dans l'ensemble des services et des transports publics, ainsi qu'à la sortie des écoles.

Après 6 mois de tintamarre, de crasse propagande, de pleurnicheries victimaires ! Rien à branler !
Certains nonistes attendent déjà le prochain scandale pour se refaire. Comme d'habitude. Faites gaffe, les barbus car ils pourraient voir en vos poils : le symbole de l'oppression sur les femmes par ceux qui luttent contre la mixité.

Votre maternalisme exubérant préfigure de la société sans aspérités que vous nous promettez.
Il est de notre devoir à tous de nous prémunir de ces personnes qui veulent faire notre bien, à notre place et sans notre consentement. Cela vous rappelle quelque chose ?
Vous avez le droit d'être différent. Il faudrait qu'on pense tous pareil, mange tous pareil, crève tous pareil.

Ils veulent tous savoir ce qu'être français. Non pas vraiment. Comment être un français. Mieux. Un bon français. D'ici peu, certains vous proposeront une francité à points.

Etre français, c'est avoir une carte nationale d'identité française. Pour le reste, vous l'habillez comme vous le voulez. Je m'amuse toujours de tous ces faiseurs de bons français, pourfendeurs zélés de l'immigration de masse, qui célèbrent l'assimilation réussie de leurs grand-parents.
Ils oublient juste de nous rappeler, ces exaltés de l'intégration mimétique, que leurs ancêtres sont devenus français d'abord par nécessité. Comme tous les immigrés. A part les bourgeois, personne ne quitte son pays pour le plaisir ou la volonté d'en aimer un autre.
L'immigration espagnole fuyait Franco, l'immigration italienne le chômage et Mussolini. Les yougoslaves, Tito, les pieds-noirs, l'Algérie ...
C'est fastoche aujourd'hui de se présenter comme le fruit d'une volonté affirmée d'être français. Pour l'assimilation, je n'insisterais pas : ouvrez vos livres d'histoire.

J'espérais un peu de courage de la part de nos élues politiques. Rien ! Elles n'ont pas moufté. Elles ont réagi, pour celles qui ont pu réagir, en politiques. Elles ont suivi la meute hurlante. Finalement, ce qu'il y' a de rassurant avec les femmes de pouvoir, c'est qu'elles aussi se mettent à genou pour sucer. D'ailleurs, certaines sont affublées de surnoms guerriers; la dame de fer, la femme d'acier, la dure-à-cuir et j'en passe. Elles n'en demeurent pas moins pliables. Et démontables.
La mésaventure d'une Susanne Klatten, la femme la plus riche d'Allemagne étant la preuve ultime que toutes ces frigides du gouvernail mouillent. A force de les voir statufiées dans leur rigidité, ce masque uniformisant qui les rend si homme, j'avais fini par croire qu'elles étaient vierges voire asexuées. Pures.

Aucune raison de m'intéresser à elles. Je m'intéressais à leurs actes. Respectant naturellement le contrat moral signé entre les gouvernants et les citoyens ; ne pas voir la personne derrière la fonction. Enfin, le moins possible.
Grâce à la polémique sur la burqa, cela m'est apparu comme une évidence. Ils sont prêts à faire une loi pour que des femmes contraintes affichent, de force, leurs visages dans la rue. Ces femmes voilées par leur environnement machiste, religieux, répressif et arriéré. Des hommes, très civilisés, ont décidé dans leur très grande connaissance de l'autre, la femme, de les éduquer en les extirpant de leurs carcans primitifs et de leurs croyances animistes.
Ces femmes politiques sont aussi opprimées dans leurs partis. Et si on ôtait leurs burqa pour révéler leurs personnalités au public ?

A bas la burqa ! A bas le masque qui protège ces jeunes musulmanes si influençables, du giron du consumérisme ravageur de la société.

A bas la burqa ! Cette incarnation de la domination masculine, promue par des hommes, saluée par des hommes, condamnée par des hommes.

Comme il est capital en ces temps de crises de s'intéresser aux fossiles, aux étoffes, au bien-être des femmes pour donner l'illusion de résister, de décider.
Certains soirs aussi, mes convictions restent chevillées à ma bite. Alors, je regarde les femmes et je suis très durement contre la burqa. En général, c'est le premier samedi du mois. Après seulement, je recouvre ma passion avec les draps de la raison et je m'endors.

Vous souhaitez résister à l'islamisation de la France et conserver vos racines judéo-chrétiennes ? Allez à l'église !

Epilogue. Je suis content d'avoir renoncé à faire sauter ma digue morale. Résister à ce déferlement de transparence, d'exposition. Accepter le refus de se dévoiler de l'autre. Accepter la liberté de l'autre de ne pas penser comme moi. C'était cela l'idée que j'avais de la liberté, de Voltaire, de la France. Ce pays longtemps exceptionnel qui redevient un pays si ...ordinaire.
J'ai aussi rangé mon burin, ma massette et mon grattoir sous mon lit dans l'attente de meilleurs lendemains. De meilleurs sujets. D'une meilleure époque.

Mesdames, je me félicite de ne pas vouloir savoir avec qui vous couchez, combien de bites vous avez sucées, où vous avez été dépucelées, qui vous a enculées,...
Ctrl+X, je préfère que vous gardiez vos burqa d'hommes politiques. Je tiens à avoir encore un peu de respect pour vous.

Magson de Pazou

mardi, décembre 22 2009

Radioscopie du rap français

[Prélude

http://www.dailymotion.com/video/x337kn_jacques-brel-avec-%C3%A9l%C3%A9gance_music]

** Paroles prises sur www.lyrics-copy.com et www.paroles-musique.com



http://www.youtube.com/watch?v=XaNgKTwZf2I

Le dîner - Benabar - Album: Reprise des Négociations

J'veux pas y aller à ce dîner, j'ai pas l'moral,
j'suis fatigué, ils nous en voudront pas, allez on n'y va pas.
En plus, faut que je fasse un régime, ma chemise me boudine,
j'ai l'air d'une chipolata, je peux pas sortir comme ça.
Ça n'a rien à voir, je les aime bien, tes amis,
mais je veux pas les voir parce que j'ai pas envie.
...


C’est avec des bouses pareilles que ce chanteur a vendu 450000 disques. Une arnaque. Une succession de rimes pauvres, nulles, sans fonds, sans forme, rien sinon une glaire purulente et visqueuse pour bobos niais, imbéciles et parisiens. Ne cherchez surtout pas de messages, vous pourriez avoir des crampes de cerveau.

Et il se trouve encore des caresse-anus pour saluer la qualité stylistique et le raffinement textuel de ce papotage laxatif. Quitte à s’extasier sur de telles incontinences artistiques, autant vénérer Patrick Sébastien. Lui au moins n’a aucune prétention.

http://www.youtube.com/watch?v=9nOYviJqBAI

Tourner les serviettes - Patrick Sébastien - Album : Magic Sébastien

On n'est pas allé à l'école
On est de la classe de ceux qui rigolent
On sait bien que la vie est brève
On y met du rire et du rêve
Dans les dîners en ville on n'est pas très brillants
Mais on finit toujours en chantant
...


Contrairement au rap qui a érigé le texte au-dessus de tout, surtout de la mélodie, cet habillage parfois astucieux qui sert à masquer le vide intellectuel de pathétiques parasites étêtés qu’on nomme chanteurs de variétés. Chanteurs de pop music ! Pop stars, mon cul, ouais !

http://www.youtube.com/watch?v=osEAh7SwOQw

Rue des étoiles - Grégoire - Album: Toi + moi

Allô, là, je suis dans le bus
Le quarante et un, pour Vénus
Celui qui va jusqu'à Mercure
J'ai pas pris la ligne vingt et une
Y avait trop de monde sur la Lune
Il fallait descendre à l'Azur
Et toi, où es-tu dans l'espace ?
Attends, je n'entends plus, je passe
Dans un tunnel d'astéroïdes
Tu disais, avant le trou noir
Que tu n'irais pas voir, ce soir
Ta sœur et son mari trop ivre
On pourrait se rejoindre
J'ai des rêves à te peindre
...


Et ils veulent que l’on se prosterne devant ces âneries ?
Ces crétins en sont convaincus : le rap, c’est de la merde ! Des ânonnements de chimpanzés échappés de Bamboulie essayant vainement d’intéresser la tribu avec leurs démarches chaloupées, leurs cris et leurs petits bobos de bonobos mal éduqués.

http://www.youtube.com/watch?v=4a5Loy3lLf0

Je dis Aime - -M- - Album: Je dis Aime

J'ai les méninges nomades
J'ai le miroir maussade
Tantôt mobile
Tantôt tranquille
Je moissonne sans bousculade

Je dis Aime
Et je le sème
Sur ma planète
Je dis M
Comme un emblème
La haine je la jette
Je dis AIME, AIME, AIME
...


A la lecture de ces mièvreries, je suis d'accord : je préfère vraiment rester dans ma jungle plutôt que de vivre dans ce cirque médiatique avec quelques bananes, quelques guenons mal fagotées et ces textes imbuvables.
D'ailleurs, c'est ce qu’est devenu le rap, à mon plus grand désespoir. Il s’est perdu dans le divertissement. Mais, même dans sa texture actuelle, il est bien meilleur que la guimauve musicale qui jonche la scène française depuis si longtemps.

http://www.youtube.com/watch?v=5XRAfVAgMyk

Où s'en vont les avions ? - Julien Clerc - Album : Où s'en vont les avions ?

...
Où t'en vas-tu matelot
Quand les bateaux
S'en vont sur l'eau ?
Où vont tes rires ?
Où vont tes yeux perdus de bleu ?
Où va l'oiseau du paradis
Sans une ombre, sans un souci ?
Où va la vie si tu me quittes ?
Où va ton reflet dans la vitre
Qui me donne le mal du pays ?



A la bibliothèque, Julien ! A la bibliothèque !
C'est toi qui corrompt les esprits des français avec tes niaiseries. Il est indécent de demander à des jeunes, en l'occurrence des banlieusards d’écouter ça ! Soyons sérieux !

Du haut de votre pureté artistique, permettez à la jeunesse de se faire dans la contestation, la détestation, l'outrecuidance, la démesure, l'excès qui la caractérise au lieu de vouloir imposer vos comptines de grabataires bien pensants et médisants. Ce verbiage enfantin, ces rédactions de 6e, ce romantisme crétinisant, ces litanies de paroles puériles, futiles, stupides de sous-écrivaillons ; ce contingent de paresseux, cette déferlante de parasites, ce ruissellement ininterrompu de benêts jacassants, ces culturistes du stylo*, ces génocidaires de gommes et Blanco, ces porte-drapeaux de l'imbécilité, cette sécheresse intellectuelle. Ils appellent ça l'élite. J'appelle ça la lie.

Tous ces soixante-huitards drogués, creux, écoutant des musiques psychédéliques à la con, sont devenus d’excellents rottweilers de la pensée balisée, trouvant malencontreux que le rap, cette musique de dégénérés, ne soit pas banni de leurs univers chastes et progressifs. Ils préfèrent Christophe "La tortue" Willem.

http://www.youtube.com/watch?v=gnkjUBtmW2w

La Tortue - Christophe Willem - Album : Inventaire

On m’appelle la tortue
Et je commence à m’habituer
Peut-être pour mon dos courbé
Ou ma bouche ou je ne sais
Qu’on m’appelle la tortue mais
Ce n’est pas pour se moquer
Ni pour me torturer
Que je suis ainsi surnommé
...


Bien !
J’étais parti pour défendre le rap, j’ai fini par me résoudre à le remettre en question et attaquer ses concurrents notamment la variété actuelle, ces merdes qu’on nous expose comme des monuments artistiques alors que leur verbe côtoie étroitement le caniveau, de chétives missiles de gamines énamourées de retour de vacances du camping de Ramatuelle. Et encore !

http://www.youtube.com/watch?v=AEnUyJUFTEk

Malheureux - Anaïs - Album: The Love Album

Quelle belle soirée ! Et ces feux !
Je t'aime tant, mon amoureux,
Ça tonne, ah, la belle bleue !
Mais je te sens malheureux
Inquiétant comme une nuit sans lune
Ah ! Je te sens malheureux
Quelles sont les raisons, dis-m'en juste une
Est-ce moi qui te rends malheureux ?
...


Avant, je pensais qu'elle avait de belles grosses fesses. J'ai découvert qu'elle n'avait que de belles grosses fesses. C'est con !

Malheureusement, le marché a eu raison de la virulence du rap. J’en écoute de moins en moins. Je me réfugie auprès d’artistes déjà identifiés comme La Rumeur. Je laisse échapper d’autres comme Rohff, plombé dans une expression commerciale faisant encore jouer quelques vers étriqués, mais ne transcendant plus personne. Comme la plupart des fondus, je ne m’y reconnais plus. J’ai probablement vite grandi. Je ne suis plus le mouvement depuis que le R’n’B, cette vomissure mélodique acidulée et crasse, sert de perce-muraille pour atteindre cette masse abrutie et fortunée.

Je peux entendre les grognements de ces roquets lorsqu’ils s’affligent des mélodies stéréotypées, des paroles inaudibles, du flow et des samples qui laisseraient l'inculte pantois.
Entendez aussi ma répugnance à être captiver par les antiennes faiblardes de McCartney, le pigeon adoré des bobos parigo branchouilles à la noix.
Si ces caresse-anus avaient un peu de respect pour leur auditoire, ils se laveraient la bouche au Synthol avant de professer sur les scarabées. Vous savez, ces insectes réputés pour leur coprophagie. Certains les appellent les bousiers sacrés. D'autres les Beatles.

http://www.youtube.com/watch?v=8xJ8W-zsqi8

Drive My Car - Beattles - Album: Rubber Soul

J'ai demandé à une fille ce qu'elle veut être
elle a dit, bébé, ne peux-tu pas voir?
je veux être célèbre, une star de la télé
Mais tu peux faire quelque chose entre les deux
Bébé, tu peux conduire ma voiture

Oui, je vais être une star
Bébé, tu peux conduire ma voiture et peut-être que je t'aimerais
J'ai dit à cette fille que mes intentions étaient bonnes
Et elle a dit, bébé, c'est compris
Travailler pour des cacahuètes c'est très bien
Mais je peux te montrer quelque chose de mieux
Bébé, tu peux conduire ma voiture
Oui, je vais être une star
Bébé, tu peux conduire ma voiture et peut-être que je t'aimerais

Beep, beep beep, beep, yeah
...


Dire que des connasses ont perdu leur virginité sur ça et trouvent le rap vulvaire !
Nous devrions être extatiques devant le génie poétique, le 63ème degré sans doute.
Ils lui reprochent son chant particulier et son absence de mélodies. C’est bien connu que le tombeau Delerm nous abreuve de mélodies finement ciselées à chacune de ses constipations sonores.

Le flow est un constituant essentiel du rap comme le manche l’est du rateau. C’est le pré-requis pour tout rappeur d’avoir une identité de chant, une intonation, un rythme ou flow reconnaissable. Un peu comme les braillements de Johnny.

Schizophrénique de célébrer avec autant de ferveur, l’américanisme caricatural de Johnny, Dick Rivers ou Eddy Mitchell et de répudier avec autant de dégoût l’américanisme caricatural des rappeurs banlieusards.

Si la France avait laissé une trace dans la musique mondiale, ça se saurait. Seuls de très rares poètes subsistent ça et là dans l'imaginaire collectif à l'étranger pour ne pas dire dans la communauté française à l'étranger. On se rappelle parfois de quelques vers, d'une époque. La France a toujours importé sa musique et la seule spécificité que l’on peut lui reconnaître est la qualité littéraire de certains remarquables chansonniers.

Les rappeurs en sont les dignes héritiers, n'en déplaise à l'agora. Ce qui m'interpelle de suite, c'est le fait que Céline soit enfin reconnu et acclamé. J'espère que vous n'attendrez pas la mort de Booba pour saluer et introniser sa poésie. Si vous la parcouriez, vous en seriez fiers. Crétins !

Aujourd’hui, on sanctuarise la French Touch, des platitudes sonores ou mélodiques de DJ français (terme issu du rap) mixant des sons (samples comme le rap) d’autres illustres répertoires musicaux, avec un minimalisme des textes, toujours en anglais, pour glorifier la fête, les fesses et le stupre (comme les clips de rap).
Le legs de la culture musicale française au monde : la French Touch; la version française à la musique électronique anglaise !

http://www.youtube.com/watch?v=beGjncfEPt8

Love is gone - David Guetta - Album: Pop Life

What are we supposed to do
After all that we've been through
When everything that felt so right is wrong
Now that the love is gone ?
love is gone
...


La French Touch ! Ils sont prêts à tout accepter tant que ce n’est pas du rap. Pauvres crétins !

Que le rap ne s’appuie pas sur la mélodie n’est que chose normale vu son histoire. C’est un art de la rue et non des châteaux de la Loire avec des snobinards en Lacoste qui jouent au piano debout. C’est de là qu’il puise son identité et donc, ses précurseurs manquaient de solfège et d'instruments pour habiller leur musique.

Par contre, ils avaient un cerveau pour sublimer leur quotidien et le texte a par conséquent assis sa prépondérance sur le bruitage.
Le rap, c’est le verbe et le flow. Le trop peu de mélodies, les samples ou détournements de mélodies d’autres genres musicaux ne sont là que pour souligner le texte. Jamais pour le masquer. Grossièrement, la mélodie, on s’en fout un peu. Enfin, on s’en foutait un peu.

La France est un pays qui a une vraie tradition d’amour du texte, de grands paroliers dont la décence ne voudrait surtout pas que j’associe leurs noms à ces plumitifs j’ai nommé la nouvelle chanson française.

http://www.youtube.com/watch?v=qkFdLToPR_k

Elastique - Charlotte Gainsbourg - Album: Charlotte for ever

élastique
gimmicks
je te réplique
du tac tac au tic
quand certains jours pour moi ça rigole pas des masses
devant ma glace
je me fais des grimaces

élastique
des gimmicks
un peu comme Mick
Jagger que je trouve comique

Elastique
Gimmicks
Informatique
Sur l'amour file-moi ta doc
...


Je ne peux pas. Désolé, j'ai encore un cerveau !

Depuis 10 ans, le rap se prostitue honteusement pour se faire une place de choix dans le marché. Les textes s’étiolent, les flows s’homogénéisent, la mélodie sirupeuse prend le pas. La typologie très politisée du rap français s’acidule dans les attentes étriquées de cette masse de blancs qui, pour l'accepter, veulent d’abord l'assimiler.

Le rap se blanchit pour séduire. Et perd son identité au profit d’une standardisation abrutissante, peu audible car pourvue d’un message uniforme : la glorification de l’inutile, du superflu, de la vanité.
Vous auriez dû rester droit devant la caillasse. Il a fallu que vous vous baissiez. La conséquence est aujourd’hui patente ; Diam’s, Célia, Sinik, Kenza, Sheryfa Luna, Shy'm, Léa Castel, Kenza Farah, Melissa M, Laure Milan, Vitaa, Tante Yvonne, Une patate, Une chèvre… trustent le haut de l’affiche.

Le rap est mort le jour où Eminem a vendu plus d’albums que Snoop Dogg. En mettant des blancs en têtes de gondole, le système l’a vidé de sa subversion, de son originalité pour en faire de vulgaires articles vendus en magasins entre des couches Pampers et des clés USB.

Tant qu’il n’était que de la musique de négros pour négros, il n’intéressait personne et conservait toutes ses vertus. Dans cette marginalité, la contestation était loi et le texte se devait d’être revendicatif, accusateur, blasphématoire, vindicatif, violent…subversif et de qualité. D’où l’émergence de NTM, la Scred Connexion, Fabe, Assassin, Le Ministère, La FF, La rumeur… qui fondent entre autres pionniers, ce rap qu’on aime tant.

Puis, il a fallu toucher la masse. Le début de la fin. Probablement 2000. Avec Eminem. Un blanc s’est mis à raconter ses délires et le petit Nicolas, Matthieu et Benoît se sont reconnus. Acclamé et reconnu. A juste titre d’ailleurs. Enfin assimilé. Faites tourner les rotatives, ça plait aux petits blancs.

A chaque fois qu’un art négroïde s’est fait récupérer par des blancs, il s’est vidé de sa substance. Je ne vous apprends rien. Le contraire est difficile à prouver. James Brown a popularisé le funk et a su garder ses racines noires américaines. Il est mort. Michael Jackson est devenu blanc. Il vend. Il est vivant.

Le noir doit devenir blanc pour vendre. Il semblerait qu’Elvis ait fondé le rock and roll, sur le corps agonisant du blues des ghettos noirs de Memphis et d'Atlanta. Il est aujourd’hui le roi du rock. Michael a fini par devenir le roi de la pop après moultes opérations chirurgicales et son vitiligo. Eminem, le régent du rap pour l’instant.
A une moindre échelle, cela explique assez facilement l’émergence et la prépondérance de Diam’s et son pendant masculin Sinik en France.

Les indiens seraient bien lunés de faire éclore et starifié une ou un acteur blanc à Bollywood pour que leur musique soit reconnu à Paris.

Il faut vendre et la caillasse est détenue par les populations blanches, me diriez-vous. Mais j’ai plutôt la sensation d’assister à un white washing de toute la scène musicale. Bien sûr, ils ou elles ont du talent, ont travaillé pour y arriver et méritent sans doute leurs reconnaissances. Il s'agit de s'interroger sur cette tendance à la récupération.

Du rap de blancs, ce n’est pas du rap, c’est de la soupe. Du blues de blancs, ce n’est pas du blues, c’est de la technique. Du reggae de blancs, ce n’est pas du reggae, c’est du comique.
Comment interprétez-vous le succès de chanteuses jazzy comme Melody Gardot, Anastacia, Norah Jones, Diana Krall, la droguée anglaise... ? Et surtout, que reste-t-il du jazz ? Que reste-t-il des noirs qui font du jazz ?

Que seraient ces opéras italiens s’ils étaient chantés par des ténors noirs ? Que diraient ces vieux gâteux si toutes les têtes d’affiche de leurs orchestres philharmoniques étaient des chinois ?
D’ici peu, Jeff Koons moulera des statuettes africaines, roses de préférence, et on saluera sa créativité avec quelques billets de 500 et une expo à Versailles. Subversif !

Ce white washing généralisé, qui veut que les blancs achètent des produits massivement quand ils ont un blanc en tête d'affiche, devrait nous questionner sur notre création.

La primauté des blancs dans le rap annonce sa disparition et prépare la naissance d’une variété nouvelle, sans doute plus textuelle, mais une pop music fade, consumériste et idiote.

Vous rappelez-vous seulement de tous ces clips de jeunes femmes noires, si blanches, qui se trémoussent sans cesse et nous gavent de leurs refrains aguicheurs, à la gloire de la luxure, de l’amour et des oiseaux ?

Je me suis arrêté à Foxy Brown. Ces femmes et ces blancs sont les têtes de pont de la déchéance du rap. Rendre au rap ses lettres de noblesse, c’est retourner à l’écriture politisée, à la noirceur. La contestation. Sur la scène actuelle, quelles remontées pestilentielles de fonds de latrines mal récurés un lendemain de fête de la bière bavaroise ! Il faudrait tirer la chasse. Le rap sans contestation, c’est comme une pute sans nichons, ça fait bander les travelos.
Quand on pense qu’il n’y a plus que les arabes qui meurent de crise cardiaque lorsqu’ils sont embarqués manu militari par les forces de l’ordre et qu’on nous livre ça !

http://www.youtube.com/watch?v=YcadgkDdJu0

Dingue, dingue, dingue - Christophe Maé - Album: Dingue, dingue, dingue

Je sais qu'on revient pas en arrière
Et que tu ne reviendras pas non plus
Mais si tu changeais d'avis quand-même
J'te jure que tu ne serais pas déçue

J'ferais des efforts vestimentaires
Je rentrerais à l'heure prévue
On passerait les dimanche à la mer
Comme on faisait au tout début

Alors laisses-toi faire
Et laisses-moi faire
Oui laisses-moi faire
Je saurai faire



Mohamed Boukrourou, reposes en paix !
Et au lieu de s’interroger sur ce qui fait encore l’identité de la chanson française, ces crétins en sont réduits à huer le seul genre musical qui a fait du texte le fondement de son style.
J’ai essayé de comprendre pourquoi tant d’aversions. Du snobisme sans doute ! De l’ignorance très certainement. Il leur est devenu facile de le combattre puisque n’importe quoi fait du rap et se réclame du rap. Qui ira vérifier ? Les professionnels du commentaire en sont réduits à vivre dans les années 70 pour arriver péniblement à avaler la bouillie indigeste que la chanson française leur sert toutes les semaines.

http://www.youtube.com/watch?v=mZXCNjN3Vas

Totem - Zazie - Album: Totem

Le pied, La jambe
L'esquisse, La cuisse
Un bras de fer
Un cœur de pierre
Mes mains sur lui s'abîment
Mes mains qui saignent
Dressées comme un totem.

Je sculpte, Je taille
J'invente cet homme
Qui m'aime, Qui m'aime
...


C'est probablement ça le talent !
La masse grégaire a apprécié le rap quand les blancs y sont venus et les succès d’Eminem, de Diam’s, des Henri-Jean des Quatre Mille et autres fanfreluches du même acabit, sont là pour attester de ces faits. Tant que le rap était corseté dans la banlieue, les négros, les rebeus, les dalleux faméliques, la marmaille le trouvait proprement insoluble à l’idéal républicain.

Aujourd’hui, Diam’s tient le micro, cumulant toutes les tares létales pour disparaître dans ce milieu ; femme et blanche. Elle vend. Énormément.
Et vous ? Vous, mes dalleux, vous vendez ? Non ! Vous faites la queue pour passer sur Skyrock. D'ici peu, vous ne la ferez plus, vous la tiendrez. Achetez des sucettes, ça fera passer le goût !

En définitive, pour moi, la chanson, c’est d’abord le texte, ensuite le texte, enfin le texte. C’est une définition assez restrictive, je le consens. C’est une bonne définition.

http://www.dailymotion.com/video/x5p1lb_lunatic-hlm-3_music

HLM 3 - Lunatic - Album : Mauvais oeil

Qu'ça soit clair
Si j'rappe c'est 1 pour la rue 2 et 3 pour la maille, frère
T'attends pas à m'voir faire
Le pantin
Sur scène laisses ça aux putains.
Avance de façon obscène,
Du matin jusqu'au soir, 9 zedou Hauts d'Seine.
Traîne dans mes Stan Smith blanches,
Avec les rabzas reunois d'ma branche.
Marche en silence toujours à penser,
Peu d'argent donc peu d'dépenses,
Quand tu comprends ça, pour eux c'est niqué.
J'amène ma stricte réalité
D'Issy décor mon secteur
Jusqu'à ton ghetto blaster, ton poste récepteur.
J'te rappelle juste qu'j'aime pas les flics, qu'j'aime pas les blonds borgnes,
Qu'j'aime pas les matons, attends j'en place un pour les frères au bagne.
Donc j'te disais j'aime pas les sourires trop aiguisés
Qu'j'aime pas les juges, les procureurs leur jeu truqué depuis l'Élysée.
Analyse mes textes, canalise
Mes nerfs, maintien positive mon énergie,
Booba mon double ou moi l'sien
Et la force se multiplie.

J'kiffe les bizness illégaux
La sape, les caisses et les gos
Smoker des gros bouts d'shit après j'ai l'groove grave
Bédave, sexe, pillave sec dans mon clan
C.L.A.N j'peux pas faire mieux qu'mon rap de banlieue
J'rappe comme j'cause, haine à grosse dose,
La rage comme guide et c'est pour ça qu'j'parle toujours des mêmes choses,
Tchatche de la zone, prône la guerre aux autres hommes
Ceux qui parlent trop mal, chope et hop sous l'trôme
J'aime la grande vie
C'est la merde, mais j'l'aime car c'est la mienne
Y a pas de bonheur sans problèmes
Réveil impulsif, j'roule un spliff de skunk,
Et j'kick sur un beat de funk
Pas de lyrics de fils de pute,
Insolent même sur mes bulletins,
Cousin, j'suis l'bitume avec une plume
Faut qu'j'passe au plan B
Veulent diviser mon peuple en deux
L'an 2, j'attends ça depuis le landau.
...


...

Magson de Pazou

jeudi, septembre 24 2009

Et un jour, il eut Jeannette Vromant !

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/Cranberries+/video/x2lkz_cranberries-ode-to-my-family_music]



Nous hériterons tous de Vromant. Nous hériterons tous de ces mémés qui crèvent seules, isolées de la société comme des piles usagées jetées dans une caisse au supermarché sans que l'on ne se soucie jamais de savoir comment elles seront recyclées. Vieilles et seules, caractéristiques de cette couche de la population que nous aimons tous citer en exemple, en exemple seulement.


A nous leurs pognons, leurs maisons, leurs bagnoles, leurs bijoux bref, leurs avoirs car si elles guérissent mieux désormais, elles vieillissent toujours aussi mal. A quoi leur servirait le Botox si c’est pour rester cloître chez soi, devant Lepers en espérant que ses enfants daignent leur passer un coup de fil, une fois par trimestre, quand ce n’est pas pour leur annoncer qu’ils ont des problèmes financiers ?


Cash, money, les vieux ont la caillasse, leurs rejetons ont le rouleau, ils compressent ! Et moi, je suis mort de rire. Car, tenez – le pour dit, il y’a de l’héritage dans l’air. Le prochain vrai business sera celui de causeur public. Pour l’instant, je fais un test marketing pour conforter mon intuition. J’ai passé une annonce : jeune homme propose de tenir la conversation à des personnes isolées pour les aider à agrémenter leurs journées et à profiter de leurs instants de retraite contre rémunérations ou compensations. Au programme, conversations à domicile. Je suis causeur public et aucune activité illégale comme la prostitution ne rentre dans le cadre de mes activités. Mon métier est de vous parler et surtout de vous écouter. Contactez-moi au 00 01 02 03 04.

J’attends les appels.


Ma sollicitude à la rescousse de leur solitude. Elle aura désormais un prix. Que de vieux à couvrir de délicatesses ! J'étais destiné à un avenir en vermeil. Parler avec eux pour les sortir de la frugalité, la vacuité de leurs existences. Ils finissent à l’hospice, oubliés des leurs qui n’attendent que leurs trépas pour se précipiter sur leur pécule. Nous le partagerons dorénavant ensemble.

Plus besoin d’arracher le sac des vieilles, tenez-le pour elles et elles vous sauront gré de leur avoir consacré de l’attention. Mon business plan est déjà prêt. Nul besoin aussi de qualifications importantes, parler français à peu près correctement devrait suffire.
Comme cette vieille que j’ai vue dans le tram, accrochée tout le long de son périple à une jeune fille en hijab entrain de faire des mots croisés. Elle n’a pas cessé de la saouler avec ses réflexions stupides, ses remarques, ses rires et sa volonté envahissante de parler à quelqu’un. Elle respirait l’ennui. Toute la rame était gênée. Et lorsqu’elle est finalement descendue, j’ai ressenti le ouf de soulagement des passagers, enfin débarrassés de cette intrusion collante dans leurs vies. Probablement son unique sortie de la semaine ; aller faire des courses et profiter de cet intermède pour essayer désespérément de capter l’attention des autres. La dame d’en face m’a même souri.


Et j’ai compris. Ils sont mûrs ! Ils sont prêts à payer pour qu’on leur évite ce genre de désagréments. Et les débouchés sont énormes. L’Europe, les vieux, c’est quasiment un pléonasme. Autant en profiter. J’ai pensé à Vromant et au bol d'air d’humanité qu’elle devait prendre au contact des conducteurs de bus.

Ou encore cette dame lituanienne qui habitait mon étage, jadis, et ne pouvait s’empêcher de nous attendre au couloir, le soir, heureuse qu’on lui adressât quelques mots gentils. Bonsoir, madame ! Deux mots ; seules fenêtres sur le monde. Elle s’en est allée comme elle était venue. C’est dur d’être seul.


Plus de vieux, plus d’isolement : c’est un marché. Pathétique. Dégueulasse certes ! Profitable, assurément ! Ce n’est pas de ma faute. Ni de la vôtre d’ailleurs. C’est l’époque. Il y’a un filon, il faut l’exploiter. Avant que les chinois ne le fassent. Je m’en méfie. Au regard de la longévité de leurs ascendants, ils ont du métier et ça, ce serait néfaste pour mon business. En plus, dans cette période difficile, je participe à l’effort économique et à la cohésion sociale ; cela permettrait aux familles bobos si open-minded, de mettre du beur dans les manoirs.

Et demain, il n’ y’ aura pas que les Vromant pour vous remercier de votre présence, votre écoute, votre attention en vous accouchant dans leurs testaments. Nouvelle vie assurée.

Bénef clinquant immédiat, investissement astucieux garanti. En plus de cela, vous faites une bonne action. C’est quasiment de l’économie écologique durable. Une manière verte de préserver la nature. Enrichissement des bourses et de l’esprit, croyez-moi, à coups sûr, vous en sortirez grandis.

Qui sait ! Les actionnaires de sociétés de causeurs publics pourront terminer avec des médailles d’honneur pour services rendus à la nation.

Nous allons pouvoir faire du bien autour de nous. Merci à toi, O grand capitalisme !

Mon slogan est presque trouvé : Les Vromanteries, nos causeries à petits prix !

Qui me suit ?

Magson de Pazou

lundi, septembre 14 2009

Un premier pas vers la réussite

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/oasis+noel/video/x3oxj4_oasis-stop-crying-your-heart-out-li_music]



La rigueur fait naître la créativité. L’excès de créativité, comme tous les excès l’annihile. On vit une époque de frivolité où la rigueur est devenue en moins de 30 ans un mot abject, au même titre que sacrifices, mérite, responsabilité. L’époque est à l’oisiveté et le dépassement de soi confine aujourd’hui à la maltraitance des enfants.

La créativité est une conséquence directe de la rigueur et une société permissive ne favorise pas des génies. Il faut que les gosses se laissent aller, peignent des merdes, des gribouillis appelés dessins, écrivent comme des canards sous Taser, et rêvent tous de finir mi pute, mi pute, comme Britney. Et leurs parents les y encouragent avec ferveur.

Tu peux faire ce que tu veux, chéri. Des cortèges de canardeaux pédants élevés en batterie dans des écoles qui ont pour école, les tableaux qu’abritent leurs supposées salles de crasse, temples du crétinisme institutionnalisé.

Mon cœur est triste, face à tant d’évanescence, la sagesse devrait prévaloir. C’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleurs plats. Il serait judicieux de tirer les enseignements de cette déchéance scolaire qui est maintenant la marque de fabrique des écoles françaises. Les bambins sont nuls en français, en mathématiques, en histoire, en sciences naturelles, en langues étrangères... Nuls en tout et on se demande comment ils pourraient maintenir le niveau de leur pays face aux ogres naissants avec autant de crétins. Je suis pour le retour des uniformes à l’école.

La rigueur permet de donner à des jeunes un intellect quasi standardisé pouvant servir d’étalonnage pour l’industrie de demain. Il s’agit réellement de niveler le terreau académique car les oscillations de l’électrocardiogramme scolaire français sont drastiquement saccadées. Une base solide. La rigueur crée un conformisme, qui irrigue toute la société et permet une meilleure homogénéisation des connaissances et du savoir. Une organisation quasi militaire qui mobilise une grande partie de la masse. L’ Allemagne en est l’illustration la plus frappante.

La rigueur permet aussi de mettre en exergue des personnalités exceptionnelles, des génies ou des créatifs qui réagissent à ce corsetage social en créant ou en optimisant leurs aptitudes intellectuelles ou physiques. Karl Marx, Einstein, Sakharov, … Cela entraîne l’explosion de créativité et l’éclosion de contre-cultures, de nouvelles pensées, de performances intangibles dont sont coutumières certaines personnes érudites ou certains sportifs. Sans habit, un corps féminin devient rapidement aussi attrayant que Michael Jackson, de près. Que serait Woodstock sans l’Amérique de Nixon ? Agassi sans son paternel ? Lénine sans le Tsar ? De Gaulle sans Hitler ?


Les héros ont besoin de chaos pour se révéler. La créativité a besoin de rigueur, d’autorité pour poindre. Le diamant ne tombe pas du ciel. Nos sociétés permissives ne poussent pas les meilleurs à se transcender. Les parents d’aujourd’hui sont extatiques lorsque leurs mioches écervelés leur ramènent le Bac, examen donné par l’éducation nationale. Echouer au Bac, c’est être soit débile, soit jem’enfoutiste. Triste évolution. Combien de sages ont grandi dans un environnement strict qui a su forgé leur génie ? L’érudition exige le travail, l’intrépidité et la méthode.

Je suis pour l’uniforme car cela crée un sentiment d’appartenance, un esprit de corps, de reconnaissance sociale. L’habit ne fait pas le moine. Mais on reconnaît le moine par son habit. Les riches inscrivent volontiers leurs rejetons dans les institutions catholiques aux tenues chastes et trouvent cela normal que la masse puisse se rendre au bahut en vêtements de ville. Que penser d’un trader sans costume ? Un basketteur sans short ? Un magistrat sans robe ? Une petite bite sans 4x4 ? Pas de raison objective que les élèves n’en aient pas.

Avoir un uniforme, c’est en prendre soin, le laver, le repasser, le ranger, le personnaliser pour les plus inspirés.
C’est se faire reconnaître dans la rue et éviter de sécher les cours.
C’est appartenir à un groupe et se sentir en toutes circonstances, ambassadeur de son établissement.
C’est masquer les différentes origines sociales pour faire fondre dans un ensemble, les chérubins qui feront la société de demain.
C’est symbolique d’un corps important qui caractérise notre société comme les maçons et leurs cottes, les éleveurs et leurs combinaisons, les policiers et leurs uniformes, les postiers et leurs vestes, les banquiers et leurs costumes, …
Avantage indéniable en plus, en ces temps de vaches maigres, cela permettra aux familles de faire des économies sur leur budget vêtements et de les consacrer à d’autres activités bien plus enrichissantes.

C’est un métier d’être un élève, avoir une tenue officielle pour ce job ne serait que chose normale.
L’uniforme crée le respect de soi et des autres, la rigueur et intègre dans une ambiance de travail et d’exigence. Il ne viendrait à l’idée d’aucun enfant de traîner à 22 heures en uniforme en bas de son immeuble.


Plus de rigueur et d’autorité. Double bénef pour la cité. La majorité s’attèlera à devenir conforme aux attentes sociales et les grands hommes s’échigneront à démontrer leur anticonformisme en résistant ou en créant. Ainsi naissent les génies.

Maintenant, pour les minettes, on a le choix entre une société rigoriste, le niqab masquant et une société permissive, le string apparent. D’un côté, une ferme volonté de se cacher à l’agora, boosté de désir et de l’autre, un sous - vêtement affriolant qu’on exhibe à l’agora, frustré de ne pouvoir assouvir son désir.
Le consumériste occidental, dans sa quête d’acceptabilité sociale, réussit à trouver outrageant qu’une femme mette un hijab pour son épanouissement spirituel mais absolument banal voire enrichissant qu’elle exhibe ses fesses. Place nette à la nouvelle profondeur épidémique. C’est l’époque qui veut cela.

Les gamines de 12 piges sont devenues de vulgaires mini-putes style MiniMoi, des reproductions en grandeur miniature des suceuses du tertiaire que le capital a su générer et entretenir.

Ils ne veulent pas de hijabs dans leurs écoles, des strings pourquoi pas ? A mon humble avis, un uniforme mettrait tout le monde d’accord.

Et puis, cela permettra aux français de faire des efforts considérables en chaussant de meilleurs souliers.

Notre permissivité ne rime pas avec créativité. Malheureusement. L’exigence naît dans la douleur, le sacrifice, le labeur. The hard way is the only way. C’est dur d’échouer. C’est encore plus dur de réussir.
Nous ne pouvons pas tous être des génies. Il n’existe pas d’école de génies. Il n’existe que des écoles. Aidons-les à en révéler.

Magson de Pazou

lundi, août 17 2009

Poutine, sauves ma planète !

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/andrea+bocelli+con+te+partiro/video/x2jt9e_con-te-partiro-andrea-bocelli]




Déplaceuse chérie; ma relation sentimentale la plus longue : près de 18 mois à arpenter l'Ile-de-France en toutes circonstances et sans exigences démentielles sinon de mettre 15 euros de carburant hebdomadaires. Aucune vidange, aucune embrouille, aucun lavage artificiel, aucune demande extravagante.

J'espère que ma nouvelle fourgonnette me rendra le sourire. Elle supplée largement au manque qui m’habite depuis que la déplaceuse est à la casse. Elle suce un peu trop mais que voulez-vous, conçue dans les années 80, l’écologie n’était pas encore religion et elle en a gardé les stigmates.

Pas besoin d’avoir une voiture récente bon marché, aucun intérêt. Être la pompe à fric d’un système applelisé qui a institué une stratégie de verrouillage total du client, non merci ! Ma fourgonnette est encore une voiture mécanique et elle me plait ainsi. Elle n’est pas attractive. D'ailleurs, je n'ai pas besoin d’une grosse voiture, j’ai déjà une grosse bite ; j’ai rien à compenser. Juste besoin d’un véhicule pour me mouvoir dans ma jungle francilienne et donc, je suis allé au mieux disant, le particulier, et j’en suis fier.

Jouissif de continuer à polluer avec ma vieille caisse quand je vois tous leurs reportages sur l’écologie, sur la couche d’ozone, sur la pollution à Paris, sur le scandale de l’eau en Bretagne … J’accélère.

Écologie ne rime pas avec économies, vous devriez vous en rendre compte car leur discours sirupeux sur la planète qui se meurt n’a qu’un seul but inavoué : relancer leurs profits.

Ils découvrent que le bio n’a aucune valeur nutritive supérieure au conventionnel. Nous en sommes désolés. Vraiment. Tout cet hallali médiatique commençait à nous les briser. Un coup d’arrêt remarquable, comparable au truc ellipsitique mon cul de Sa Quintessence Chevaleresque ! J’en aurais presque les larmes aux yeux si la propagande ne s’était pas remise en marche ; mangez 5 fruits et légumes chaque jour ! Cela permettrait d’éviter le cancer.

Les fruits et légumes ont trois gros avantages pour l’organisme :

- Fourniture d’antioxydants qui protègent des maladies,

- Fourniture de vitamines qui optimisent le métabolisme

- Fourniture de calcium pour la solidification des os.

Cependant, l’organisme a besoin d’une quantité assez limitée de vitamines pour fonctionner correctement. Ces quantités sont infinitésimales et ces oligo-éléments sont aussi contenus dans les autres aliments. Certes, dans des proportions minimales mais elles y sont. Et comme on mange tous les jours, les besoins sont plus ou moins comblés. En ayant une alimentation variée, aucun danger.

Une fois que le corps a eu sa dose de vitamines, les excédents sont simplement éliminés par les reins car inutiles. Dans certains cas, un excès de vitamines pourrait même causer des problèmes de santé.

Consommer des fruits et légumes, oui ! Consommer 5 fruits et légumes par jour, foutage de gueule ! Vous vous rappelez de cette vérité tombée du ciel qui commandait aux crétines parisiennes de consommer 1 litre d’eau par jour pour leur bien-être sanitaire ?

Pour tous ceux et celles qui sont convaincus d’avoir absolument besoin de fruits pour vivre, les gélules multivitaminées en pharmacies offrent les mêmes avantages pour moins de 5 euros. Croyez-moi, c’est bien plus intéressant pour votre porte-monnaies que 5 fruits et légumes par jour par individu.

Toujours baisés et toujours fiers de l’être.

Soyons sérieux ! La planète va mal et pas besoin d’être devin pour s’en rendre compte. Mais que puis-je faire pour la sauver? Rien. Que pouvez-vous faire pour la sauver ? Rien. Que font-ils, nos dirigeants pour nous sauver ? Rien. Ou plutôt, pas grand-chose car leurs protocoles, leurs taxes, leurs incitations, sont inutiles. Le problème de l’écologie n’est pas directement imputable à notre consommation ou supposée surexploitation industrielle. La cause est démographique et selon moi, uniquement démographique.

Vous voulez sauver la planète, réduisez son peuplement.

Comment ?

Parlons peu, parlons vrai. Logiquement, la guerre est une solution immédiate aux problèmes écologiques.

Horrible mais efficace. 600 à 679 millions d'habitants en 1700, 1,8 milliard en 1900, 2.5 milliards en 1950, 6 milliards d’hommes en 2000, prévisions en 2050, 9 milliards.

D'aucuns pourraient rétorquer que les chiffres de siècles passés étaient biaisés car la définition d'être humain n'était pas la même que celle d'aujourd'hui, les australiens considérant les aborigènes par exemple, comme la faune. Mes négros étaient des meubles. Why not ?

On constate néanmoins qu'en simulant une progression normale et constante de sa population fondée sur ces données, la planète aurait dû être peuplée de 2.4 milliards d’humains en 2000. A ce stade, nous n’aurions pas ces problèmes écologiques. Nous sommes 6 milliards.

La mondialisation et les évolutions technologiques et sociales ont permis cette accélération démographique. Il a manqué le régulateur ; la guerre ou plutôt le sentiment de guerre.

Le monde a changé en 50, après la deuxième guerre mondiale, destructrice, hautement meurtrière et castratrice pour les occidentaux, maîtres du monde, qui ont décidé de construire la paix. Noble dessein. Déjà en 1914, ils avaient capitulé avec leur esprit conquérant et va-t- en guerre. En 45, ils ont conceptualisé et mis en œuvre la pacification des esprits et la mondialisation; avec le libre échange et suppression des frontières comme fondements. Je vous passe la fondation de l’Europe, qui a pacifié les pays traditionnellement ennemis; le féminisme ou plutôt la féminisation de la société; la découverte des antibiotiques, les 30 glorieuses ou le triomphe capitaliste qui a permis aux populations paupérisées d’accéder au capital et d’augmenter leur niveau de vie et surtout leur qualité de vie; les deux blocs qui ont coalisé tous les pays vers l’une ou l’autre bannière dominante, permettant ainsi de neutraliser les affrontements locaux; et la médecine, qui par la découverte d’antibiotiques et de la pilule par le Dr Pincus ( et non Simone de Beauvoir), a favorisé l’amélioration de la vie et de la durée de vie.

Les hommes se sont plus dans cet état de transition ponctué, ça et là de quelques soubresauts guerriers très localisées et à l'incidence contenue (Kippour, Vietnam, Corée, Biafra, Irak…). La disparition future de l’URSS a amplifié ces effets et l’esprit pacificateur a pris le dessus. Aujourd’hui, le service militaire est conspué, les valeurs mâles sont huées et la vue du sang sanctuarisée.

Cerise sur le gâteau, la pilule a légalisé la permissivité des femmes. Et les hommes ont pu copuler allègrement. Plus de freins. Enfin, ils ont toujours les leurs. Disons, plus de barrières ou de digues. Plus de guerres pour occuper les esprits et les hommes :

- Les riches se sont enrichis et ont mis en route des équipements pour protéger et pérenniser leurs fortunes : protections sociales, planning familial, immigrations, multinationales, oligarchie gouvernante, armes nucléaires dissuasives, ONU…

- Les pauvres se sont réfugiés dans le seul plaisir qui ne leur est pas encore facturé : la baise. Sauf, qu’eux, n’ont ni planning familial, ni pilule et par définition, pas de cash. Explosion démographique assurée. Et les pays asiatiques ont défoncé leur taux de fécondité : Inde, 1 milliard, Chine, 1.3 milliard.

Et depuis lors, le sentiment d’insécurité, de peur, s’est évanoui. Le pacifisme est devenu religion, et l’opinion public, gardienne de cette valeur certes respectable mais O combien cancérigène pour la planète, s’est complu dans l’aisance, la paresse et l’importance du mariage des gays dans la société.

La guerre a perdu de son éclat. L’expansion et la domination sont mal vues par l’opinion publique. Et à juste titre. Et pourtant, la guerre a bien des égards, a permis le maintien d’un nombre raisonnable d’hommes sur terre. Elle a longtemps joué le rôle de régulateur de la planète. Trop de paix détruira la planète.

Comment ferons-nous à 9 milliards ? Vous allez fermer votre robinet toute la journée ?

La guerre avait cet avantage de contrôler la natalité et donc la démographie des hommes. Comme dans le règne animal où l’herbe est bouffée par l’antilope, qui sera tuée par le chacal, à son tour tributaire des conditions climatiques et des crocs du lion, au sommet de la pyramide, roi éphémère d’un territoire d’où il sera chassé par de jeunes mâles plus cruels qui se chargeront d’éliminer sa descendance. Et le cycle recommence. Cela s’appelle la chaîne alimentaire.

Les hommes se sont greffés à ce cycle en intégrant via leurs aptitudes intellectuelles, directement le pic du sommet. Pendant longtemps et grâce aux guerres, aux épidémies, aux conditions de vie difficiles, ils ont pérennisé la chaîne. Aujourd’hui, pacifiés et pacifiques écolos neuneus bobos branchés, ils ont cru drastiquement et la chaîne va se casser.

Après tout, il faut bien nourrir cette marmaille, la loger et la maintenir dans son nouveau style de vie. La planète en souffre et comme vous, je continue à user des rouleaux de pq pour me torcher le cul et des litres d’eau pour évacuer les restes de ces jambons chimiques de porcs élevés en batterie, achetés à vils prix dans un réseau de supérettes qui a fait des économies d’échelle, des centres de profits encore plus rentables que la marge de distribution normalement dévolue à cet effet.

Vais-je m’arrêter et me mettre au bio ? Construire ma maison en pailles et terre cuite ? Non. Enfin, quand je fêterai mon premier million.

Et finalement, l’absence de guerre a permis l’émergence de pâles hommes d’état de piètre rang, de faible stature et de peu de consistance. Mandela est une légende maintenant. Churchill doit se torcher dans sa tombe. Des légendes sont nées et ont survécues grâce à leurs exploits et ce ne sont pas les missiles de croisière qui nous feront oublier les croisades d'Alexandre.

J’imagine que certains penseurs réfléchissent à ce défi majeur qui nous attend. Comment juguler la démographie planétaire ? Le Sida, le SRAS, la grippe mexicaine, l'homosexualité, Mars, la programmation génétique, l'autorégulation ...

Éthique et paix risquent d’être mises à rude épreuve dans un proche avenir. Pour ma part, faites la guerre, pas l’amour et vous sauverez peut-être cette planète. Malheureusement, le champignon nucléaire a réduit les ardeurs des plus téméraires ; demandez aux japonais.

Magson de Pazou

mercredi, août 5 2009

Happy Birthday, Mister President !

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/la+rumeur+musique/video/x1st2t_la-rumeur-qui-ca-etonne-encore-y_music]



Où est-ce qu’on enterre les ordures ? Question de Grandserre sur RMC. Dans une autre sphère, où enterre –t – on les Diana, Marylin, et autres fanfreluches ? Excroissances crétines d’une pensée chimérique qui a su user de leur mollesse intellectuelle pour en faire des boussoles pour minettes dépucelées. Dieu me garde de ces flatulences.

Et ça glousse, ça minaude, ça intrigue et inlassablement, ça écarte les cuisses! Connues et reconnues pour avoir levées les jambes. Et voir toutes ces dames baver devant ces connes médiatiques. Merde, ces icônes médiatiques. L’époque est définitivement à la légèreté, la vacuité, la stupidité. Triste!

A chaque fois qu’on vous parle des années 60, on ne vous parle que de l’autre fosse à éjaculation des célèbres frères flingués de Boston. Mannequin, actrice, tu parles d’une profondeur d’esprit. Dépressive, mal baisée, suicidée, aucun intérêt. Qu’a-t-elle léguée à la société ? Happy birthday Mr President *!. La reine des bombasses. Un mollar à l'idée que je me fais de la femme. Parce que durant le court laps de temps de son existence de parasite starifié, elle en a sucé, des bites; James Dougherty, Joe DiMaggio, Arthur Miller, Bunny Kennedy, Bob Kennedy, Brando, sans compter les éternels inconnus qui ont dû la besogner sur son sinueux chemin vers la gloire. Aujourd’hui, elle est passée à la postérité. Grâce à ses mandibules, elle est scandée par ses paires.

Ne parlons même pas de l’autre emplâtrée du pont d’Alma. Si elle n’avait pas été une princesse, ce serait la traînée la plus connue qu’on ait eu sur terre. Il n’y’a que mon chien qui ne soit pas passé dessus, comme dirait Dieudonné dans son spectacle. Une plastique, soyons justes, elle tombe elle se relève, une cervelle de son époque, une existence rythmée par ses hormones. Bref, elle n’a jamais dépassé le stade reptilien.
Jamais devenue adulte. Pour une tête couronnée de premier plan, tenue à une certaine retenue, elle en a croisé des hommes et décroisé des jambes : Barry Mannakee, le garde du corps ; James Hewitt, prof d’équitation, Will Carling, rugbyman ; Hasnat Khan, le médecin pakistanais ; Philipp Dunne, le banquier ; David Waterhouse, Oliver Hoare, un antiquaire ; David Kerr, galeriste ; Paul Burrell son majordome, Dodi le fils de bourge. Sans bien évidemment compter les autres innombrables et innommables timorés qui ont dû très probablement, la dépanner pendant certains soirs de grande chaleur. Un petit coup par ci, un mini cunni par là. On finirait par oublier qu’elle était mariée et mère de l’héritier de la couronne anglaise. Il paraît même que Brian Adams le chanteur canadien, Kevin Costner, très connu aussi en France, Juan Carlos d'Espagne, Charles le cocu romantique, l’ont aussi baisé. Soyons politically correct, lui ont aussi fait l’amour. Ça va, chiennes de garde ?

Un exemple d’émancipation féminine, saluée par la dogsa qui ne cesse de la porter aux nues. Il est vrai que pour la portée, elle en a eu deux dont un à la paternité longtemps douteuse. Néanmoins, on est le fils de son père. Nue, n’en déplaise à l’agora, elle l’a été plus que de raison pour une épouse. Si être moderne, c’est se faire torpiller par tous les obus qu’on croise, alors je paierais moi-même un sonar de chasteté à ma fille pour qu’elle puisse s’éviter ce carnage.

Mais ne le dites surtout pas au public que Lady D correspondrait plus justement à Lady Défoncée, il ne vous supporterait pas. La fille du peuple qui baiserait autant serait taxée illico de traînée, de chienne, de salope. Lady D, Oh my gode !!!

Ils vous parleront du charisme, des mines antipersonnelles, et du SIDA. Comme si quelques photos dans un pays pauvre, auprès d’un estropié ou d’un sidatique, sont des actes d’une bravoure exceptionnelle. La pucelle d'Orléans, où es-tu ?

Il serait temps que le monde reconnaisse les vraies personnalités marquantes et cesse de s’extasier sur des femmes aux prestations scéniques disons divertissantes mais aux agissements stupides, dégradants et avilissant pour cette gente.

Cependant, lorsqu’on passe ses journées à lire des TUBA, à écouter des Bussypat Bolls, à regarder love story, mon chien est une chienne, mon fils est chanteur, il ne faut pas s’étonner que Marylin et Diana soient devenues des iCônes.

Il ne viendrait à l’idée d’aucun homme de s’émerveiller devant l’héritage de James Dean ou John John Kennedy. Enfin, de nos jours, il faudrait d’abord redéfinir le mot homme. Vaste projet.

Magson de Pazou

vendredi, juillet 17 2009

Enfin seul !

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/anthrax/video/x9ly5w_anthrax-medusa_music]



Si certaines femmes adorent tant la caméra ou l’objectif des appareils photos, c’est simplement parce qu’elle leur rappelle la belle grosse pine que les hommes savent si bien exhiber devant leurs visages de vierges en rut avant qu’elles ne s’adonnent à notre péché mignon ; la fellation. Je ne vous apprends rien, j'espère. Elles ne voient que ça, un dessous de menton triangulaire, des narines écarlates, un pubis poilu généralement, un nombril creux très souvent, des veines qui parcourent le frein, nos gonades si vaillantes, une raie à l’entretien équivoque parfois, et aux effluves rectaux proportionnels à leur pré-activité fécale.

Quelle vision ! Le monde vu d’un pénis en érection par une femme doit être assez austère. Je peux comprendre leur retenu.

Toutes ces jeunes connasses prêtes à devenir mannequins, journalistes, actrices, et je vous passe tous ces métiers de peu de valeurs, se mettent en quatre devant ce phallus flamboyant qui les enverra vers le sommet. La caméra est grosse, rigide, phallique et, permet de révéler à la lumière le meilleur de ces suceuses du tertiaire. Pour une fois qu’elles n’ont pas besoin de s’agenouiller, elles regardent l’écran comme elles regarderaient un prépuce; avec délectation et à chaque prise, elles se focalisent sur l’objectif et lapent. Merde, parlent.
Femme, tu as aimé la caméra, tu aimeras la queue.

Comme cette nuée de filles, femmes, femmes-filles, qui s’agglutinent studieusement sur les quais du train Nanterre à 8h 30 à la gare de Saint-Lazare. Des abeilles toujours plus nombreuses, pressées, imbues de leurs petites personnes, petites ouvrières très serviables de la reine capitaliste qui les maintient dans leur servilité via des torchons aux contenus inutiles et dégradants appelés pompeusement magazines.

Reproductibles et reproduites en série, guenons savantes aux visions chimériques ou redondantes, les bras m’en tombent lorsqu’il s’agit de devoir photographier cette marmaille consumériste. Amazones sans scrupules. D'ailleurs, leurs dents ne rayent plus le parquet, elles y sont plantées et cette concurrence, déloyale, m’inquiète davantage que leur hystérie migratoire. Plus je fréquente certaines lignes du métro le matin, moins je vois d’hommes. Décidément, tout est fait pour qu’elles soient leur futur, plus précisément des ouvriers. J’irai travailler en Arabie Saoudite, histoire de m’épargner cette déchéance sociale.

Et puis, avec l’avènement du soleil, moins elles en mettent, mieux elles se sentent. Alors, on est obligé de se taper toutes ces épaules défraichies, ces cuisses adipeuses et flasques, ces genoux à la rotule difforme, ces fesses plates, ces dents si poisseuses on dirait les miennes… Putain, cachez ces monstruosités que je ne saurais voir !

Finalement dans cette société, il n’y’aurait pas meilleure mise en lumière de la femme qu’un hijab qu'ils pourfendent hargneusement.
Femme, tu veux asseoir ton intelligence, caches – toi !

Ce n'est pas moi qui le dit, c'est Nietzsche, Tout esprit profond avance masqué.

A contrario, toute femme qui aime bien prendre la lumière aimerait bien sucer une grosse queue. Et leur soumission à cet objet est une simple projection de leur penchant. Plausible. En tant que mâle, je devrais apprécier ces poupées à flûte, disons journalistes et leur payer une sucette pour qu’elles continuent d'exercer leur talent sous les uv.

Par vagues entières, ils et elles migrent vers le sud, vers le soleil, les plages, les glaces. Contentes de s’extirper de leur quotidien aliénant pour aller servir de cash money au capital ; moutons et brebis conditionnés par la consommation et fiers de l’être.

Enfin, je respire, Paris s’est vidée. Le périph est plus dégagé le matin et le métro plus agréable. La fine fleur des ovidés s’est tirée avec la smala au camping à Cogolin et s’enivre pernicieusement de ses désirs en passant toutes ses journées à mater; qui une bimbo refaite et hyper montée, qui un yacht d’apparatchik du système à St-Trop, qui un jeune pédé cultureux neuneu, attisée et prête à revenir bosser comme un Dalit pour payer son loyer, sa chaîne de cul, son pq, ses crédits et les nouvelles lubies de madame, vil parasite juché sur sa petite couronne de chef d’équipe, assistante de direction, fière de reposer cervicales et poignets, après tant de mois passés à sucer et branler son supérieur, son patron, son collègue et son couillon de mari. La vie est dure.

Les moutons sont de sortie ! Enfin !! Solitude, solitude, ma douce solitude. Dans ce climat de transhumance moutonnière, être seul est une qualité indéniable que tout être normalement constitué, devrait rechercher furieusement en lieu et place d’un déplacement stupide de troupeau à des points d’eau consuméristes j’ai appelé des plages en quête de soleil, de fesses et de dépenses outrancières d'un capital qu'on a difficilement obtenu d'une société de crédit.

Les occidentaux apprécient leurs vacances. Quoi de plus normal après avoir été exploité toute l'année, de prendre quelques semaines pour se requinquer afin de replonger dans la furie qui anime nos vies. Le système a astucieusement su leur aménager un sas de répit afin qu’ils acceptent sans jamais geindre, leur vie de mal baisés ou plutôt de travailleurs.

La seule chose que je ne comprends pas, est cette volonté grégaire d'être des milliers pour pouvoir se reposer. A-t-on besoin de tous aller dans le sud pour apprécier l'été ? Ne fait-il pas chaud à Paris ou dans le nord ? Si l’on pouvait observer du ciel ces déplacements, on serait ébahi par la malléabilité de nos chers humains qui rivaliseraient directement avec les gobe-mouches.

J’apprécie ma solitude, voir ma région vidée de tous ces bobos parasites béats qui la noient dans la vulgarité, la pollution, l'abject. Malheureusement, ils sont remplacés par des colonies de touristes empereurs. Alors, épargner son pécule et profiter de la banlieue car nous y avons encore droit à la paix, grâce à leurs campagnes de diabolisation, avant qu'un péquin famélique, ne découvre le Banlieue Tour comme d'autres ont créé le Tchernobyl Tour.

Profiter du silence pour se repaître. Bon, j'évite Paris Plage, ce simili point d’eau qui est à la plage ce que Johnny est au rock.

Pour le reste, une bonne pipe, une bière fraîche, une demi-douzaine de bouquins et enfin seul, pouvoir apprécier l'accalmie.

Magson de Pazou

mardi, juin 16 2009

Un pistolet, un contrat et des cacahuètes !

[Interlude

http://www.dailymotion.com/video/x5nm3g_quand-on-n-a-que-l-amour-jacques-b_school]



Englué dans ma quête effrénée d'un logement, quête difficile qui m'oblige à faire des soubrettes à de pâles vieillasses sans saveur, jouissant piteusement de leur quart d'heure de gloire, face à toutes ces nuées de jeunes franciliens sans domicile, il n'a pas pu échapper à un esprit aussi éclairé que celui de votre modeste serviteur, les évènements sociaux récents qui n'ont malheureusement pas calmés ma colère contre ces suceuses du seizième, qui prospèrent sur l'imbécilité du système locatif français.

Aux abois depuis le début du mois, je comprends maintenant ces jeunes étudiantes qui pompent pour ronfler. Si cette bourge de Poissy m'avait proposé de la baiser pour son appart, j'aurais fait mieux : Je l'aurais baguée illico, juté sur son pantalon en satin blanc et nettoyé mon 17 encore rugissant sur ses cheveux "provostisés" pour lui apprendre la persévérance. Connasse !

C'est dur mais que voulez-vous, il faut bien se poser. Encore plus dur de devoir se taper 50 bornes pour s'entendre dire : "Non, Monsieur, on visite d'abord le logement, et si ça convient, appelez-moi avant d'envoyer votre dossier". Cette chiennasse, j'avais juste envie de l'enculer, là, sur sa terrasse et raser la moquette défraichie qu'elle doit sûrement appeler chevelure. J'irai baiser des oies empaillées à Chanteloup-les-vignes, salopes de riches !

Et dans mes projections morbides, j'ai laissé voguer ma matière grise sur la logeuse de bébés préférée de Mr frigidaire. Elle a tué trois bébés et il se trouve des experts pour nous expliquer, pince sans rires, qu'il s'agit de déni de grossesse. Je proposerais volontiers aux pauvres pères de famille qui ne veulent pas d'un gosse très probablement issu des errances illégitimes de leurs dulcinées, de le tuer à sa sortie de maternité pour déni de paternité. De qui se moque-t-on ?

Ils sont prêts à tout excuser pour la beauté d'une démonstration scientifique O combien exotérique, qui repose sur une prétendue fragilité psychologique. Il faudrait qu'on sache clairement. Ou l'on est fou et hasta siempre Ville Evrard. Ou l'on est normal et on va se faire enculer à Fresnes !

Si les femmes ont le droit maintenant de tuer leurs bébés au nom d'une maladie mentale nébuleuse, déni de grossesse, le prochain tueur en série français pourra arguer aussi et avec raison, d'un déni de réalité, les élèves du déni de baccalauréat, les escrocs du déni de méfiance. Cela n'a aucun sens.

La responsabilité ! Voilà la seule valeur que le système libérale essaie de faire voler en éclats par des questionnements aussi fallacieux. Je n'arrive même pas à croire qu'ils se posent encore des questions sur cette présumée meurtrière, restons mesurés ! On est prêt à envoyer des jeunes en prison pour présomption d'appartenance à une bande et la courgette à l'hosto pour triple déni de grossesse ayant entraîné la mort de mineurs de moins de 15 ans. Tu m'étonnes que papous soit vu comme l'incarnation du mal pour avoir rejeté le condom, la fornication, et l'avortement !


Un pistolet chargé dans la main gauche, un contrat dans la main droite !

Les pirates somaliens arrêtés manu militari sur leurs côtes seront jugés en France puisqu'il n'existe pas de palais de justice en Somalie, c'est bien connu ! La bien-pensance de péquins de Noé a failli coûter la déportation d'une centaine de petits soudanais, quelques mois de vacances dans les geôles tchadiennes et une liberté injurieuse envers les africains. Des maliens qui auraient voulu soustraire des gosses à la Ddass pour leur bien-être psychologique ou leur équilibre social en les envoyant dans les villages pour en faire des enfants de la communauté, auraient probablement reçu la médaille d'honneur pour actes d'humanité.

Ne surtout pas les laisser pourrir dans les geôles tchadiennes ! Aujourd'hui, ils gambadent dans la basse-cour en remerciant Sa grandiloquence bondissante pour son entregent. Comme Issei Sagawa, le cannibale japonais ! La morale est sauve : A chacun sa Somalie !


Un pistolet chargé dans la main gauche, un contrat dans la main droite ! Dans tous les cas, l'occidental a toujours raison !

J'apprends que l'ambassadeur d'Iran a été convoqué au quai d'Orsay pour s'expliquer sur la tenue des élections au vainqueur détesté par l'Occident. Le peuple iranien est tellement stupide qu'il ne peut décider de lui-même de qui présidera sa destinée. J'attends le jour où le ministre iranien des affaires étrangères convoquera l'ambassadeur français pour qu'il s'explique sur les émeutes de banlieues, sur l'abstention record aux élections européennes, sur la loi sur le voile dans le service public et j'en passe...


La souveraineté, est-ce qu'elle vous dit quelque chose? Je veux bien croire que Kouchner, l'altruiste gabonophile prenne ses désirs d'ingérence colonialiste pour des réalités géopolitiques, mais, quelqu'un dans ce magma écervelé devrait leur faire comprendre ce qu'est la souveraineté. Un énarque, paraît qu'ils sont bons ! Ils saluent l'élection de Medvedev et conspuent celle d'Ahmadinejab : fortiche !

Et en France on hurle, on trouve que Saint - Moussavi a été volé par des fraudes excessivement massives (35% des votants pro Moussavi, 65% Ahmadinejab). Que dire ? Le peuple a parlé : comme à Gaza. Et les USA demeurent dans une attitude circonspecte, remarquable pour des faucons débiles et américains, n'est-ce pas ?

La France, pays des droits de l'Homme, scande, interpelle et essaye de s'élever. Piteusement; comme le président, avec ses talonnettes. Ridicule et dans ses gesticulations bien pensantes, il ratifie un traité pour l'installation d'une base militaire aux Émirats. Ce que Poutine n'a pas accepté avec la Géorgie, l'Iran devrait le saluer joyeusement avec cette base ! Après avoir mis ce pays sous embargo, armé les irakiens lors de la guerre Irak-Iran, calomnié ses dirigeants, déstabilisé le régime, il faudrait aussi que les iraniens acceptent de se laisser mener à l'abattoir sans jamais protester ?

Puisque le patriotisme est forcément occidental, les culs - terreux iraniens, terroristes en puissance, n'ont qu'à se renier et mettre à leur tête, Moussavi, l'ancien gardien de la révolution devenu blanche colombe. Espérons que dans 20 ans, il ne sera pas le néo Ben Laden, des fois que l'histoire s'entête à se répéter. J'irai me faire sucer en Iran. Putain, les iraniennes sont bonnes, belles, soumises et intelligentes. Que demander au bon dieu ?


Un pistolet chargé dans la main gauche, un contrat dans la main droite ! Dans tous les cas, tu morfles.

N'oubliez jamais que le seul pays a avoir utilisé la bombe nucléaire, à deux reprises, alors que ses adversaires étaient vaincus, rampants et implorants, sont les USA, chantre de la démocratie, de la paix. Ils sont entre autres le premier fabricant mondial d'armes à feu, ont utilisé de l'uranium appauvri en Irak, du napalm au Vietnam, et commandité l'assassinat des opposants à leur politique sud américaine dont Salvador Allende est l'exemple emblématique. L'Iran, jusqu'à preuve du contraire, n'a jamais participé ni de près, ni de loin à aucune guerre mondiale. La Corée du Nord non plus.

La dissuasion nucléaire marche dans les deux sens. Il n'y'a pas d'un côté les bons occidentaux et les méchants terroristes dictateurs. Méfiez-vous des sages qui vous désignent immanquablement l'ennemi absolu, cause de tous vos problèmes et avec qui, tout dialogue est vain.

La solution immédiate au conflit israélo-palestinien est la possession par un État du golfe persique de l'arme nucléaire pour un rééquilibrage des forces dans les négociations.

La souveraineté d'Israël n'est pas plus menacée par un État arabe que par sa sociologie. Israël se mourra seul s'il n'apprend pas à s'ouvrir au monde arabe proche. Il est condamné à composer avec eux ou à trépasser.

Sa politique d'immigration de peuplement montre déjà ses limites; il n'existe pas d'identité juive mais plutôt un rassemblement de peuples de cultures diverses; slaves, américaines, européennes, méditerranéennes, maghrébines voire africaines avec les Fellasha... ayant pour seul lien la religion juive. Un mélange aussi disparate, fondé sur un liant aussi évanescent, créera des dissensions intracommunautaires et intercommunautaires graves. D'ailleurs, la plupart des juifs qui vont en Israël, y vont désormais pour des raisons économiques. Ils sont en général pauvres, issus en majorité des anciens pays de l'Est et immigrent car les conditions de vie matérielles en Israël sont meilleures que dans leurs pays d'origine.

Il faut avoir les moyens de sa politique et il faudra qu'Israël absorbe ces flux d'immigrants et les intègre dans la société économiquement. Qui aurait imaginé, il y'a juste 5 ans, qu'en Israël on aurait une implantation de mouvances nazi ? Quel est le taux de chômage israélien ?

La politique économique Israélienne est fondée sur le militaire ce qui est positif pour sa défense et l'innovation technologique. Sauf que dans une perspective de prolongation du refroidissement avec les États arabes frontaliers, il faudra bien nourrir et entretenir les populations civiles.

On ne mange pas des satellites et on a besoin de carburant pour déplacer un F16. Une industrie aussi dissymétrique ( haute technologie militaire et start-ups d'une part, agriculture de subsistance de l'autre et au milieu, des importations) ne perdurera pas. Les immigrants sont de moins en moins fortunés et lettrés. Les subsides gouvernementaux et américains ne suffiront plus à la gestion étatique.

10% de la population israélienne vit des rations distribuées par les ONG. Qu'en sera-t-il dans 10 ans avec l'afflux des nouveaux immigrants ?

Son territoire n'est malheureusement pas extensible. Son sous-sol est pauvre. Ses voisins immédiats ne sont pas fiables. Seule une inflexion de sa politique étrangère lui permettra de se développer sereinement et surtout de limiter ces flux immigratoires. Son ami américain est entrain de perdre de son influence dans la région et sans soutien régional, Israël ne se développera pas.

Au risque de passer pour un illusionniste, Israël sera le Cuba av BC* asiatique.

Quand les USA auront les deux genoux au sol, qui lui fournira des investissements financiers pour irriguer son économie ?

La réalité du conflit palestinien a fait oublier que le modèle socio-économique israélien est difficilement réalisable sans ouverture ni échanges avec des marchés locaux. Au-delà de ses problèmes géopolitiques, Israël tel qu'on nous le présente aujourd'hui, périra de son expansionnisme migratoire. Car, fondamentalement, elle n'a plus rien à offrir à part le plaisir d'être entre soi. Or, vous le savez bien qu'on ne vit pas d'amour et d'eau fraîche; encore moins de bien-être spirituel. Mais je peux me tromper.

Curiosité iranienne, sur France 2, dans un reportage avant le vote, je me suis aperçu qu'Armandine née L'arabe, s'habillait simplement et roulait dans une vieille BMW, entassé avec 4 gardes du corps. On peut dire qu'il fait déjà beaucoup pour l'environnement vu les économies de CO2 réalisées. Comparé à Sa Quintessence flamboyante qui rêve d'un Air Force One français, ou Barrack de Colgate à Colleville, c'est un vrai écolo !

Il risque d'ajouter une corde à son arc : écoantisémiterroriste ! Achtung !!

Magson de Pazou

  • avant Bill Clinton dit La turlutte de Monica.

lundi, juin 8 2009

Et ça frime toujours !

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/anthrax/video/xx10m_anthrax-in-my-world_music]



J'irai baiser pendant les vacances au Cameroun! Dur, dur d'être un obsédé et de savoir que le BAG nous pousse inexorablement vers les bras d'Onan, JC ou Nasrallah; les femmes coûtent trop cher ici et puis, je n'ai plus trop le temps de chasser. Alors à défaut de tirer, je sublime mon quotidien en m'intéressant à celui des autres, des hommes, des ombres qui à la lumière de l'actualité brillent par leur stupidité et se plaisent à croire qu'ils font partie du troupeau. Pleutres, veules, je me fous de leur gueule car elle est salement ripolinée de foutre.

Amateurs de colifichets, de titres ronflants, de fonctions crétinisantes pour la gloire d'un égo affaibli par l'âpreté de la vie. Ce qu'ils ne retrouvent pas dans leurs assiettes, ils l'ont dans leurs serviettes. Chefs de rayon, responsables d'équipe, le crétin a l'illusion d'être toujours grand, même lorsqu'il n'a pour employé que sa propre personne. Et le système capitaliste qui automatise à tous crins profite de son besoin de reconnaissance pour l'exploiter sans débourser le moindre centime.

Même les stewards ont oublié que derrière ce titre so british, se cache un vulgaire métier de serveur. Comme ce pauvre crétin de Swissair qui est venu visiter un appart à louer avec son badge en croyant que servir des boissons dans un avion était une caution assez importante pour remporter le morceau. J'aurai volontiers craché sur la connasse qui lui servait de femme. J'ai rien contre les travailleurs, les vrais. Seuls m'irritent ces pantins qui croient qu'un vulgaire passe les sauvera de ce qu'ils sont : des casse-couilles prétentieux et putrides.

A tous ces guichetiers qui nous regardent de haut comme si cette baie vitrée les protégeait de la vie. Hautains, méprisants, insultants, voulant toujours avoir raison et démontrer leur puissance dans leur minuscule et famélique pré-carré : une table, une chaise, une caisse. Et ça frime.

Tous ces bac-5 qui paradent dans les 307 toute la journée, un flingue sur la hanche, toujours très empressés de montrer O combien ils sont durs sur l'homme, répressifs, oubliant qu'après les jeunes homosexuels, le plus fort taux de suicide se trouve dans leur profession.

Ces portiers noirs qui passent la nuit à refouler des négros, des rebeus, dans les boîtes de nuit et à l'aube venu, nous lancent des "salut mon frère".

Ces profs qui pensent que le torchon qu'ils ont reçu dans leurs IUFM leur donnent le droit de mépriser ces parents qui ne parlent pas correctement le français, n'ont pas le temps d'assister aux conseils de classe, exténués par les 8 heures passées dans leur fonction stratégique de techniciens de surface.

Aujourd'hui, on a des philosophes dans toutes les étagères.

Philosophe : médiocre écrivain raté qui se pense plus qu'il ne pense.

En général, ils sont profondément persuadés de leurs conneries et les médias les y aident. Voir ces canards essayant péniblement d'illuminer le pois chiche qui leur sert de cerveau avec des phrases grandiloquentes, des citations d'auteurs du siècle passé, mémorisées laborieusement pour servir leur pédantisme, "ouvre-cuisses" préféré de feignasses bobos au quotient intellectuel inversement proportionnel à leurs excroissances mammaires. Des crétins qui s'enivrent de leur imbécilité.

Et ces experts, psychiatres, psychologues, qui parlent, parlent, parlent. Ces sociologues qui foisonnent et qui nous expliquent la société.

Comme les journalistes, caresse-anus du capital. Commentateurs plus ou moins éclairés de la vie, payés une fortune pour leurs commentaires, peu ou mal éclairés. Mais ils sont tellement importants : du recopiage, des renvois d'ascenseurs, de la lèche. Et ça frime toujours.

Valeur ajoutée pour la société : 0

Magson de Pazou

vendredi, mai 29 2009

Qui baisera Susan Boyle?

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/motorhead/video/x4g1e1_motorhead-ace-of-spades_music]



Comme tout crétin qui se respecte, je suis allé voir les prestations scéniques de Susan Boyle sur internet et comme tout crétin qui se respecte, je l'ai trouvée exceptionnelle. Elle n'est pas moins moche que Piaf. En tout cas, elle en a le talent, chante mieux que la plupart des fosses septiques starisées qui nous incommodent les oreilles avec leurs miasmes phoniques appelées injustement chansons.

Susan Boyle demeure assez atypique dans ce nouveau paysage médiatique. Elle ne ressemble à rien et comme toutes les petites personnes, elle transpire la simplicité, dégage une forme d'assurance voire de prétention, un flegme britannique marquant, qui ne peut que rehausser l'idée que je me fais parfois des rosbiffs.

Susan Boyle n'est pas laide; elle n'est juste pas attirante. Elle ne possède aucune grâce, et dans sa fadeur, elle n'inspire au mieux que compassion et mépris. Répulsion pour les plus virulents. Dieu me garde de jugements hâtifs mais Boyle représente par son esprit, une grande partie de tout ce que j'abhorre dans l'humanité.

Car elle est douée. Visiblement, elle est très douée et aurait dû avoir une meilleure trajectoire. Tant de talents gâchés pour cause de paresse compulsive. Susan Boyle a 47 ans donc 47 ans d'inactivité chronique. Elle n'a jamais rien fait. Consommatrice absolue. Un demi centenaire passé à se torcher le cul. Jamais travaillée. Jamais évoluée. Elle aurait pu avoir une carrière. Vivre ses rêves. Essayer de vivre ses rêves.

Je lui reproche d'avoir galvauder ce don. Au lieu de la célébrer, on devrait la laisser repartir dans ce coma existentiel qui semble la caractériser. Elle fait partie de ces personnes qui traversent les ans, le temps, la vie sans avoir rien réalisé, rien entrepris. Rien. Une injure à l'homo erectus.

Combien de musiciens rament pour exister, laborieusement et n'y arrivent jamais par manque de charisme, de dons, ou de chance ? Et pourtant, ils ont au moins le mérite d'y avoir cru et surtout d'avoir osé.

Une latence permanente de 47 ans. Elle n'a jamais cru en elle, en l'autre, en l'humanité. Elle a vécu en parasite et à l'orée de sa vie, elle s'est réveillée comme Blanche-Neige, embrassée pour la première fois de sa pathétique dormance par une émission de télé réalité; signe quasi subliminal de sa mollesse mentale. Elle serait restée au stade foetal si ce show ne lui avait tendu la main pour mieux se moquer d'elle. Les juges de l'émission s'apprêtaient tous, le public y compris, à se foutre de sa gueule et elle s'est illuminée. Connue du monde entier en quelques semaines. Sortie de sa léthargie grâce à l'esprit espiègle de ses concitoyens. La morale est sauve.

Susan Boyle détonne parce que tout le monde est surpris de voir jaillir une telle pépite d'un tel purin. On se rirait d'elle dans tous les cas de figures, qu'elle ait réussie son passage télévisuel ou finie dans la fameuse compile de débiles jacassants mus par un orgueil mal placé.

En se présentant à cette émission, Susan Boyle était déjà condamnée. Condamnée à mener une existence fade et inutile. Elle est condamnée à la raillerie et au mépris, qu'elle gagne ou pas, show must go on et demain nous fournira encore une autre Susan Boyle, un autre Paul Potts, une autre vedette évanescente comme la télé réalité sait très bien en produire.

Des ersatz d'artistes, certes doués mais s'il te plait maman, dis-leur que le talent ne suffit plus. Le talent est à la réussite ce que le sable est au béton : un granulat qui aura toujours besoin de liant pour se solidifier et durer. Susan Boyle passera. Comme toutes les modes. Comme toutes ces vedettes. Mais contrairement aux autres éclipses médiatiques qui ont un réel vécu social, Susan Boyle est seule, simplette, amorphe.

Que lui restera-t-il une fois que les médias auront jeté leur dévolu sur un autre phénomène de foire ? Rien.

Et sincèrement, je crains que la mort ne soit un vrai soulagement pour cette autospectatrice de la vie.

Magson de Pazou

samedi, mai 23 2009

Dites-leur que le 93 est l'avenir, ils ont trop de foutre sur les yeux pour s'en rendre compte !

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/metallica/video/x6gr6s_metallica-fuel_music]



Dites-leur que la Seine Saint-Denis est l'avenir, ils ont trop de foutre sur les yeux pour s'en rendre compte ! Les politiques ont tellement giclé sur leur face de serviteurs zélés, dévoués et débiles, que la purée d'ici peu, ils ne feront plus que la prendre au visage, ils l'avaleront. Placidement, comme Neville Chamberlain, inlassablement bananés et fiers de l’être.

Le 93 a été une enclave, paraît-il, d’échecs et de désenchantement pour les français. Pendant très longtemps et aujourd’hui encore, des cassandres putrides ne cessent de vilipender, injurier, calomnier, exagérer, manipuler et répandre des informations mensongères, parcellaires, orientées, clientélistes et une fois encore, les journaleux, plus gentiment les caresse-anus, participent au lynchage socio-politique pour servir les intérêts de vils capitalistes, généralement parasites parisiens. Dieu me protège de cette chienlit dilettante !

La Seine Saint-Denis est l'avenir. Aucun doute là-dessus malgré les éternelles campagnes de dénigrement qui visent à décrédibiliser ce département hautement dynamique, cosmopolite et tourné vers le futur. Les histoires médiatisées sont troubles, peu glorieuses, pathétiques parfois, vulgaires sans doute. La tyrannie du fait divers que nous imposent les médias, devrait rendre la population française plus méfiante. Conspuer pour isoler. Isoler puis stigmatiser. Stigmatiser pour reprouver. Reprouver et sanctionner. Sanctionner pour imposer. Pour quelles raisons ? Sûrement pas pour celles que vous croyez.

Que lui reproche-t-on ? L’insécurité

Aussi, il est de salubrité publique pour nous de déjouer la manipulation institutionnalisée.

Il ne s’agit pas de renier une certaine réalité. Mais la violence est consubstantielle à l’homme et croire qu’on peut l’éradiquer totalement est vain, stupide et contre-productif.

L’insécurité légendaire, scandée par n’importe quel cul-terreux pour justifier son inculture, sa méprise ou son suivisme écervelé, n’est que le faux-nez d’un projet plus ambitieux de récupération de territoires prospères aux perspectives encore plus prospères par des classes sociales bourgeoises, parisiennes et parasites.

Concrètement, Saint-Denis sera le Montmartre de demain. La Bamboulie et l'Arabie peuvent aller voir plus loin, à Deuil-la-barre, Sarcelles et tous les territoires inexplorés.

J’ai la conviction qu’une analyse assez simple des faits et un peu de prospective sensée mettront en lumière la manipulation orchestrée, fondée sur des faits divers crapoteux, quelques éruptions colériques de jeunes désœuvrés, et la dénonciation chronique de l’immigration. Je ne renie absolument pas la réalité criminelle du département et le fantasme criminogène véhiculé par l'agora. Je n'oublie pas l'histoire de l'immigration qui a voulu concentrer hors de Paris, des indigènes venus aider à la construction des infrastructures territoriales dans les années 60.

Néanmoins, il est évident pour moi que leur intérêt assez frénétique sur l'insécurité dans le 93 n'est pas mû d'un sentiment noble d'amour du prochain mais une campagne de propagande organisée pour éloigner les populations actuelles séquano-dionysiennes.

La stratégie est claire, à deux temps et réfléchie.

Dans un premier temps, éliminer les populations déjà installées dans le département des villes les plus limitrophes de Paname (globalement, la première couronne) pour faire de la place aux jeunes cadres, bobos parisiens qui n’arrivent plus à suivre les loyers dans Paris intra-muro. Je suis convaincu que Paris dans une vingtaine d’années sera un musée. Je ne vous apprends rien. Les très riches pourront toujours s’offrir un pied-à-terre dans le 6e. Les quartiers populaires comme le 18e seront réaménagés en quartiers hype pour bobos vieillissants et étrangers fortunés. Les jeunes bobos, pas assez fortunés, devront trouver des logements à proximité de leur temple fétiche. Le 92 étant déjà en majorité l’apanage des bourgeois et les habitats n’étant pas extensibles, il faudra trouver des zones entières où parquer cette génération d’assistés. Autour de Paris, les seuls endroits où l’on peut bâtir un vaste projet d’aménagement sont dans le 93. Le 93 sera le département de la culture. Les bobos aiment la culture. Comment laisser cette zone à des bamboulas ?

Le gouvernement promeut depuis quelques mois le Grand Paris. Le projet est précisément en marche depuis un lustre et verra son aboutissement avec la construction du tramway francilien en 2020.

En attendant, le gouvernement use d’influences pour éliminer ces populations indésirables de terres qui seront inestimables dans une décennie. Comme il est difficile pour l’opinion publique de déporter massivement et visiblement une large frange de la population vers d’autres contrées plus éloignées comme le 95, les dirigeants organisent une campagne d’intoxications auprès des parisiens pour les refréner dans leur désir actuel de s’installer dans le 93. En effet, en le faisant maintenant, ces familles au pouvoir d’achat important achèteraient à des prix assez modiques, des appartements qui vaudront au minimum le double voire le triple dans 10 ans. Ils ne sont pas plus idiots que d’autres et se rendent bien compte qu’ils ne pourront plus habiter dans Paris dans quelques années.

L'Etat leur a aménagé le 77 mais c’est un département moins bien desservi par les transports publics, jeune, sans infrastructures majeures, sans culture. Le 92 est saturé par les bourgeois encore plus riches. Le 93 offre tous les avantages d’une vie parisienne avec ce léger plus, à savoir, la sensation d’être pionnier dans une mutation géographique majeure de Paris. Il est très bien desservi, et culturellement recèle d’infrastructures uniques et importantes : la basilique, le stade de France, les studios de télévision et les futures studios de Besson…

Comment empêcher ces familles de s’installer maintenant dans le 93 ? En leur faisant peur.

D’où, l’utilisation intempestive des faits divers, des trafics de marie-jeanne, du rap, de l’immigration africaine, des images choquantes, des sans-papiers, de la promiscuité, des médias pour répandre une réputation d’insécurité dans ce département. Je vous passe les reportages de la télévision, qui, tous les jours, nous bassinent avec des problèmes de jeunes de banlieues. On fait peur au parisien pour qu’il évite de s’intéresser. Il le sait bien qu’il pourrait trouver de bonnes affaires dans le 93 mais il n’est pas prêt à « risquer sa vie ». Dans cette phase d’intox et de désinformation, les médias jouent un rôle prépondérant et indispensable. On crée un sentiment permanent d’insécurité alors qu’en réalité, très peu de personnes la vivent : l’insécurité.

La manip est si importante que des habitants de ce département se croient aussi en insécurité. Alors, les bobos intoxiqués par la propagande sécuritaire, demeurent sur Paris et les plus fortunés de la banlieue la déguerpissent. Deuxième incidence de cette campagne.

Les habitants de ces villes sequano-dionysiennes rêvent de s’en aller pour protéger leurs progénitures et vivre dans un environnement paisible. Les plus fortunés s’en vont très rapidement. Le sentiment d’insécurité s’accroit drastiquement et des dionysiens finissent par y croire alors qu’ils n’ont jamais été victimes d’aucun acte malveillant. A la première occasion, ils vont s’installer plus loin, dans les nouvelles villes du 95 ou 77. Satisfaits d’avoir échappés à la barbarie. En réalité, victimes de désinformation et de la stratégie de désertification. Ils ignorent d’ailleurs que dans 10 ans, leurs nouvelles villes seront les prochaines cages à poules de "dangereux" banlieusards, identiques en tous points, aux banlieues d’aujourd’hui. Et bis repetita.

Qu’il ait des poches de délinquance dans des quartiers déjà identifiés par la sécurité publique, je le reconnais volontiers. Que des villes entières soient des temples de la violence, et de la délinquance, je n’y crois pas. Les chiffres existent et je n’ai pas à les commenter car ils ne m’apprennent rien. Je reste persuadé que la présentation faite du 93 ne sert que les intérêts de quelques uns et vivre dans le 93 n’est pas plus dangereux que vivre dans l’Isère.

Vous remarquerez qu’en France, la plupart des reportages sur la délinquance et la violence sont faits dans le 93.

Comme si, en France, il n’y’ avait pas d’autres quartiers difficiles hors Seine Saint-Denis.

S’il y’a des vols en France, c’est dans le 93. S’il y’a des voitures qui brûlent, c’est le 93. Si des murs sont taggués, 93. Si les jeunes n’aiment pas la police, 93. S’ils affrontent les CRS, 93. S’ils ne vont pas à l’école, 93. S’ils ne travaillent pas, 93. S’ils aiment les musiques qui font du bruit, 93. S’ils roulent sans permis, 93. S’ils vendent de la drogue, 93. S’ils sont jeunes et délinquants, 93. S’ils sont immigrés, 93. S'ils sont français, 93.


Voyez-vous, quand les plus riches de ces villes sequano-dionysiennes seront partis, il ne restera plus que les démunis, qui vivent de cotisations sociales, d’aides et dans les HLM. Ils seront plus facilement délogeables quand le moment sera venu. On leur construira des HLM dans des villes encore plus éloignées de la capitale ou la hausse des prix les fera quitter ces villes pour d’autres plus conformes à leurs revenus; naturellement.

Par conséquent, la stigmatisation du 93 ne profite qu’au système capitaliste. Cessez de croire qu’ils dénoncent tous ces crimes à la télé pour le bien des habitants de ces villes ou pour la sensibilisation des français. Ils le font avec beaucoup de talents et de patience pour profiter de ce sentiment d’insécurité qui nous anime tous dans le but de protéger leurs futurs investissements.


Dans un second temps, ils feront une deuxième campagne de promotion du néo 93 pour faire venir les bobos par wagons entiers repeupler les villes, n'ayant plus assez de cash pour vivre à Paris et dans les Hauts-de-seine, mais plus qu’assez pour être proprio dans le 93. Ne soyez donc pas étonnés, si dans 10 ans, on vous dit finalement que le 93 est le département le plus in de France.

Qui aurait pu imaginer il y'a juste dix ans qu' Harlem serait un quartier de bobos ?

Une fois le tramway francilien terminé, les villes de la première couronne parisienne seront vidées des bicots, des négros, des prolos et seront très onéreuses.

Car les investissements seront fructueux dans le 93. Les studios de Besson alliés aux studios de télévision feront des villes comme Saint-Denis, Saint-Ouen des véritables Hollywood, avec le tourisme et les activités économiques qui vont avec. En créant un pôle média dans ce département, on transforme l’économie locale, l’identité culturelle de la population de ces villes. Le 93, déjà classé dans le top 10 des départements les plus riches de France, le sera encore davantage. Il est important pour les politiques et le système, d’avoir une population locale à l’image de cette réussite.

Le Stade de France est le plus grand lieu de diffusion de spectacles en France et on peut déjà constater que les immeubles qui l’entourent sont très coquets, habités de jeunes cadres trentenaires, plaisants et très différents des HLM que l’on peut voir aux Francs-Moisins. Une partie d’ailleurs des Francs-Moisins est en construction et le visage de la zone dionysienne proche du Stade de France est assez caractéristique de ce que sera le 93 dans 20 ans : la zone industrielle de Pleyel, les résidences et entreprises du tertiaire, des grands magasins et des infrastructures de sport et récréatives. On y trouve de moins en moins de noirs et d’arabes et les différences y sont très frappantes avec des quartiers plus reculés.

L’embourgeoisement continu et diffus de Paris entraînera forcément une migration de ses populations les moins fortunés vers la périphérie et des villes majeures du 93 seront les prochains arrondissements parisiens. Le tout est de savoir les accueillir correctement.

En éloignant les pauvres du 93, on prépare donc le terrain pour les bobos.

S'il est bien un endroit où investir en France, c'est bien en Seine-Saint-Denis. Les intermittents du spectacle sont bukkakés et aiment à l'être; c'est tellement plus pratique de faire partie du système et de profiter des menus avantages que la noblesse politique veut bien leur accorder. Ils se font manipuler comme des gamins pour servir les intérêts de quelques capitalistes. Lesquels ? A vous de deviner.

Ils vous manipulent avec la peur et le lendemain, ils vous refourgueront des appartements huppés, à 5 minutes des studios Besson ou de la Basilique de Paris, très bien desservis et dans un cadre agréable et charmant…

Ouvrez les yeux, achetez vos appartements dans le 93 maintenant, vous ferez une très bonne affaire.

Pour le reste, laissez les politiques intoxiquer les crétins, votre plus-value ne sera que plus importante.

Magson de Pazou

mardi, mai 5 2009

Rires et sanctions

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/anthrax+i+am+the+law/video/x16r70_anthrax-i-am-the-law_music]



Liberté pour les ennemis de la Liberté ! Non à l’interdiction des listes Dieudonné
C'est ainsi qu'Élisabeth Levy a introduit son billet aujourd'hui sur son site causeur.fr, pour pourfendre la Guéanterie qui propose de clore le bec de Dieudo aux élections européennes. Joli exercice schizophrénique pour le moins déconcertant mais honnête de la part de cette sioniste avertie. Je comprends le désespoir dans lequel a dû être plongé Mme Levy et je salue sa lucidité intellectuelle de reconnaître l’un des piliers de toute société qui se proclame démocratique : la liberté d’expression.
Je la cite : Au risque de servir sur un plateau à ceux qui aimeraient me faire pendre bien plus que les deux mots de ma main nécessaires à l’opération, je le répète : je suis d’accord avec Le Pen. Sur la conclusion en tout cas. Face à un Dieudonné, interdire ne sert plus à rien. Il faut l’affronter. À mots nus.

Je pourrais émettre des réserves sur le interdire ne sert PLUS à rien en énonçant qu’interdire n’a jamais servi, comprendre et faire comprendre : oui. Et puis, le Plus vient confirmer ce que tous les français savent déjà sauf Mme Caroline Fourest : Dieudonné est victime de censure et de boycott depuis plusieurs années dans la presse, la radio et la télévision française.


Mais soyons positifs, Mme Levy fait preuve de courage dans cette chasse à la courre institutionnalisée et ça déjà, c’est respectable. Cela l’est d’autant plus que son texte est un combat permanent entre la défense de principes démocratiques pour tous même Dieudonné et la répulsion qu’elle éprouve à l’évocation des principales proies de la meute humaniste enragée. Personne ne lui a encore rappelé que ces libertés ont été justement faites pour elles, ces proies. Il ne sert à rien de protéger la liberté d’expression si c’est pour défendre la bouillie insipide que nous servent de faméliques auteurs à la plume cramoisie. L’idée même de protection n’a lieu d'être que si la pensée n’est proprement pas conforme aux « standards » qui parcourent la société.

Toutes les idées ne sont pas défendables soit ! Toutes les idées doivent être défendues. C’est l’essence même de cette liberté que l’on devrait rabâcher à tout journaleux, plus aimablement, tout intermittent du spectacle, à chaque fois qu’il décide de faire un papier pour cautionner toutes formes de censure. A titre d'exemple, je trouve que les livres de BHL sont une indécente propagande à la médiocrité intellectuelle, néanmoins, Benny a le droit de sortir ses torchons littéraires et personne, jusqu’à preuve du contraire, n’a encore porté plainte pour incitations à l’abrutissement collectif.

Mr Guéant, sur une radio communautaire, décide de lancer une campagne de censure envers une liste aux élections européennes ; le parti antisioniste de France. Raison invoquée par notre sémillant cinqua: “Peut-on se présenter aux élections avec un programme ouvertement antisémite ?” Antisioniste ? Antisémite ?

Nouvelle apologie de la fièvre cafteuse qui gangrène notre société, le sionisémitisme comme je l’appelle qui se veut une promotion de l’antisémitisme noyé dans un discours antisioniste. Capisce ? Le raisonnement est élémentaire pour ne pas dire simplet : si vous êtes antisioniste (ce qui n’est pas le terme le plus approprié car en réalité le sionisme est une idéologie politique qui vise la création d’un Etat juif. L’impérialisme israélo-atlantiste serait une terminologie indiquée. L’axe du bien aussi.), c’est-à-dire si vous n’êtes pas d’accord avec les décisions du gouvernement israélien, vous êtes automatiquement antisémite (terme mal approprié dénonçant le racisme envers les juifs). Si vous êtes vous-même de confession juive, vous êtes taxé par la milice sioniste de « juif honteux ». Si vous êtes musulman, vous êtes forcément antisémite. Forcément. Pro-palestinien ? Cela va de soi. Républicain ? Vous est fortement soupçonné d’être antisémite. Si vous persévérez dans ce choix, alors le travail de manipulation (répétitions d’informations mensongères, tronquées, travesties ; verrouillage des médias et des leaders d’opinions ; procès intempestifs ; appels au boycott et bannissement de la vie publique, isolements, menaces, injures voire ratonnades tues ou cautionnées, campagnes de dénigrement et censures) s’abat sur vous comme les vagues meurtrières de Katrina'' ont fondu sur la Nouvelle-Orléans.


Mr Guéant participe à cet hallali moutonnier permettant la calomnie de toute personne réfractaire au sionisme. Combien de personnes ont été vilipendées en France, tenues en joue par le chantage à l'antisémitisme ? Le dernier en date étant Pierre Péan, jeté à la vindicte populaire par "Le chemin" Kouchner, en mal d'arguments, pour avoir user du mot cosmopolitanisme dans son dernier opus Le monde selon K. Certains porteurs d’excréments j'ai nommé les gratte-chiffons se sont égosillés à faire le lit de son antisémitisme fantasmé. Vain. L’opinion ne s’est pas laissée piéger et, Kouchner a pu bénéficier d’une accalmie bienveillante de la part de nos caresse-anus émérites, prompts à cracher sur Dati quand elle est par terre et, oublier les errements du supporter favori du régime birman et de Total.

Mr Guéant s’est rendu dans une radio juive pour appeler à l’interdiction du parti antisioniste. Quelle originalité ! Cela me rappelle d'ailleurs la convocation annuelle du gouvernement français au dîner du CRIF pour recevoir les instructions sur la politique intérieure de la France. Un méprisable affaissement de l’idéal républicain français piétiné par la pensée commisérative et communautaire. Et dans ce temple du conformisme ambiant, quelle stupéfaction de se rendre compte finalement que Le Pen est le seul politique à faire preuve de discernement, Hein Mme Levy ?

Le Front National, déjà présent dans l'hémicycle strasbourgeois, est averti. Plus de représentations européennes. Déjà qu'on a réussi à faire voter une loi pour que Le Pen ne s'exprime pas à la prochaine rentrée parlementaire. Chacun se fera son idée sur cette démocratie aux opinions orientées.


Certains politiques font étalage de leur vacuité intellectuelle, d’autres d’une mauvaise foi volontaire en confondant antisionisme et antisémitisme. Pour eux, l’antisionisme est le prélude voire le cache-sexe de l’antisémitisme ( je l'appelle dorénavant le sionisémitisme par commodité de langage). Aucun fait. Aucune preuve de leur affirmation basée sur le passé sulfureux des suppliciés. Délit de sale gueule en l'occurence, soit de sale origine (pour les maghrébins islamophiles républicains) soit de sale passé (Pour les activités artistiques de Dieudo, romancières de ME Nabe, politiques de Soral, sociologiques de Morin,...). Rien.
Dans un autre champs, Christian Ranucci, vous vous en rappelez ? Raddad ? Dreyfuss ? Dils?

Les mêmes jarres qui nous bassinent de présomptions d’innocence, de Voltaire, de la République indivisible, des caricatures de Mahomet, de Redeker, liberté chérie,... sont toujours remplies de fiel lorsqu’il s’agit d’interdire des idées qui ne leur plaisent pas. L'histoire bégaye inlassablement.

Grosso modo, faites et dites tout ce que je veux sauf ce que vous voulez. Après tout, Dieudonné a été condamné pour antisémitisme deux fois. Oubliant de dire qu’il a subi et gagné une trentaine de procès, fomentés par des associations qui vivent et s’accrochent au racisme, au communautarisme comme un lionceau vissé au pis de sa mère après la parturition. Avec autant de procès, on finirait par condamner n’importe qui pour n’importe quoi. Il faut condamner pour stigmatiser et dans leur lâcheté collective, ils brandissent leurs petitesses comme des conquêtes napoléoniennes, fiers de faire taire une plume, un sceau, un esprit pour imposer leurs idées saines, saintes, bienfaitrices, et humaines.

Ils n’ont pas à justifier leur glissement sémantique dans ce concert de vilénies. La masse a toujours du nez et sait repérer les odeurs qui émanent de tels propos, n’est-ce pas, preux omniscients commentateurs suisses ? Les perroquets répéteront leur leçon et se féliciteront que l’objet de leurs craintes soit enfin détruit pour chanter, à postériori, ses louanges. Hein Coluche ? Hein Desproges ? Hein De Gaulle. Hein Chichi ?

Ainsi va le monde, un perpétuel recommencement. A chaque décennie sa vilénie, j’attendrai frénétiquement la prochaine.
Ce n’est pas à moi ni aucun d’entre nous de devoir justifier d’un antisémitisme supposé, scandé devant le tribunal de l’opinion publique. Sur la scène politique, toutes les idées sont acceptables s’il se trouve des citoyens pour les accepter. J’ai une sainte horreur de tous ces chanteurs, acteurs, glandeurs qui me parlent d’amour et d'émotions. Amour ceci, amour cela, amour ici, amour là-bas, amour, amour, amour. Pour autant, je ne demande pas à ce qu’on brûle leurs œuvres, litanies de niaiseries soporifiques et éculées.

Lorsque Mme Levi honnit la perspective déplaisante d’un Dieudonné crachant librement sa haine d’Israël, et cite des propos de Mr Gouasmi probablement décontextualisé, elle met en exergue à son insu, deux éléments importants :

1. Les salles sont remplies donc il y’a un public, nombreux, qui adhère aux idées du Parti antisioniste. N’en déplaise à " l'indiligentsia" parisienne, il existe des citoyens français qui partagent les idées antisionistes de ce parti et qui aimeraient se voir représenter sur la scène politique. L’un de vous m’expliquera un jour, j’espère, comment il se fait que Le Pen fasse depuis 20 ans plus de 10% aux élections présidentielles (plus de 5 millions de votants je crois) et n’ait pas un seul député à l’Assemblée Nationale. Je pensais que la démocratie était le pouvoir du peuple, quel naïf je fais !

2. Les salles de classe sont le terreau d’un formatage idéologique consensuel qui vise à préparer de jeunes travailleurs dociles, assez intelligents pour exécuter leurs tâches aliénantes mais pas assez pour conceptualiser leurs conditions sociales. En d’autres termes, si pour Mr Le Lay, la télévision est du temps de cerveau disponible pour Coca, pour Mme Levy, l’école est du temps de cerveau disponible pour VediorBis. Pauvre crétin que je suis, d’avoir longtemps cru que l’école était le lieu où l’on apprenait aux enfants à penser…

Israël serait un Etat juif si l’on suit le raisonnement de Mme Levy. La constitution d’Israël le stipule je crois. J’achète. J’achète d’autant plus que j’éprouve à titre personnel, une haine compulsive envers le régime saoudien qui comme vous le savez si bien, est un Etat islamique ou encore contre le gouvernement afghan qui est un Etat islamique pratiquant la charia avec délectation. Ai-je le droit de haïr ces Etats ? Cela voudrait-il dire, in extenso, que je déteste les saoudiens et saoudiennes, les afghans et afghanes ? Pourquoi la France devrait vivre sa laïcité sans ombrages et promouvoir des États théocratiques ?

Mme Levy procède du même amalgame entre sionisme et antisémitisme et nous prévient, pauvres ignares que nous sommes, du fait qu’un parti antisioniste en France serait la légitimation par l’Etat français d’une haine irascible des français envers les israéliens. A ce que je sache, le fait que l’Autriche soit dirigée depuis plus d’un lustre par un parti d’extrême-droite n’a jamais fait passé les autrichiens pour de vils nazis et le gouvernement français, qui a des relations consulaires avec ce pays, pour un pays qui cautionne les théories haideriennes. Le fait que l’Etat français entretienne des relations houleuses avec le Rwanda de Kagamé n’a jamais signifié que les autorités souhaitaient la disparition des Rwandais.

Il serait peut être temps pour certains de faire la distinction entre une politique raciste proposée par un gouvernement et le peuple de cet État. Cependant, je remarque que Kouchner reçoit Liebermann avec solennités. L’extrême-droite d’Israël est fréquentable et si un iranien tenait le décile des propos haineux de Liebermann envers le peuple israélien, il serait traité comme un paria, l’axe du Mal.

S’amuser à confondre antisionisme et antisémitisme, conclure par des explications vaseuses sur le fait que l’antisionisme serait de l’antisémitisme voilé, telle est la brillante démonstration de la rédactrice en chef de causeur.fr. Pathétique.


Citation de Mme Levy :

Tout cela est vrai, mais Le Pen a raison : l’interdiction serait encore pire. À supposer d’ailleurs qu’elle soit prononcée. On peut imaginer qu’un tribunal juge que le “Parti antisioniste” est en parfaite conformité avec nos lois – lesquelles doivent bien avoir quelque chose à faire avec nos valeurs. L’antisionisme, qui a déjà cours des salles des profs aux cours de récré en passant par pas mal de rédactions, ferait ainsi son entrée en majesté dans le consensus républicain. Et moi, qu’il dissimule ou non de l’antisémitisme, l’antisionisme, ça ne me plaît pas. Parce qu’enfin, comme disait le Général, il faut vouloir les conséquences de ce que l’on veut. Concrètement, être “antisioniste”, cela signifie que l’on souhaite soit la disparition d’Israël en tant qu’Etat juif, soit la disparition des Juifs de l’ensemble de la Palestine mandataire. Dans les deux cas, on a le droit de trouver ça moyen. Bref, je n’aimerais pas que la justice de mon pays dise “antisémitisme non, antisionisme oui”, ce qui reviendrait à délivrer un permis de haïr Israël.


Je me suis amusé aussi à parodier ces propos en changeant quelques mots comme le nom de l’Etat par le Soudan (un pays très décrié actuellement), l’antisémitisme par l’antichristianisme , l'antisionisme par l'antikhartoumisme (contre le gouvernement du président El-Bachir de khartoum), Palestine par Darfour (dissymétrie des deux histoires). La correspondance des faits n'est pas similaire mais c'est un simple exercice qui met en lumière l’obscurité intellectuelle de notre rédactrice en chef préférée.

Tout cela est vrai, mais Ahmadinejad a raison : l’interdiction serait encore pire. À supposer d’ailleurs qu’elle soit prononcée. On peut imaginer qu’un tribunal juge que le “Parti antikhartoumiste” est en parfaite conformité avec nos lois – lesquelles doivent bien avoir quelque chose à faire avec nos valeurs. L’antikhartoumisme, qui a déjà cours des salles des profs aux cours de récré en passant par pas mal de rédactions, ferait ainsi son entrée en majesté dans le consensus républicain. Et moi, qu’il dissimule ou non de l’antichristianisme, l’antikhartoumisme, ça ne me plaît pas. Parce qu’enfin, comme disait le Président Roosevelt, les caresses n’ont jamais transformé un tigre en chaton. Concrètement, être “antikhartoumiste”, cela signifie que l’on souhaite soit la disparition du Soudan en tant qu’Etat islamique, soit la disparition des chrétiens de l’ensemble du Darfour sous mandat onusien. Dans les deux cas, on a le droit de trouver ça moyen. Bref, je n’aimerais pas que la justice de mon pays dise “antichristianisme non, antikhartoumisme oui”, ce qui reviendrait à délivrer un permis de haïr le Soudan.

Ridicule.

Mme Levy dans la verve qui l’anime, prêche pour la non-interdiction de ce parti, ce qui est un réflexe démocrate, je le redis des plus nobles, trouve le moyen de s’inquiéter de l’écho que cela pourrait avoir si les listes antisionistes (je rappelle que le sionisme est un mouvement politique) étaient interdites.

Première réaction selon elle, les juifs (glissement sémantique !! On ne parle plus de sionistes mais de juifs) sont puissants, et bénéficient des protections politiques. Que répondre à ça ?

Deuxième réaction ; pour la majorité qui suit en dilettante cette interdiction de présenter une liste à une élection, elle pensera, je cite : qu’après tout, “les juifs exagèrent et qu’on ne peut rien dire sur Israël sans être traité d’antisémite”. Que répondre à ça ?

Elle termine sa tribune par une ode au combat des idées par les idées et non par l’action juridique. Soyons plus drôles et plus malins qu’eux – c’est quand même pas difficile, merde ! Dieudonné et ses amis nous attaquent sur notre terrain, celui de la liberté. En leur interdisant le combat, c’est nous qui le perdrons.

Seules paroles sensées de française civilisée prononcées par Mme Levy, comme disait l’autre.

Pour ma part, je doute fort que la liberté, l’humour et l’intelligence soient des armes à vous. Je me trompe peut être mais contrairement à vous, Mme Levy, je doute.

Magson de Pazou

mercredi, avril 8 2009

Oubli et modernité vous tueront !

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/cranberries/video/x7pglr_the-cranberries-linger-live-paris_music]



Allez lécher voluptueusement les fesses du CRIF en rang d'oignons dans un cérémonial gangbang médiatico-politique scandaleux, avilissant pour la nation est une activité jugée convenable voire normale pour des républicains serviteurs de l'État, garant de l'unité nationale, favorisant par leur piteuse présence, un communautarisme victimaire insupportable ne visant qu'à représenter les français comme des funestes collaborateurs éternellement honteux et coupables, les communautés noires, elles, par effet de transfert psychologique, accusées de concurrence victimaire et des personnalités obligées de subir toutes ces humiliations, présomptions "d'antisémitisme", dénigrements parce qu'Hitler a souhaité purifier l'Europe en 33 et que les castes dirigeantes n'ont de cesse de se complaire dans des commisérations perpétuelles. L'histoire est ce qu'elle est et il serait peut être temps pour tous ceux qui souhaitent vivre ensemble aujourd'hui de l'intégrer. Ne rien renier mais éviter de chialer à tout-va.

Marre de cette situation affreuse de déni, de mensonges, de déconsidération, de cette montée des communautés, des échelles de douleurs et de souffrances, des commémorations pleurnichardes et vulgaires, de mouvements antiracistes, antifascistes, antiracailles, antianti..., de lois votées sous la pression d'une société civile, victime de sa méconnaissance de l'histoire et de dirigeants paraît-il politiques, piètres quémandeurs de voix engoncés dans leur statut de bourgeois, nourris au népotisme, laxisme, parasitisme social et n'ayant qu'un seul but dans leur misérable carrière " d'entrepreneurs étatiques " : durer.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, faites taire les contestations sociales par l'opprobre, la vindicte populaire, les lois, en ces périodes de crise économique mondiale et vous aurez mieux que le FN, que vous adorez haïr au deuxième tour en 2012. Je ne suis pas fier d'avoir eu des ancêtres esclaves mais je n'irai pas salir leur mémoire en vitupérant, beuglant, chialant, me lamentant de tout incident mineur, de toute ignorance culturelle de la part de jeunesse mal éduquée, de tout affrontement stupide entre bandes de canailles tributaires de leur enclave socio-économique pouilleuse. Je me refuse d'en vouloir indéfiniment aux blancs au prétexte qu'ils nous ont colonisé. Dans la même situation et à leur aune, j'aurais fait exactement pareil.

La vie est injuste, l'être humain, vil par nature. Des dominants, des dominés, c'est l'histoire du monde et ne pas le comprendre et s'enferrer dans des considérations "humanistes", plus fantaisistes voire fascisantes qu'autre chose, est une preuve manifeste, soit d'inculture profonde, de méconnaissances historiques et anthropologiques, soit une paresse intellectuelle qui confine au simplisme, à l'autisme, conséquences de l'abrutissement (programmé ?) des élites.

Apprendre et connaître son histoire, c'est maîtriser son avenir. Je ne sais pas qui l'a dit mais il est aujourd'hui ridicule de devoir citer de glorieux anciens. Quand un académicien Rouart pour ne pas le citer, dit dans une émission télévisée que la France n'a pas pratiqué l'esclavage, ça nous donne une certaine vision du délitement intellectuel de l'establishment, savants de studios, ignorants, incapables de proposer de nouveaux concepts et modèles de vie. Les bras m'en tombent devant le boycott de Dieudonné, de Bigard, de Le Pen, de Faurisson et autres personnalités, condamnées ou pas, qui sont bâillonnées littéralement. Prétextes invoquées : incitations à la haine, antisémitisme, fascisme, négationnisme et je vous en passe les "ismes".

Alors, je ne m'évertuerai pas à justifier leurs propos et comportements car la majorité lobotomisée par des préceptes "modernes" n'écoute plus. Je citerai François-Marie : Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire

Cela s'appelle la liberté d'expression. Simplement.

N'en déplaise à la bonne pensance, au paternalisme ambiant qui castre toute pensée. Est-ce à la loi de nous dire ce qu'est l'histoire ? Sommes-nous obligés de croire à l'histoire telle qu'écrite par des historiens issus des peuples vainqueurs ou vaincus ? L'État doit - il légiférer sur la pensée ? Nous dire ce qui est bien de penser ? Comment penser ? Comment le penser ?

Pris sur Wiki, le 1er amendement des USA : Le Congrès ne fera aucune loi qui touche l'établissement ou interdise le libre exercice d'une religion, ni qui restreigne la liberté de parole ou de la presse, ou le droit qu'à le peuple de s'assembler paisiblement et d'adresser des pétitions au gouvernement pour le redressement de ses griefs.

Eux au moins, ils l'appliquent. les mouvements jugées "extrêmes" y ont leur voix. Exemple parmi les exemples, le KKK. La France devrait s'en inspirer au lieu de pondre des lois contre le négationnisme, le sexisme, le racisme, l'esclavagisme, l'antisémitisme. Ils ont même failli en faire une pour le génocide arménien. On l'aurait probablement appelé arménisme. Ou l'antiarménisme ?

Vous voulez lutter contre le racisme ? Apprenez l'histoire de votre pays à vos enfants. Pas celle qui vous plaît mais toute l'histoire, le bon, le moins bon et l'hideux. On prend tout. Je suis noir donc j'assume toute mon histoire, ma négritude, le faste comme le néfaste, tout, surtout le néfaste.

Apprenez-vous mêmes votre histoire. La décrépitude intellectuelle des français dénote finalement d'un recul global, inexorable de l'influence de ce pays sur le monde. La France recule et avec elle, tous ces illustres fondements; la liberté, l'égalité, la république indivisible. Oubliez ses idéaux pour plaire à la masse et être "moderne", "humain" et ridicule.

Après avoir été une référence de diplomatie, La France a innové avec le ministère des droits de l'Homme. Il n'y' a que Papous, l'obscurantiste du Vatican qui ne rigole pas. Et encore ! Les bien pensants ne sont pas sûrs ... Membre des jeunesses hitlériennes, apôtre de l'abstinence, chancre de l'anti-avortement, anti-homosexuel reconnu et allemand. On devrait le taire n'est-ce pas ? Et si on faisait une loi pour interdire l'écoute des propos "abjects" de Papous ? On parlera alors de papousisme. Ou antipapousisme ? Ridicule. Simplement ridicule...

Magson de Pazou

jeudi, février 26 2009

Evaluation des "élites" issus de l'ENA

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/metallica+/video/x6g3xb_metallica-st-anger_music]



Perol serait l'incarnation de l'intelligence. Plébiscité par tous, une matière grise en constante fusion qui fait pâlir d'envie tous les dirigeants de grandes banques internationales. Un crack. Une pointure reconnue du milieu bancaire. Comme l'était Haberer, une référence au crédit lyonnais.

On a trouvé les énarques très brillants. Afin d'être transparent dans mon dégoût de cette école de planqués, d'assistés, de corrompus, d'incompétents, d'insignifiants, de bourgeois crapoteux, de vermines, de nuls, de suce-boules et caresse-anus, bref une élite qui se survit grâce à ses ramifications cancéreuses et qui laisse croire qu'elle est efficace et utile pour le rayonnement de la France, j'ai décidé d'évaluer ses étudiants.

Vous vous doutez bien de la profonde empathie que j'ai pour eux.

S'ils étaient efficaces, ils ne seraient pas fonctionnaires , seraient sollicités par toutes les grandes banques et firmes multinationales. S'ils étaient utiles, on le saurait depuis 1980 au soir de la fin des 30 glorieuses, période unique de développement accéléré. D'ailleurs, certains s'attribuent ce succès oubliant de dire que l'école a surfé sur une tendance générale en Europe due à une conjonction d'événements marquants : GATT, CECA, reconstructions économico-alimentaires de l'Europe suite à la deuxième guerre mondiale, Plan Marshall, croissance soutenue et fulgurante, chômage résiduel, économies fortement industrialisées, coûts des matières premières ridicules, carence d'institutions et de fonctionnaires formés,....

Dans cette environnement, il fallait créer des hauts fonctionnaires capables d'accompagner ce boom économique; HEC, ESCP, écoles de co, ont vu le jour, avec cette spécialisation pour l'ENA de former les hauts fonctionnaires de l'administration. Dans cette économie productiviste, ENA avait sa place, je le reconnais. Fournir des scribes pour gérer l'Etat en construction.

Lorsque la crise pétrolière se déclare en 73, fin des vaches grasses, le pays a besoin d'entrepreneurs et de visionnaires. L'ENA se pervertit. Le capitalisme écervelé des années 80 permet aux dirigeants d'entreprises de gagner beaucoup d'argent sans en être des propriétaires. Auparavant, le modèle était ultra-court : l'actionnaire patron - les ouvriers. Peu de strates, larges majorités des entreprises du secteur primaire et secondaire (agriculture, industries) et peu de services. Le capital est très familial et concentré. Avec la prépondérance de la bourse, de la finance, et des services dans les années 80, le modèle mute : actionnaires - dirigeants - employés. Les actionnaires recherchent donc des dirigeants pour leurs entreprises et très logiquement, débauchent ces énarques ( explosion du pantouflage). D'ailleurs, ce phénomène de débauchage est accentué avec la doctrine économique libérale instituée par la gauche qui privatise des pans entiers de l'économie (banques, automobile, sidérurgie, chimie, ...); les mêmes fonctionnaires qui gèrent ces privatisations se téléportent dans les entreprises privatisées et se bâtissent une fortune personnelle et un réseau qui perdurera jusqu'aujourd'hui. Or, ces énarques, bénéficiant de leurs réseaux incestueux, surfent sur des monopoles ou oligopoles économiques pour faire grossir leurs boîtes et leur égo. On leur attribue des qualités entrepreneuriales alors qu'ils n'étaient que de misérables rentiers jouissant de protections économiques.

Fin des années 80 - début 90, les premiers neuneus se découvrent et leur incompétence criarde s'affiche sur le fronton des différentes entreprises qui ont soit dévissées en bourse, soit ont été recapitalisées par l'État, soit rachetées par des ogres anglo-saxons meilleurs gestionnaires. Incompétence dans le premier cas, incompétence caractérisée dans le deuxième et incompétence grave dans le troisième. Ils ont tous eu des bouées de sauvetage qui, au conseil d'Etat, qui dans des commissions, qui dans d'autres entreprises. Quelques rares assistés en profitent pour se bâtir de vrais groupes privés. Quel mérite ?

Les entreprises finissent par comprendre que les énarques ne sont bons que pour une seule chose : leur carnet d'adresses. Avoir un énarque dans son groupe, c'est pouvoir jouir de ces réseaux parasitaires qui cocufient le ministère des finances, ses employés; tous pressés d'être embrochés par ces "entrepreneurs de la commande publique". Juges et parties, une ambivalence trop souvent présente dans les relations publiques en France.

Autre marque de leur médiocrité, les énarques ne s'exportent presque jamais. Ils sont très efficaces et courtisées à Paris. Aucune firme mondialement connue n'est dirigée par un rejeton de l'énarchie, cette institution qui se gausse de représenter l'excellence française. Les rares péquins qui ont tenté leurs chances comme Attali l'intello sont la risée de l'establishment économique mondiale. Tous sont donc très prudemment devenus prophètes chez eux.

Ceux qui siègent dans les institutions internationales le font grâce aux accords internationaux (le directeur du FMI est nommé tacitement par les européens, l'Otan par les USA...).

Autre point sur leur couardise, le pantouflage. Très simplement, quand un énarque a sous-performé, ou échoué, ce qui est la majorité des cas, il peut réintégrer son corps dans l'administration avec tous les privilèges qui vont avec.

D'autres occupent des postes représentatifs, des fonctions farfelues, et jouent aux échecs en attendant la prochaine entreprise couillonne qui se laissera avoir par les chaudes recommandations des pontes du milieu.

Enfin, les énarques dirigent tous les grands corps de l'Etat français, se retrouvent dans des postes stratégiques et gangrènent l'administration. Pédants, incompréhensibles, inaptes au travail, on les dit très refléchis et brillants, je dirais par honnêteté intellectuelle qu'ils sont de piètres éléphants de cirque qui ont bien recités leurs partitions éculées, sans envergure dont la destinée aurait dû être au mieux de conseiller les vrais hommes d'Etat en restant dans les cales de Bercy. Ils sont l'Etat, pullulant dans les cabinets, au Sénat, à l'Assemblée nationale, dans les régions, les mairies, les partis politiques, les associations humanitaires, ... Système endogamique favorisant des générations de réflexions et stratégies consanguines qui annihilent le développement du pays et uniformisent la pensée. Pourquoi ? parce qu'ils ont été reçus à un concours stupide à l'âge où la plupart des français profitent de la vie. Le tampon appliqué, il l'est à vie. Cancres consanguins dégradant le progrès politico-économique de ce pays: à vie.

Conséquences directes : dettes de la France : 1200 milliards d'euros en 60 ans d'existence ! Qui dit mieux?


Ma solution : supprimer cette école de grands dadais stupides et incompétents, de grands commis de l'Etat, des grands coolies du capital.

Mes recommandations : d'autres mesures doivent accompagner cette suppression et favoriser l'éclosion d'une nouvelle vague dirigeante de l'Etat.

- Détricoter la nasse Bercy : transfert des sous - chefs et chefs de direction envoyés dans d'autres ministères. Un critère simple pour permettre les migrations; pas plus de 4 ans en poste à Bercy.

- Interdire le cumul de mandats pour les Sénateurs et députés.

- Au bout de 3 ans, privilégier l'envoi des haut-fonctionnaires à l'étranger dans les ambassades, les consulats, les représentations diplomatiques françaises pour leur apprendre à se mouvoir et à progresser par le mérite et non par la présence au siège

- Supprimer le pantouflage, les allers-retours privé-public, et toutes ces commissions et sous-commissions qui n'ont d'intérêt que pour caser de fallacieux sophistes.

- Démocratiser l'entrée dans les cabinets de ministres aux autres profils de candidats : grandes écoles, universités, mérite républicain

- Dissoudre symboliquement toute trace de cette école physiquement en allouant leurs locaux à des ministères ou aux oeuvres caritatives

- Au bout de 10 ans, les haut-fonctionnaires doivent quitter l'administration pour le privé et ne surtout pas y retourner.

- Tout candidat à une fonction doit avoir un contrat dûment signé avec des objectifs évaluables et une durée déterminée.

- Les fonds économisés par l'Etat grâce à la dissolution de cette école doivent être alloués en priorité à des mastères et doctorats des universités.

- Envisager la dissolution de sciences po Paris aussi ou en tout cas, sa privatisation voire les IEP de provinces qui ne servent à rien qu'à former un contingent d'assistés de la vie.

- La stratégie de formations des cadres étatiques doit se focaliser sur les universités. Les universités françaises devenant la principale source d'approvisionnement des haut-fonctionnaires. Cela poussera au moins l'Etat à y consacrer son attention et surtout son argent qu'il gaspille à bichonner une caste de creux privilégiés.

- Rendre l'accès à tous les mastères importants pour l'Etat (disséminés dans toutes les universités notamment de province) aussi sélectif que possible afin d'éviter de dupliquer le modèle ENA, mais plutôt favoriser la montée de générations dirigeantes issus de milieux très différents et à l'image de la France.

Quelques exemples d'énarques pour vous faire une idée de ces benêts ! Bon, je vous passe tous les ambassadeurs et commis de l'Etat aux destins peu significatifs. On ira du postulat qu'ils ont fait comme tout autre personne sensée aux mêmes postes de responsabilités.

La liste, les fonctions et les informations sur ces amphores percées ont été trouvées sur Wikipédia. Je me charge en général de donner mon appréciation après le tiret et je complète parfois mon avis avec ces contributions wikipédiennes. Prenez votre temps, c'est assez fastidieux. Amateur de statistiques, je crois qu'il y'a de quoi faire.



Alain Peyrefitte, ancien ministre des Affaires culturelles et de l'Environnement, de la Justice, de l'éducation nationale et de la Culture. - Que dire ? il a écrit un livre sur le réveil de la Chine.

Michel Poniatowski, ancien ministre français de l'Intérieur - Est-ce le père d'Axel Poniatowski, le député UMP ?

Valéry Giscard d'Estaing, ancien président de la République - Mine de rien, malgré un dehors rigide et austère, il demeure un visionnaire qui a pris des décisions courageuses (IVG, indépendance de la presse, ...).

André Chandernagor, ancien député de la Creuse. - Le père d'une écrivain aux livres soporifiques.

Marc Viénot, ancien président-directeur général de la Société générale. - On le prend pour une pointure justement alors que n'importe quel neuneu, dans le contexte des années 80 aurait pu gérer la SG. Pilotage automatique. Même ma grand-mère aurait pu le faire.

Jacques Rigaud, ancien président-directeur général de RTL - premier lien incestueux entre l'Etat et la presse.

Roger Fauroux, ancien président-directeur général de Saint-Gobain, ancien directeur de l'ENA et ancien ministre de l'industrie, du commerce extérieur et de l'aménagement du territoire. - Un bel exemple des relations consanguines qui caractérisent cette antre de la flânerie.

Jérôme Monod, conseiller politique de Jacques Chirac - Un pseudo intello qui n'a pu être connu que parce qu'il était un ami de Jacques et probablement comparse à l'Ecole Nationale des Assistés.

Jean Dromer, ancien président de la BNP, de l'UAP et de Louis Vuitton. - Encore un exemple. UAP sera privatisée en 94 et subira une OPA d'Axa

Jacques Calvet, ancien président du groupe PSA Peugeot Citroën - Après l'élection de Valéry l'aristo, il rejoint la BNP, banque nationalisée puis réussit à redresser Peugeot Citroen. On aurait pu dire un bon contre-exemple sauf qu'après avoir quitté ses fonctions, Monsieur est revenu à la politique à Levallois-Perret. Il a perdu. Il végète à l'Institut Montaigne.

Édouard Balladur, ancien Premier ministre - Soyons charitables avec le handicap.

Michel Rocard, ancien ministre et Premier ministre - Il a osé demander à Ségo de se retirer lors des présidentielles 2007. Il est convaincu d'être La pensée.

André Tarallo, ancien "Monsieur Afrique" d'Elf, condamné dans le cadre de l'affaire Elf - Ai-je vraiment besoin de commenter ?

Jean-Yves Haberer, ancien président de Paribas, du LCL et du Crédit national - Seconde de sa promo,directeur du trésor, il migre à la BNP puis, dirigera le lyonnais qu'il a failli mener à la faillite. Il est paraît-il, convaincu d'être brillant. Une caricature idéale de l'incompétence.

Jacques Chirac, ancien président de la République - Je vous passe les cumuls et la longue carrière dans la vie politique que j'abhorre, trop de choses à dire. Mérite un article à lui seul.

Michel Camdessus, ancien directeur général du Fonds monétaire international et gouverneur honoraire de la Banque de France - Voilà !

Jacques Toubon, ancien ministre de la Justice et de la Culture - Le paillasson de Jacques Chirac.

Ernest-Antoine Seillière, ancien président du MEDEF - Un aristo de plus issu des familles industrielles Wendel en l'occurrence qui régissent ce pays.

Lionel Jospin, ancien premier ministre français - J'ai de la peine pour lui. On le dit travailleur. Il n'a pas eu honte d'oser émettre le vœu de revenir aux affaires en 2007 malgré son fameux discours pathétique du premier tour en 2002. Tout ce dont un politique ne doit pas être. Charisme zéro. Même une chèvre pourrait se faire élire en face de lui.

Jean-Pierre Chevènement, homme politique fondateur du Mouvement des citoyens - Sorti du coma, il a voulu illico presto devenir président. Une révélation peut-être.

Jean-Paul Proust, ancien préfet de police de Paris - Engraisse à Monaco

Michel Prada, Président de l'Autorité des Marchés Financiers - Il est pire que la police, il arrive toujours pendant le procès.

Michel Pébereau, président du conseil d'administration de BNP Paribas - Un bel exemple du pantouflage. Toujours là, à professer, dans les cercles. Fait partie des meubles et se plait à croire qu'il est bon. On le lui a tellement dit.

Daniel Lebègue, administrateur de grandes entreprises françaises - ça veut dire quoi ? Il siège aux conseils d'entreprises, c'est tout.

Denis Gautier-Sauvagnac, président de l'Union des industries et métiers de la métallurgie - Surnommé Gautier le distributeur de billets de minuit par les syndicats.

Pierre Bilger, ancien président-directeur général d'Alstom - A ruiné Alstom, a voulu le brader à Siemens avec un autre énarque connu à Total, Jaffré. Sarko a repris le dossier en main, nommé Kron et Alstom a retrouvé des couleurs. Connu pour avoir piteusement rendu ses parachutes dorés.

Jean Drucker, ancien président-directeur général d'Antenne 2 puis de M6 - D'origine roumaine, après avoir été chargé de mission au Ministère des Affaires Culturelles, été conseiller technique du directeur général de l’Office de radiodiffusion télévision française, il devient directeur de la Société française de production, d'Antenne 2 et M6. Père de Marie Drucker, journaliste à France 2, France 3 et frère de l’animateur de France 2 Michel Drucker. La dynastie en marche.

Guy Sorman, journaliste, philosophe et écrivain - ok

Françoise Chandernagor, écrivain - la fille de l'autre

Philippe Séguin, premier président de la Cour des comptes - Connais pas ! Enfin, je l'aime bien le gros ! Un peu con d'avoir été battu par Delanoé l'inconnu du grand public très connu au Marais, à la mairie de Paris. Mais après tout, on ne peut pas en vouloir à un supporter du PSG d'être con à force d'être battu par n'importe qui. Mais on l'aime bien même si personne ne lit ses rapports. Plutôt bon.

Louis Schweitzer, ancien président du groupe Renault - Inspecteur des finances devenu PDG de Renault et de la HALDE. Siège à de nombreux conseils. Mélomane. Condamné pour avoir placé Edern-Hallier sur écoute et aujourd'hui président de la Halde. Quelle exemplarité !!

Antoine Schwarz, président-directeur général de Radio France internationale - La politique - la presse. Cherchez l'erreur !!

Marc Ladreit de Lacharrière, dirigeant d'entreprises - Justement dirigeant d'entreprises pas entrepreneur !

Michel Boyon, président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) - La politique - la presse. Cherchez l'erreur !!

Jacques Attali, économiste, écrivain et haut fonctionnaire - Conseiller de François Mitterrand devenu président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, il y a laissé un souvenir impérissable. Fait dans l'humanitaire, donne des leçons aux dirigeants du milieu et a été condamné pour plagiat. Mais, on a toujours droit à notre quota annuel d'Attali sur tous les plateaux de télévision pour nous vendre ses livres très savants. je croyais qu'être plagiaire était le pire crime à commettre dans le milieu de la pensée ? Il a été 2e de sa promo.

Jean-Claude Trichet, gouverneur de la Banque centrale européenne - je peux rien vous dire sauf qu'il est très apprécié par les énarques, croule sous les distinctions et colifichets en tous genres et a été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris dans le procès des comptes du Crédit Lyonnais.

Marc Tessier, ancien président de France Télévisions - La politique - la presse. Cherchez l'erreur !!

Jean-Paul Huchon, président du Conseil régional d'île-de-France - Officier de la Légion d'honneur, président du Conseil régional d'île-de-France, la cour d'appel de Paris a confirmé sa condamnation pour délit de prise illégale d'intérêt. Il est toujours président du Conseil régional d'île-de-France en 2009.

Claude Guéant, Secrétaire général de la présidence de la République française - Que dire ?

Michel Bon, ancien dirigeant de grandes entreprises françaises - Inspecteur des finances, parachuté dans la banque, dirige Carrefour, débarqué, passe à l'agence nationale pour l'emploi, se retrouve à France Telecom où il met en exergue la plénitude de sa vacuité stratégique en faisant des investissements stupides et dispendieux. Remplacé par Breton, la Cour de discipline budgétaire et financière condamne Michel Bon à une amende de 10 000 euros pour sa gestion exemplaire du groupe France Telecom. il siège dans les conseils, Vice-Président de l'Institut Pasteur. Depuis 2003, il est senior adviser de la banque d'affaires Close Brothers, président du Conseil de Surveillance de Devoteam, il est aussi conseiller du cabinet Roland Berger Strategy et administrateur de Lafarge et Air liquide. L'élite de la nation.

Jean-Louis Bianco, député des Alpes-de-Haute-Provence (1ère circonscription), Président du Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence, ancien ministre des Affaires Sociales, ancien ministre du Transport, ancien Secrétaire général de l'Élysée, ancien Maire de Digne-les-Bains - On en a vraiment besoin ?

Francis Beck, ancien membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel - La politique - la presse. Cherchez l'erreur !!

Jean-Cyril Spinetta, président du groupe Air France-KLM - Inspecteur des finances, dirige correctement Air France d'après les pros et surtout a un salaire décent, aucun stock-option. Un contre-exemple à saluer dans cette îlot de nullités.

Dominique Perben, ancien ministre des Transports - Toujours là ! Il n'a pas réussi à être maire de Lyon, il est là. Si seulement il pouvait mettre toute cette ambition qui le nourrit pour la France au service d'une entreprise privée et dégager de l'espace pour les jeunes, on respirerait. Politique troglodyte !

Alain Juppé, ancien premier ministre et actuel maire de Bordeaux - "Le plus intelligent de tous" selon Chirac. Dans la politique depuis... depuis quoi, condamné, parti au loin puis revenu récupérer sa place à Bordeaux, incapable d'être député dans sa région : un autre fossile que la France devrait mettre dans un musée ou un espace réservé pour visites pédagogiques aux minots et touristes américains.

Jean-Louis Gergorin, ancien vice-président exécutif du groupe EADS - Loulou Gergorin, le scandale Clearstream, c'est lui. Enfin, c'est ce qu'On dit.

Louis Gallois, président d'EADS - Un autre contre-exemple à saluer. Seul reproche : être énarque.

Jean-Paul Cluzel, président de Radio France - La politique - la presse. Cherchez l'erreur !!

Jérôme Clément, président du directoire d’Arte France - La politique - la presse. Cherchez l'erreur !!

Odon Vallet, spécialiste français des religions - Que dire ?

François Léotard, ancien ministre de la Culture et ministre de la Défense - A pris conscience du superflu et s'est retiré de la vie politique : sage décision.

Gérard Longuet, Conseiller régional de Lorraine et Sénateur de la Meuse - Gégé, toujours là !

Philippe Jaffré, ancien président-directeur général d'ELF Aquitaine - emblème des stocks-options. sous-directeur des participations à la direction du Trésor, il est chargé par Édouard Balladur de conduire les privatisations décidées par le gouvernement. Il devient PDG d'Elf, démissionne suite au rachat de son groupe par TotalFina, quatre fois plus petit, mais bénéficie d'un parachute doré de 200 millions de francs français. Après s'être refugié en Belgique, il réinvestit une partie de ses indemnités dans la banque internet Ze Bank, un flop à l'image de sa carrière. Il rejoint son pote Bilger, une autre lumière, à Alstom qui risque d'être cédé pour un euro symbolique aux allemands sans l'intervention de Sarko. Pousse le délire jusqu'à co-écrire un livre sur les stocks-options. La quintessence de l'énarque incompétent.

Laurent Fabius, ancien premier ministre socialiste - Lolo, tellement brillant qu'aujourd'hui encore, il espère être président de la France. Hier, plus jeune ministre de finances, plus jeune premier ministre, décline de jour en jour, aujourd'hui député, battu par Ségolène Royal aux primaires présidentielles du PS (une injure selon moi) et demain ? Un autre politique troglodyte qui ferait mieux de démontrer ses hautes capacités dans des groupes privés.

Daniel Bouton, président-directeur général de la Société générale - La classe. L'archétype de l'énarque. Inspecteur des finances, considéré comme un sujet brillant, directeur du Budget, quitte Bercy pour la Société Générale. Président de la Fédération bancaire française, président du groupe Croissance, dirige la Commission régulation de l'Institut de la finance internationale depuis 2002. administrateur de nombreuses sociétés du CAC40. Suite au blockbuster "Kerviel, 5 milliards de trop", assume toutes ses responsabilités en devenant président du Conseil d'Administration de SG.

Élisabeth Guigou, ancienne ministre de la justice - Cabinets divers et variés, conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, députée du Vaucluse, ministre, aujourd'hui député en Seine Saint-Denis, adjointe au maire de Noisy-le-Sec. Jamais un pied dans le privé. Génération Mitterand. Symbolise toutes ces personnes qui ont "entrepris" toute leur vie dans les postes étatiques "au service des autres". Aucun intérêt.

Anne-Marie Idrac, ancienne présidente de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) - Aujourd'hui, elle est ministre je crois.

Philippe Marini, sénateur- Que dire ?

Hubert Védrine, ancien ministre des affaires étrangères - ministre, conseiller municipal de Saint-Léger-des-Vignes (Nièvre) de 1977 à 1995, maître des requêtes au Conseil d'État et depuis 2005, administrateur du groupe LVMH. Paraît qu'il est au conseil d'administration de L'Oréal! A vérifier.

Martine Aubry, femme politique, premier secrétaire du parti socialiste, ancienne ministre et maire de Lille - Fille de Jacques Delors, carrière linéaire dans l'administration, ministre et maire et aujourd'hui, à la tête du PS. Toujours là comme Guigou.

Pascal Lamy, directeur général de l'Organisation mondiale du commerce - On dit merci qui? Merci la France

Alain Minc, homme d'affaires - Le summum de l'énarchie. Major, inspecteur, Saint-Gobain où il a laissé une trace très vivace, s'expatrie auprès du groupe De Benedetti qui s'en souvient encore, connu du gotha, connaît tout le monde qui compte, conseille, professe, écrit, enfin, comme Attali, a été condamné pour plagiat, continue d'écrire, a une émission à la TV et est écouté de tous les puissants. Un désastre, l'illustration de l'échec. Une carrière bâtie sur du vent. En tant qu'écrivain, un plagiaire. En tant qu'homme d'affaires : ses passages à la direction d'entreprises (Cerus, Saint-Gobain) sont des case studies pour étudiants d'écoles de commerce pour tout ce qu'il ne faut pas faire quand on est dirigeant. Pourtant, il est là, écouté des "grands" et jamais désavoué. A ranger dans les chefs d'œuvre de l'ENA. S'il y' en a un à retenir, c'est bien lui !

Bernard Bonnet, ancien préfet - Affaire Colonna.

Jean-Charles Naouri, Président-directeur général du Groupe Casino - Un des rares qui a réussi à transformer l'essai.

Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France - Que dire ?

Baudouin Prot, directeur général du groupe BNP Paribas - Que dire ? Il n'y' avait qu'un énarque pour remplacer Le dieu de l'économie !

Yves-Thibault de Silguy, président du groupe VINCI - Ok

Didier Schuller, homme politique - Scandale des HLM de Paris Schuller-Maréchal.

Pierre Blayau, ex président-délégué du Paris Saint-Germain Football Club - Même le PSG a eu à subir un énarque.

Gérard Mestrallet, président-directeur général du groupe industriel Suez - Une autre figure du milieu. Toujours là.

Philippe de Villiers, fondateur du MPF, Président du conseil général de Vendée, député francais au parlement européen, candidat à l'élection présidentielle d'avril 1995 et d'avril 2007 - Que dire ? Un aristo qui essaie péniblement de se sublimer.

Renaud Donnedieu de Vabres, ancien ministre de la culture et de la communication - Nommé ambassadeur chargé de la dimension culturelle de la présidence française de l'Union européenne. Une caricature du système.

François Hollande, ancien premier secrétaire du Parti socialiste - Que dire ? Il n'a jamais travaillé dans le privé. Génération spontanée toujours là. Résultats politiques pathétiques. Une carrière misérable. Tout cet argent investi dans l'éducation de cette élite pour ça ! Autant finir technicien de surfaces ! Très riche aussi ( puisqu'il gagne plus de 4000 euros par mois).

Jean-Pierre Jouyet, ancien directeur du Trésor public, ancien secrétaire d'État aux Affaires européennes, président de l'Autorité des marchés financiers - un exemple de fidélité et de charisme.

Pierre Mongin, président de la RATP - ok

Jean-Maurice Ripert, représentant permanent de la France aux Nations unies - On dit merci qui? La France



Ségolène Royal, présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes, ancienne ministre, candidate du Parti socialiste pour l'élection présidentielle d'avril 2007 - Une injure à l'intelligence.

Dominique de Villepin, diplomate, ancien premier ministre français - Que dire ? Rien !

François Goulard, ancien ministre de l'enseignement supérieur et de la Recherche, et président de la communauté d'agglomération du Pays de Vannes - Député UMP aussi ! Dissident. Si, Si.

Laurent Perpère, homme d'affaires, ancien président du Paris Saint-Germain Football Club - un deuxième fossoyeur du PSG

François Sureau, écrivain lauréat du Grand Prix du roman de l'Académie française en 1990 - Énarque, grand prix : incompatibles !

Paul-Marie Coûteaux, écrivain et homme politique - Qui l'eût cru ?

Stéphane Martin, directeur du musée du quai Branly - Noble destinée pour tant d'argent investi à sortir de pseudo cracks ! Directeur de musée ! Ok, il n'ya pas de sous-métier.

Jean-Marie Messier, homme d'affaires - J6M, une référence chez Vivendi. Internationalement connu.

Jean-Luc Videlaine, préfet, directeur des stages à l'ENA - Qui dit mieux ?

Pierre Moscovici, ancien ministre des affaires européennes, député socialiste de la 4e circonscription du Doubs depuis juin 2007, secrétaire national aux relations internationales du PS - Je l'aime bien mais bon, tous ces pros de la politique devraient se casser. S'il est si bon, il s'en sortira dans le privé en Europe. Paraît qu'il est européen convaincu. Encore faudrait-il qu'il parlât au moins anglais !

Guillaume Pepy, président de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) - Comparable à Gallois, un contre-exemple. Remarque tout de même, Gallois énarque cède son siège à Idrac, énarque qui le cédera à Pepy, énarque. Qui sera le prochain après Pepy d'après vous ?

François Villeroy de Galhau, ancien directeur général des impôts (2000-2003), président directeur général de Cetelem - Cherchez l'erreur !

Richard Descoings, directeur de l'Institut d'études politiques de Paris - ok

Marc Lambron, écrivain lauréat du Prix Femina en 1993 - Énarque, prix : incompatibles !

Patrick Galouzeau de Villepin (frère de Dominique de Villepin) - Intérêt : nul !

Isabelle Falque-Pierrotin, déléguée générale du Forum des droits sur l'internet - L'argent du contribuable pour ça ?

Hervé Gaymard, ancien ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie - 600 m² de surfaces habitables, crâmé, il végète. Aucun intérêt !

Clara Lejeune-Gaymard, présidente de General Electric France - C'est la femme de 600 m² ! Directrice de cabinet, ambassadrice-Présidente de l'Agence française pour les investissements internationaux, administrateur de Gaz de France, conseillère maître à la Cour des comptes, pdg GE. Ascension fulgurante !

Nicole Pot, directrice générale de l'Institut national de recherches archéologiques préventives - A votre avis, cela nécessite - t-il un commentaire ?

Frédéric Oudéa, directeur général de la Société générale - C'est le protégé de l'autre référence, Bouton! Qui est capable de prendre la suite d'un énarque ? réponse : ....

Florence Parly, directrice de la stratégie des investissements à la direction financière d'Air France - Anciennement secrétaire d'Etat à un truc ! Quel poste accaparant !

Stéphane Richard, directeur de cabinet de Christine Lagarde et homme d'affaires - Connais pas ! Sûrement un autre exemple du pantouflage !

Nicolas Baverez, essayiste économique - essayiste, avocat, économiste, écrivain, historien, normalien, .... Bref, La connaissance quoi !

Jean-François Copé, ancien ministre délégué au budget et à la réforme de l'État - maire, député, avocat d'affaires, plutôt bon politique, je l'aime bien mais trop de cumuls et de pédantisme.

Renaud Dutreil, ancien ministre de la Fonction publique - Président LVMH New York finalement !

Nicolas Dupont-Aignan, député UMP de l'Essonne - Que dire ?

David Kessler, directeur général délégué de Radio France en charge de la stratégie et des contenus - La politique - la presse. Cherchez l'erreur !!

Martin Hirsch, ancien président d'Emmaüs France, haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté - ok

François Pérol, secrétaire général adjoint de la Présidence de la République - La nouvelle star de l'académie !

Guillaume Dustan, écrivain, journaliste et éditeur - ok

Catherine Démier, directrice générale du Festival de Cannes - Quel investissement !

Marie-Laure Denis, membre du conseil supérieur de l'audiovisuel - La politique - la presse. Cherchez l'erreur !

Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche - Que dire ? La seule raison pour laquelle elle est ministre est son appartenance à cette école nationale de l'ânerie ! Une jeune cumularde chevronnée qui fera très probablement du chemin dans la fonction publique, seul endroit capable d'abriter autant de "performants paresseux".

Kim Pham, directeur général adjoint de France 5 - La politique - la presse. Cherchez l'erreur !

Philippe Nicolas, Directeur financier du Groupe France Télévisions, directeur financier Europe (CFO) Euro Media Group - La politique - la presse. Cherchez l'erreur !

Emmanuelle Mignon, ancienne directrice du cabinet du président de la République Nicolas Sarkozy, devenue conseillère du Président - transfuge d'un fameux journal. La politique - la presse. Cherchez l'erreur !!

Laurent Solly, préfet, directeur délégué à TF1 - La politique - la presse. Cherchez l'erreur !!

David Martinon, porte-parole de l'Élysée de mai 2007 à mars 2008, Consul général à Los Angeles - Très connu à Neuilly-sur-Seine !!

Hayet Zeggar, Directrice générale de France 4 (groupe France Télévisions) - La politique - la presse. Cherchez l'erreur !!

Thierry Bonnier, directeur adjoint des stages à l'ENA - C'est l'assistant de l'autre crack. Joli investissement ! Devinette; qui sera le candidat le mieux placé pour remplacer le directeur des stages de l'ENA ?

Laurent Wauquiez, député UMP de la Haute-Loire, secrétaire d'État auprès du Premier ministre - Ok, un jeune requin, des dents longues comme les miennes, j'attends de voir où il échouera.

Voilà très succinctement, mes chers amis, à quoi ont permis vos impôts !

Magson de Pazou

mardi, janvier 27 2009

Smells like white spirit vol.1

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/metallica/video/x7o716_metallica-all-nightmare-long_music]



On vit une épuration ethnique dans la bande de Gaza depuis plus d'un demi-siècle et il n'y'a que les oiseaux qui ne s'en sont pas rendus compte. Aujourd'hui, Gaza c'est 350 km² cernés par la mer et des fortifications. Une verrue sur le beau visage de l'État israélien. 2 millions de palestiniens qui se meurent, étranglés dans ce goulot aride et dont la destinée à plus ou moins long terme, est la disparition programmée par cet État sioniste. Un ghetto "varsovien" nouvelle génération que se plaisent à commenter, l'air contrit, de creux pigistes ayant baissés leurs micros et vendus leurs plumes au plus offrant. Gaza se meurt au vu et au su de tous et on nous rétorque partout que ces palestiniens sont de vils terroristes, nouveau terme éculé pour mettre au ban de la société, de la discussion, de la réflexion, et rappelant d'autres termes sortis du chapeau par les États meurtriers pour réprimer en toute quiétude des populations acculées à la famine et la misère. Les tchétchènes sont des terroristes. Castro est un terroriste. Morales est un terroriste. Kadhafi, un terroriste. Même Dieudonné à bien des égards serait terroriste. Bigard en prendrait le chemin. De qui se moque t-on ? Défendre sa terre face à un ennemi sur armé n'est plus un acte de résistance mais un acte terroriste. j'imagine que les résistants français pendant l'occupation étaient aussi des terroristes. Pour les allemands. Certainement. Et pour les français ? Des résistants ou des terroristes ? Les pétainistes restent encore dubitatifs.

Smells like white spirit

Voir toutes ces personnes qui, piteusement, prennent fait et cause pour un État raciste comme Israël est quelque chose d' absolument incroyable pour qui a , un temps soit peu, ouvert un livre d'histoire. Quoique, l'Afrique du Sud a bénéficié de la profonde mansuétude des États occidentaux pendant l'apartheid, débuté en 48 et achevé en 91. L'histoire balbutie. Choisis ton camp. J'ai choisi le mien en toute conscience. Le cœur léger car moi aussi j'aurai des gosses et je veux pouvoir leur dire que je n'ai pas participé, ni de près, ni de loin, à cette épuration. Je veux me féliciter auprès d'eux d'avoir été contre. D'être aussi un "juste" parmi ce torrent de collaborateurs qui ont fermé les yeux, les oreilles et surtout qui n'ont rien eu à dire face à l'abject.

Mais soyons réalistes. Qui possède la force possède la raison. C'est l'histoire du monde et ça sera toujours le cas demain. On ne peut pas décemment en vouloir à Israël de vouloir exister et d'user de tous les moyens pour arriver à ses objectifs. D'ailleurs, j'arrive à comprendre leur envie expansionniste. Après tout, la politique n'est et n'a jamais été morale. Qu'ils crèvent tant que ce ne sont pas des petits israéliens. L'opinion extra occidentale aura beau exprimé son indignation, basta ! Les forts s'imposent avec leurs armes. Les faibles imposent leurs larmes. C'est comme ça. Et donc, ma haine n'est pas dirigée principalement envers Israël.

La Russie a fait pareil avec la Tchétchénie et la pleurnicherie occidentale nous a vendu Poutine comme un dangereux despote avide de sang. J'irai prochainement fourrer quelques brebis égarées bien blondes au Doll's club à Moscou.

Israël le fait depuis plus de 50 ans et la bienveillance occidentale considère Sharon comme un pieux fermier assiégé par une horde de dangereux terroristes.

Smells like white spirit.

Je me permettrais très humblement de présenter la genèse de ce conflit israélo-palestinien afin que vous ayez les informations en votre possession pour pouvoir choisir votre camp. C'est d'ailleurs un exercice que très peu de journalistes ne font pas car il est plus facile de vendre le massacre des palestiniens et le pseudo terrorisme du Hamas, du Djihad islamique en taisant les raisons de leur résistance à l'envahisseur. Et aussi parce que la plupart d'entre eux sont incompétents, laxistes ou simplement "étoilés". D'aucuns vous diront que c'est très compliqué et que les torts sont partagés. Dans ce cas, pour l'éradication quasi réussie des indiens d'Amérique, les torts étaient aussi partagés car ils auraient dû se laisser envahir paisiblement par les conquérants. Ils seraient devenus des chiens dans leurs enclos, enfin leurs réserves, nourris au whisky frelaté, des plumes dans le cul et présentés aux touristes avides de dépaysement et de sensations fortes. Ils ont commis des actes de terrorisme et ils ont été éliminés. Ils l'ont cherché. Les torts sont partagés. C'est très compliqué parce qu'il plait à tous ces suppôts islamophobes de maintenir un voile mystérieux sur l'origine du massacre palestinien.

Ensuite, je développerai ma diatribe envers cet État, sorti de terres palestiniennes grâce à la répulsion que les occidentaux avaient et ont toujours eu envers les juifs, avant, pendant et après la deuxième guerre mondiale. Je ferai des parallèles avec d'autres asservissements historiques pour que vous puissiez, rationnellement, comparer et prendre position. J'essayerais dans la mesure du possible d'être objectif mais comme vous le savez déjà, je suis palestinophile, dieudophile et négrophile. Alors, ouvrez l'œil et le bon, sinon moi aussi, je risque de vous la mettre profond. Esprit critique. Toujours.

Magson de Pazou

jeudi, janvier 8 2009

La promenade des parasites, hasta la muerte del Dakar!

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/metallica/video/x6gfpw_metallica-some-kind-of-monster_music]



Paraît qu'un péquin égaré s'est tué au Dakar en Amérique Latine à cause d'un dysfonctionnement de l'organisation qui n'a pas su le repérer à temps. On n'a pas pu retrouver le touriste sportif au cœur palpitant trop tôt. Arythmie cardiaque. Vivement le prochain !

Tous ces enfants africains morts sur les routes dans l'indifférence générale et qui, eux, n'ont pas bénéficié de cette publicité. Qu'il crève! Faire du tourisme sportif dans un continent miné par la famine, les maladies, la misère. La nouvelle quête d'occidentaux en mal de sensations fortes. Allez sur sa moto, son camion, sa voiture, préparés pendant des mois, à coups de millions d'euros et faire le zozo sur des pistes au prétexte stupide de faire du sport.
Écrasez les enfants africains, c'est normal. On ne va pas chialer sur le sort de ces pauvres miséreux, probablement de futurs sidatiques qui immigreront clandestinement vers nos pays si avancés. Bien fait pour lui. Je pense à cette insulte faite aux tiers-mondistes. Votre continent n'est bon que pour les safaris et les rallyes. Votre peuple, du gibier qu'on peut dégommer sur les pistes comme les sangliers qui causent des accidents sur les autoroutes. Un gamin a déboulé et a enfoncé mon aile droite. Cela va me coûter 50 places au classement général. Quelle suffisance !! Et ils auraient voulu qu'on les supplie de rester en Afrique. Ils ont chialé partout car le Dakar avait été annulé l'année dernière. Franchement, on ne s'en était même pas aperçu.

Des gamins ont été sauvés et notre dignité d'africains rétablit. Ce Dakar est d'ailleurs merdique et annonce le déclin de cette organisation misérabiliste. J'espère que ce crétin de Wade n'ira pas quémander pour le retour de cette merde sur les terres africaines. Vu son occidentalisme, on n'est pas à l'abri d'un revirement de situation. Un président africain qui s'abaissait à féliciter ces gens ! Financièrement, combien rapportait ce Dakar au pays ? Peanuts !
Il n'a même plus honte ce pauvre pantin ! Il aura tout vendu. Maintenant que le Maroc est bien trop cher, la vieillasserie parasitaire occidentale reflue au Sénégal et achète des terres à tout-va. A ce rythme, dans 20 ans, le Maghreb et le Sénégal seront totalement blancs. Je crache sur tous les tocards qui participent à cette mascarade de bourgeois occidentaux gâteux.

Maintenant que l'Argentine récupère ça est chose normale, ces descendants de blancs ont rasé tous les indiens et l'Argentine n'a pour américaine que son histoire. Entre européens, faites vos safaris, ça me va ! On verra si on dégommera autant d'indios dans la pampa aussi sereinement qu'en Afrique. Pour l'Afrique, c'est une nouvelle année de liesse. Vivement d'autres accidents !

Ils passent dans leurs véhicules climatisés, eau minérale à gogo alors que des gens crèvent de soif. ils polluent les puits, baisent les femmes, exhibent leurs richesses et on devrait les féliciter pour ça. Un autre crétin est passé une fois à la télé pour dire qu'il y' avait des associations d'aides sur le Dakar qui faisaient de l'humanitaire. Je vomis sur ces gens. La lie de la société. Pour se donner bonne conscience, ces parasites ont le toupet d'arguer qu'ils ont aidé l'Afrique grâce au Dakar. Je vous le dis, je suis bien content que ce Dakar se fasse ailleurs qu'en Afrique et merci finalement à ces maures qui ont pu nous débarrasser de cette ignominie. Coloniser l'Afrique grâce à sa tire.

Cracher sur vos gueules car vous êtes pauvres et insignifiants. Tuer vos enfants et vous donner un bol de riz en compensation. Vive le Dakar en Argentine, bien sûr!!!

Magson de Pazou

samedi, décembre 20 2008

Les roms, la plaie

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/metallica/video/x6gr4p_metallica-enter-sandman_music]



Alors que j’étais entrain de me dégourdir le sphincter en expulsant un caca très sec, résultat d’une fréquentation assidue de grecs aux morceaux de veaux douteux, je n’ai pas pu m’empêcher de me remémorer certains événements assez ubuesques. Entre autres, j’ai pensé à ce roumain estropié, quémandant avec énergie quelques pièces dans le train et grâce à son approche assez directe, a réussi à extorquer de certaines dames des euros bien sentis. Les pauvres grognasses étaient tellement gênées par cette intrusion agressive qu’elles ont sorti les sous, payé et souri. C’est clair que toute la rame avait focalisé les yeux sur elles et certains devaient prier l’arrivée rapide de la prochaine station afin de se soustraire à ce quémandeur si gênant.

Mendiant. Dur de dire du mal des mendiants dans ce climat de récession. 60 % des français ont peur de finir dans la rue. Moi aussi. Et pour conjurer le sort, on s’attèle tous à ne pas dire du mal de ces gens dans le métro même si au fond, on n’en pense pas moins. Moi aussi, j’ai peur d’être victime de la vie et de devoir quêter ma pitance pour survivre. J’ai tellement peur de la dépendance que d’y penser, je chie de plus en plus vite. Certains disent que les sdf sont là pour nous rappeler que si nous nous rebiffons face au capitalisme, nous pourrons aisément rejoindre le cortège d’exclus. Les choses vont tellement vite et les situations sont si dramatiques que nous sommes tous atteints de ce sentiment ambivalent : trouver les mendiants envahissants et paresseux, et les plaindre, ces pauvres victimes de la vie. Personne ne sait de quoi est fait demain alors, on plonge ses yeux dans un autre mauvais roman de Marc Levy, ou on fixe les chaussures du voisin en priant pour que la guigne ne nous touche pas. Cette société refuse le malheur, celui qui a chuté, celui qui a faibli, celui qui n’a pas su s’adapter, celui là même qui est en face implorant, ayant abandonné désir et dignité pour mendier. Nous ne détestons pas forcément la faiblesse. Nous détestons cette image précise de la faiblesse. Voir une connasse chialer parce que son papounet a oublié de lui offrir un cadeau pour leur 15 ans de mariage dont 14 et demi d’adultère, a quelque chose d’attendrissant. Voir une mère supplier pour que son bambin puisse bouffer chaque soir à quelque chose d’inquiétant.
Alors, on s’évade et même dans son for intérieur, on essaie d’oublier cette vision cauchemardesque. Et comme il est de bon ton de ne pas commenter le malheur des autres, on drape sa vertu dans des discours à la Sœur Emmanuelle. Réminiscence de la culture judéo-chrétienne.

Je donnerais tout pour faire la différence entre les démunis. Je refuse de servir de porte-monnaie pour quelques parasites. Tous ces roms qui, pour faire pitié, exposent qui son infirmité, qui son gosse, dans le but de me culpabiliser, me font gerber. Tous ces gueux, ayant faits profession de mendicité sont aussi méprisables que les hommes politiques qui mendient vos voix pour mettre leurs familles à l’abri du besoin pour les uns, s’acheter une honorabilité pour les autres. Je hais les parasites. Mais comment faire la différence entre un accidenté de la vie et un pro de la mendicité ? Je n’en sais trop rien et principe de précaution, je ne donne rien à mon grand désespoir. Mais, croyez-moi ou pas, j’ai envie de donner. Car comme vous, la misère me rebute et nous ne devons pas hésiter à tendre la main à une personne dans le besoin. Les croyants appellent ça la charité chrétienne. Moi, je l’appelle la charité. Comme s’il fallait attendre le christianisme pour être altruiste. Priscillien s’en était très vite aperçu.

Je pense que l’Etat devrait prendre des mesures concrètes pour juguler ce phénomène. Certains font vœux de chasteté. Libres à eux de s’astiquer à vie. D’aucuns font vœux de mendicité. Libres à nous de subir leur harcèlement moral. Comment toute cette peuplade de roms peut se réduire à cette pratique ? On mendie de père en fils. Le père, la mère, la fille, la sœur, le petit frère. Une famille de mendiants. Vivre ainsi sur la mansuétude de la masse m’indispose. De là à me culpabiliser, je trouve la méthode aussi criminelle que d’être menacé avec un flingue sur la tempe.

Je n’aurais que peu de suggestions pour vider nos rues et métros des roms et autres parasites quémandeurs : appliquer déjà les lois prévues. Je me tape 1h30 de trajet pour le boulot et j’en ai marre d’éviter les regards de ces gens, leur puanteur et surtout leur supplication. J’en ai marre de devoir me dire que je suis mauvais parce qu’un père de famille a trouvé commode de devoir prostituer ses enfants pour survivre. Si les putes n’ont plus le droit d’aguicher le client, les roms ne devraient plus avoir le droit de culpabiliser le chaland. J’aimerais comprendre comment ces roms ont pu s’avilir ainsi ? Ont-ils encore honte ? Quelles sont leurs valeurs ? Pourquoi ne travaillent ils pas ? Qui sont ces gens ?

L’Européanisation a permis la circulation des marchandises et des hommes. Aujourd’hui, les Anglais et d’autres peuplades plus nordiques régissent drastiquement cette immigration venue de l’Est. Le plombier polonais pratique un dumping social agressif sur les travailleurs locaux mais lui au moins, il travaille. Les roms sont là, en colonies, vivant dans des endroits pires que les HLM, avec des enfants sans ou peu scolarisés, concrètement au ban de la société et que ramènent ils pour la France ? Rien. Quand je pense à tous ces neuneus qui conspuent les immigrés africains, les sans-papiers alors que leurs cousins occidentaux vivent à leurs crochets sans se fouler la cheville. Quand je pense à ses mères banlieusardes qui poussent leurs gosses à recevoir l’éducation qu’elles n’ont jamais eue alors que ces européens affichent leur progéniture comme de vulgaires cash machines. U n ramassis de parasites aussi malsains pour le moral des citoyens. Mais la bonne pensance la ferme car il est mal vu de cracher sur les pauvres. Frères de misère ! On se serre les coudes ! Non. Je dis que nous les immigrés, les noirs, les maghrébins, les banlieusards, nous méritons beaucoup plus de considérations.

On ne les mettra jamais en avant car ils sont blancs. C’est facile de taper sur le noir, de montrer du doigt le plombier polonais ou le maçon malien qui pique le boulot des braves français. Ça devient plus délicat d’afficher son mépris et son dédain pour ses frères européens, bien blancs et si proches finalement en terme de peau, du vrai français. Entre blancs, on se serre les coudes ! Oui. D’ailleurs, une bonne partie de cette France est issue de cette Europe. Ces Poniatowski, Jovanovic, Ramirez, Gonzales, Kubic, Davidoff, Roumanoff, Ekimov… Ils sont européens et entre caucasiens, on ne se méprise pas. On regarde les chaussures de son voisin, on relit son « 20 minutes », on refait ses mots fléchés car on n’a pas le courage de demander à son frère blanc de dégager. Comme moi quand je supporte toujours le noir dans un match de boxe. La solidarité de race, c’est la clé. Imaginez toutes les lignes de métro avec pour mendiants des noirs, des asiatiques et des arabes. Je vois déjà toutes les lois que les politiques nous auraient pondues et l’application avec laquelle les policiers auraient rempli leur dure besogne.


Les putes ? Trop visibles sur les artères. Elles gâchent le paysage pour nos chers touristes. Conséquence : moins de thunes, plus de chômage pour les classes tertiaires moins éduquées qui risquent de gueuler. Les politiques créent le délit de racolage et les putes vident les rues.

Le plombier polonais, trop rapace. Il casse les prix du marché et sort les devises du pays. Conséquence : plus de chômage, moins de thunes, les ouvriers gueulent encore plus. Les politiques clouent le commissaire européen Mandelson au pilori.

Les sans-papiers ? Assez visibles, moins dangereux ; ils sont payés au lance-pierres par des patrons voyous qui en profitent largement et investissent en France. Conséquence : peu de chômage, plus de thunes, les ouvriers gueulent moins. Les politiques peuvent s’en servir comme épouvantail pour leurs campagnes électorales.

Les roms ? Très visibles, peu dangereux ; ils sont blancs donc ressemblants. Les ouvriers peuvent s’identifier. Conséquence : ils servent d’avertissements aux ouvriers, qui par solidarité d’exploités et de race, ne gueulent pas ouvertement. Les politiques sont tranquilles.


La mendicité gangrène aussi dans le métro car l’élite des bourgeois, les politiques, ne l’utilisent pas. Ou pas assez souvent. Ils n’ont donc pas à la subir. Enfin, comble de la bonne pensance, ils se trouvent que ces roms, des caucasiens (honnêteté intellectuelle oblige, ils ont des origines ancestrales indiennes) ont aussi subi des épurations ethniques notamment, les chambres à gaz d’Hitler. Conclusion ? Rien, on regarde tous les chaussures de notre voisin en priant pour que la prochaine station soit plus proche.

Je m’apprêtais à me torcher quand je me suis rendu compte que j’avais plus de pq. J’ai utilisé la couverture du Nouvel Obs. (la disgrâce, je crois), ultime coquetterie de votre serviteur. J’ai dû m’y reprendre à plusieurs fois avec l’édito et d’autres pages de la même consistance. Un quart d’heure plus tard, mal à l’aise, je suis allé me laver. Avoir la merde aux fesses, trop peu pour moi.

Magson de Pazou

lundi, décembre 8 2008

Filippis ou le corporatisme des caresse-anus

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/lunatic/video/x309lm_lunatic-civilise_music]



Je viens juste d’écouter une belle brochette de journaleux dans l’émission de la 5 qui parlait de la garde à vue d’un certain Filippis, ex directeur de la publication de Libération. Tous étaient en émoi par rapport à la dureté de sa garde à vue (menotte, fouilles de sécurité ou au corps selon les versions, paroles désagréables des policiers). Bref, toutes les personnes présentes étaient toutes morfondues devant le récit ordinaire d’un mandat d’amener. Le seul qui a dû défendre ses collègues étant le syndicaliste qui a rappelé à cette belle brochette de bourgeois que la situation de Mr Filippis n’avait rien d’exceptionnelle et que ses collègues avaient bien fait leur boulot. On a d’ailleurs grâce à lui pu mettre en lumière la manipulation des journaleux : Il n’a pas été menotté chez lui devant ses enfants. Et quand bien même il l’aurait été, combien de français en sont victimes et ne mouftent point ?

Sincèrement, enlevez Filippis le journaliste et remplacez le par Antoine, Samir, Diallo, Eugène et vous aurez une histoire banale sans aucun intérêt. Sauf que le corporatisme des journalistes est aussi efficace que celui des pétroliers et qu’ils nous ont tanné le cerveau avec leurs pleurnicheries.

C’est assez exceptionnel pour moi mais je soutiens à 200% les policiers. Ils ont fait leur boulot. Les politiques grâce à ça ont décidé de dépénaliser la diffamation. Peuple français, comprenez ceci : si vous êtes anonyme, soutenu par aucune corporation, aucun syndicat alors, on peut vous fouiller au corps, vous menotter devant vos gosses, vous faire un toucher rectal, vous cracher à la figure que cela ne changera rien à votre situation. Par contre, si vous êtes journaliste, qu’il vous survient ce qui survient à des milliers de français tous les jours, alors vous pouvez compter sur vos collègues pour chialer en concert devant les politiques, eux-mêmes très touchés, et qui s’activeront illico presto pour pondre une proposition de loi à votre convenance en l'occurrence dépénaliser la diffamation.

Ce Filippis met finalement en lumière toutes les collusions qui lient les politiques à leur corporation. Vous remarquerez que politiques et journalistes sont en général, des bourgeois qui ont fait les mêmes écoles, se fréquentent, dînent ensemble et devant la moindre difficulté naturellement se soutiennent. Un vrai journaliste, à l'ancienne, au lieu de pleurnicher sur sa situation, aurait pondu un livre ou un article circonstancié pour dénoncer de l’intérieur les ravages d’une surpénalisation du système judiciaire français. Avant, on était fier d’avoir pu affronter le système, d’avoir résisté aux pressions, d’avoir pu s’en sortir dans des situations dangereuses. Les journalistes étaient des relais du peuple. Ils allaient au front pour informer la population, allaient en guerre et prenaient des risques quasi mortels pour sortir des scandales politiques.


Aujourd’hui, quel concert de pleureuses j’ai vu. Politiques et journalistes, main dans la main, pour dire que la justice, RÉPUBLICAINE, n’est pas juste pour ce pauvre ex-journaliste qu’on a osé fouiller au corps parce qu’il n’avait pas répondu présent, trois fois de suite, à une CONVOCATION d’une juge d’instruction. Merde, la loi est la même pour tous, pour TOUS. Même lorsqu’elle est injuste voire stupide, la loi est la loi et aucune profession n’est au dessus des lois. Quand bien même on aurait traité ce cher ex gratte-papier de façon disproportionnée, on traite aussi des milliers de français de manière disproportionnée et il aurait mieux fait de dénoncer cette justice expéditive pour tous au lieu de japper pour ses petits privilèges de bourgeois spoliés.

J’ai honte pour les journalistes. Ils ne se rendent même plus compte que le système et eux ne font qu’un. Etre soutenus comme ils le sont par les politiques devrait les pousser à se remettre en cause. Ils ne sont capables de rien à part aller pleurer dans les jupons des politiques : Papa, Papa, on m’a tapé

J’ai honte pour ces journalistes et les français aussi. D’ailleurs, les français ne lisent plus ces journaux gangrénés par l'incompétence, le laxisme, la collusion, le népotisme et préfèrent aller sur Internet pour se faire eux-mêmes une opinion sur les sujets politiques ou d’actualités. Avec ce dossier Filippis, ils y iront encore plus. Tout journaliste serait honoré d’avoir une telle matière pour un article assassin contre le système politique. Surtout d’un journal de gauche.

Au contraire, toute l’intelligentsia s’est dressée comme un homme pour ce pauvre Fillipis et on a programmé la dépénalisation de la diffamation. C’est simple, maintenant, je propose pour tous les problèmes que vivent les français de les faire vivre par les bourgeois, politiques, journaleux, héritiers, bref les assistés du système, afin que l’on puisse avancer dans les changements rapidement. Une autre fouille au corps sur le fils d’un député ou un toucher rectal sur la femme d’un obscur sénateur et peut-être que demain, les policiers seront recrutés sur des critères beaucoup plus sélectifs. Vivement la prochaine pleureuse !

Magson de Pazou

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