Le rap a prostitué la poésie
Pour le plus grand bien du français
Dieu vous garde de cette hérésie !
Des gardiens du temple s'étranglent
Sur ces rimes à la Mesrine
Grand bien leur fasse !
Le verbe a perdu de sa superbe
Depuis Flaubert,
Le Petit Robert
Prend la poussière sur les étagères
Alors, ils l'ont défoncé
Et les classiques s'effacent
Les mémoires s'effritent
Des noirs s'effeuillent
Et les critiques s'étripent
Sur ces rythmes de macaques
Grand bien leur fasse !
La misère gronde
Et ils attendent toujours Verlaine
Ils rêvent de poèmes,
De vers de grands poètes
Mais ces jeunes rêvent de pèze,
De verres de Grant et Moët, de bluettes
Ils veulent vivre leurs rêves comme tous les pontes
Et non rêver leurs vies comme tout le monde
La haine de l'amour étant à la mode,
Mes négros chassent la Platinum
Avec des textes calibrés au parabellum
A mon plus grand regret
Nous n'avons qu'un ou deux Villon
Ils en mériteraient un ou deux millions
Le temps habite dans leurs cités
Pas assez dans leurs couplets
J'y ai vu mille nègres, mille thons
Mille vers de mirliton
Et vu retomber tant de soufflets
Grand bien leur fasse !
Soyons modestes !
Soyons lestes avec les mots !
Les maux les molestent
Leurs rires sont des plaintes
Leurs rues, vides de modèles
Pleines de maux, de prétextes
De sots qui protestent
En brandissant leurs faux titres de noblesse
Soyez modernes !
Le féminin n'est plus un fait mineur
C'est l'idéologie que l'époque véhicule
ça se ressent dans ces livres immatures
Il paraît que c'est de la littérature !
Alors des négros articulent,
Font de l'art, par habitude des dollars
Et sont si ternes dans leurs attitudes de taulards
Grand bien leur fasse !
La rage dans les rimes
Mes frères serinent
Des punchlines en série
Leurs vers sont des tueries
Leurs textes ont des testicules
Au grand dam de ce siècle ridicule
Dans ces banlieues,
J'ai vu des coquillards
J'ai vu le talent, parfois
Et même cru apercevoir
François,
Cent fois
Dans des textes de scélérats
Les français détestent le rap
Grand bien leur fasse !
Le rap célèbre le français
Grand bien lui fasse !
Magson de Pazou
Teslaticules
Il s'agit simplement de paroles, de rimes à méditer, réciter, chanter ou apprécier.
Ils traduisent un état d'esprit polémiste et parfois, ils sont truffés de renseignements et peuvent susciter des débats.
Le but est toujours de créer des réactions et confronter les points de vues.
Magson de Pazou
samedi, juillet 17 2010
Grand bien leur fasse !
Par Magson de Pazou le samedi, juillet 17 2010, 03:59
lundi, juillet 5 2010
La marseillaise, ce bon vieux texte français !
Par Magson de Pazou le lundi, juillet 5 2010, 04:20
Allons enfants de la Patrie
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie
L'étendard sanglant est levé
Entendez-vous dans nos campagnes
Mugir ces féroces soldats?
Ils viennent jusque dans vos bras.
Égorger vos fils, vos compagnes!
Aux armes citoyens
Formez vos bataillons
Marchons, marchons
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons
Que veut cette horde d'esclaves
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves
Ces fers dès longtemps préparés ?
Français, pour nous, ah! quel outrage
Quels transports il doit exciter ?
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage !
Quoi ces cohortes étrangères !
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fils guerriers !
Grand Dieu! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres des destinées.
Tremblez, tyrans et vous perfides
L'opprobre de tous les partis
Tremblez! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix !
Tout est soldat pour vous combattre
S'ils tombent, nos jeunes héros
La France en produit de nouveaux,
Contre vous tout prêts à se battre.
Français, en guerriers magnanimes
Portez ou retenez vos coups !
Épargnez ces tristes victimes
À regret s'armant contre nous
Mais ces despotes sanguinaires
Mais ces complices de Bouillé
Tous ces tigres qui, sans pitié
Déchirent le sein de leur mère !
Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n'y seront plus
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre !
Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie
Combats avec tes défenseurs !
Sous nos drapeaux, que la victoire
Accoure à tes mâles accents
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !
Rouget de Lisle
jeudi, juin 10 2010
Le mildew littéraire
Par Magson de Pazou le jeudi, juin 10 2010, 18:11
J'ai investi dans ce siècle en pure perte
Il aurait dû être spirituel, me dit-on
Méditons sur ces sacs de sperme
Qui se disent hommes de lettres,
Je ne vois que des faibles,
Et beaucoup trop de nègres dans les maisons d'édition
L'érudition n'est pas mon fort
J'ai toujours regardé le monde de ma fenêtre
Immonde et à la sellette,
Mon verbe ne relève pas de leur juridiction
Ils disent qu'elle vient des ténèbres
Je comprends leur mal-être
Je n'ai pas eu à naître pour paître, c'est commun
Ma particule, je la tire de mes testicules
C'est certain !
Je n'ai pas eu à tuer le père
Car il était déjà parti
Hériter de quelques pierres
Car elles n'étaient jamais serties
J'ai pris ce qu'il y' avait
Fait ce qu'il fallait
Et à la sortie,
J'ai vu ce que je valais
Devant ces feuilles mortes
Le talent éclot même dans les orties
Passez-moi de la coumarine
Que je déloge ces rats des villes
Leur littérature m'assassine
J'en ai marre de ces rats des livres
Qui croient comprendre la rue
Parce qu'ils ont lu l'étranger de Camus
Qui doivent connaître ma vie
Parce qu'ils ont été en safari au Mali
Certains se chient dessus, comme d'hab
Et oublient toujours de se torcher le cavu
En France, plagiat rime avec caviar
On encense les plus connus des nuls
L'indécence est moins condamnable
Que la prose de ces hurluberlus
J'ai dû faire un choix,
J'étais bon dans le prétoire
Juste dans mon répertoire
J'ai lu mes contemporains
Et foiré ma plaidoirie
J'en suis revenu,
Depuis, j'ai retenu
La leçon et gravé un second
Fusil à pompe sur mes armoiries
Dans cette jungle littéraire,
J'ai vu peu de dos argentés
Trop de buses ensanglantés
Faute de qualités réelles
La plupart sont atteints de parkinson
Et pensent écrire,
On leur a dit qu'ils étaient écrivains
On leur a dit qu'ils étaient des tribuns
Ils y ont cru, sans se relire
Mais l'histoire se chargera d'ignorer ces cris vains
Le niveau est trop bas
Les meilleurs, en trauma
Victimes de petites bites et de gros bras
Un stylo, un style,
Et seuls à la tête du combat
J'ai regardé le milieu
Triste est le constat
Magson de Pazou
lundi, mai 31 2010
Retour d'exil
Par Magson de Pazou le lundi, mai 31 2010, 14:36
Une vie ne suffirait pas,
Même pas deux, peut-être trois
Surtout pas la mienne, beaucoup trop précieuse
Pour arpenter ce trottoir,
Beaucoup trop dégueu
Que de dindes !
Queues de dingues !
Et entre ces vieux,
Que du dédain !
Ma main droite sortie du bain-marie,
Je trempe ma plume dans l'orbite de Jean-Marie
Avant d'occire du péquin
C'est mon style,
Et mon stylo lui claque
Des vers hostiles
Contre ces cerveaux qui craquent
Sous mes coups de faucille,
Et ma furia de mille blacks
Séchez vos faux-cils,
Ne léchez plus mes Easy Clarks
C'est salissant,
Tous ces faux types qui m'acclament
Mes autographes se trouvent salement
Sur le cul de vos femmes,
Seulement...
JC,
J'avais rêvé un autre monde,
J'ai eu un destin
J'ai vécu autrement qu'un pauvre clandestin
Du haut de ma bite, quarante vierges nous contemplent
Quarante lèvres me regardent,
Car en vrai, elles se régalent
Du négro qui les contente, du haut de sa pyramide
ça pue la Suisse
Dans ma rue quand mes voisins se garent
ça pue la pisse quand leurs valets se barrent
Je ne sais pas lequel des deux me navre
L'homme sans doute,
Leurs femmes m'accueillent, leurs mères m'acculent
Et mes doutes s'accumulent
Quand leurs maris me matent et se marrent
A chacune de mes virées, ils me conspuent
A chacune de mes arrivées, ils me consultent
Car je suis un feu sans fumée qui construit
Ils le savent tous
Mais à chaque fois que je parle aux cons, je me consume
J'ai divisé pour renier,
Tendu ma queue en signe d'amitié,
Fait des dons d'araignées
A tous les gosses de la cité
Rien à faire...
Ils sollicitent sans cesse mon avis
Alors je me consume
Leurs femmes veulent me tenir compagnie
Et moi,
Je me dois de faire du pèze
A l'école, on m'a appris la politesse
Alors quand je finis de leur polir les fesses
Je leur glisse
A la prochaine, chienne
Elles me disent : Merci
Je leur réponds : De rien
Petit,
J'aime la touche Destouches
Mon écriture est infernale,
De l’anus au thalamus
ça m’amuse de faire mal
Lis Fdesouche
Vas, suces et reviens
Et demandes à ta mère
Pourquoi elle n'aime plus le punch mais LePen
Je reconnaîtrais ses fesses entre mille
Car j'y ai tant sévi,
Il serait temps qu'elle te le dise
Entre nous,
Je crains qu'elle ne sache lire entre les lignes
Elle préfère lire entre les bites, ça m'attriste
Mais un jour, son entrecuisse connaîtra la crise
Et elle me prendra pour un mentaliste,
Je te le jure
Il y'a peu de prolos dans ma rue
A 20 heures pile,
Ils mouillent déjà leurs couches et leurs slips
A chaque fois que je tiens un Dragunov, je délire
Je rêve encore d'être un Fedor ou un tireur d'élite
Je cours après le temps
Comme Usain Bolt
Tes parents courent après l'espace
Comme Ushuaïa
Il est normal que j'émette d'une autre bande
On n'est pas sur la même longueur d'ondes, rouya
Marre de jouer le mec bien,
Je viens de loin
Bamenda boy,
Chez nous, il n'y'a que des senseï
J'ai besoin de folie, d'un destin
J'avais prévu une disette, j'ai eu un festin
J'ai toujours vécu de défis et non de soins
Je me casse d'ici, j'ai toujours été rincé
J'ai vu le monde dans tes yeux, petit
J'ai versé de l'arsenic dans ton Pampryl
Et pris un soyouz pour Saint-Denis
J'y vivrai ma négritude tranquille, et tant pis
Si ta ville demeure très blanche,
Mon nombril me rappelle que j'ai une fois cru au mélange
Magson de Pazou
mercredi, mars 10 2010
Pour tous ceux qui veulent changer le monde
Par Magson de Pazou le mercredi, mars 10 2010, 19:13
Pour tous ceux qui veulent changer le monde
Changez déjà de slips, lavez-vous !
Changez de montres, pas de rendez-vous
On s'enracine, ici, c'est la crise
Sissi est téléopératrice et à la fin, elle se suicide
C'est le lipdub de Madoff à Bercy
Aujourd'hui, même les putes accordent des lignes de crédit
Soldent leurs bouches dès 20 heures
Pour 2 billets de dix
En attendant la reprise, les vainqueurs
C'est vous,
Fils de, fans de, fions de ...
Fils de fans de fions de ...
Le 20 heures, c'est nous et la Ferrari est blonde
Pas rouge comme dans mes songes
Ils annoncent le réchauffement de la planète
Autour de moi, seules les chattes se dégèlent,
Les seules espèces qui disparaissent sont sonnantes
Et au trébuchet, les ans
Se fracassent sur le mur de mes lamentations
Parce qu'on court sans cesse après le temps
J'ai pris des lièvres pour devenir adulte prestement
A 12 piges, sans rite, ni chichis.
Mes scarifications, je les ai sur le gland
Comme mes gars de Ndamukong street
Je strap le manche de mon Dirk
Avec des hymens et des cordons ombilicaux
Jeunes pré-pubères, c'est comme cela qu'on milite au kô
Et la strat du dimanche,
C'est Schneider - Milito - Eto'o
Ils veulent tous clouer ma queue au pilori
Car je refuse de bâtir mes espérances sur de faux pilotis
D'expérience, je vis bien mes errances
A priori, mes erreurs sont mes pistons
La fronde, je la laisse bien volontiers à ces loris
Le monde est cruel... Comme ma dernière folie
Plus tu lui en donnes, plus elle suce,
Et mon portefeuille mollit
Mais je préfère le vider à la pompe
Mon Audi GT, ton écologie à l'amende
Et entre deux pleins,
Je marche à côté de tous ceux qui veulent changer de blondes
Pour tous ceux qui veulent changer le monde
Avec des chants, jets
De tulipes dans les manifs
Vergetures au vent, neurones sous dialyse
Allez scander vos bêtises au Belize
Pour ma part, je donnerais des Manix à Emmaüs
Et vos pièces jaunes pour baiser tranquille à Manille
Depuis le landau, je joue à Landru avec mes G.I. Joe.
Je fais de l'art avec les maux,
Je n'y peux rien, comme Bob Denard
J'ai le goût des morts sur mes dollars.
Vous l'avez compris,
Je ne veux pas changer le monde
Avec Montagné au volant d'un monospace
Marre de voir la Joconde se foutre de mon espèce
Je veux changer d'opticien
Magson de Pazou
mardi, février 2 2010
La pleurniche paie
Par Magson de Pazou le mardi, février 2 2010, 18:22
Femme,
J'ai six mille bornes dans les pattes
Une plume pour main droite
Je suis mon poids en rimes
Et à chaque ligne, je fais des borgnes
Ma haine déborde à chaque virgule
Car à chaque minute, les morts s'égrènent
L'espoir se saborde en paroles vaines,
H24,
Un désastre annonce la météo de Catherine Laborde
Alors tu te tailles les veines ou tu te branles. Je frise la corde
A chaque fois que j'allume le calumet de la guerre
Car la paix s'est éteinte dans les fumets d'Adoph Hitler
En 45
En quarantaine et hostile,
Je ne te garantis rien puisque j'ai tout à perdre
Suces l'abbé et ramènes moi une hostie
Que je sauve mon âme, ma sœur
Je suis une victime, tu le vois bien que je meure
Comme ces vieilles qui ont l'église pour demeure
Lèchent les doigts d'un prêtre incontinent
Tous les dimanches au prétexte inconsistant
De renaître dans l'au-delà avec le seigneur
Compatis ou crèves, il faut que je vive
Aujourd'hui, les héros brandissent
Leurs strings comme des glaives
Quand j'ai mal, tu pleures
Tu es ma victime et je t'emmerde
Comme je souffre, j'ouvre ma gueule
Je commets des braquages dans les chaumières
Avec la bénédiction de mes paires
Mon cancer est mon Desert Eagle
Les larmes sont l'encre de l'époque
Égorges un phoque, ils en feront une épopée
Comme vous, j'ai pris note
Que les victimes avaient la cote
Et les pleurnichards étaient cotés
Maintenant, j'investis dans l'humanitaire
Pourquoi suivre un parcours universitaire
Quand la vision d'un moignon
Rapporte des millions à la télévision ?
Le cœur est mon business
Et j'ai l'intention de faire du pognon
Petit, jettes ton hachoir
Prends cette sébile et fais le souillon,
Les gens nous regardent
Magson de Pazou
lundi, janvier 18 2010
Cité U, samedi soir, c'est nous !
Par Magson de Pazou le lundi, janvier 18 2010, 15:04
Soir ce en France, ça disserte, c'est Gray's anatomy
ça dissèque, sur le billard, c'est Dray à l'agonie,
Je hais à la folie, c'est le discours
Maudits secours qui l'ont abandonné
Sous l'ambulance comme Dieudonné
Dans mon plumard, ça se bouscule
Des potes pètent sur mon Chesterfield
Peau de pêche,
En se prenant pour Michel Field,
ça discute
A barrettes rompues
Sous les effluves d'alcool et de shit
Plus que Morphée qui exulte
Un chien ausculte les vomis, les groggies,
Lape la despé aux Froosties
De cette momie qui sourit quand je l'insulte
C'est comique comme cène
On dirait un spectacle de Robert Hossein
Nous sommes plus de douze dans la pièce
Et sur la scène,
Il y' a cette photo qui m'obsède
Cette bombe qui m'observe,
J'ai trois grammes dans les veines,
Trois doigts dans ses lèvres
Renoi,... Je fais des études
Elle joue de la lyre
Il faut que je la tire,
Pas besoin de casser ma tire-lire
Pour une fois que ça ne me coûte qu'un doigt
Allons, t'es stone bébé,
Je te ramène chez toi
Ici c'est stonehedge,
N'y' a plus rien à voir
Sur ce, direction, l'ascenseur
Je croise des talibans sous le bâtiment
J'esquisse un sourire enchanteur,
Avant que leur regard me foudroie
Adieu la censure, c'est Gran Turismo,
Je suis de sortie,
Comme Schwarzy, tout droit
C'est la voie que j'ai choisie
La meuf est toute cramoisie
Après la rocade, le périph,
Je bombarde, c'est un joli périple
Qui s'annonce
Accélère, je double, triple
Cinquième, je suis dans mon élément
Ces connards de chauffards sont si véhéments
Dur d'être une flèche quand le cerveau est lent
Je lui laisse croire que pour elle,
Je pourrais toucher les étoiles avec un cerf-volant
Elle m'écoute en me caressant les burnes
Sur l'autoroute A12,
Je me prends pour Jason Bourne
Sortez les corbillards, y'a des pauvres qui passent
Y'a des morts qui pillavent
Sur le boulevard, y'a Bouvard qui piaille
Et cette pute qui piaffe
Il y'a Edith Piaf
Qui se prélasse dans son tacot
Comment peut-on se vanter au volant d'une Saxo ?
Putain, quel feu d'artifices !
Sur ma droite, c'est le délire
Ils sont si nuls, je suis si jeune,
Têtes à queue dans le rétro, ça freine
Bouvard est à la peine
Edith à la traîne
Sur la rampe, on dirait Quivrin
Et au loin, j'entends les sirènes
Des voitures-balais
Ou des paniers à salade,
Peu importe, je m'arrache
Il y' a trop de chèvres qui se baladent
Ils s'en contenteront
Car j'ai une femme qui s'attache à mon pantalon
C'est l'escalade
Soir ce, ça défouraille
Négro, je suis de sortie
Dans la caisse, on s'encanaille
J'ai la bite dans les orties
Mon Levi's étouffe mon pénis
Je coupe ma respiration comme pour un amorti
Il faut que je me détende
C'est bientôt la descente
Juste après la station-service
Selon TomTom,
Nous sommes arrivés sains et saufs
Comme d'hab, plus de condoms
La catastrophe sera pour demain
Soir ce, on est jeune et philosophe
L'avenir nous appartient
Magson de Pazou
jeudi, janvier 7 2010
Négrotrip
Par Magson de Pazou le jeudi, janvier 7 2010, 00:34
A chaque strophe, j'étoffe
Mon style comme Strauss,
File mon époque
Pour mieux enfiler le monde
501 raisons d'être une légende,
Aucune de finir sur une étiquette de Lee,
Béni soit Levi
Ce ponte qui est au denim
Ce qu' Alexandre
Est à la stratégie
Une référence,
Je veux l'être par mes écrits
Je veux naître dans les vers
Et mes cris, des pont-levis
Entre ton ghetto et les hommes
Entre mes négros et leurs nervis
Mes douves jonchées de décombres,
D'ennemis beaucoup trop médiocres
Je suis mal desservi par mon époque,
Les sophistes et leurs apôtres
A l'opprobre, déjà, j'ai survécu
A douze piges, la pisse sur le froc
Ma dignité à l'ombre,
J'ai séché mon lit au soleil
Sur des BD de Marvel,
Les abeilles ont savouré mes urines
J'ai pris goût au miel
Depuis, la gelée est toxique pour la ruche
Dans la rue, ça parle de Delarue, de la ville
Des ennuis du P'tit, à Plus belle la vie
ça marine sur l'actu à l'envi
Les grosses fondent sur les laitues
Les moches sur les lentilles
A mon avis,... Tout ça se paie à l'anus
Elles n'auront plus besoin de pq
Car les sans-papiers retournent en Afrique
Les putes vendent leurs Trafic
Aux Ch'ti qui vendent des frites aux p'tits
Qui se pendent sur mes écrits
Ma rime pue, frérot
Marines dessus
Car depuis peu, je m'ennuie
Du pécule, il m'en faut
Car ma tubercule n'enfle plus
Elle effraie tout au plus les femmes à lunettes,
Avalent les allumettes, enflamment les billets
Froissent les cœurs et brisent leurs sucettes
Si je devais tuer toutes celles
Qui m'ont envoyées paître
Je serais prêtre
Ou éleveur de pucelles
Ti Mal,
Il ne suffit pas de mettre des ailerons
Sur ta Logan pour être un requin
Devant un mannequin, les mecs paradent,
Calvities au vent, se croient princes dans des harlequin
Divaguent comme des mongoliens sous heineken
Et s'étonnent de ne jamais caine
Devenus hommes à hommes
Au lieu d'être durs dans la femme
Ils se shootent à la testostérone
Pour déclarer leurs flammes
Négro,
Je me contenterais d'un Pilot
Pour expier mes colères
Faire rimer l'abject avec l’affect
A chaque vers, ça vibre
Tu accroches à mes stimuli
Le premier coup plait tant quand tu niques
C'est l'effet que procure mon verbe quand tu me lis
Mes couplets sont uniques
Contrairement à la vie,
Cette tunique qui va si bien aux eunuques
Mes textes ne font pas de victimes,
Ce sont les juges
Et les couturiers,
Négro, je suis ordurier
Traîne mon mal-être derrière vous
A évaluer vos merdes comme un usurier
J'annonce les tracas,
Vous avez le droit de m'injurier
Certains vivent d'ailleurs pencher
A force de laver mes pataugas
Avec leurs baves
Je patauge dans la merde
Comme en quatorze dans les tranchées
Des poilus ont survécu et se plaisent en dames
Les femmes parlent aux femmes et les hommes s'en parlent
A St-Trop, rases ta moustache si tu veux faire gendarme
Et mets tes mains sur le plancher
Je raserais volontiers les cheveux gominés
De Drogba s'il se prenait la tête à cogiter
Frérot,
L'heure est au combat, à la sédition
Dans les palais, ça sent la reddition
Les benêts se battent à coups de pétition
Et les politiques prennent des cours de répétition
Pour parler en public
Petit,
Joues avec ta queue
Et laisses moi jouer avec les mots
A chaque missive de mes détracteurs,
J'opère une mission homo
Certains épongent leurs pertes jaunâtres
Sur des feuilles blanches qu'ils appellent Roman,
Je connais le topo, j'ai lu le dernier Christine Angot
Ma ire est en vente dans toutes les mauvaises librairies
Depuis que les bonnes exposent des merdes,
J'ai arrêté le lèche-latrines,
Gad El Maleh rit des blagues de ses spectateurs
Les critiques en extase encensent sa plume
C'est con à dire mais à Paris,
Le soleil se lève à l'ouest et se couche sur la connerie
C'est dur d'être un turbo comme Nabe
Quand on a des fuites dans le cerveau,
Ranges ton Opinel, connard
Tu es sur le silo de mon missile Chahab
Celui où j'ai gravé Je t'encule en persan
Nous sommes perdus,
Dans cette réalité contrariée
Comme Vic McKay, je suis
Marié au vice par la vertu
Et tu peux facilement parier
Sur l'issue de mes problèmes
Les hommes me tressent des couronnes de chrysanthèmes
Leurs bêtises infinies me poussant
A ne jamais faire l'économie de poèmes
C'est ainsi. C'est mon négrotrip, poussin
Laves ton slip et prends-en de la graine.
Magson de Pazou
jeudi, décembre 31 2009
La dernière fournée 2009
Par Magson de Pazou le jeudi, décembre 31 2009, 06:31
J'arrive en loussdé
Avec un discours boosté de ires,
Mes négros exultent
Sur le parcours,
Courent mes parts et mes dettes
Des benêts friands de comptines,
Des idiots utiles
Benis de voir crever des afghans à la chasse,
A la cour de l'Élysée paradent
Des lévriers au collier Hermès qui badinent,
Sur ces jeux d'adultes
Et à chaque tour,
Le Medef garde le benef
Le PS se prend la tête sur Montebourg
Lepen reprend sa mise,
Le peuple cantine
Sur des sujets de dupes
Ils rêvent d’ôter leurs burqas
Au Ku klux klan des ZEP en jupes
Les doigts mouillés sur la couture
Du slip sloggy de Noah
Renoi, brûle ton jean Slim
T'es cramé, et si je te dis :
Front, sang, rouge
Je ne parle pas de ton acné,
Crétin, mais de l'armée rouge
Etre inculte est un délit Crétin
Renoi, remets tes baskets, et court
Si tu entends Foule
C’est Morano qui vise ta casquette
Si tu entends Pull
C'est Hortefeux qui presse la gâchette
Les négros visitent Paris en péniches
Peluches roses sous le coude
Grâce au Stade français, ils assument
Et se font promener par leurs caniches
Fiers de servir de godemichés
A des michetons qui se détournent pour se moucher
Les agneaux bêlent nettement à chaque crochet
Les faux rebelles sont bêtement égorgés
Par Soral le boucher,
Ses essais sont des esses, ses textes blessent
La ménagère, écorchée
Depuis, les marchands de camelot sont fauchés
Et nous vendent le moral les yeux pochés
Besancenot serait le nouveau Lancelot
Camarades, rendez-lui son vélo
Qu’il aille jouer aux billes à Neuilly avec Bachelot
Petit, l’heure est grave,
Je te le dis entre 3 yeux
Vu que tu as laissé le mauvais
Sur le judas du PS
Ouvres l’œil, le bon
Car si tu meurs à 33 ans
Empoisonné comme Alexandre
C’est par le cancer, le palu ou l’amiante,
La grippe A ne fera pas de toi une légende
Et si tu croises un pédophile dans la rue,
C'est Font l’ex de Charlie, qui a Val dans l'anus
Depuis qu'il a démis de l’hebdo, LeFred
Pour ne pas retourner à la Pizza du Marais
Tu percutes ?
Je ne cause pas, je vomis
Dans mon cahier Clairefontaine des rimes abjectes
Quand mon cervelet jute, les microbes s’infectent
Le Hezbollah sourit
Et mes ennemis m’enlacent de barbelées dans le but
De retenir ma bile comme à Bloemfontein
Denis, ça fait longtemps qu'on tracte
Sur les fesses de ta meuf
Si tu la baisais en levrette,
Tu prendrais acte,
De son anus ébaubi
Et de ses marques de rougeur
Des stigmates de son agonie
Et non des tâches de rousseur
Que mes négros laissent quand ça bascule en ton Saint;
Les émeutes sont des tocsins.
J'ai changé de sous-bois, j'ai pris Montreuil,
Pétrifiées, les vieilles migrent au Raincy,
Même si ça canarde sous les toits
Et l'ambiance est malsaine
Pour les femmes enceintes de huit mois
Elles y vont sereines,
Ne me demandes pas pourquoi, c'est ainsi
Tu pourrais le vérifier
Mon verbe est fétide
Car les mots naissent de mes latrines
Je plains ces stylos qui sèchent sur les lettrines
Quand mon caniveau est rempli de perles
La femme que tu vois accroupie sous la table
La tête dans le calbutte de Drucker, les mains sur l’asphalte
N’est ni une pute, ni Faustine, ni ta mère
C’est ton père avec son string panthère
Qui cherche ce qu’il mettra sur la table ce soir
Pour que tu dînes sagement sans faire d’histoires
2009 m’a appris la politesse
Je la quitte dans un élan de gentillesse
Je lance un Bonne nuit et bonne chance,
Comme Georges, aux sionistes
Engoncés dans leurs petitesses
Ils attendent que je rajoute Merci
Le combat continue en 2010
Serrez les fesses jusqu'à Bercy
Il n'est pas sûr que Johnny la traverse
Sur ce, je vous souhaite une bonne année !
Arrivederci
Magson de Pazou
mardi, décembre 29 2009
Rêves et destins
Par Magson de Pazou le mardi, décembre 29 2009, 18:18
A la base, je suis fait pour les sommets
Le soleil, le sommeil et les sonnets
Je suis prêt pour la monnaie
Or, à Gaza ça gaze encore
Tellement que Monet
Y peindrait des mort-nés
Je me sens morveux
De vivre mon destin
Quand le Kotel est si malsain
Et rime avec shekel, Ariel et mortel
Des cons nés, d’instinct, je connais
J’ai le respect difficile et mauvais
J’aspire à l’excellence et au talent seul, je me soumets
Je leur pardonne leurs carences
Devant un Chardonnay, bois du Dieudonné
Jusqu’à l’ivresse, en toute conscience,
Une vie d’enfer, une mort de rêve,
Je vis bien l’instant présent
Même s’ils influencent ma trajectoire
Je réussirai une panenka
A la croupe du monde
Pour marquer l’histoire
Comme les sages de Sion
Et si tu me vois faire le V de victoire
C’est qu’Elisabeth Levy est à genou devant ma bite
Et je lui ordonne de me donner du mou dans deux minutes
Je finirais sûrement en Bamboulie dans un container
Plombé par la jalousie de mes congénères
Ou comme personnage de Mowgli
A Chambourcy à conter à mes partenaires
Les batailles menées avec fougue,
Mes modèles démodés, il faut que tu le comprennes
Certains combattent leur toux avec du sperme
Et s’étonnent que leurs postillons soient purulents
Ils se retrouvent tout seuls
En ces temps de grands froids, sortent la nuit
Car toutes les chattes sont prises
Et ce sont les gays du marais qui les trouvent brûlants
Vu ce qu’on leur offre, ils se baladent tout nus
Victime tatouée sur leur anus
Comme une étoile jaune sur le pyjama de Jacky
Qu'ils affichent avec plaisir en déambulant
A défaut d’érection pour le sionisme
J’ai une grande dilection pour la Palestine
Tu comprendras mon stoïcisme
Si tu regardes dans ma direction sans Fourestine
Je connais ces hommes qui meurent sur ces terres
Je connais leurs mômes qui naissent au cimetière
Enterrements express par Tsahal et ses sections d’assaut
Leurs pères auraient dû grandir à Dantzig et crever à Dachau
Pour hériter et mériter d’une part de ce triste ghetto
Palestine,
Mon ton est putride
Parce que mes frères vivent dans une décharge
Chez eux et les fanatiques religieux
Restent toujours aussi teigneux
Nabe,
J’espère que tu pourras encore esquiver leurs jabs,
Leurs gifles, leurs rafales d’injures
Ils font leurs jobs, nous on veut du rab
Ton art trop précoce insulte leurs sagesses
Et forts de leurs mollesses
Ils mènent des attaques féroces
Et fomentent des coups bas
La nature a la rancune tenace
Et Sharon paie sa dime à Sheba
N'y'a pas que les bougies qui s'encrassent, frérot !
Ta littérature nous rassure sur l’homme
Ta censure nous raisonne
Chapeau bas
A tous ceux qui poursuivent le combat
Même les jours de Shabbat,
Certains osent et la milice s'abat...
Magson de Pazou
vendredi, décembre 11 2009
Les mots me manquent
Par Magson de Pazou le vendredi, décembre 11 2009, 02:33
Grand-mère, Grande mer
Puits d’aisance et de gentillesse
Présence coutumière,
Antre de finesse
Je n’ai pas pleuré
Je n’ai pas pu
Aucune larme n’est apparue
Seules des images ont affleuré
Et le temps n’efface rien
Surtout pas les tourments
Grand-mère, je te souviens
Et je suis encore gourmand
De ces instants évanouis
De ton sourire épanoui
Grand-mère, tu n’es pas morte
J'ai juste fermé la porte
Il faut que tu te reposes
Tu le mérites tant
Longue sera cette pause
Alors profites-en
Laisses-toi guider par ton fils
Il est si bien au ciel
Je sais que tu meurs d'envie
De lui prodiguer tes conseils
Un grand homme
Comme j'en ai peu connu
Un grand oncle
Que j'ai parfois honni
Papa André, Mon fils, entrez !
Comment allez-vous ?
Bienvenue sous mon toit
On se tutoie?
Ce seraient les mots de Jéhovah
A ton arrivée
Tu as toujours cherché Sa voie
Tu es dans Sa propriété privée
Depuis ton départ,
Je repense ta présence
Pluie de reconnaissances
Et je m'enfonce dans le brouillard
En confiance, je marche dans tes pas
Car ce sont les seuls qui me suffisent
Tu as toujours été là
Tes déchirements me traumatisent
Comme je meurs de honte
Devant toutes mes lâchetés
Je m'en tire à bon compte
Comment pourrais-je me racheter?
Tes colères me rapetissent
Devant tant d'injustices
Tu as brandi ton sabre
Comment aurais-je pu rester de marbre
Avec un tel exemple ?
Fier de ce que je suis devenu
Comme je te ressemble
Tes leçons sont retenues
Car tu me les as bien apprises
Tu as été un père pour moi
Je m'en rends compte à 28 piges
Exit André, bienvenue papa
Maman Justine,
Mère, Je t'aime tellement
Ich liebe dich
Je te le crie volontiers en allemand
Que tu mesures mon affliction
Comme je mesure ton absence
Que tu ressentes mon affection
Comme je ressens ton silence
Je n'ai pas tenu mes promesses
Je le confesse
Tu es partie si vite, si seule,si mal
Malade, en agonie à l'hôpital
Et aujourd'hui s'écoulent enfin
Les larmes de mon abandon
Mère, je te demande pardon
Je n'ai pas changé
Je me suis arrangé
Pour être grand
Trop vite dans ce costume
Désormais, j'étouffe
Et je te l'avoue,
Mon cri d'amour est posthume
Comme je le regrette
Je t'aime, Maman Justine
Je vous aurais dit des choses
Si le temps était imparti
Il aurait fallu que j'ose
Mais depuis que vous êtes partis
Les mots me manquent
Les cris me manquent
Les pleurs me manquent
Les rires me manquent
Un jour, je tiendrai debout
Je veux l'être avec vous
Je peux l’être malgré tout
Je veux naître avec vous
Freluquet
mardi, octobre 27 2009
L'infâme
Par Magson de Pazou le mardi, octobre 27 2009, 17:57
N'y allons pas par quatre chemins
Je n'en prendrai qu'un;
Leur trou de balle gercé
Dans ce cercle, difficile de percer
Quand la censure ne cesse de gesticuler
Ils s’en sont aperçus
Ma littérature est testiculée
Trahi comme Samson, J’ai rasé ma chevelure
Sans peine car ma force vient de ma bite
Leur haleine fétide en témoigne et me réhabilite
Aux yeux des taciturnes
Et à chaque visite,
Ils craignent de revoir Richard Durn
Bouleversé par leurs billevesées,
Ce parano refré en a fumé huit
Pour faire la une
A défaut de Kalash pour me défendre en terre inconnue
Je prendrais bien un apache comme pare-buffles
Je lui céderais volontiers Elkabbach en échange
Aucune gêne à se séparer de tartufes
L’époque est à la lèche et fort de ce constat,
Certains sont devenus des babiches
Proses revêches, somme toute rêches,
Nous sommes fous et prêts pour le combat
Les caresse-anus peuvent déjà ouvrir leurs bouches
Ocres seront les dégâts car âpres seront les débats
Il faut bien qu’on nous entende
Ces caniches sont des renégats
Et veulent croire qu’il est impossible de rester intègre
Pleutres grégaires que j’exècre
Leurs feutres enterrent les idées de Voltaire
Et exsangues, on s’exerce
Avant qu’ils n'éteignent les Lumières et célèbrent l’infâme
La critique est sévère. Ils crient, tiquent, blâment
Et lâchent leurs cerbères
A nos trousses pour nous faire taire
Et ainsi, se déclament ces mélodrames
Rires et sanctions,
Libre est censée être l’opinion
Je réclame la liberté d’excrétion
Ils citent leurs exemptions,
Vibrent et encensent leur dominion
Et acclament leurs arrêtés d’exception
Celui qui ne connaît pas l'histoire
Est condamné à la revivre.*
Ci-gît la liberté d'expression
Et très humblement, je vous la livre.
Magson de Pazou
lundi, septembre 14 2009
Mes traîtres préférés
Par Magson de Pazou le lundi, septembre 14 2009, 17:40
Au bout de la nuit, je voyage*
Comme Céline, féline donc traître
Mon histoire, comme tant d’autres
Laisser une trace pérenne qu’importe le maître
J’erre et de ma position, j’aide
Selon des valeurs qui peuvent être les vôtres
Ou les leurs, je trahis
Et mes larmes effacent l’encre de ma perdition,
Espion je suis, et pion je fuis,
Dans cet antre de délation,
J’ai appris à pleurer et à aimer de nouveau*,
Ne jamais faire acte de reddition,
Comme Penkovski, se méfier de ses relations,
Croire et mentir, croire à ses mensonges,
Telle est la devise pour tromper son monde
La conscience tranquille, la confiance fragile,
Nous vivions une époque difficile
Grâce à Becherel et Curie,
guerre froide et furie, bombe H et tueries
Siècles et trahisons
Passant, vas dire aux spartes que nous gisons ici*
A cause d’Efialtes, mes œuvres me survivront
Comme celles de Vetrov
J’aurais pu être le sixième de Cambridge,
Vendre le nucléaire aux russes, comme Aldrich,
Servir à Fort Alamo comme Rest,
Popov, guide mes pas, soulèves mes paupières
Espion par la force des choses,
Pour la bonne cause, ou encore pour le flouze,
Vous avez le goût du risque, j’ai la liste
Et au mieux disant, je vous offre
Je suis un espion,
Un traître à ta nation, un héros, une damnation
Ou vice versa, le nec plus ultra
C'est qu'aucune guerre ne se déclenche sans moi
Des meurtres se justifient par moi
Ta paix repose sur moi
Des informations, trahir est une vocation
Et au panthéon des agents, je veux être présent, comme Reilly
Je sers CIA, MI-5, KGB, ou Mossad
Pour les plus illustres, j’aimerais avoir la fin d’Harrari
On ne fait pas toujours de vieux os dans ce métier
Demandes à Barbie
On n’en tire jamais les mérites
Regardes Poliakov
Traître dans mon pays, héros chez l’ennemi
Je n’en suis pas toujours fier
C’est l’histoire de ma vie
Qu’auriez-vous fait si je n’avais pas agi?
Magson de Pazou
mercredi, août 12 2009
La valise ou le cercueil
Par Magson de Pazou le mercredi, août 12 2009, 17:15
La valise ou le cercueil*
D'Orania à Ramallah,
L'espace inspire des ferveurs
National est le parti, séparée la politique
Comme Verwoerd (Fer Vourt)
A chacun son lebensraum,
Sa clôture et ses troupes,
Hier ton Balfour, Aujourd'hui ton Lieberman,
Et demain leurs kibboutz,
Car supérieurs sont vos esprits, vos traits, vos pensées
Septembre 66, Tsafendas n’a rien compensé
Oslo non plus, jadis, Intifada s'appelait Inkatha
Pour Botha, mes négros étaient des impalas
La valise ou le cercueil
De Pretoria à Haïfa, le peuple se veut élu
Pour Terre Blanche, la terre promise
Et Miriam chantera à Sophiatown
Indigènes dans les bantoustans,
S’adapter ou mourir, telle était la devise
Aux mines ou à Robben Island
L’opinion restée atone, Pik canonne
Soweto se meurt, s’émeuvent des négros de Biko
Jamais pendu n’a eu autant d’hématomes*
Bloemfontein un lointain souvenir, et à Sharpeville, on massacre
Opprimés devenus oppresseurs et à l’ONU, ça palabre !
Un Boer, une balle,
Erigée en principe de vie, pour les collabos,
Un collier de pneu enflammé autour du cou
En guise de linceul
La valise pour cercueil
De quel côté du revolver êtes-vous ?*
Bochiman, Xhosa ou Zoulou ?
Un prisonnier ne peut pas faire de contrat*
L’histoire en marche, De Klerk en mage
Le capital à l’œuvre et Nelson le terroriste émerge
Un long chemin vers la liberté* comme épilogue
Images et légendes d’une certaine époque
D'une certaine époque
Magson de Pazou
jeudi, avril 23 2009
Les diamants sont éternels
Par Magson de Pazou le jeudi, avril 23 2009, 19:13
Les diamants sont éternels*
Fussent - ils d'Anvers ou d'Amsterdam
Les femmes se parent toujours d'ornements
De Boers, pêle-mêle de pierres et les terres se meurent
Ivres de larmes bien réelles, de sang de nègres,
Aux cris des meurtris, la guerre n'attend pas
Mais les chiennes aiment et s'enferrent
Place Vendôme en quête d'éclats
Obus de mortiers sur les nôtres
La Sierra se façonne à coups de pioches sur la roche
A chaque coup, son pauvre et la Leone avale des couleuvres
A chaque jour, son fauve et la chienne s'extasie devant ces chefs d'œuvres
Le prix de l'envie,
Il n'y'a pas à dire, les cailloux ça rapporte
Les chiennes m' insupportent,
Ainsi va l'Afrique,
Les balles de 16, de la monnaie de singe
Offrez-leur des diamants, ils sont éternels
Magson de Pazou
mardi, décembre 2 2008
Noir; mon histoire
Par Magson de Pazou le mardi, décembre 2 2008, 12:28
Ma vie, ma tragédie
Je refuse d’être un nègre de plus
Je veux naître de nouveau,
Trop sombre, jugé infect
Le genre humain me désespère
Et leur hypocrisie me débecte
Vibre pour l’abject,
Noir est mon antre
Noire est mon ancre
Donc noir, je débarque
Et les bichons maltais se mettent à plat ventre
Font acte de soumission, les cancres
Peuvent lâcher leurs plumes,
Lécher leurs larmes,
Sécher leur encre
Faire flotter le drapeau blanc,
Demander une force d’interposition
Je fais feu de tout bois,
Toujours en exposition
Noir donc aux abois
Noir, je bande donc fier je suis
Ce n’est que quand il fait nuit que les étoiles brillent*
Noir, mon étendard
Mon cri, ma fougue et au loin, mon phare
Noir, un destin, pour ceux-là même qui ont cessé d’y croire
Noir, ma croix, pas black, ce n’est pas un jeu,
Noir, ma foi, pas black ce n’est pas in
C’est juste moi,
Ce n’est pas un vœu,
C’est un choix,
C’est le mien,
Et j’en fais mon histoire
Freluquet
mardi, novembre 18 2008
Ecoutes
Par Magson de Pazou le mardi, novembre 18 2008, 14:51
Ouvres bien tes oreilles car j’ai des choses à te dire,
Des choses déjà dites mais qu’il faut à tout prix te redire,
Parce que le combat continue tu dois-t’en souvenir,
Face à une existence insipide et fade je viens requérir,
Dorénavant tu dois pouvoir soutenir
Le rythme endiablé de ma diatribe contre ces petits riens
Qui font que nos vies sont peu de choses
Contre ces petits chiens
Qui semblent toujours être la cause,
De cette infortune larmes de crocodile,
Putain qu’ils sont versatiles,
Me prennent pour un débile nique leur mère je reste hostile
À leurs paroles on a trop partagé les miettes,
On n’est pas des goujats, on veut manger dans des assiettes,
Fini cette vie de forçats la banlieue n’est pas le goulag,
L’histoire en marche il est temps pour nous d’ouvrir le portail,
Beaucoup de frères ont encore la mentalité d’esclaves,
Des moutons qui se chient dessus quand on hausse le ton,
Mais la sentinelle veille, à ce que tout ce sang versé orne leur fronton,
Faire front lutter à armes égales,
Faute de s’instruire négro, le salut passe par là,
Cesses de boire à la lie,
Tu fais partie du lot,
De miséreux de cette planète et ça, tu l’as bien lu,
A toi de te rebeller,
De prendre ton destin en main
Trop de meufs le prennent en bouche
Sucent et s'attendent à mon respect
Vous aurez ma bite dans vos raies
Et ma salive pour huiler le chemin...
Magson de Pazou
Rapologie
Par Magson de Pazou le mardi, novembre 18 2008, 14:51
Le rap ce sont des jeux de mots pas des jeux de langue
Si tu as celle d’une pute, alors tu te trompes de membre
Tu confonds les jambes, tu te goures d’enjeux,
Relax, mes textes défoulent, des foules haranguent
Des fous se cambrent sur ma prose à la Proust,
Négro sur la rampe, le flow coule et toi tu te branles,
Ce n’est pas du Cabrel, même pas du Brel,
C’est du réel mais toi tu plafonnes au braille
Négro je bâille, à écouter tes vers, je caille
Et la France m’assimile à la racaille
Moi je pense Césaire
M’inspire de Prévert
Le talent de Dewaere,
Je viens de et je vais vers
Possède un avenir fus jadis donc un passé, empir - ique
Je ne suis pas ton héro, juste *******
Ton horizon, mon passé
Ton devenir marasmé
Comme les gays à l’armée,
Pas de place pour les litreuses j’adapte mon vocabulaire
Registre soutenu, une constante depuis le primaire
J’imprime la cadence, le verbe au zénith
La verve des élites,
Le nègre crie vengeance donc le Larousse s’agite...
Magson de Pazou
Politicards
Par Magson de Pazou le mardi, novembre 18 2008, 14:50
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,
C’est un réel plaisir pour moi d’être ici avec vous, pour donner un sens à vos vies
J’ai posé ma candidature à la présidence de ce pays, vous m’avez écouté je vous en remercie
Je ne tiens pas à être payé, je saurai me servir, une fois que je serai au guichet,
Aguiché par cette perspective alléchante, j’ai revêtu mes plus belles tenues
Vous avez voté pour moi car je me suis bien tenu
Maintenant que je suis, je saurais peut être respecter mes promesses
Si je ne peux pas, l’on verra à la prochaine messe
Si vous me le permettez, revenons à nos moutons, couillons
Depuis ma nomination j’ai eu le temps de peaufiner mes intentions
Ecoutez, je ne suis pas là pour vous, j’en ai rien à foutre de vos sanctions
Les promesses n’engagent que ceux qui y croient,
Vous êtes vraiment stupides de penser que je porterai bien volontiers vos croix...
La mienne est assez lourde besoin d’accomplissement à satisfaire, compte bancaire à blinder,
Gazelles à satisfaire, générations futures à blinder,
Mûrement réfléchi j’ai visé l’absolu, à coup sûr je suis au summum
Levez vous et félicitez votre champion...
Magson de Pazou
Mon père, ce zéro
Par Magson de Pazou le mardi, novembre 18 2008, 14:50
Mon père ce zéro, enfin ce héros
Des temps modernes, cet homme des cavernes mon Zorro
Mes rêves de grandeur, à trop attendre la grande heure
Je suis passé sur mon présent, peur d’un futur imparfait
Trop simple et dès à présent je refuse le conditionnel passé
A défaut de tracé, je prends ma vie en main et je me présente
Pas d’un ton impératif, c’est à la mode, ce n’est pas mon genre
Je déverse juste ma bile dans mon verbe, certains apprécient
D’aucuns déprécient trop crus trop brute c’est commode
Plutôt subjectif j’apprécie, et à force de croire aux histoires à l’eau de rose
Les hommes ont délaissé les vers pour de piètres proses, question de goût
Alors j’affûte mes armes, décris ce que je vois, marre d’être un mouton je veux être un loup,
Cesser d’être une proie, sonner l’alarme, faire du vacarme enfin agir, être actif...
Magson de Pazou
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