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mercredi, mars 3 2010

Après tout, qu'avons-nous à perdre ?

[Prélude

http://www.youtube.com/watch?v=fwi6-4vNReA&feature=related]



Trop petits, trop faibles, trop communs. Il faut se rendre à l'évidence; nous ne suivrons pas. A ce rythme et dans cette configuration, nous ne survivrons pas! Davvero, nous sommes déjà des cadavres ambulants. Des morts-vivants que la mondialisation n'a pas encore exterminée par contraintes humanistes. Je vous parle de l'Afrique mais je vous parle surtout de mon Afrique, la noire. Celle-là même qui subit de plein fouet tous les affres de ce capitalisme désinhibé. Nous sommes foutus! Nous sommes foutus parce que nous n'avons pas assez décollé.
Je ne doute pas de notre capacité à sortir du marasme économique post-colonial dans lequel nous sommes empêtrés pour des raisons socio-politiques évidentes. Je ne doutais pas plutôt. Il nous aurait fallu du temps. Le temps de faire des fautes et grandir. Le temps de maturer. Nous avons bien avancé depuis les années d'indépendance et beaucoup plus vite que nous ne le croyons. Il a fallu absorber le poids de l'histoire et bâtir sur un socle social, économique et politique quasiment inexistant des pays qui certes, ne sont pas des cadors économiques et c'est peu de cas de le dire, mais des pays qui apprennent et surtout apprennent vite.

En 50 ans, nos populations ont subi mille et une révolutions culturelles, politiques, économiques, sociales, comportementales, sociétales. Et les résultats sont là. Autosuffisance alimentaire, système éducatif organisé et plutôt efficace, système de santé en fort développement. Les constats d'échecs sont bien évidemment plus nombreux, plus visibles, probants et en aucun cas, il ne s'agit de se réfugier dans un cocon idéaliste pour fantasmer notre quotidien. Je vous parle du Cameroun, ma femme. Je vous parle de mon pays.

Il pleut de la souffrance sur cette terre fertile et ce 365 j/100. Je n'ai plus les épaules pour être noir. Encore moins pour être africain. C'est si dur ! S'endormir avec amertume, rêver de vengeances et se réveiller dans la haine, telle est ma réalité, bien triste et routinière. Et à l'horizon, l'horizon. Rien de nouveau sous les cernes sinon la même haine, les mêmes rêves de vengeances, la même amertume.
Nous sommes condamnés à être derrière comme les fesses et à nous faire enculer. La mort serait une délivrance si j'avais l'impression d'avoir exister, d'avoir compter. Mourir serait l'ultime humiliation. J'ai encore la tête, les bras et les pieds pour être camerounais mais je perds la foi. Inexorablement, je perds la foi en un futur radieux pour les miens. Je n'y crois plus vraiment. Nous ne pouvons pas nous replier sur nous et espérer réussir, seuls. Entourés de faibles et faibles, même forts parmi les faibles, nous sommes condamnés. L'union fait la force, souvent. Très souvent car pour nous, un patchwork d'États faibles a fait la CEMAC, une stèle d'argile.

Il faudrait une telle somme de cataclysmes pour arriver à reprendre la tête du cortège des nations. Ceux qui rêvent de voir les cartes rebattues ne seront plus là pour jouer. Les armes de destruction massives auront pour cibles privilégiées les faibles car il faudra faire de la place dans cette planète. Ils pourront toujours tirer, s'excuser et créer une nouvelle terminologie meurtrière : hécatombicide, crime contre la planète, commémorations et basta. Qu'ont-ils à perdre ? Des bamboulas ? Des pakatous ? Des bougnoules ? Au final, vous ne serez plus là pour gâcher la vue.
Je rappelle aux âmes sensibles que des scientifiques sud-africains pendant l'apartheid, auraient essayé de créer une arme biologique négrocide. Certaines âmes mal intentionnées disent d'ailleurs que le SIDA est le résultat de ces essais. D'où la définition Syndrome Inventé pour Détruire les Africains. Coûteux le constat d'échec !

Comme la France qui rêve d'immigration choisie, le Cameroun doit faire une union choisie. S'associer, oui. Avec des pays ayant un vrai potentiel, oui. Nous ne sauverons pas l'Afrique et encore moins, tous les noirs. C'est terrible à dire mais le Cameroun n'a de chances de développement que dans un ensemble plus solide et moins vaste, constitué avec la République Centrafricaine et le Gabon. Nous devons refonder notre histoire. En être les maîtres. Nous devrions créer un nouveau pays. Une nouvelle géographie.

Au bout de 50 ans, il est temps pour nous de nous construire une véritable histoire qui ne soit pas adossée sur la colonisation, mais qui marque notre volonté de nous élever et de nous définir une vie, une vision et une certaine idée de notre pays. Le Cameroun doit mourir. Le Cameroun est condamné à mourir. Car, le Cameroun n'est pas mon pays mais l'héritage du colonialisme. Le territoire est le mien. La culture est la mienne. Cette zone est mon pays. Le Cameroun, une émanation de dépendance, de notre soumission, un nom. Des crevettes. Une putain de rivière de crevettes. Nous ne pouvons pas réécrire l'histoire. Notre indépendance nous a été arrachée. Nous ne sommes pas libres, nous sommes en sursis en attendant que les blancs décident soit de nous laisser crever progressivement comme les tasmaniens, soit de manière plus abrupte comme les habitants de Nagasaki en 45.

En nous associant avec ces pays, nous pouvons tous les trois décider de notre destin, de notre histoire. Le Cameroun pour la population et le dynamisme régional, Le Gabon pour la rente pétrolière et la Centrafrique pour le territoire. Ensembles, nous avons une chance.
Nous sommes des peuples hétéroclites, ayant des frontières communes, nous parlons la même langue française et notre histoire est semblable. Nos frontières ne sont d'ailleurs que des tracés d'explorateurs esclavagistes et d'accords occidentaux. Qu'avons-nous à perdre ? Le Cameroun; la rivière des crevettes, l' Oubangui-Chari ; la République centrafricaine, le Gabon ou le caban. Qu'avons-nous à perdre de 50 ans de néo-colonialisme ? Notre identité ? Elle n'est pas si homogène dans ces ensembles actuels, le tribalisme attestant de ce repli communautaire. Nous pouvons encore décider de notre nation.

D'abord, dissoudre le Cameroun, le Gabon et la Centrafrique dans un pays, les faire fondre dans un ensemble plus solide et mieux armé.
Ensuite, abandonner cette abstraction qu'est la démocratie qui n'est pas encore la solution pour nos régimes. Nous assistons depuis l'imposition de ce modèle en Afrique à un simulacre. La pratique quotidienne en France de la démocratie m'a poussé à constater qu'elle n'était qu'un fin habillage permettant une domination plus pérenne des masses par les mêmes élites qui s'enkystent, s'embourgeoisent et se reproduisent. La démocratie se targue de permettre à tout un chacun d'arriver au sommet de l'échiquier. Aux USA, le modèle, les sélections sont pécuniaires et élitistes. Nous n'avons pas de temps à perdre en singeries et simagrées. Il nous faudrait nos pères fondateurs. Au point où nous en sommes, je ne crains plus les monarchies despotes africaines. Si elles pouvaient au moins être dignes de leur besoin d'estime ! Le népotisme, la loi d'airain, le cumul et fossilisation ont cramé la démocratie. Il serait judicieux d'inventer notre modèle basée sur nos traditions et les apports de la civilisation.

Quelques pistes pour asseoir ce modèle :
- La prépondérance de l'armée comme en Turquie pour garantir les élections
- Instauration du service militaire à 18 ans durée de 2 ans ; actif ou volontaire ( soit on s'entraîne, soit on est volontaire pour les constructions d'infrastructures pendant 2 ans)
- Corps de militaires spécialisés dans le génie militaire et l'ingénierie mécanique et issus de toutes les zones

Pour l'exécutif,
- Un président élu au suffrage indirect tous les 7 ans par le collège de gouverneurs des régions administratives créées. ce président est issu des rangs des gouverneurs
- Créer un conseil constitutionnel formé strictement de juges (3), de militaires (4) et de gouverneurs (3) au nombre de 10 élus pour 10 ans non renouvelables. Ils sont la plus haute institution étatique et seuls peuvent démettre le président et voter la guerre. Le président en nomme 2 au moment venu. Les autres sont issus des rangs militaires et les gouverneurs des partis politiques.
- Un parlement composé de 300 députés issus de la société civile, renouvelables 3 fois tous les 5 ans. Découpage électorale en régions. Pas de Sénat, organe de fossiles ne servant à rien.
- Chaque région doit élire un conseil régional formé de représentants d'élus locaux, des maires de villes pour un mandat de 7 ans
- En région, il peut exister des partis politiques locaux.
- La constitution doit être courte et compréhensible par tous, formée de 12 articles maximum et garantit par l'armée
- Le patriotisme doit être exalté dans la vie du citoyen

Pour le judiciaire,
- Nous avons hérité du système français, il demeure aux juristes de déterminer le système le plus adéquat
- Les prisons doivent être construites dans les zones frontalières et les prisonniers doivent travailler. Ce sont des camps de travaux pour les crimes de droit commun.
- La peine la plus longue sera de 15 ans et la plus dure, la peine de mort volontaire. Les condamnés sont fichés et suivis. A la fin de leur incarcération, une partie de leur travail leur est restituée pour se réinsérer dans la société civile
- Système judiciaire dépendant du conseil constitutionnel uniquement
- Aucune discrimination ne doit exister dans les institutions. Pour des raisons de cohésion, il faudrait tolérer des écarts dans des fonctions stratégiques de l'État pour solidifier ses bases. Il faut néanmoins éviter le tribalisme et les concentrations ethniques par une promotion du mérite, du travail dans les étages inférieurs de la fonction publique
- La police et les pompiers sont des corps d'élites formés comme des gendarmes. Des militaires peuvent se transformer en policiers en fin de carrières. Idem pour les juges, les avocats et les huissiers.
- Les concours d'accès aux institutions sont centraux et limités

Pour l'économique,
- Conseil économique organise les infrastructures d'avenir du pays et oriente la stratégie d'investissement à long terme. Il est formé d'économistes, d'hommes d'affaires, de juristes, de militaires, et de représentants de partis politiques. Il est formé de membres permanents et d'intervenants externes qui font des rapports rendus aux ministres de l'économie. Le conseil audite le gouvernement et ses institutions dans ses missions quotidiennes.
- Pour les contrats économiques, pétroliers et miniers : nouveau pays, nouveaux contrats.
- Accepter tout système économique tant qu'il est à l'opposé de la manie du moment : l'écologie

Pour la société,
- Supprimer le cumul de mandats. Tous les dirigeants sont reversés dans la société civile après leur service
- Aucune carrière de fonctionnaires ne doit durer plus de 15 ans sans interruption sauf dérogation
- Tout fonctionnaire doit justifier de son enrichissement 15 ans après sa carrière sinon poursuites et prison
- La corruption est déclarée crime d'État : 15 ans de prison
- les seuls à avoir droit à la médaille d'honneur sont des militaires ayant commis des exploits ou des civiles ayant commis des véritables exploits de guerre ou économiques. Les sportifs et autres cultureux sont tributaires d'autres colifichets de moindre facture.
- Les salaires doivent être très corrects pour les fonctionnaires par contre, il doit avoir le moins de fonctionnaires possibles dans l'administration
- Aucune ONG œuvrant sur le territoire national ne doit être étrangère
- Créer des contre-pouvoirs locaux, syndicaux, politiques pour permettre au peuple de s'exprimer
- Respect des libertés individuelles pour les citoyens et les médias dans la mesure du possible
- Nous appuyer sur les langues officielles : Français - Anglais
- Pousser à la disparition des langues vernaculaires; il y' en a plus de 500. De toute façon, elles sont fichues. Autant les précipiter.
- Inciter au peuplement et à la migration vers la Centrafrique et favoriser la mixité entre les 3 régions par des lois et des incitations financières vers les autres régions. Mariages inter régionaux à favoriser et propagande culturelle.

Après tout, qu'avons-nous à perdre ?

Magson de Pazou

vendredi, février 5 2010

A ce sale couillon connard cocu merdeux avorton fils de pute de chauffard mal dégorgé



Je te la fais courte
Je t'encule

Magson de Pazou

mardi, décembre 8 2009

Self propaganda ou la métaphysique trypanosomique

[Prélude

http://www.youtube.com/watch?v=TESU75dulAs&feature=related]



L'avantage avec des intellectuels comme BHL, Minc, Finkielkraut ou Attali, c'est qu'on les aura très souvent entendu, on les aura toujours vu, on ne les aura jamais lu, mais soyez rassurés : on peut mourir en étant certain de n'avoir rien perdu.

Magson de Pazou

samedi, novembre 28 2009

Et moi je rigole

[Prélude

http://www.dailymotion.com/video/x2g0t1_francis-cabrel-la-corrida_music]



La seule question qui m'est venue à l'esprit quand j'ai appris la mort de Quivrin est : combien de temps mettra sa blonde pour le remplacer dans son lit ?

On a assisté à un festival de faux-cul venus célébrer la qualité arthritique de cet acteur que le cinéma français sait si bien hébergé. En réalité, tous ces émotifs étaient bien heureux de savoir qu'elle était de nouveau sur le marché, par la grâce de la providence, ou plutôt d'une rampe de béton. Adios Quivrin ! Car ce branleur n'est connu que pour son rôle dans le pathétique 99 Francs ! Une bouse que le cinéma français sait si bien célébrée !


Ce type est mort au volant d'un bolide sur l'autoroute. Cela aurait pu être une occasion unique pour le gouvernement qui nous les brise avec leurs campagnes de sensibilisation aux dangers de la route, de faire œuvre de salubrité publique en nous affichant partout dans les rues, à la télévision et dans la presse, la carlingue de son ariel atom et si possible, les restes de ses tripes emplies d'un mélange juteux dégueulasse de Moët et chandon, de sang, de merde, de macarons et caviar, étalés sur le pare-brise, pour montrer à ces hordes d'automobilistes sauvages que nous sommes, que la route tue; même les stars de cinéma. Qu'il serve au moins à quelque chose à la société !

Personne n'a remis en cause l'excès de vitesse du prochain Delon du cinéma français ! Personne ne s'est demandé si son véhicule était homologué ! Lorsqu'il s'agit de frapper les citoyens ordinaires d'amendes, de radars, de procès, de stigmatisations, de culpabilisation, la crème des pleureuses est en bonne place pour statuer, interpeller, crier, revendiquer, s'alarmer, chialer, conspuer. Une célébrité se crashe et silence, on tourne!

Ils se sont intéressés à l'acteur. Pour la route, on verra ! Ils nous ont tous affiché leurs larmes de crocodiles, flagorneurs et mielleux comme on sait si bien l'être dans ce milieu de peu de valeurs. Jocelyn est mort ! On aura échappé à 30 ans de performances vaseuses, de navets et de unes de journaux people consuméristes, débilitantes et lénifiantes. Heureusement qu'il n'avait pas encore eu le temps de nous pondre un film de merde. Acteur - réalisateur: on aurait crié au génie trop vite parti ! De grâce, enterrez ce crétin et commencez les paris ! Record à battre d'Alexia Laroche Joubert.


Tous ces sentimentaux qui aiment, aiment, aiment et aiment de nouveau. Un homme de sa vie à chaque imprévu. Une femme de sa vie à chaque inconnue. Et moi je rigole. J'observerai la durée de veuvage de la femme de sa vie. Les consolateurs sont déjà de sortie. Et moi je rigole. De ce romantisme de circonstances. De cette hypocrisie si bien acceptée. Vous qui savez que l’amour est plus fort que tout. Nous verrons si le sien résistera aux hormones. En Inde, les veuves ne se remarient pas et sont condamnées à aimer l’homme de leur vie jusqu’à la tombe. C’est peut-être ça l’amour. Un renoncement. Un sacrifice qui n’a de valeur que s’il est continu et intact.


Et moi je rigole. Je rigole de ces hommes qui fréquentent simultanément les deux bords du rivage sans jamais se vautrer. Tenant le haut du pavé des défilés d'apparatchik sur la place rouge, crachoir à la main et partageant le haut du pâté avec la résistance au goulag à Solovski. Vous savez, ce gras globuleux marron gigotant comme du flan et visible dans les boîtes de conserves. Cette graisse qui luit à la surface et protège le corps moelleux et appétissant du pâté. Cette graisse qu’on racle et qu'on fout à la poubelle.


Zemmour est de cette race très spéciale qui arrive à vivre ses contradictions mais ne les supportent pas chez les autres. Une forme très ambigüe de tartufe subversif. Je l’aime bien, le non-grandissant. Vraiment ! Il est doué et très cultivé. Comment oser l’égratigner alors que j’apprécie ses vomissements intellectuels chez Ruquier où il fait le spectacle ? C’est peut-être ça : il fait le spectacle. Et je me suis demandé comment un homme tenant ce discours si soralien passe à la télévision.

Il faut bien se la poser la question qui tue ; à quoi sert Zemmour ? Peut-être à calmer des gens comme moi avant qu'ils ne disjonctent. Donner une illusion de liberté d'expression à l'agora pour pouvoir mieux verrouiller sa parole. Après tout, ils vous rétorqueront qu'il y'a Zemmour qui tient des propos anticonformistes et il n'est pas censuré. C'est l'alibi liberté d'expression. La véritable liberté serait d'avoir plusieurs Zemmour. C'est un vaccin. Isolé dans le magma médiatique, sa voix porte assez pour susciter au mieux l'attention du péquin de base mais pas assez pour susciter son adhésion. Via cette dose homéopathique, le système se protège et gagne sur tous les tableaux : impossible de crier à la pensée unique avec une pincée de Zemmour ( et de rares émissions de débats comme Taddéi) et aucune justification à donner lorsqu'on censure et véhicule ses idéaux consuméristes et décadents. C'est le bouc hémisphère. Il n'est donc pas inquiétant car il sert de caution morale. Et moi je rigole.

Je me suis interrogé réellement sur lui à la suite de son passage à Ce soir ou jamais. Je me suis surtout étonné de voir un mec qui cite à chaque fois qu’il ouvre la bouche sur n’importe quel sujet, être incapable de nommer Soral qui est le premier, je crois, en France en tout cas, à avoir théorisé la féminisation de la société en 99 (vers la féminisation parue aux Editions Blanche), 7 ans au moins avant Le premier sexe. Faut croire qu’il porte beau. D’ailleurs, ce n’est pas une obligation et il a bien le droit de se taire. C’est peut-être ça qui m’interpelle. Cet esprit chevaleresque qui manque tant à notre société. La politesse. Au foot, lorsqu’une personne est meilleure que toi, tu portes son sac. C’est comme ça. L’élégance des pauvres. C’est un signe de grandeur.

Sur la féminisation, il est quasiment impossible d’en parler sans en référer à Soral. Mais, il a réussi le tour de force de nous citer des auteurs méconnus même des spécialistes, sur tout et n’importe quel évènement historique mais sur son domaine de prédilection, pas un traître mot sur Alain. Polloni idem. Et moi je rigole. A Zemmour les honneurs, à Soral les horreurs. Ainsi va la vie ! Nous attendrons son prochain opus pour voir qui en récoltera les lauriers. Il a tout réussi alors que Soral avait déjà tout pensé. Il est arrivé tandis que Soral n'a jamais décollé. Dans une certaine mesure, il est le Houellebecq de Soral.

Finalement, je comprends pourquoi notre Iznogoud préféré a raté l'ENA, deux fois en plus. Insister lourdement pour faire partie de cet antre de l’inefficacité. J'énonce une hypothèse assez basique : il en savait juste assez pour bluffer le quidam mais pas assez pour épater les correcteurs. Dans cette madrasa républicaine, il est tombé sur meilleurs citateurs. Ou laudateurs. Ou citateurs-laudateurs. Bref, la lie.

Devant un connaisseur, ce juif français (on l'a appris lors de son échange avec Tariq. Nous pensions tous qu'il était juste français au regard de ses déclarations exaltées sur la francité à longueur de bobines ! Par honnêteté intellectuelle, il se corrige après l'intervention de Francis Huster) range sa condescendance et son pédantisme pour se mettre au trombone. Longtemps, j’ai cru que la France était assimilationniste. Zemmour, à grands renforts d’affirmations rêches me l’a inculqué. Et puis, il a fallu que Ramadan le coince sur la laïcité en se référant aux spécialistes français comme Jean Bauberot, pour qu'il redevienne aussitôt flûtiste. Mais vous oubliez la pusillanimité des politiques…. (http://www.dailymotion.com/video/xamcmt_tariq-ramadan-13-on-nest-pas-couch_news; 10 :30 – 12 :35). Et moi je rigole.

Défiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher au loin dans leurs livres des devoirs qu'ils dédaignent remplir autour d'eux. Je ne sais pas qui l’a dit, probablement Jean-Jacques mais demandez à Zemmour, il vous le retrouvera.

Sur le rap avec Kool Shen, il se plie. Pour quelqu'un qui a des idées très arrêtées sur ce sujet, je m'attendais à plus d'objections. Ne parlons même pas des tarifs farfelus de petits qui font le chouffe. L’argumentation s’évanouit en arguties passionnelles caricaturales et lamentables (http://www.dailymotion.com/video/xb2o2y_kool-shen-vs-zemmour-naulleau-2-zik_music).

Sur son passé de banlieusard brandi comme un étendard à chaque fois qu'on exige un peu d'épaisseur dans ses élucubrations villiersistes; du flan. Monsieur oublie de nous dire qu’il a 51 ans et par conséquent, Montreuil de sa jeunesse n’est pas Montreuil d’aujourd’hui. Simple évidence. Il est donc faux de baser son raisonnement sur un préalable aussi bancal. C’est exactement comme si j’affirmais maîtriser la vie camerounaise alors qu’il y’ a plus d’une décennie que je l’ai quitté.

Où se trouve Zemmour ? A la fois à l’intérieur du système libéral ( Ça se dispute, On n'est pas couché, Le Figaro Magazine, Le Forum de l'Histoire, L'hebdo,…) et pourfendeur de ce dernier par ses analyses politiques. Inside Out. Et parfois, il va loin et je m’étonne que le système ne l’ait pas encore éjecté. Visiblement, depuis chiasse-pot, sa gamelle est servie. Et moi je rigole.

Magson de Pazou

mardi, octobre 27 2009

Et nous nous retrouverons encore demain

[Prélude

http://www.dailymotion.com/video/x2mvz_abba-dancing-queen_music]



Et nous nous retrouverons encore demain. Et encore demain. Et encore demain. Nous nous retrouverons toute la semaine. Comme d’habitude. Devant les mêmes portes, l’un à côté de l’autre. Encore demain. Et je me ferai un plaisir de lire dans vos yeux votre satisfaction de nous revoir. Comme de jeunes épris l’un de l’autre qui seraient en parades nuptiales éternelles. Clairement contents de nous revoir. De nous toiser. De nous observer et de nous assurer que tout va bien.

Demain est un autre jour et je sais que je vous reverrais. Je relirais dans vos yeux votre impatience de vous rendre au bureau, la joie d’avoir enfin obtenue cette promotion, la satisfaction que vous procure vos enfants ces temps-ci, l’anxiété de devoir encore retrouver vos collègues, le sourire énamouré de cette fillette pour cet ouvrier polonais.

Je vous retrouverai tous, la fille au baladeur rose, le jeune cadre à l’écharpe rouge, la jeune maghrébine toujours pressée, l’antillais aux baggy bleus, la salariée contrariée aux lunettes carrées, l’étudiant désœuvré, le petit rappeur blanc, le vieux au perfecto noir, et toi la dame qui me lance parfois ces regards …

Je vous retrouverai demain et ensemble nous referons le voyage. Sans nous saluer. Sans nous parler. Sans nous regarder. Comme d’habitude. Elle sortira son livre et s’y plongera de suite, à peine la rame fermée. Le jeune recommencera à dodeliner de la tête, la dame noire se précipitera vers la seule place assise. Et on retrouvera le jeune couple classe qui ne cesse jamais de s’enlacer et de se bécoter. Et puis, elle s’en ira, engloutie dans la foule de passagers qui descendent au prochain arrêt. Et enfin, je pourrais rouvrir mon livre du moment et m’évader de là. Comme vous. Plongé dans mon monde mais rassuré. Car, je sais que vous êtes là. Vous êtes tous là. Et je peux m’évader jusqu’au terminus. Et nous nous retrouverons demain.

Et lorsque vous n’êtes pas là, je sais que je suis en retard au boulot. Je sais que vous avez dû vous interroger ; qu’a-t-il eu ? Est-il malade ? Il a dû avoir un pépin avec sa copine… Je le retrouverai demain. C’est ce que je me dis quand l’un de vous manque à l’appel. Mais je sais que demain, je vous retrouverai. Sur ce quai. A attendre notre train. Notre wagon. Le troisième et pas un autre. La quatrième porte, jamais une autre. Car nous avons nos habitudes. J’ai des amis inconnus à retrouver. Un instant éternel à vivre dans une journée. Dans chaque journée. A la même heure. Sur le même quai. Vers la même destination. Ensemble. Et nous nous retrouverons encore demain. Et encore demain. Et encore demain.

Magson de Pazou

lundi, septembre 14 2009

Humeurs, pantoufles et insomnie

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/brel/video/xllj4_jacques-brel-ne-me-quitte-pas_music]



La main gauche dans le calbutte, la main droite autour de mon stylo Pilot super Grip, le cerveau en mode 3G, ventre rempli, nègre content et prêt à satisfaire son désir de connaissances, je me suis laissé aller à faire phosphorer la matière grise.

Car, il y’en a eu des rebondissements dans la sphère et malgré la redondance de certains de mes propos, je ne peux m’empêcher de poser un regard bienveillant sur l’homme.


Mon Jacky par exemple. Il a créé sa fondation pour aider les pays pauvres. C’est d’un cynisme ahurissant. Quand il était, pendant 12 ans, président de la 5ème puissance mondiale, sa politique était tournée vers … rien. Après une carrière entière sous les ors de la République, 82% de voix en 2001, Jacky à la fin de son cycle, à lancer son musée des arts premiers pour ne pas dire autochtones, indigènes, primales, et aujourd’hui qu’il n’a plus aucune influence majeure sur la scène internationale, il a créé Sa fondation pour aider les pays pauvres. C’est exactement comme si Pasqua décidait maintenant de créer une association pour la promotion de l’immigration en France. Il n’en demeure pas moins qu’il est un grand monsieur car il a eu le courage de dire non à la guerre en Irak quand les moutons sont allés brouter dans les prairies de Saddam. Juste pour cela, je lui tirerai toujours ma chéchia.

Difficile d’avoir un peu de hauteur dans cette glaise politique et médiatique. En quête de sommeil, je tombe sur la fille d’un auteur aux œuvres prolifiques, qualitativement médiocres, qui nous offre, pince sans rires, un ouvrage sur sa mère, récemment morte, qu’elle n’a pas connue. Soyons juste, peu connue. Enfin, juste connue avant son trépas. La semaine précédente, on avait eu droit au fils de 19 piges d’un cinéaste, réalisateur d’un chef d’œuvre, Tu peux garder un secret ?, qui souhaitait nous faire partager le monde très original des boutonneux des quartiers chics, amateurs d’alcool sucré, de drogues très hard et de Yop. Il aura au moins réussi le tour de force de faire publier son carnet d’écolier. Brillant ! Scénario identique il y’a quelques ans déjà, avec une fille de 18 piges qui nous informait lascivement des errements claniques de futures suceuses du seizième.
Demain, nous finirons même par avoir le bébé du Père Fouras qui nous cisèlera un brouillon sur son passé de bad boy à l’abri des performances scéniques de son fameux paternel. Improbable ? Et vous, chers couillons, vous êtes invités à saluer la naissance de grandes plumes.

Quand on a été gâté par le destin en ayant une vie de bourgeois, on doit avoir l’intelligence de travailler deux fois plus que les autres, la décence de ne rien réclamer en retour et surtout, l’élégance de décliner les ors et les honneurs. C’est ce vers quoi je tends. Comme Churchill. Malheureusement, il me manque l’essentiel ; le charisme, et ça, c’est le privilège des grands hommes.

Pris d’un besoin pressant, je suis allé délicatement me soulager en prenant soin d’utiliser les pages froissées d’un bouquin, L’idéologie française, je crois. En effet, il occupe une place de choix dans mes latrines depuis que j’ai décidé moi aussi, de participer à l’effort de guerre écologique. Quitte à jeter les mauvais livres, autant s’en servir comme pq.


Entre deux contractions, je me suis penché sur l’actu passée dans un journal télévisé portant sur Brice de Neuilly. Étant donné qu’en France, c’est la Licra qui décide maintenant de clore les dossiers de poursuites judiciaires à l’encontre des justiciables comme Brissou pour ses déclarations pleines de finesse à l’égard des auvergnats, on finirait par se demander, innocemment bien sûr, à quoi sert le procureur de la République de Seignosse.

Finalement, comme sur les nominations chez France Télévision, il est aujourd’hui normal que les juges disparaissent et cèdent leurs prérogatives à la chancellerie. Cela a au moins le mérite de la transparence et cohérent au vu de la politique affichée. J’imagine les commentaires de politiques et autres journaleux si le maghrebo-auvergnat de service avait été judéo-auvergnat de circonstances et, outrage des outrages, si Brice se prénommait Dieudonné ou Jean-Marie.
Décidément, la justice est aveugle. Mon complice Serguei m’aurait probablement rétorqué : Pour qui ? Pour les auvergnats, voyons !


Ayant renoncé à rejoindre Morphée, j’allais m’écouter un peu de Cranberries, histoire d' agrémenter mon ennui quand j’ai vu apparaître une bouille familière, jadis très fameuse place Solferino. Comme Chirac, il est énarque. Comme Chirac, il a toujours été fonctionnaire. Comme Chirac, il a cumulé. Comme Chirac, il est là depuis longtemps. Comme Chirac, il veut être président. Comme Chirac, il est prêt à patienter encore pour être président. Comme Chirac, on devra encore se le coltiner jusqu’à ce qu’il réussisse à devenir président. Pour quoi ?


Le néocolonialisme comme la démocratie occidentale sont des idéaux qui ne servent qu’un seul but : servir une élite établie et imprégnée des doctrines britanniques. Il n’est aucun évènement majeur ayant traversé les siècles passés sans la main visible ou invisible des britanniques. Je ne vous apprends rien. Afrique, Asie, Amériques, Océanie comme Europe, c’est le même délire. Lloyd Georges l’a théorisé : Nous devons nous réserver le droit de bombarder les nègres.


En réalité, les prolétaires occidentaux devraient tous se sentir concernés par le néocolonialisme car il matérialise clairement toutes les pensées qui les abaissent à leur condition d’ouvriers, d’employés, de petits bras; des nègres pour une élite endogamique, libérale et viciée. Que se passe- t- il en Afrique ou au Proche-Orient où des gouvernants, porte-flingues écervelés des occidentaux, servent les intérêts de quelques- uns ? Les ressources naturelles sont reines et comme l’a si bien dit Lloyd; nous devons nous réserver le droit de bombarder les nègres.

Pour l'instant, on met en application le soft control: éviter de s’embarrasser avec l’esclavagisme, les éliminations, les putschs et mettre une burqa sur le visage de ces Etats riches, une ligne intermédiaire, un plafond de verre, en plaçant des fonctionnaires qui servent toujours les mêmes intérêts, les leurs. Derrière le masque et le paravent de la démocratie, le capital peut s’épanouir, s’enrichir, engraisser sans avoir à se préoccuper des désagréments antérieurs si néfastes pour la pérennité de ses profits. Et encore, il n’est pas sûr que l’esclavagisme soit vraiment si choquant pour eux. Après tout, les 5/6 de la planète vivent chichement, dans des pays despotes, chaotiques, sans protections ni horizon et cela n’a vraiment jamais dérangé. Préoccupées certaines âmes sensibles au mieux. A la fin de la journée, qui veut se coucher affamé, assoiffé, sale, sur une natte sans chauffage ni serrure devant sa porte ? Pas moi en tout cas.


C’est exactement identique en France. Une élite d’assistés se reproduit inlassablement et maintient les sphères du pouvoir dans leurs castes. Les prolos passent donc leur temps à travailler pour le bien-être financier de familles bourgeoises. Au mieux, ils ouvriront une épicerie. Des Branson, ce n'est pas demain qu’on en reverra, très chers !

Le capital est verrouillé, les barrières à l’entrée sont omniprésentes dans tous les secteurs et seuls servis, les nantis et rejetons de nantis qui engraisseront davantage à l’abri des heurts, des cris et suprême hypocrisie, auréolés de gloire et de respectabilité. Ceux qui s’élèvent contre cela sont immédiatement isolés, diabolisés, ignorés, calomniés, menacés, tués. On leur refile quelques sas d’évacuation pour canaliser leur esprit de révolte ; grèves, protestations, manifestations toujours bien encadrées par les sbires des syndicats censées justement lutter contre les injustices. Je vous rappelle que ce sont des syndicalistes qui ont expulsés les sans-papiers de la Bourse du Travail à Paris. Le système n’a même plus besoin de frapper. Besson est maintenant ministre de l'identité nationale et peut faire des doigts d'honneur, Mitterand à la culture et Minc conseille aussi bien Sarkozy qu’Aubry. L'honneur est sauf.

UMP - PS, ce sont les deux faces de la même pièce. L’une affiche les valeurs, l’autre les origines mais cette dernière appartient à la même banque, le capital français. C'est probablement de quelqu'un ça ?
Je me suis rappelé d’un entretien de Chomsky portant sur la polyarchie : gouvernement du peuple par plusieurs élites, je crois. A affiner.

Ils sont prêts pour votre bien à vous protéger du niqab, de Bigard, de Dieudo, de Tom Cruise, de Le Pen, du PC, des chinois, de la couche d’ozone… Mais ils ne vous obligeront jamais à user de votre droit de vote. Et pourtant, si vous étiez contraints à voter, je suis convaincu qu’ils vous écouteraient. Aujourd’hui, vous avez le choix, pour leur plus grand bien.


Le péquin moyen a l’impression d’être différent du coolie indien, de l’ouvrier chinois, du domestique laotien ou du vendeur à la sauvette somalien. Ignorant qu’ils sont tous des boys, des employés de maison. Et comble de l’ironie, il croit dans son for intérieur, qu’être blanc, est un privilège qui le protège de ce qu’il est fondamentalement, un nègre. Comme Farid, comme Chen, comme Ibarra, comme Michelle, comme vous, comme moi. En cas de révolte, ils se réserveront toujours le droit de vous botter le cul, nègres. En Palestine, les juifs et les arabes s’écharpent stupidement et BP file 9 millions d’euros à son PDG pour ses brillants résultats. God save the queen.

J’ai finalement trouvé le sommeil. Je crois que je suis prêt pour la lecture du Capital.

Magson de Pazou

Mandela l'exemple

En 27 ans de prison, Mandela a dû tirer pas mal sur le marteau-pilon pour tenir le coup.

J’aimerais bien savoir combien de fois il se branlait par jour ?

Enfin, si c’est possible...

Magson de Pazou

mercredi, août 12 2009

Interdits et patati et patata !

Interdit de fumer - Interdit de vendre de l’alcool après 18 heures – Interdit de promener son chien – Ne pas faire de bruit – Interdit d’entrer – Interdit de sortir – Interdit aux moins de 18 ans – Ne pas téléphoner – Ne pas sonner – Interdit aux colporteurs, marchands ambulants, démarcheurs – Propriété privée – Interdit aux mineurs – Fermé – Soirée privée – Tenues correctes exigées – Pour habitués uniquement – Ne pas déranger – Silence exigé – Voie privée – Interdit bancaire – Pas de publicité, merci – Ne pas jeter les ordures - Site interdit - Chantier interdit au public - Objets interdits en cabine - Sens interdit - Téléchargement interdit - Interdit de faire pipi - Interdit aux mecs - Interdit aux piétons - Interdit-nourrir-pigeons - Interdit aux chiens - Interdit aux parents - Stationnement interdit - Interdit sauf aux riverains - Interdit de baignade - Interdit de séjour - Hacking Interdit - Interdit de vente - Interdit aux cyclistes - Interdit de se baigner - Interdit au Public - Les objets interdits - Accès interdit à toute personne étrangère au service - Interdiction-de-faire-du-skate - Interdiction de traverser - Interdiction du foulard - Interdiction de faire appel - Il est interdit de flâner sous peine d'amendes - Interdit aux mouettes - interdit en Europe - Parking interdit au public - Interdit aux deux roues - Interdit aux montgolfières - Trottoir interdit - Danger! barbecue interdit - Pique-nique interdit - interdiction de courir - Interdiction de faire demi-tour - Interdiction de cracher - Interdiction de s'embrasser en public - interdiction de boire ou de manger - Interdiction de dépasser - Interdiction de pêche - Interdiction de pêcher le thon - Interdiction de ramasser des fossiles - Interdiction de vente d'alcool - Interdiction d'utiliser l'eau des puits et forages à usage domestiques - Interdiction de dépassement - Interdiction de jeter l'ancre - Interdiction de se garer - Interdiction de vol - interdiction du voile - Interdiction de circuler - Interdiction de publier - Interdiction de skier - Interdiction des minarets - Interdiction des armes à feu - Interdiction de détenir certaines espèces non adaptées à la détention par les particuliers - Interdit à la chasse - Interdiction de la chasse à la courre - Interdiction temporaire - interdiction de la publicité comparative - interdiction des actions collectives - Ne pas crier - Ne pas montrer aux enfants - Ne pas traîner - Prix public conseillé - Vivement conseillé d'obtempérer - Interdit de se serrer la main - interdit de tousser ...

Magson de Pazou

samedi, juin 27 2009

Nos souvenirs brûlés



Nos souvenirs brûlés !

Excellent petit film avec Benicio del Toro et Halle Berry.

Une histoire fantastique, des vrais acteurs, la vie quoi ! A voir à tout prix !

Magson de Pazou

jeudi, juin 25 2009

Home, mon cul !

[Interlude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/muse/video/xgssn_muse-hysteria-video]



Lorsque tu la prends en levrette, une contorsionniste, elle peut te lécher les boules en même temps.
Formule peu distinguée mais très imagée d'un cher collègue qu'il me plait toujours de mettre en avant.

J'aurais aimé que la planète soit contorsionniste et sache indéfiniment s'adapter à toutes les contraintes que l'homme, dans sa très grande suffisance, lui fait subir. J'ai la faiblesse de croire qu'elle l'est tout de même car, comme tout terrien, je suis mu de cet optimisme crétinisant qui nous permet toujours d'envisager des lueurs d'espoir même lorsqu'il a disparu depuis longtemps. Je pisse sur l'écologie. Enfin, je pisse sur cette écologie.

Attendez, quand j'aurais mon premier million, je me chaufferais grâce à l'énergie solaire. Pour l'instant, le nucléaire, c'est pratique, peu cher et moins chiant.

La caillasse, n'y'a que ça de vrai ! Le reste, c'est parlotte et manip ! A l'orée du déclin occidental, les trompettes jouent du "Flotambo" pour essayer de conserver leurs privilèges. Et vas-y qu'il faut développer les énergies propres, recyclables, durables, naturelles...

Je suis pour les OGM, pour le nucléaire, pour l'agriculture conventionnelle.

Le bio ? Du folklore pour bobos sirupeux en quête de spiritualité et d'idéalisme béat et déculpabilisant. J'irai chier dans les rues du Marais pour apporter de l'engrais naturel aux potagers des parigo branchouilles à la con !

Le problème ne se situe pas au niveau du délire écologiste. La bulle écologiste est largement le fait du capital, qui essaie de trouver des nouveaux relais de croissance dans une économie saturée. On ne saurait faire boire un âne qui n'a pas soif !

Soyez écolos ! Je continuerai d'aller au McDo, et ensemble, nous sauverons la planète. Victimes, va !

Le problème est démographique ! A 6 milliards d'individus, on ne peut pas fonctionner comme en 1950 ! C'est mathématique. La machine est lancée et ce ne sont pas des protocoles de merde, des incitations neuneu occidentales, et des lamentations pleurnichardes d'écolos, bourgeois défraîchis, qui inverseront la tendance.
Les pays pauvres ne vont pas s'arrêter de se développer pour vos beaux yeux. Chacun sa merde. Vous pourriez toujours ériger des barrières à l'entrée sur le vieux continent : c'est votre problème ! Il faudra bien que vous bouffiez, que vous échangiez, que vous commerciez pour payer votre troisième voiture à faible émission de CO2 et votre piscine aux algues dépolluantes.

La seule solution : stabiliser voire réduire la population mondiale.

Comment ? Je ne sais pas encore ! Demandez à Mr Attali ou Minc, les prévisionnistes plagiaires aux visions très très visionnaires !

Le jour où nous aurons une solution à cette démographie sans cesse débordante, nous éviterons toutes les catastrophes écologistes dont nous parlent l'alarmiste photographe de l'inutile.

Que ferons-nous en Afrique lorsque la Chine décidera d'annexer un pays car une partie de ses ressortissants aura été tués lors de manifestations xénophobes manigancées, comme Adolf aux Sudètes ?

L'espace vital risque d'être remis au goût du jour dans les prochaines décennies ! La difficulté est de savoir qui lancera les hostilités. Pour ma part, je ne crois pas que ce sera l'Iran. Et vous ?

Les Français sont des veaux, dixit De Gaulle. Propagande, quand tu nous tiens !

Home, mon cul ou ode au capitalisme ! Toujours manipulés et toujours aussi fiers de l'être. Moutons, va !

Magson de Pazou

lundi, juin 22 2009

Au pire, j'irai baiser au Cameroun

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/anthrax/video/x1d2zh_anthrax-safe-home_music]



Comme le pense si crûment mon pote et collègue, le gatjo à la crête d'huron, les français savent fabriquer le fromage, les allemands, les voitures. A qui viendrait - il à l'idée d'acheter du fromage allemand ? Fort de ce constat, j'ai décidé de changer de véhicule. Ma chère et tendre déplaceuse a rendu l'âme chez elle, au parking, elle qui m'a affranchie de tant de difficultés quotidiennes. Une véritable émancipation sociale. On en a vécu des choses, des belles, des bonnes, des moins bonnes et parfois même, des cochonnes. Cette vieille salope m'a permis tant d'aventures. Paix à ton âme !

Je pense à toutes ces moches qui ont réussi à me dire non. Pas que je sois un monument de beauté qui ne pourrait pas se prendre de vent. Mais, savoir qu'une mocheté m'a repoussée alors qu'elle ne ressemblait à rien, n'avait probablement pas été prise depuis des lustres, m'a toujours profondément heurté et surpris. Elles ne sont pas terribles, elles pourraient accepter leur situation et apprécier qu'un preux étalon vienne parfois labourer leur terrain en jachère envahi d'adventices par inexploitation forcée.

Certaines ont osé me dire que je ne convenais pas à leurs attentes. Quelles attentes ? Quel projet peux-tu avoir au regard de ta gueule, connasse ? Et face à ma déplaceuse meurtrie, j'ai dû me demander comment j'en étais arrivé là.

J'ai rien contre les hideuses. D'ailleurs, je les adore car elles ne me font pas chier, tellement contentes de trouver quelqu'un pour se dévouer à les besogner. C'est du service public, croyez-moi ! Si certains comme moi ne s'étaient pas sacrifiés, ces filles seraient dans un état psychologique catastrophique, pouvant générer des addictions, des maladies et même des suicides pour les plus atteintes. Je crois que par mes actions, j'ai participé efficacement à la cohésion sociale de ce pays.

D'ailleurs, je les aime bien. Prenez Roumanoff; cette beauté très ténébreuse est pleine d'esprit et d'entrain et même si j'ai conscience qu'elle pourrait ressembler à Susan Boyle dans 10 ans, je la pinerais volontiers car elle me fait marrer. J'aime la femme, ces femmes aux caractères parfois admirables; la douceur, la gentillesse, la simplicité. Contrairement aux hommes qui vous disent qu'ils aiment toutes les femmes mais ne sortent qu'avec des bombes à la plastique irréprochable. J'aime les femmes. Ils aiment les belles femmes. Nuance. J'aimerais connaître le mari d'Arlette Chabot pour le féliciter pour sa très large ouverture d'esprit.


J'essaie laborieusement de m'expliquer comment j'en suis arrivé à fourrer tout et n'importe quoi au nom du sacré principe des 3T. Et à dire vrai, je crois que j'ai toujours su pourquoi. Remettre en question les 3T? En France, j'ai intégré le fait qu'il fallait me contenter de seconds choix, délaissés par les français et je me suis complu dans la vache reformée ou avariée. Triste constat. Au-delà de la misère économique qui ceint les immigrants africains, vous avez une misère sexuelle qui castre leur instinct de chasseurs pour en faire des vautours.

Combien de jeunes noirs j'ai vu honteusement accrochés à une femme d'un autre âge, d'une certaine saveur bref, d'un thon putride qu'aucun homme digne de ce nom n'oserait approcher? Et de thons en thons, on finit par être thonier et surtout on finit par l'apprécier. Comme moi, pour justifier sa perte de confiance. Le prétexte est toujours le même : on est à l'aventure,... Je me vide les couilles, c'est plus pratique... Je cherche les papiers... Je veux pas me faire chier à draguer, c'est long, cher et le résultat est très aléatoire...

Si avoir les papiers, c'est fricoté avec des momies, nein ! Plutôt baiser sa main gauche; c'est gratis, décontaminé et en plus, cela permet de repartir frais, comme en 45, le 17 fringant, nettoyé et repu.

J'irai baiser au Cameroun car j'y retrouve le statut qui est le mien; celui d'un jeune homme qui réussit et qui en impose aux nymphettes restées au pays. Je retrouve mes instincts carnassiers une fois passée la frontière, car j'abandonne tous les à priori qui ne me permettent pas d'harponner des bitch dignes d'être fourrées. j'ai compris comment j'en suis arrivé à ériger la règle des 3 T en principe de vie.

Je n'ai malheureusement pas toujours baiser des pinettes. Chez moi, je faisais partie de la notabilité locale et en tant que telle, j'attirais facilement, mon statut me permettant d'entretenir mon esprit rapace. Cette position entretenait ma confiance. Arrivé en France, je suis passé d'un enfant d'une notable à un coolie qui n'existe ici que parce que les français ne sont pas friands de travaux manuels. Dans le magma africain mâtiné de l'histoire qui ne nous a pas toujours mis en lumière, j'ai dû me débarrasser de mes serres et comme les mâles vaincus et craintifs d'une meute d'hyènes, j'ai dû faire acte de soumission et accepter ma nouvelle position. Aucune considération d'autres mâles boostés dans leur statut d'occidentaux riches et fiables, aucune considération des femelles à la recherche de mâles dominants et protecteurs.

Victime de mon statut, j'ai progressivement abandonné tous mes instincts reptiliens pour finir charognard et nettoyer les carcasses de mes congénères. Le capitalisme m'a tuer.

Soyons clairs, tous ceux qui disent que les blanches sont racistes sont dans l'erreur. Elles sont d'abord des femmes. Même en Italie, j'ai vu des GI noirs dans les boîtes de nuit provoquer des pugilats entre ragazze mouillantes. Fondamentalement, la couleur est un critère secondaire.

Mes négros ne les baisent pas simplement parce qu'ils ne sont pas rassurants.

Économiquement, un africain est très probablement un pauvre ou installé durablement dans le prolétariat pour des raisons évidentes de formation ou d'éducation. Socialement, un africain est très probablement un homme du peuple. Culturellement, un africain vit dans un environnement de contestations, de réclamations, de protestations. Psychologiquement, un africain est toujours aux aguets, en quête soit de papiers, soit de monnaies, soit de stabilité.

Or la plupart des femmes ont besoin de sécurité. Un africain en Europe par définition n'est jamais stable. Conclusion, il rame pour baiser et à défaut de ce qu'on veut, on se contente de ce qu'on a : il se rabat sur les abats.

A force de se prendre des vents, il perd confiance. A chaque coup de tête, il dégrade ses exigences, et finit par accepter ce qui passe car nous sommes des hommes et les bourses ne cesseront jamais de nous le rappeler. Alors, on y va à reculons mais on y va tout de même. Il faut bien se vider même si le cœur n'y est pas.

La prochaine fois que vous verrez Mamadou avec un fossile, une morue, un hippopotame, comprenez-le ! C'est dur.

Je croyais l'avoir perdu jusqu'à ce que je cesse d'être un consommateur relatif de la société i.e. un étudiant. Aujourd'hui, j'ai augmenté mes exigences car j'ai élargi mon assiette. L'argent entraîne la confiance, la fiabilité, la sécurité. Il n'est pas toujours nécessaire d'être Di Caprio pour lever de la sauterelle de studios et magazines. Qui a une fois dans sa vie vu la gueule d'Onassis ou de Seal comprendra ce que la caillasse peut lever comme inhibitions auprès de nos chères et tendres congénères ! Femmes, je vous aime.

Ayez un boulot, une voiture, une piaule et vous verrez que la confiance reviendra au pas de course. Vous ne baiserez peut-être pas Heidi mais sa sœur. En terme de qualité externe, c'est déjà mieux qu'Arlette, Susan ou Gertrude. Paroles de converti !

Magson de Pazou

jeudi, mai 21 2009

Mon équipe de foot idéale

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/motorhead/video/x9pvfy_motorhead-i-aint-no-nice-guy-acoust_music]



Je dois être le milliardième à élaborer une équipe de foot idéale
Et comme la plupart des amateurs de ballon, j'aime alors je ne compte pas.

Enfin, je ne crains pas le ridicule, que voulez-vous ?

Nous les mordus, on est comme ça, le ballon c'est mieux qu'un "bag"
Vu les thons que je me tape, vivement Barcelone - Manchester, que je rêve ,
C'est déjà cela. Je baiserai bien après, des pétasses, il y en aura toujours, ce match-là,
Tu le vis une fois et puis, c'est tout.

Comme Jardel, chaque but marqué est un orgasme,
Alors par milliers, on fantasme sur ce stade, ces spectateurs
On se voit dans les vestiaires et cette émotion sur le terrain,
Il n'y a pas à dire, le foot c'est l'extase, je ne suis pas un joueur,
J'en aurais pas fait un métier, je le vis par procuration
Et au soir des grands matches, je redeviens un gamin et puis, c'est tout.

Je me revois et en 90 minutes, j'ai ma psychothérapie comme des millions de fans, on vibre à l'unisson
Et c'est aussi grâce à ces moments qu'on repart lamentablement dans nos vies d'adultes ...


J'adore le foot et comme tous les passionnés, j'avais envie de composer mon équipe-type pour saluer ces hommes, qui me font oublier, très souvent, les difficultés de l'existence. Je ne mentionnerai pas l'utilisation politique du sport et son dévoiement actuel, le foot business, fera l'objet d'un autre article plus circonstancié. Du panem et circenses jusqu'au circenses mercantiles. Vaste programme !

J'avais juste envie, à l'approche de la finale de la ligue des champions, d'honorer ces joueurs qui m'ont fait et me font encore croire au genre humain.

Ils représentent l'idée que je me fais du football.

Je pourrais en dire des choses sur chacun d'eux mais je crois que les mots me manquent pour signifier ce qu'ils représentent ou ont représenté pour moi.


Titulaires

1 - Oliver Kahn
2 - Bixente Lizarazu
3 - Roberto Carlos
4 - Rio Ferdinand
5 - Alessandro Costacurta
6 - Roy "The cannibal" Keane
7 - Eric " The King" Cantona
8 - Gennaro "La Grinta" Gattuso
9 - Pippo Inzaghi
10 - Paul Scholes
11 - Eto'o Fils


Remplaçants
12 - Michaël Essien
13 - Stefan Effenberg
14 - Pavel Nedved
15 - Gabriel Battistuta
16 - Paul "Gazza" Gascoigne
17 - Steven Gerrard
18 - Frank Lampard
19 - Bebeto
20 - Cafu
21 - Matthias Sammer
22 - Edwin Van Der Sar


Coach

Alex Ferguson

Merci et puis c'est tout.

Magson de Pazou

mercredi, mai 13 2009

Réaction à l'article "Dieudonné versus Lévy" sur causeur.fr

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/anthrax/video/x1p41q_anthrax-what-doesnt-die_music]



Je réagis prestement à l'article de Cyril Benassar sur le site causeur.fr portant sur la rencontre entre Dieudonné et Levy.

En gras, les propos de l'auteur et mes commentaires à la suite.


On ne sait pas si Hitler a déshonoré l’antisémitisme, mais Dieudonné semble bien parti pour ridiculiser l’antisionisme.

C’est un point de vue et cela ne se discute pas. L’analogie est douteuse mais je vous reconnais au moins le courage d’avoir osé. Bien évidemment, je ne partage pas cette opinion mais je conçois que pour un sioniste, cela soit le cas.


À la tête d’un conglomérat de colistiers venus de tous les extrêmes et bien décidés à se réconcilier sur le dos des sionistes, il a exposé son idéologie : une vision du monde qui attribue aux juifs, pardon aux sionistes, tous les malheurs passés, présents et futurs de la planète, de l’esclavage à la grippe porcine en passant par l’apartheid et les ravages du capitalisme. Hollywood a même osé profaner la mémoire de l’esclavage en Amérique avec Autant en emporte le vent.

Belle démonstration de manipulation qui permet de noyer des informations mensongères dans une analyse à peu près véridiques, en tout cas, vérifiables. Sur les colistiers venus de tous les extrêmes, c’est vrai car Dieudonné est pour la réconciliation des français sous une seule bannière : la France.
C’est donc sain que des personnes qui ne se parlaient pas hier puissent le faire aujourd’hui. On ne se réconcilie pas avec ses amis mais avec ses ennemis. Vous devriez vous réjouir du fait que des militants aussi disparates voire antagonistes pour certains dans leurs visions, puissent discuter et porter un projet commun. Il n’est peut être pas le vôtre mais il les rassemble et pour des militants du dialogue comme Mme Levy et vous, cela devrait vous enchanter.

Votre phrase suivante est clairement orientée et fausse. Leur vision de la France d’abord et du monde par extension, est simple : les sionistes sont la quintessence même de l’impérialisme israélo-atlantiste. Dieudonné parle d’ailleurs de diamant. En aucun cas, ils ne disent que les juifs sont la cause de cet état de fait. Ils disent le contraire : les juifs en sont les victimes puisque les sionistes parlent en leur nom alors qu’ils ne leur ont rien demandé.
Vu le postulat que vous posez, à savoir antisioniste = antisémite, je comprends l’entretien de l’amalgame mais je déplore l’argumentation. Je suis convaincu que vous pouvez faire mieux. Chercher encore car votre confusion n’obscurcit que les esprits de vos partisans, en aucun cas, ils ne convertissent les français dubitatifs, qui plus nombreux, attendent d’avoir des faits et des démonstrations circonstanciées pour adhérer à votre concept. Concrètement, vous solidifiez vos positions mais vous ne gagnez pas de voix supplémentaires chez les indécis, et vous radicalisez les positions des partisans du parti antisioniste. Or, Mme Levy souhaite les débaucher. Le tout est d’avoir les arguments et non des circonvolutions oratives.

Sur Hollywood, Dieudonné demande s’il est possible aujourd’hui de faire un spectacle avec pour cadre un camp de concentration (Dachau par exemple) comme cela a été le cas avec autant en emporte le vent qui se déroule dans une plantation. Votre affirmation, assez bien tournée, est un autre exercice de désinformation mais je reconnais que vos lecteurs pourront voir et se faire leur propre opinion en visionnant les extraits que vous avez mis à disposition.


Hélas, on ne choisit pas ses ennemis. Fidèle à l’esprit de son article, et après être allée au charbon une première fois contre Soral, Elisabeth qui préfère combattre qu’interdire acceptait, à l’invitation de Sébastien Bardos du site fluctuat.net, de débattre avec Dieudonné, le 9 mai au Théâtre de la Main d’Or (voir la vidéo).

Joli exercice de glorifications. Je lui reconnais le respect de la libre expression, professé par Voltaire que les sionistes chantent et louent en tout temps, tout lieu mais oublient irrémédiablement lorsqu’il s’agit de défendre le débat, la liberté d’expression de leurs ennemis. Plus simplement, au nom de cette liberté, Redeker peut insulter l’Islam, Val peut publier les caricatures danoises mais Dieudonné, lui, le mal incarné, ne peut pas s’exprimer. Pathétique. Je tiens d’ailleurs à dire que Redeker et Val avaient le droit de s’exprimer et c’est juste de se battre pour qu’ils puissent le faire. Mme Levy est allée au charbon mais jusqu’à preuve du contraire, Dieudo n’a jamais interdit la confrontation d’idées !

Ce sont les censeurs, en l’occurrence les sionistes, les amis de Mme Levy, qui en font une obligation. Donc, son acte est subversif pour son milieu censeur mais normal pour les antisionistes. Donc, l’exploit s’il y’en a un, est à glorifier du côté de la censure. C’est la raison pour laquelle je trouve votre exercice de célébrations amusant. Elle a parlé avec la bête. Elle peut en être fière auprès de ses ouailles."


Nous décidons de l’accompagner. Notre amie Michèle Sarfati se joint à nous. Dans le théâtre, se trouvent une dizaine d’amis de Dieudonné. L’accueil est poli, on nous offre à boire, on se serre la main. Pendant que nous fumons une cigarette, Dominique Ducoulombier, l’un des membres de la liste, vient dire son admiration à Elisabeth pour avoir accepté la rencontre. “Vous aurez des problèmes pour ça”, pronostique-t-il. Entendez, des problèmes avec le lobby. Manifestement, pour lui nous n’en sommes pas, pas tous les juifs c’est déjà ça.

Au risque de croire que vous êtes stupide, ce qui, vous vous en doutez, n’est absolument pas l'idée que je me fais de vous, le sionisme n’a rien à voir avec le judaïsme. Il est donc normal qu’il ne croit pas à votre adhésion à ce lobby censeur : vous êtes venus ! Pas tous les juifs, c’est déjà ça. Il faudrait peut être vous le dire en yiddish mais l’antisionisme n’a rien à voir avec l’antisémitisme. Ils ont d’ailleurs dans leur liste un rabbin et jusqu’à preuve du contraire, le sionisme est une vision politique qu’on peut défendre ou combattre.

L’antisémitisme est un acte délictueux et raciste. Mais j’imagine que vous ne voulez pas le comprendre. En tout cas, vous n’avez aucun intérêt à le comprendre ainsi, car il vous mettrait directement en conflit avec vos idéaux. En laissant croire que les deux sont identiques, vous créez un concept que j’ai identifié comme le sionisémitisme, qui vous permet de condamner quiconque met en doute ou s’oppose à la politique israélienne. La réalité est autre : l’antisionisme comme tout projet politique a sa place dans la république des idées et le seul juge de paix dans cet Etat est le citoyen donc le vote. Je vais me limiter là pour ne pas enfoncer des portes largement ouvertes des principes de démocratie.''


Nous nous prenons même à espérer que la rencontre pourrait avoir lieu. Après tout, nous avons tous (Gil excepté) fréquenté les mêmes écoles – de banlieue. À défaut de parler le même langage, nous avons la même langue.

Je ne vois pas en quoi le fait d’avoir fréquenté les mêmes écoles de banlieues serait important pour débattre avec Dieudo. Quoique, je le vois, parler le même langage. J’imagine que c’est une bouffée de pédantisme qui rejaillit en vous à la perspective de devoir vous abaisser pour parler à ces banlieusards au langage peu châtié. Je peux me tromper. Je ne vous soupçonnerais jamais d’ élitisme même si je suis profondément anti- élitiste.


Elisabeth et Dieudonné prennent place. La discussion s’engage. Nous vous laissons la découvrir.

Merci.


Nous qui espérions quelques scoops sur le mystérieux lobby sioniste qui a la perversité de faire croire qu’il n’existe pas, nous resterons sur notre faim.

Vous n’aviez pas à attendre de scoop puisqu’ Elisabeth dit qu’elle est sioniste. Elle sait donc ce que c’est le lobby sioniste et qui le compose. Elle le sait tellement bien qu’elle reconnaît ceux qui n’en font pas partie.


Peut-on parler d’un monde commun quand on n’est pas d’accord sur le récit ?

Non, je vous l’accorde.


Faurisson ou Pétré-Grenouilleau ? “Vous avez vos historiens, j’ai les miens.” Si Elisabeth Lévy défend le droit des “antisionistes” à s’exprimer et participer aux élections, il n’est pas clair que ceux-ci feraient preuve de la même tolérance si d’aventure ils étaient au pouvoir.

Honnêtement, je vous l’accorderais aussi au vu de la discussion quand Dieudo lui dit qu’elle devrait aussi s’apprêter à être hors média. Connaissant le discours de Dieudonné, je crois que c’est un écart de paroles et qu’il est opposé à toute forme de censure.
D’ailleurs, il se rattrape plus tard dans la discussion et réclame la possibilité à Faurisson de dire que la traite négrière n’a pas existé quoiqu’ étant profondément heurté dans ses convictions. Mais, vous avez le droit de ne pas le croire.


Visiblement embarrassé par une pluie de questions pour lesquelles il semble dépourvu de la moindre réponse, l’ancien comique au bord de la noyade envoie comme des bouées de sauvetage ses mimiques éculées, ses blagues faciles et ses grossièretés navrantes.

C’est un point de vue et je le respecte. Décidément, nous n’avons pas vu la même discussion mais vous avez le droit d’avoir ce ressenti contraire au mien. Je trouve qu’Elisabeth Levy est dans un registre de complaintes incessantes, invective, fait des amalgames, ne répond pas aux questions et relances de Dieudo.
En plus, Dieudo n’est pas sensé connaître davantage son programme par cœur que les autres leaders politiques.

Quel est le programme de l’UMP et du PS ? Si vous voulez laisser croire que Dieudo n’est pas un politique mais un humoriste, oui vous avez raison. Il n’est pas aussi politique que la marmaille de politiciens qui nous entourent mais personne ne lui demande de l’être. Si vous avez besoin d’un discours politique, vous affrontez Soral ou Skandrany. Et il est d’autant plus dangereux finalement pour vous, chère élite politique, qu’il est un homme du peuple. Les français s’identifient et comprennent son discours, vont à ses spectacles et ne lui font pas grief de ses positions. Au contraire.
Malheureusement, vous l’élite intello-politico-culturo- parisianiste, n’êtes plus au contact du bitume, des réalités. Et dans votre bulle incestueuse, vous vous auto-alimentez de vos discours et vous avez la faiblesse de croire que le peuple vous suit.

Comme avec Le Pen ou le Non en 2007, les français ne sont pas dupes de leur élite et ils vous le font toujours savoir d’une manière ou d’une autre. Mr Guéant, sorti du cocon élyséen, s’est cru investi d’une mission de chercher à interdire les listes de Dieudonné. Stratégie très stupide qui confine d’ailleurs au simplisme, tellement elle est contre-productive. Aller dans une radio communautaire pour appeler à l’interdiction des spectacles d’un trublion au prétexte saugrenue d’antisémitisme. Les cultureux nous diront que Sarko nous refait le coup de Mitterand avec Le Pen mais je n’y crois pas. Le discours de Guéant était simplement passionné. Au contact de ses semblables et des journalistes, il a pris ses désirs pour des réalités.

100% bénef pour le parti antisioniste. Ils n’auront certainement pas de député européen mais on se souviendra de cette élection juste pour cette polémique.

Pour les blagues faciles et les grossièretés, je les ai trouvées fines, surtout celle des antillais. Mais vous avez le droit de ne pas aimer.


Avant notre départ, un ancien responsable du FNJ nous offre deux fascicules, le Manifeste pour l’éradication du sionisme et Le lobby pro-israélien et la tyrannie du néo-libéralisme. (Contenant, entre autres délires, la liste des personnalités sionistes médiatiques dans laquelle Alain Finkielkraut suit Alain Afflelou, eh oui, c’est classé par prénoms. Dans la brochure, la liste n’est pas exhaustive, vous êtes invités à la compléter sur ce site…) Ils ont été publiés, précise-t-il, par l’ex-Verte Ginette Skandrani qui justement nous salue. Quel ciment peut bien sceller la réconciliation de ces deux là ?

L’antisionisme. Cela me semblait déjà assez clair. Je sais que vous aimeriez tellement y voir de l’antisémitisme, mais les faits sont des faits et les supputations, des supputations.


Plus tard, nous nous demanderons à quel moment de cet “échange” Dieudonné a compris que l’avantage du one man show, c’est qu’on y est tout seul.

Si vous dites que c’est un one-man-show, alors vous avez très peu de considération pour Mme Levy, qui aurait été invisible, inaudible lors de cet "échange" et donc incapable devant un tel tribun d’exister. Cela me fait de la peine pour elle d’autant plus que j’aurais pu penser la même chose d’elle si elle n’avait pas fait parfois preuve de fougue.

A mon humble avis, elle s’est plutôt bien défendue et a parfois eu de la repartie. Sur certaines phases de la discussion, je l’ai trouvé assez incisive. Ses arguments n’étaient pas terribles mais dans l’ensemble, je ne m’attendais pas à cette prestation de sa part.

Elle ne m’a rien donné qui puisse infléchir ma position sur Dieudonné ou ce parti mais elle a eu le courage de porter ses idées et elle les a portées avec le seul talent qui l’anime : la passion. C’est déjà ça.

Magson de Pazou

mardi, mai 12 2009

Ave Colonna !

[Prélude

http://www.dailymotion.com/video/x82x00_freeman-feat-oxmo-puccino-et-pit-ba_music]



Encore une erreur judiciaire qui se profile

Après le ramdam médiatique et la propagande étatique, au fil des mois, on commence à se dire tous que le berger corse n'est pas coupable. Je vous passe le témoignage de Vignolas. Après tout, les premiers condamnés l'ont tous blanchis. D'aucuns s'insurgent de ces rétractations. Mais, nous sommes, semble t-il, dans un pays de droit. Ils l'ont innocenté, que vous restent - ils? Sinon des circonvolutions accusatoires aussi creuses que le cerveau grumeleux de vaches atteintes d'ESB. Des fadaises! Le doute profite à l'accusé. On fout Colonna en prison au prétexte qu'il a fuit. Je ne connais personne qui va en prison en chantant et si les autres ne s'enfuient pas, c'est simplement parce qu'ils n'ont pas les moyens. J'aurais fait pareil à sa place; Etre livré à la vindicte étatique comme il l'a été et aller se livrer béatement aux flics: il n'ya que des énarques pour le croire. Schuller l'a fait et personne n'a pleurniché quand il se dorait la pilule au Vénézuela. Le doute profite à l'accusé. Tesla, 18.02.2009 | 18:57


Texte publié pendant le procès de Colonna que j'ai retrouvé sur Internet et que je fais partager. Le verdict de ce procès est tombé et ne surprend personne.

Courage à toi, Colonna. Le combat est inégal mais il faut garder la foi. Un petit salut amical pour soutenir ton combat.

Magson de Pazou

mardi, avril 28 2009

Salauds d'immigrés !

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/cabrel/video/x6arw_francis-cabrel-je-taimais-je_music]



Des relents de xénophobie animent de plus en plus les français. En ces temps de vaches maigres, l'étranger est la victime expiatoire désignée au vulgum pecus pour nourrir sa colère légitime envers un système vérolé qui n'a pas pu le protéger des vicissitudes de parasites qu'il a engrangés grâce aux perpétuelles mitoses génétiques ayant instituées des générations de nuls, de pédants, de bourgeois multipliant leurs insuffisances et tares pour aliéner la bonne marche de la société.

En Angleterre, les plombiers sont priés très vivement d'aller danser la polka à Varsovie et de laisser les chiottes britanniques aux autochtones. Commode. Les étrangers sont le problème. Je veux bien le croire. Après tout, je l'avoue; les femmes et les immigrés ont été et sont l'armée de réserve du capital comme le vitupère Zemmour à longueur d'ondes. Par contre, qui leur a permis de servir à cet usage ? Au lieu de s'en prendre à la cause de leurs malheurs, les neuneus vociférants s'éclatent sur les immigrés et les sans-papiers. Tellement facile. Et personne ne prend jamais la défense de cette frange de la population, insultée, calomniée, rabaissée pour couvrir les manquements de pauvres crétins abêtis par l'argent facile.

Pourtant, les français ne sont pas exempts de tout reproche. Seulement, personne ne leur a dit. Loin de là. C'est exactement comme si chaque semaine, une équipe de ligue 1- le PSG ( les valeureux français) se faisait battre par des équipes de CFA - USSA Vertou (Ressortissants intracommunautaires), DH - Red Star (Immigrés réguliers), Excellence et même 3e division de district - Les courtillières FC (Sans-papiers) et que le coach de l'équipe de France (les politiques) déclarait à la fin de chaque match, devant les spectateurs médusés (peuple français), que l'arbitre (UE) est acheté et ses propres joueurs victimes de l'esprit combatif qui anime leurs adversaires face aux grosses écuries du championnat (la mondialisation).

Ce n'est pas aux étrangers, ni aux sans-papiers de subir la vindicte populaire pour le manque d'hardiesse au labeur des français, c'est à ces derniers de se demander comment un immigré, analphabète, ayant voyagé plus de 6000 km dans des conditions extrêmes, de couleurs parfois marquées, sans papier souvent, sans famille très souvent, sans argent assurément, arrive à trouver un boulot, à vivre en France, faire vivre sa famille en Afrique et mettre assez d'économies de côté pour ses vieux jours dans son pays d'origine. Cela s'appelle le travail, la vaillance.


Personne n'a jamais demandé aux français de se réveiller à 8 heures du matin, de manger pendant deux heures à midi, de quitter leur bureau à 18 heures piles pour aller s'affaler devant leur canapé Ikea, les lèvres baveuses devant la fente rosâtre de vulgaires actrices pornos hongroises bernées par le strass et la caillasse facile.

Personne n'a jamais demandé aux français sous-qualifiés de trop aimer les aides sociales qui entretiennent leur paresse, de passer trois mois par an en vacances de toutes sortes, de rechigner à être éboueurs, équarrisseurs, plombiers, électriciens, gardiens, maçons, par déconsidération culturelle de postes manuelles, jugées salissants et dégradants pour les gaulois, qui soit dit en passant pour les incultes bêlants, n'étaient pas des monuments de raffinement et d'intelligence.

Personne n'a jamais dit aux jeunes français de se trémousser sur des airs de Lory ou la tortue au lieu de faire danser les vers de Baudelaire et de connaître l'histoire de leur pays sur le bout de leurs doigts afin d'être aussi cultivés que certains glorieux anciens et de marquer les esprits contemporains par leurs œuvres, leur savoir, leurs compétences.

Personne n'a jamais rétorqué aux français que les premiers bénéficiaires des protections sociales existantes, conséquences du capitalisme et de la mondialisation galopante qui leur ont toujours été bénéfiques, étaient les français et dans leur immense océan de privilèges et de facilités, le gaspillage était devenu modèle de société, le consumérisme avilissant ayant transformé les familles en cash machines, en panses et en cachets d'antidépresseurs.

Personne n'a jamais dit aux français que le travail ne serait plus jamais national dans une économie aussi globalisée où les pauvres d'hier,plus nombreux, faméliques et revanchards sont de plus en plus des capitalistes "Barry Dilleresque" et la France, pour ne pas terminer musée de la baguette au pire, musée des arts seconds au mieux, devrait pour sa survie, se fondre dans un ensemble européen et par extension, accepter de partager les avantages et les inconvénients de cette union.

Personne n'a jamais dit aux adolescents français que le salut ne se situait pas dans le rap, la star academy ou titi à la jambe d'or et, que le fait d'être français ne protégeait pas de l'inculture, de l'incompétence, de l'impatience.

Personne ne leur a dit qu'un master en psychologie ou anthropologie, civilisations romaines, leur garantirait une place de choix au pôle emploi de leur ville.

Personne ne leur a montré la déliquescence de leurs savants, leurs ingénieurs comparativement à l'Inde formatrice de 200000 par an, la Chine créant des milliers d'emplois dans la haute technologie, la science et l'armement. La France a abrogé le service militaire, rafistole ses deux porte-avions, réduit ses troupes, sauve deux trois têtes nucléaires pour permettre à Sarko d'envoyer des textos à Carlita avec le code nucléaire et beugler parmi les grands, institutionnalisé une armée d'apparat et se plaît à célébrer de rares ilôts de bravoure j'ai nommé le GIGN ou la légion étrangère. On ne leur a pas dit que du militaire dérivait le civil et donc, des emplois.

Personne ne leur a dit que tous les diplômés ne pourraient pas travailler derrière un bureau, derrière une assistante personnelle à la foufoune parfumée, derrière une meute de jeunes loups de la finance, du commerce ou de la distribution prompts à sucer pour exister. Ils veulent tous commencer au sommet car cela leur est dû: ils sont français et il est connu qu'un français ne fait pas n'importe quoi. Il est fin, brillant et très connaisseur des chiffres et des mots. La blouse, le casque, la cotte, c'est pour l'étranger: forcément.

Personne ne leur a dit que la vie est injuste, inégale et versatile. Les nourris au Blédina ont oublié de lutter comme leurs ascendants et se sont avachis dans l'amusement, le divertissement, le futile oubliant qu'un ouvrier chinois travaille deux fois plus pour dix fois moins de salaire, reste en état d'alerte constante car derrière lui, se trouve, non pas une secrétaire dilettante aux seins siliconés et à la cervelle peroxydée, mais 1 milliard de paysans prêts à prendre sa place pour peu qu'il réclame cinq minutes de pause pipi en plus.

Personne ne leur a dit que la compétition stimule, profite, déplace, détruit, blesse, agresse et finalement ... recrée. A une condition : innover donc créer une rupture fondamentale. Ce n'est pas de moi mais de Schumpeter, un des rares autrichiens qui rehaussent encore l'image de ce pays d'artistes dégénérés. Cela s'appelle la destruction créative. Qui sont ceux qui permettent cette rupture ? Les entrepreneurs. Seulement, les français les détestent, les conspuent, et les immobilisent. Conclusions ; ils veulent tous être fonctionnaires, les mieux formés étant les parasites les plus voraces que je connaisse.

Personne ne leur a dit tout ça car personne n'a intérêt à le leur dire.

Après tout, c'est tellement plus facile de faire passer son incompétence, son inefficacité, sa faiblesse sur le dos de ces salauds d' immigrés. Putain d'immigrés !

Magson de Pazou

jeudi, avril 16 2009

Le chant des colibris

Si l'on devait juger les femmes à l'aune des torchons qu'elles lisent, l'on comprendrait plus facilement leur profonde répulsion à argumenter.

Magson de Pazou

vendredi, mars 20 2009

La "chialette", le sport national français

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/slayer/video/xjpr6_slayer-bloodline_extreme]



Chialer, chialer, chialer, il en restera toujours quelque chose. Chialer est une composante essentielle de la vie des français. Chialer pour tout et rien. Chialer pour montrer ses émotions, attirer l'attention, la compassion, la passion. Les français adorent chialer. Pas une seule journée ne s'éteint sans qu'on ait droit à son cortège de larmoiements, la chorale des lamentations, la pleurniche institutionnelle, en tout genre, pour tout motif; des plus sérieux au plus fallacieux. Chialer ne revêt plus aucune importance symbolique car le couillon moyen s'en est fait une arme de combat.

Ouvrez les yeux et comptez le nombre de personnes qui verse une larme qui pour la mort d'untel, lugubre artiste chiant mort d'une cirrhose du foie, résultat d'une consommation intensive de bibines, aux textes crapoteux et indigestes, qui pour la mort de son chien, une bête bien contente d'échapper à la profusion d'amour et de sentimentalisme neuneu de ses maîtres, qui pour la persécution du Dalai-Lama, un obscur despote qui avilit son peuple dans la mendicité et la clownerie, qui pour la paix dans le monde, ses enfants africains qui souffrent tellement, ah! Misérables apôtres de la religion du moment : l'émotion.

Ils s'y mettent tous, les politiques en premier. A chialer comme de pauvres nymphettes enculées et toujours éprises de leurs preux torpilleurs. Fleur bleue ! La larme à l'œil et tout le monde écoute, cérémonieusement, cette horde de vils parasites qui viennent confesser leurs basses œuvres dans des émissions sirupeuses, mendiant commisérations, sympathies, postes et peccadilles. Chialer partout, pour gagner des voix, pour marquer les esprits, pour exprimer son agonie. La France se plait à chialer et la chialerie est culte national, arme redoutable pouvant être utilisée en toutes circonstances pour se délivrer de tout mauvais pas. J'entends encore leurs gémissements pitoyables quand ils se font un peu bousculer par quelques remarques irrévérencieuses de rares personnes ayant encore le courage d'appeler leur métier journalisme. Hein, Ségo l'amphore percée !

Chialez! Chialez! Pauvres biques. C'est la ballade des glandes lacrymales. Alors, laissez - vous aller, Drucker, Delarue sont là pour vous aider à partager cette expérience douloureuse qui a marqué votre vie pour toujours. Votre père était un pervers sadique qui vous a violé depuis votre berceau ? C'est terrible ! On a peine à croire qu'il existe des hommes pareils! Allez-y, chialez ça fait du bien ! Mon cul.

Bashung est mort ? Je m'en fous. Yves St-Laurent a cané ? Alors. Betancourt est détenue dans la jungle colombienne depuis 5 ans et sa fille viendra chialer au JT ? Je ne retrouve plus ma chaussette fétiche. Cette jeune mère s'est faite battre par son mari et est plongée dans le coma ? je boufferais bien des pâtes de Luigi ce soir. Tel chef s'est suicidé après avoir perdu sa troisième étoile ? J'ai oublié mes capotes, merde ! Frietzl a aimé passionnément sa fille et lui a fait 7 gosses ? Le PSG a gagné hier soir. Minc a encore publié, Attali aussi ? Là oui, il faut chialer face à de telles bluettes de plagiaires reconnus !

Pas que je sois dépourvu de sentiment. Mais, je m'afflige pour des causes bien plus importantes. Contrairement à ces fanas de la pleurniche, je comprends et je passe à autre chose. Venir lécher les couilles d'un mort alors qu'on lui a craché au visage pendant toute sa vie et me faire partager la douleur de creux hypocrites : trop fort pour moi aussi. Je vous la laisse, votre si belle nouvelle douleur.

Les larmes, les pleurs, la sucette laudative, bienvenue dans le temple de l'émotion!

Les français chialent pour rien. Les larmes réclament des événements marquants. "Les hommes ne pleurent pas" je ne sais pas qui l'a dit mais je comprends tout le sens de cette assertion et je la partage. Aujourd'hui, afficher sa faiblesse est une preuve d'ouverture et de courage. N'importe quoi ! Alors, tout le monde y va de son couplet, les politiques mettant en musique l'ensemble. Et on pleure parce qu'untel a été méchant, parce que son livre est une merde, parce que sa femme est partie, parce que son fils s'est cassé le bras, parce que les papillons disparaissent de la terre, et je vous passe tous les prétextes saugrenues pour mettre en scène son désarroi face aux épreuves de la vie. Je respecte mes larmes et celles des autres m'insupportent. Notamment lorsqu'elles servent à masquer un manque de charisme, un discours décousu et impropre, une logique tribale, ethnocentrée, une étroitesse d'esprit, une paresse compulsive. Overdose de sentimentalités misérabilistes n'ayant qu'un seul but : victimiser.

Lorsqu'on emprunte et qu'on est coincé parce qu'on n'arrive plus à payer les mensualités, on demande dignement à Courbet de nous aider sans épanchements lacrymaux et paroles mielleuses et attendrissantes, compatissantes. On chiale pour des vraies raisons. Les larmes sont chères. Les larmes d'un homme sont encore plus précieuses. Les voir pleurer autant que les femmes aujourd'hui est sidérant. Certains en ont déjà fait un métier. Hein Bernard, Ménard, Legrand et toute la tribu de la république du cœur ! Les féministes apprécient. Les hommes se calfeutrent dans leur nouvelle émotivité stupide et nous incommodent. Donnez-leur des mouchoirs et tenez-leur la main à ces pauvres cruches! "Elles" en ont besoin !

Magson de Pazou

dimanche, janvier 25 2009

No mercy for pigs !



Certains déclarent ne jamais tirer sur l'ambulance et cela est tout à leur honneur.

Non seulement, je tire sur l'ambulance mais en plus, je la rattrape, je dégomme l'ambulancier et je la brûle au napalm.

Show no mercy for pigs !

Magson de Pazou

jeudi, janvier 22 2009

Stockholm Syndrome

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/muse+stockholm+syndrome/video/x17vn3_muse-stockholm-syndrome-music-video_music]



Le syndrome de Stockholm est la capacité qu'ont certains otages à développer de l'empathie envers leurs geôliers. C'est une réaction humaine et une manifestation explicite de l'envie de survivre qui ceint tout être normalement constitué. C'est par exemple, cette faculté que nous avons, nous les noirs, à manifester notre empathie pour nos colons en embarquant sur des radeaux de fortune pour amerrir à Lampedusa, entassés, émaciés, agonisant, les rêves de réussite pleins la tête. Même moi, je suis atteint. Je l'avoue. Je n'envisage pas mon retour au Cameroun de sitôt et Dieu seul sait que je pourrais aider au développement de mon pays.

Pourquoi suis-je si attiré par l'Occident ? La facilité de la vie ? La qualité de vie ? J'en sais trop rien pour tout vous dire ! Je critique et pourtant je suis toujours là. J'imagine que je dois craindre de commettre les mêmes erreurs que certains anciens venus faire des études et repartis illico presto pour gonfler les rangs de ces fonctionnaires corrompus qui pompent notre économie locale. J'aime mon pays. J'ai interrompu à deux reprises mes formalités de naturalisation française pour ça. Il ne m'apporte rien. Il ne m'a vraiment jamais soutenu dans mes démarches mais je lui dois l'essentiel : mon esprit. J'aime l'éducation de mon pays qui fait avec trois fois rien des jeunes diplômés très intelligents et qualifiés. Bien sûr, on apprend la chimie dans les salles de classe et non dans les labos. Mais, la connaissance nous l'avons. Je me gausse toujours de jeunes français incultes et mal instruits. C'est vrai et affligeant.

J'adore mon pays. Je lui dois mon histoire, cette histoire en marge, oblitérée et ignorée que la chienlit inculte ne cesse de mettre en lumière pendant ses crises de supériorité, de ratonnades et de xénophobies, pour masquer sa profonde et piteuse obscurité : les savants disent obscurantisme. Développés, civilisés et tellement incultes. Pauvres biques ! J'étais un moudjahidine depuis le berceau et je le suis davantage aujourd'hui. Nègre. Ma négritude, le fondement de mon identité. Ma négritude guide mes pas. Je l'aime pour ça.

J'aime mon pays. Pour cette capacité que nous avons à avancer même lorsque nous sommes freinés par la parasitose tribale qui régit l'Etat. Mon pays est certes une république bananière comme ils disent. Un pays en voie de développement, eugénisme verbal pour ne pas dire tiers-mondiste, pauvre, sous-développé... Nous n'allons pas chialer. C'est ça le Cameroun. Présent dans le top dix des États les plus corrompus de la planète et toujours à 6% de croissance par an depuis près de 10 ans. Les économistes mondiaux disent tous qu'on aurait besoin de croissance à deux chiffres pour y arriver. Mais arriver où ? Devenir un pays développé ? Un consommateur relatif de produits occidentaux ? Une autre Arabie saoudite, riche en milliards mais incapable de construire un pont ?

Où se trouve le curseur ? J'aime la banane. J'aime mon pays. J'aime cette république bananière et je n'ai pas à rougir du chemin parcouru depuis l'indépendance en 1960. 49 ans et un pays qui certes, n'est pas un exemple de démocratie, de pétrocratie, de bonheurcratie mais un pays qui se développe. En 50 années, nous avons fait plus de chemin que la France en 150 ans (depuis la révolution industrielle au 19ème siècle). Nous effectuons un rattrapage économique et la nouvelle donne économique (green business, démographie, équilibre des forces géopolitiques, abrutissement des intellos occidentaux...) nous permettra d'aller encore plus vite. Je préfère crever au Cameroun plutôt que de vivre dans des pays européens miteux comme la Roumanie. Nous sommes plus avancés qu'eux malgré les aides européennes. D'ailleurs si UE n'avait pas été présente, toutes ces craties de l'Est Bulgarie, Roumanie, Serbie, Tcheky... seraient toujours aussi arriérés que leurs Lada et autres vestiges pastiches des années soviétiques. J'aime mon pays et ses enfants me le rendent bien. Nous sommes brillants, intelligents et doués. Le Cameroun est un ilot de sciences pour la simple et bonne raison que la politique éducative du pays est excellente. Nous sommes instruits. D'ailleurs, tous les autres pays africains nous envient. Un camerounais qui ne travaille pas en France est soit né et a grandi ici, soit l'exception qui confirme la règle. Je ne citerai pas les noms pour ne pas attiser la jalousie mais regardez autour de vous. Chaque africain qui réussit en France est très probablement un camerounais.

J'aime mon pays, jeune, dynamique, conscient, éduqué, bouillonnant. Dans 20 ans, nous serons aussi avancés que les jeunes tigres asiatiques (Thaïlande, Philipines, Malaisie, Indonésie). Une agriculture de plus en plus mécanisée, des IDE Investissements Directs à l'étranger qui viendront de toutes les économies occidentales obligées de repenser leur politique :

- Énergétique (biocarburants),

- Économique ( développement des "maquiladoras" africains car population locale plus instruite, plus qualifiée, plus proche géographiquement et moins chère),

- Touristique (Sénégal envahi par les retraités, Maghreb déjà saturé, l'Afrique noire bénéficiera du besoin pour les pépés et mémés de profiter de l'accroissement des âges et de leur retraite confortablement),

- Industrielle ( la globalisation, les industries de services, les industries à faible valeur ajoutée technologique comme le textile, l'agriculture industrielle vu la démographie galopante en Asie, Europe et la qualité des terres),

- Minière (il ne fait de doute à personne que l'Afrique est le continent au sous-sol le mieux pourvu et avec l'émancipation intellectuel et patriotique de ses enfants dont la diaspora comptera pour beaucoup, la gestion et la redistribution de l'exploitation des sols profiteront aux pays africains. Sachant en plus que la Chine, l'Inde et les USA permettent de réduire considérablement l'influence des pays européens esclavagistes),

- Sociale ( l'Afrique est selon moi dans une phase de capitalisme sauvage dite mercantile aujourd'hui. Les dirigeants corrompus étant encore en place, l'élimination naturelle de ces parasites soit la mort, permettra l'émergence de nouveaux dirigeants plus enclins à marquer l'histoire par leur aptitude à sortir leur peuple de la pauvreté et non s'enrichir bêtement. Cette génération formée dans les meilleures écoles en Occident et prête à satisfaire son besoin d'accomplissement travaillera pour le continent. Les femmes sont aussi éduquées que les hommes et leur dynamisme entrepreneurial dû à la situation de crise actuelle permettra l'éclosion rapide et globale de l'esprit d'entreprise. Les mamas benz en sont l'illustration).

- Démographique ( l'Occident vieillit et les taux de fécondité des pays de l'OCDE sont les plus bas au monde et il n'y'a pas de raison que ça change).

Les routes et transports multipliés, des intellectuels aguerris en Occident, la résorption de la corruption, l'éducation et la santé pour tous, une société de services doublée d'une industrialisation régionale, le culte de l'entrepreneur, marque de fabrique des plus grands, je pense à Fotso, Kadji, et tous les pontes locaux qui investissent en Afrique et assurent le rayonnement africain de mon pays.

Contrairement aux économistes du FMI et autres cassandres malodorantes qui nous dénigrent à longueur de journées, l'Afrique bénéficie de toutes les conjonctions politiques (plus de respect des libertés et de la démocratie), économiques (Abonnez-vous à "Jeune Afrique Économie" et découvrez les entrepreneurs d'aujourd'hui, leaders de demain), sociales ( L'Afrique est peuplée de moins d'un milliard de personnes et même si les projections disent que nous serons 1.5 milliard en 2030, cela me paraît faux pour de simples raisons déjà évoquées : la hausse de la qualité de vie générale entraînera la baisse de la fécondité (plus on est riche, moins on a d'enfants), l'accès aux soins et aux plaisirs de la vie; voyages, épargne, projets, accès à la propriété... Concrètement, l'Afrique se trouve dans une phase ascendante alors que l'Occident décline irrémédiablement. Leur population étant vieillissante, plus paupérisée, l'Occident devra augmenter sa population pour continuer à exister devant les nouveaux pays émergents. La France en est l'illustration et l'UE réclame depuis une vraie politique européenne d'immigration de "peuplement choisi").

Bien évidemment, on vous rétorquera de regarder tous les dictateurs, toutes les guerres, la famine et tous les fléaux qui gangrènent le continent. Je prêche pour ma paroisse. Le Cameroun n'a rien à craindre du futur car le Cameroun est le futur. En tout cas, le futur de l'Afrique centrale. Nous devons maintenir toute notre prépondérance dans cette région et l'organiser. Nous ne sommes pas mal lotis. Ma seule crainte demeure notre faiblesse militaire. L'Afrique du Sud pourrait être une solution à long terme vu leur primauté militaire dans la région.

Vous l'aurez compris. J'aime mon pays et je ne sais pas ce que je fais ici. Le syndrome de Stockholm probablement. J'aime à croire que si je demeure en Europe, c'est pour être riche en euros. Avoir des biffes, des vrais. Au bercail, j'aurais bien plus d'opportunités et une réussite plus éclatante. Je suis toujours là et mes projets ne me ramènent jamais chez moi. Atteint. Syndrome de Stockholm. Et vous ?

Magson de Pazou

mardi, janvier 6 2009

Même le nègro s’embourgeoise

[Prélude

http://www.dailymotion.com/relevance/search/Bob+marley+mental+slavery/video/xozb7_bob-marley-redemption-song_music]



Bonne année, fidèles lecteurs! Comment ne pas démarrer l'année qui s'annonce avec un billet plus croustillant. Un peu de légèreté. Exit par conséquent Israël qui dégomme le peuple palestinien avec chirurgie et tact. Rien à cirer, hein ! Des gosses qui meurent ? On s'en fout, après tout, le sphincter des thaïs plaît allègrement aux touristes européens depuis belle lurette au vu et au su de tous et les enfants de palestiniens sont des enfants de terroristes et donc potentiellement de futurs terroristes. Ce sont des meurtres préventifs. Des guerres préventives. Je propose d'ailleurs aux soldats israéliens de tuer toute femme palestinienne qu'ils croiseront dans les rues de Gaza. Après tout, c'est la matrice de futurs terroristes qui troublent la vie d'humbles et paisibles israéliens pacifistes convaincus et souffre-douleurs de la vie, de l'histoire depuis 1945.

Je vais donc éviter d'engager l'année avec ce sujet qui nécessite toute mon attention et sur lequel je me documente âprement avant de déverser ma bile contre cet État oppresseur, jadis oppressé, soutenu par les puissants, qui a réussi à créer la plus grande prison à ciel ouvert du monde , un ghetto qui rappelle les années 40 à Varsovie, les étoiles jaunes en moins. Évitons de nous emballer. Je le traiterai dans un prochain article mieux étoffé.

Je viens de recevoir un sms d’une pinette que j’ai ferrée sur le Net et juste à sa manière d’orthographier les mots, j’ai décidé de l’enculer à sec. Que voulez-vous, massacrer cette langue nécessite une punition. Je suis allé à la chasse, la mort dans l'âme. Faut croire que le célibat commence à me peser. En période de disette, même les lions se replient sur la charogne. Un profond besoin de baiser m’anime depuis quelques jours. Probablement le surcroît de boulot. Alors, comme vous, j’ai décidé de m’inscrire sur un site de rencontres sans trop y croire. Enfin, quitte à baiser, autant reprendre ses vieilles habitudes et chasser en terrain connu.

J’ai donc pris mon costume d’étudiant et je suis allé au front. Par manque de pratique, j’ai adopté une chasse à la courre à savoir, avec quelques mots très captivants, envoyer un maximum de messages à un maximum de filles de ma région en espérant ainsi débusquer par le jeu de l’entonnoir quelques biches égarées, blessées, jeunes, fragiles, bref des proies faciles. Je déconseille par contre cette technique à tous les amateurs d’internet car la chasse à la cour nécessite beaucoup de patience et il en résulte beaucoup de pertes et les proies attrapées sont en général de piètre qualité.


Draguer sur Internet est un art et tout artiste qui se respecte doit préparer sa fiche, un stylo, son argumentaire, sa présentation, ses photos, ses pseudos, ses sites de blagues, son écriture et surtout être très patient. Prêcher la vertu pour mieux surprendre la fille. J’aurais pu adopter un pistage plus approfondi, sélectionnées des filles grâce à leur âge, leur description, leur ouverture ( webcam..) mais je n’avais pas le temps pour.

La plupart des boutonneux se précipitent et répandent leur mal être sexuel directement sans laisser le temps à la fille de parler et d’être en confiance. Premier conseil sur la toile, tu veux baiser, sois patient. Noues une relation continue et ne précipites jamais la rencontre. Mens, survends-toi et laisses-la venir à toi au début puis, prends des initiatives. Bref draguer est un métier et je vous conseille de nouveau le livre d'Alain Soral, Sociologie du dragueur, un excellent guide pour comprendre cette matière.

Vous l’aurez donc compris, j’étais là pour taquiner de la rondelle et je n'avais surtout pas des prédispositions dirons-nous plus sélectives : un rat, une antilope estropiée, une vache réformée, un éléphant pourrissant n’importe quoi, même une vache atteinte d'ESB tant que j’amenais pépito faire trempette. Alors, j’ai ratissé large et dans mes mailles sont restées scotchées une jeune arabe de 18 piges (Salam elle a écrit), une antillaise ( gwadada pour gwada) et une caucasienne de 20 (black).

L’antillaise m’a très vite demandé de la rejoindre sur MSN et de voir ma photo. On a bavassé un peu et comme ses centres d’intérêt m’ennuyaient profondément, je n’avais rien à dire et à vrai dire, elle était trop jeune, trop conne, trop m’as-tu vu, trop dans l’air du temps genre Beyoncé et autres fanfreluches. Je l’ai viré de mes contacts. L'absence de réflexion ne signifie pas la vacuité. Elle était bien trop vide à mon goût.

La beurette à force de discussions disons-le stériles ne m’a parlé que de mariage, de l’Islam et je ne sais quoi d’autres. Au bout de 3 heures, elle enlevait le haut pour me montrer ses seins et une heure plupart, elle était nue devant mon objectif. Pépito a vibré. Dans mon excitation, j’ai laissé passer toutes les fautes d’ortho. Devant cette chatte si belle croyez-moi, on ne réfléchit pas. Humain. Bien évidemment, je lui ai dit que je m’appelais Ben, français, jeune ingénieur des ponts et amateur du Maroc et tout le tintouin vertueux pour la mettre en confiance. Faut dire qu’en photo sur MSN, j’avais mis celle d’un ami très beau et que cette pauvre nunuche me prenait pour un autre. Vous l’aurez compris qu’avec elle, le but n’était pas de la rencontrer mais d’assouvir un besoin immédiat de luxure. J’aurais volontiers poussé le bouchon très loin mais bon, je tenais à dormir tranquille sans avoir une barre à la place de la bite. J’ai donc viré la chienne enrubannée pour me consacrer à fonds sur la salope caucasienne plus abordable. Pour plus d’explications, vous referez à Ma banlieue où je décris tous les ressorts psychologiques des beurettes.

La caucasienne, jeune ronde très coquine d’après ses dires, m’a plu immédiatement car j’ai vite repéré la grosse en mal de confiance. Ses fautes d’orthographes m’ont blasé. Mon koeur, jmré t renkontr. Comment voulez-vous aimer une personne qui écrit aussi mal ? Je veux dire, sur la toile, on sublime l’intellect, et c’est plutôt positif. Et quand dans un tel environnement littéraire, vous avez affaire à des fautes aussi grossières, c’est exactement comme si vous abordiez une fille dans la rue pour vous rendre compte très vite qu’elle a une dentition pourrie. Bon, vous me direz qu'en cas de famine prolongée, j'y tremperais ma queue sans répulsion. Ma bouche, sûrement pas ! Le niveau culturel et linguistique des français est chaotique. Trop merdique. Si j’avais un gosse, je l’enverrais apprendre le français au Cameroun. Quand on voit ce qu’est devenu cette langue aujourd’hui et la nullité de ses pratiquants, en l'occurrence ses pratiquantes, on a juste envie de se mettre à l’anglais.

Passons. Je lui ai compté fleurette en lui disant que j’étais très intéressé par une relation stable et tout le baratin romantique pour la rassurer. Bien évidemment, j’ai changé la photo de mon pote pour la mienne sur MSN. On a eu une discussion plutôt raisonnable jusqu’à la prochaine séance où elle a attaqué sur le sexe : pourquoi j’aimais les rondes (c’est le mot in pour ne pas dire grosse, politically correct quoi comme black ou technicien de surfaces). Elle m’a parlé de certaines de ses qualités orales et en homme du Néandertal qui se respecte, j’ai embrayé. Elle m’a envoyé des photos très explicites et moi, pour l’émoustiller je lui ai présenté mon calibre17, chien relevé. Depuis, elle ne m’a plus lâché. Alors, on a poursuivi les discussions et j’ai vite compris qu’elle avait tout simplement parlé de sexe pour m’attirer. La connasse a cru que de me parler de sexe, je resterais avec elle à vie. Manque de confiance flagrant. J’ai donc appuyé là où ça marche toujours. Après avoir réussi à avoir son téléphone, je l’ai appelé et je lui ai dit que j’étais prêt pour une relation durable et qu’elle était trop superficielle pour moi. J’aspirais à l’amour et toute la mascarade pseudo romantique. Elle a mordu à l’hameçon, pris un billet pour Paris et on a rangé l’épisode sexe au placard. Depuis, elle ne m’a plus parlé cul. Je l'encule, c'est plus parlant. En plus comme la philo s’était pas son truc ni la culture générale, on meuble les intermèdes avec ses histoires d’études et d’amies.

Du vendredi au dimanche, j’ai fourré la grosse dinde jusqu’à épuisement. Depuis le temps. Je crois que j’ai pas perdu de ma superbe. Un muscle qui ne travaille pas s’atrophie. C’est sûr. Mais le talent ne se perd pas, il se ravive. Je l’ai enculé pour lui apprendre à faire confiance aux étrangers et devant tant de bestialité sexuelle, j’ai cru qu’elle me fuirait. Elle s’est accrochée avec ses miaulements je t’aime, bébé, chéri, un calvaire. Et finalement quand elle est repartie, j’ai regretté d’avoir cassé ma décision de ne plus baiser. Car, je crois profondément depuis que je travaille et qu’aux yeux de toutes ces filles, je suis devenu bankable, que je dois faire preuve de résistance.


Pour l’instant, ma vie professionnelle passe en premier, voilà ce que je me disais. En réalité, je suis tellement déçu par la gente féminine que je me préfère simplement. Je m’aime trop. Et comme je ne trouve pas de femme assez digne d’intérêt pour m’accompagner dans mon ascension, je me suis emmuré dans la solitude. J’apprécie ma solitude, ma tranquillité d’esprit et parfois ma main gauche. Et depuis que j’ai de la monnaie, leur regard a changé. Le mien pas du tout. Je le vois à leurs yeux dans le métro, à leurs sourires et surtout à cette propension qu'ont certaines femmes de plus de 25 piges à vouloir à tout prix me connaître. C'est vrai que je mets des vestes Mac Douglas, je chausse du Boss et ma montre Citizen est bien trop belle. ça change des noirs en baggy et Reebok, peu fiables. Elles accourent. Flairant le pigeon prêt à bâtir un nid pour sa dulcinée. Désolé, ma pensée est bien trop corrosive et le matérialisme de ces dames m'a toujours rebuté. Alors, je méprise leur superficialité et je privilégie ma carrière. Et puis, les hormones ont parlé et il a fallu se rendre à l’évidence ; je dois baiser pour faire descendre la pression. Requinquer le troisième pied. Une nécessité vitale. Une confirmation que je ne marierais pas de sitôt. J’ai repris du service et comme tout jeune enculé qui se respecte, je baise de plus en plus et j'aime à croire que c’est parce que je suis très intelligent, très cultivé, très beau. Oubliant que si elles se couchent facilement aujourd’hui, c’est simplement parce que je suis devenu crédible. Elles veulent se caser, moi je veux baiser, on était fait pour s’entendre. Cela me fait de la peine d’abuser de mes nouveaux privilèges et de l’envie de sécurité de ces dames, mais bon, je ne suis qu’un homme. J’ai essayé de sublimer mon abstinence et croyez-moi, c’est du bullshit. Baiser, il n' y’a que ça de vrai. Avec la caillasse. Alors, je baise et j’encaisse. Pauvre enculé. Comme vous.

Magson de Pazou

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