Teslatextes

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vendredi, février 5 2010

A ce sale connard de couillon cocu merdeux fils de pute de chauffard mal dégorgé



Je te la fais courte
Je t'encule

Magson de Pazou

mardi, février 2 2010

La pleurniche paie (Slam)



Femme,
J'ai six mille bornes dans les pattes
Une plume pour main droite
Je suis mon poids en rimes
Et à chaque ligne, je fais des borgnes

Ma haine déborde à chaque virgule
Car à chaque minute, les morts s'égrènent
L'espoir se saborde en paroles vaines,
H24,
Un désastre annonce la météo de Catherine Laborde
Alors tu te tailles les veines ou tu te branles
Je frise la corde à chaque fois que j'allume le calumet de la guerre
Car la paix s'est éteinte dans les fumets d'Adoph Hitler
En 45

En quarantaine et hostile,
Je ne te garantis rien puisque j'ai tout à perdre
Suces l'abbé et ramènes moi une hostie
Que je sauve mon âme, ma sœur

Je suis une victime, tu le vois bien que je meure
Comme ces vieilles qui ont l'église pour demeure
Lèchent les doigts d'un prêtre incontinent
Tous les dimanches au prétexte inconsistant
De renaître dans l'au-delà avec le seigneur

Compatis ou crèves, il faut que je vive
Aujourd'hui, les héros brandissent
Leurs strings comme des glaives
Quand j'ai mal, tu pleures
Tu es ma victime et je t'emmerde

Comme je souffre, j'ouvre ma gueule
Je commets des braquages dans les chaumières
Avec la bénédiction de mes paires
Mon cancer est mon Desert Eagle

Les larmes sont l'encre de l'époque
Égorges un phoque, ils en feront une épopée
Comme vous, j'ai pris note
Que les victimes avaient la cote
Et les pleurnichards étaient cotés

Maintenant, j'investis dans l'humanitaire
Pourquoi suivre un parcours universitaire
Quand la vision d'un moignon
Rapporte des millions à la télévision ?

Le cœur est mon business
Et j'ai l'intention de faire du pognon
Petit, jettes ton hachoir
Prends cette sébile et fais le souillon,
...

mardi, janvier 19 2010

Putain et merci !

[Prélude

http://www.youtube.com/watch?v=h4ZyuULy9zs]



J’attendais un signe. Même négatif. J’attendais un truc. N’importe quoi. Un subterfuge pour conforter ma mauvaise foi. Un truc de politique pour noyer le poisson. Juste un argument. Même fallacieux. Qu'importe lequel. J’espérais un cygne. Comme Boccolini.

J’ai eu Lilian Thuram.
Putain, Lilian Thuram ! Lilian Thuram ! Qui l’eût cru ? Ma fierté en a pris un sacré coup.
Et pourtant. Merci. Merci Lilian Thuram d’avoir été en ce 18 janvier, le cygne qui m’a délivré de mon conditionnement.

Il est impossible pour un blanc de mesurer l’effet du passage de ce dernier chez Taddéi. Cela se situe juste en dessous du choc que j’ai reçu le jour où j’ai su qu’il y’ avait des tueurs en série noirs.

Pour vous dire à quel point cela a été un tsunami intellectuel pour moi ; autant que je me souvienne, jamais je n’ai cherché à savoir si un noir avait inventé quoique ce soit. Jamais.
28 ans à me chercher désespérément dans les yeux de mes congénères et la seule question qui méritait d’être posée n’a jamais effleurée mon esprit. Jamais.
Comme je m'en veux de ma crasse ignominie. J'avais inconsciemment intériorisé l'infériorité créatrice de mes frères. Je ne l'ai jamais envisagé parce qu'elle n'était pas envisageable.
Putain ! Pendant toute ma vie, je me suis battu sur le terrain choisi par mes ennemis, avec les armes choisies par mes ennemis et sur des problématiques levées par mes ennemis. C'était foutu d'avance. Ils m'ont enfermé dans leur histoire.

En fait, je me rends compte que j'ai toujours pensé en inférieur. Pour montrer à l'autre que j'existe, j'ai réagi. Il a fallu attirer l'attention des autres pour susciter son intérêt, susciter son acceptation de ma personne. La preuve se trouve d'ailleurs en face de moi. Tous ces bouquins sur des figures historiques occidentales et le recul de mes connaissances africaines.
J'étais un noir qui voulait discuter avec des blancs pour être considéré par eux comme égal. C'était foutu. Je devais faire la preuve de notre égalité intellectuelle. Arguer, réagir, argumenter, justifier, conter, informer, chercher, prouver... Et le blanc, dans sa supériorité affirmée m'adouberait dans son cercle d'humanité.

J'avais besoin de me battre sur tous les sujets car je me devais de leur prouver, par mon exemple en tout cas, qu'un noir, ça réfléchit. Comme je me suis fait mal. J’en serais arrivé à envisager l’éventualité du déterminisme génétique. Les noirs seraient des êtres moins intelligents, par nature. Oui, je l’avoue. j'y ai parfois pensé sans trop m'y attarder. Par dignité pour les miens. Par respect pour ma personne.

Un jaune peut toujours se réfugier sur Confucius, Sun Tzu, la poudre, la découverte de l'Amérique, la poterie et j'en passe pour accepter la colonisation japonaise et occidentale.
Un blanc peut se branler sur tous ces chercheurs, inventeurs, philosophes, stratèges dans tous ces domaines qui fondent notre civilisation pour accepter son passé de serfs.
Et moi ? Sur quoi j'aurais pu m'appuyer pour faire passer ma frustration, ma honte, mon affliction d'avoir eu des meubles pour ancêtres, pendant 400 ans ? Le foot ? Le jazz ? Lucie ? Marie N'diaye ?

Il y'a quelques années, en Afrique, je me rappelle de cette théorie très controversée d'ailleurs en Europe, qui veut que les pharaons égyptiens aient été noirs. Que des esclaves égyptiens aient été noirs n'a jamais semblé intéresser qui que ce soit, même pas moi. J'ai découvert depuis peu que Cheikh Anta Diop en était l'auteur.
Nous étions fiers de découvrir que nous aussi, noirs, avions pu ériger l'une des bases majeurs de l'arithmétique, de l'architecture, de la géométrie et de la civilisation. Des pharaons noirs. Je me souviens. Nous en étions.

Et puis, elle a été contestée par des égyptologues qui l'ont décrédibilisés. Aujourd'hui d'ailleurs, qui sait où en sont les débats scientifiques ? Je ne me suis pas posé de questions. J'ai accepté. C'était tellement évident.
j'ai ravalé ma fierté et j'ai accepté que ma seule contribution à notre civilisation était Lucie; l'Afrique, le berceau de l'humanité. Cette phrase connotée de suffisances, de condescendance, de mépris, de reproches, de moqueries, de vilénie.
Quelles ont été longues et pénibles ces heures de cours de géopolitique, de cours sur la régionalisation du monde, sur l'histoire des peuples ! Quand est-ce que le noir va-t-il entrer dans l'histoire ?

Bien sûr, au Cameroun, j'ai acquis des connaissances historiques sur l'Afrique et ses royaumes légendaires, Tombouctou, l'empire Songhay, Mali, le Fouta Djalon... Je me suis longtemps consolé avec la résistance courageuse de rares tribus camerounaises; des bamiléké, et autres lamidé.
Je connaissais d'ailleurs des noms de grands rois ayant résisté avec leurs peuples aux troupes allemandes, anglaises, françaises. Je m'enorgueillissais aussi des exploits du sultan Njoya. Trop frugaux. J'avais besoin de m'enflammer sur les miens pour accepter leur servitude. Croire qu'ils s'étaient battus et avaient perdu pour des raisons technologiques.
Ils s'étaient peu battus et avaient beaucoup perdu. Simplement. Ils n'avaient pas eu besoin de combattre l'ignominie de l'esclavage puisqu'ils la pratiquaient déjà assidûment. En réalité, peu de chefs ont vraiment résisté aux colons car l'esclavage était un trafic ancestral qui n'avait pas attendu le blanc pour s'épanouir. Vendre des esclaves à d'autres tribus, des arabes ou des blancs ne faisait aucune différence. Fallait vendre. Ils l'ont fait.

Ma négritude digérée, il ne me restait plus qu'à justifier mon absence de l'aire scientifique, de la découverte, de la création.

Bien évidemment, je savais qu’il y’ avait un péquin qui avait mis au point les feux de circulation. Mais putain, des feux de circulation ! Pas d'avion, ni de fusée, des feux de circulation !
Cela semble tellement évident et simple, n'est-ce pas ?

Jamais un professeur ne m'a dit qu'un noir avait inventé quoique ce soit. J'ai toujours dû me faire tout petit lors des cours d'histoire en Europe et je n'étais pas seul, croyez-moi. Ce sentiment d'être un parasite sur cette planète. Un black, comme elles disent, ces suceuses du tertiaire, fières de s’amouracher avec des négros ayant le même cerveau qu’elles. Le chaînon manquant. Je n'étais qu'un négro. Un singe. Un cannibale. Un meuble. Un serf. Un idiot. Un tirailleur. Un monstre. Un fainéant. Un sauvageon. Un black. Un violeur. Un islamo-bamboula. Un nègre.

Aujourd’hui, je veux accepter d'être tout cela car je sais que* :
J'ai été le singe Garrett Augustus Morgan, cet autodidacte, père des feux tricolores et du masque à gaz.
J'ai été le cannibale Charles Richard Drew, le père de la transfusion sanguine.
J'ai été le meuble Lewis H. Latimer qui a inventé la première ampoule à incandescence avec filament de carbone.
J'ai été le serf Andrew J. Beard, créateur du moteur à combustion.
J'ai été l'idiot W. A. Lavalette, qui mit au point la rotative de presse.
J'ai été le tirailleur John V. Smith ,le créateur des freins de voiture.
J'ai été le monstre John Stenard, qui inventa le réfrigérateur pour le plus grand bien de Courjaud.
Je suis le fainéant Grandville T. Woods, qui accoucha du système d'électrification des voies ferrées, l'antenne parabolique, l'interrupteur électrique, la couveuse artificielle, le frein automatique à air comprimé,....
Je suis le sauvageon Raoul-Georges Nicolo, l'initiateur du bloc de commutation pour la télévision à multicanal.
Je suis le black William B. Purvis, qui a mis au point le stylo plume à réservoir.
Je suis le violeur John Albert Burr, qui a fabriqué la première tondeuse à gazon.
Je suis l'islamo-bamboula Robert P. Scott, qui a inventé la moissonneuse-batteuse.
Je suis le nègre George Washington Carver, entre autres découvreur du shampoing, du savon et de l'encre, de la peinture et de colorants.

http://www.invention-europe.com/Article586.

L'inventivité des Noirs aux Amériques ne s'est jamais démentie à tel point qu'en 1858, un Avocat général des Etats-Unis, Jeremiah S. Black fera passer une loi contre le dépôt de brevets d'invention par les esclaves, vu qu'un brevet américain était un contrat entre le gouvernement des Etats-Unis et l'inventeur. Un esclave n'étant pas considéré comme citoyen américain, il ne pouvait donc, selon la loi votée par M. Black ( le mal nommé ) signer un contrat avec le gouvernement américain ni céder son invention à son maître. Cela donne donc à penser qu'un certain nombre d'inventions faites par des Africains-Américains étaient souvent reconnues à leurs maîtres esclavagistes. Par Ibrahima Mbodj

Je suis ton aiguillage de trains, tes lentilles, ton tampon, ta torpille, ta guitare, ton sèche-linge, tes toilettes, ton piano, ton pacemaker, ton test de dépistage de la syphilis, ta conservation du sang, ton dirigeable, ta table de repassage, ton thermostat, ton extincteur de feu... Je suis tout cela et bien d'autres choses encore. Je suis un nègre.

Après moults combats, nous en étions arrivés à ne plus regarder nos pieds mais leurs lèvres. Maintenant, je peux sourire à leur vision.

Emmanuel Kant , grandissime et célébrissime philosophe allemand, des Lumières, bien sûr :
La nature n’a doté le nègre d’Afrique d’aucun sentiment qui ne s’élève au-dessus de la niaiserie.

Merci Thuram

Magson de Pazou

  • infos trouvées sur http://www.shenoc.com

lundi, janvier 18 2010

Cité U, samedi soir, c'est nous (slam)



Soir ce en France, ça disserte, c'est Gray's anatomy
ça dissèque, sur le billard, c'est Dray à l'agonie,
Je hais à la folie, c'est le discours
Maudits secours qui l'ont abandonné
Sous l'ambulance comme Dieudonné

Dans mon plumard, ça se bouscule
Des potes pètent sur mon Chesterfield
Peau de pêche,
En se prenant pour Michel Field,
ça discute
A barrettes rompues
Sous les effluves d'alcool et de shit

Plus que Morphée qui exulte
Un chien ausculte les vomis, les groggies,
Lape la despé aux Froosties
De cette momie qui sourit quand je l'insulte

C'est comique comme cène
On dirait un spectacle de Robert Hossein
Nous sommes plus de douze dans la pièce
Et sur la scène,
Il y' a cette photo qui m'obsède
Cette bombe qui m'observe,
J'ai trois grammes dans les veines,
Trois doigts dans ses lèvres
Renoi,... Je fais des études

Elle joue de la lyre
Il faut que je la tire,
Pas besoin de casser ma tire-lire
Pour une fois que ça ne me coûte qu'un doigt

Allons, t'es stone bébé,
Je te ramène chez toi
Ici c'est stonehedge,
N'y' a plus rien à voir

Sur ce, direction, l'ascenseur
Je croise des talibans sous le bâtiment
J'esquisse un sourire enchanteur,
Avant que leur regard me foudroie
Adieu la censure, c'est Gran Turismo,
Je suis de sortie,
Comme Schwarzy, tout droit
C'est la voie que j'ai choisie
La meuf est toute cramoisie
Après la rocade, le périph,
Je bombarde, c'est un joli périple qui s'annonce

Accélère, je double, triple
Cinquième, je suis dans mon élément
Ces connards de chauffards sont si véhéments
Dur d'être une flèche quand le cerveau est lent
Je lui laisse croire que pour elle,
Je pourrais toucher les étoiles avec un cerf-volant
Elle m'écoute en me caressant les burnes
Sur l'autoroute A12,
Je me prends pour Jason Bourne

Sortez les corbillards, y'a des morts qui passent
Y'a des pauvres qui pillavent
Sur le boulevard, y'a Bouvard qui piaille
Et cette pute qui piaffe
Il y'a Edith Piaf
Qui se prélasse dans son tacot
Comment peut-on se vanter au volant d'une Saxo ?

Putain, quel feu d'artifices !
Sur ma droite, c'est le délire
Ils sont si nuls, je suis si jeune,
Têtes à queue dans le rétro, ça freine
Bouvard est à la peine
Edith à la traîne
Sur la rampe, on dirait Quivrin
Et au loin, j'entends les sirènes
Des voitures-balais
Ou des paniers à salade,
Peu importe, je m'arrache
Il y' a trop de chèvres qui se baladent
Ils s'en contenteront
Car j'ai une femme qui s'attache à mon pantalon
C'est l'escalade

Soir ce, ça défouraille
Négro, je suis de sortie
Dans la caisse, on s'encanaille
J'ai la bite dans les orties
Mon Levi's étouffe mon pénis
Il faut que je me détende
Je coupe ma respiration comme pour un amorti
C'est bientôt la descente
Juste après la station-service
Selon TomTom,
Nous sommes arrivés sains et saufs
Comme d'hab, plus de condoms
La catastrophe sera pour demain
Soir ce, on est jeune et philosophe

lundi, janvier 11 2010

La burqa, combien de divisions ?

[Prélude

http://www.youtube.com/watch?v=GZSbIwE_BKM&feature=related]



Depuis peu, la scène française adore la paléontologie. Profondément. Dans les rues de Paris, aux abords des maisons de disques, de jeunes cadres se baladent avec des grattoirs, des massettes, des burins, pour déloger des interstices du temps, des sédiments trop vite enfouis par les générations passées.

Ils réussissent très bien d'ailleurs dans leur entreprise de déterrement. Le terreau est fertile depuis le Staurikosaurus Polnareffus, et le Pachycephalosaurus Antonius. Les vestiges du Supersaurus Lenormanus sont envisageables pour l'été prochain.
A ce rythme, les cimetières vont se transformer en excavations et chantiers de fouilles archéologiques. J'en veux pour preuve le dernier fossile exhumé à Evry ; le Megalosaurus Dutroncus, une sorte de lézard aux yeux globuleux, séchant en Corse et disparu au siècle dernier, piteusement, de l'univers de la création.

Une redécouverte qui réjouira les ménagères dont la nostalgie légendaire confine au masochisme. Les experts du jurassique sont très recherchés ces temps ci, les maisons de disques n'ayant plus assez d'oseilles pour produire des tubes pour les gominés de Baltard. Ils vont tous devenir archéologues dans le business pour continuer de becter.

Archéologues, chirurgiens et lunetiers. Dans cette société si prompte à réclamer la transparence, j'en connais qui préfèreraient pourrir tranquilles dans leurs tombeaux haussmanniens plutôt que de revivre le spectacle de leur décrépitude physique. Les ravalements ne sont pas toujours des réussites. Il faudra par conséquent masquer les ravages du temps. Le look a déjà évolué. Les lunettes sont devenues aussi des couvre-fronts. Lunettes pour yeux et front. Double emploi, triple tarif.
Les suceuses du seizième possèdent des grandes lunettes pour masquer leurs visages botoxés, leurs yeux de lémure et leur petit cerveau. Dior et associés leur fourguent des masques de ski pour protéger leur simili jeunesse recouvrée. Elles rayonnent.

Femme, consommes ! Ne manque plus qu'à nos designers trendy, d'inventer pour celles qui ont des culs rouges de guenons pleines à la place de la bouche, un masque à lèvres. Vous savez, ces femmes qui ont décidé d'afficher leurs grandes lèvres au public puisque intime est désormais un mot désuet.
Je me rappelle entre autres de cette bouche qui pérorait sur la psychiatrie et Dieudonné au tribunal cathodique de Paul Amar et je mesure à quel point les femmes se sont émancipées.

Tiens, ils devraient créer des masques à gaz sexy, ludiques, roses de préférence pour protéger complètement le visage de ces dames si ouvertes, si modernes, en adéquation avec leur temps ? Entre les botoxées, les scalpées du nez, de la bouche, des pommettes, du menton, des sourcils, la demande est véritablement importante et fortunée. Il y'a de la caillasse à ramasser.

A mon avis, investissez dans les masques. Quand ils seront tous revenus de leur croisade héroïque sur la burqa. Et cela ne saurait tarder.
Je suis convaincu de l'imminence en Occident de burqa pour ces femmes victimes de l'air du temps. Elles sauront s'imposer un masque pour se protéger et nous protéger des horreurs de leurs vicissitudes. Comme Michael.
La difficulté sera de trouver un nom un peu plus fashion pour européaniser cet accoutrement et le différencier de cette burqa que vous avez en horreur. J'ai vu qu'il y'avait déjà une styliste hollandaise qui avait lancé sa ligne de niqab fashion. Une autre a créé le burkini. Une exposition a été organisée il y'a 3 ans au Pays-Bas sur le voile, je crois. Nous attendrons tous l'exposition branchée sur le terme : la burqa et l'Occident pour 2012.

Des femmes décident pour des raisons philosophiques, religieuses, subversives, culturelles, de revêtir un masque pour se protéger de la consommation, du désir effréné et de la nullité de l'époque. Elles sont 200. 350. 2000. ... 10000, 100000... Peu importe. Peu m'importe.

Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire.
Voltaire

Belle citation rabâchée à chaque fois qu'il y'a une tempête dans un canard. Oubliée lorsque le besoin s'en fait réellement sentir. La propagande s'est mise en place comme d'habitude et à annihiler la réflexion, comme d'habitude.
Vous rappelez-vous des débats en 2005 sur la constitution européenne ? Des débats, quelle euphémisme ! Des sermons. Des imprécations. Du gavage intellectuel. De la perfide propagande. Bernays n'aurait pas fait mieux.
Vous rappelez-vous du massacre médiatique de Kassovitz sur le 11 septembre ?

Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire.

Je peux comprendre que l'on ne soit pas d'accord avec la burqa. Les musulmans le comprennent d'ailleurs très bien. Je m'en fous de la burqa en réalité. Comme la plupart des français.
C'est la deuxième partie de la citation qui échappe à tous ces militants anti-burqa, politiques, associations féministes, femmes et femmelettes lyophilisées en Mai 1968...

Vous êtes vous battus pour que ces femmes aient le droit de le dire ?

Les donneurs de leçons se sont élevés dans la mêlée pour nous haranguer avec leurs arguments nébuleux et inconsistants ;
- L'avilissement de la femme (Je crois que nous n'avons pas vraiment les mêmes valeurs et surtout le même regard sur l'asservissement et la condition de la femme),

- La tradition occidentale ( la subversion, vous connaissez ? La liberté de conscience, de croyances, de cultes, toutes ces belles paroles qui ornent vos bibliothèques, vous connaissez ?),

- La menace islamiste (Je résume pour les péquins de base ; dans les caves des banlieues, il y'a des mollahs intégristes nés à La Courneuve, d'une virulence extrême, ne parlant pas français, qui commande à 200 nunuches manipulées bien sûr, non 350 gourdes indigènes, soyons larges, 2000 pouffiasses sans cervelle qui s'abrutissent bien évidemment de Star Academy, Marc Levy et Tokio Hotel depuis leur adolescence, de mettre cette tenue qui les abaisse, les avilit afin de tester la république et ses 64 millions de français. Si le test réussit, ils fomenteront une blitzrieg foudroyante constituée de la combinaison de chars d'assaut, de jeunes talibans de banlieues très barbus, et de l'aviation, des femmes en burqa hargneuses et sans personnalité. Pour une stratégie de pénétration, elle est vachement élaborée en effet !),

- L'insécurité publique (c'est bien connu qu'une musulmane, donc une personne censée être vertueuse, est un délinquant en puissance. Vous avez vu les statistiques de vols et de délinquance des femmes en burqa ? Elles sont au top dans les commissariats),

- La cohésion sociale (les hôpitaux et autres lieux publics sont débordés par les 200, non 350, mieux, 2000 femmes en burqa qui ne se découvrent pas pour leurs formalités administratives en France. Elles sont tellement bêtes qu'elles refusent de montrer leurs visages quand elles tendent leurs cartes d'identité lors des contrôles de police et des gardes à vue où elles réussissent à rentrer dans la cellule encagoulées. Et selon les lois françaises, vous êtes obligés d'être gentils avec les autres passants dans la rue, leur sourire, leur dire bonjour et être sympa avec les vieux et les handicapés. Bien sûr !).

Il existe un argument stupide qu'ils nous sortent toujours : pourquoi on n'accepte pas alors la nudité en public ?
Parce qu'il s’agit d’un état qui expose la société notamment les mineurs, à un préjudice (tort, nuisance, mal). Crétins !
La burqa vous crée quel tort, quel mal, quelle nuisance ? Et si c'est le cas, alors je trouve cela dégueulasse de voir deux moches s'embrasser en public. On légifère ?

L'argumentation laisse à désirer. Vraiment ! Comment les entendre quand le discours des Sihem Habchi, Fadela Amara, Jacques Myard, féministes et compagnie, et autres féministes de circonstances, est si creux ? Putain, élevez le niveau !
Qui a vu la prestation d'Elisabeth Badinter devant la commission contre la burqa, peut véritablement s'interroger sur la signification du mot philosophe.
De voir toutes ces féministes vociférer avec les politiques, ces hommes très incisifs et véhéments envers les faibles, comme d'habitude, me fait réellement marrer. Toujours baisées et fières de l'être.
Ce sont des hommes qui décident pour ces féministes, si fortes, si indépendantes et maîtresses d'elles-mêmes, de comment se vêtir en public pour une femme.
Elles savent bien évidemment ce qui est bien pour toutes les femmes. Une femme doit être féministe, pute, vendue au marché et à la vanité.

Et si Marie ne veut pas être l'égale de son mari parce que c'est son choix, vous ferez quoi d'elle ? Vous lui dénierez sa féminité ?

Si Christine ne veut pas se battre pour des causes de bourgeoises mal baisées, vous lui imposerez la pilule ?

Si Edith ne veut pas coucher avant de s'être mariée, vous faites quoi ?

Lorsque Raïssa décide de se prémunir du consumérisme triomphant qui la chosifie, vous faites une loi. Toujours baisées et fières de l'être.

Dans votre optique sinueuse de respect de la femme, pourquoi des noirs n'œuvreraient-ils pas pour une loi anti - Michael Jackson; contre tout noir qui se prend pour un blanc ?

Ils le répètent partout que la burqa n'est pas une prescription religieuse. Soit. C'est donc une décision individuelle pour une femme de porter le vêtement qui lui plait. Comme pour tout autre vêtement.
Au nom de quoi donc lui déniez-vous le droit de se vêtir à sa convenance?
Et quand bien même ce serait un vêtement religieux, au nom de quoi vous lui renierez le droit de ne pas se vêtir à sa convenance ?

Je suis fier du tour que la communauté musulmane leur a joué. Vous voulez faire une loi contre la burqa ? Faites ! On n'en a rien à branler ! Les minarets en France, rien à branler ! Le voile à l'école, rien à branler !
Sacré voile ! Ils se félicitent d'avoir solutionner ce problème par une loi. On applaudit. Vraiment. Quelle performance ! Tu m'étonnes qu'il n'ait plus de voile dans les écoles puisqu'il n'y 'en a quasiment jamais eu !
A part les deux sœurs Levy converties d'Aubervilliers, connaissiez-vous d'autres candides bêtasses persécutées de l'islamisme fondamentaliste intégriste fanatique à l'école républicaine laïque de Jules Ferry ?

Ils s'attendaient à une opposition frontale, dure et passionnelle, personne ne s'est présentée sur le champ de bataille !
Pris à leur propre jeu, ils en sont réduits maintenant à faire des résolutions, gesticuler, tergiverser, pour finalement nous pondre quoi ?

Le rapport préconise le vote d'une loi interdisant la burqa dans l'ensemble des services et des transports publics, ainsi qu'à la sortie des écoles.

Après 6 mois de tintamarre, de crasse propagande, de pleurnicheries victimaires ! Rien à branler !
Certains nonistes attendent déjà le prochain scandale pour se refaire. Comme d'habitude. Faites gaffe, les barbus car ils pourraient voir en vos poils : le symbole de l'oppression sur les femmes par ceux qui luttent contre la mixité.

Votre maternalisme exubérant préfigure de la société sans aspérités que vous nous promettez.
Il est de notre devoir à tous de nous prémunir de ces personnes qui veulent faire notre bien, à notre place et sans notre consentement. Cela vous rappelle quelque chose ?
Vous avez le droit d'être différent. Il faudrait qu'on pense tous pareil, mange tous pareil, crève tous pareil.

Ils veulent tous savoir ce qu'être français. Non pas vraiment. Comment être un français. Mieux. Un bon français. D'ici peu, certains vous proposeront une francité à points.

Etre français, c'est avoir une carte nationale d'identité française. Pour le reste, vous l'habillez comme vous le voulez. Je m'amuse toujours de tous ces faiseurs de bons français, pourfendeurs zélés de l'immigration de masse, qui célèbrent l'assimilation réussie de leurs grand-parents.
Ils oublient juste de nous rappeler, ces exaltés de l'intégration mimétique, que leurs ancêtres sont devenus français d'abord par nécessité. Comme tous les immigrés. A part les bourgeois, personne ne quitte son pays pour le plaisir ou la volonté d'en aimer un autre.
L'immigration espagnole fuyait Franco, l'immigration italienne le chômage et Mussolini. Les yougoslaves, Tito, les pieds-noirs, l'Algérie ...
C'est fastoche aujourd'hui de se présenter comme le fruit d'une volonté affirmée d'être français. Pour l'assimilation, je n'insisterais pas : ouvrez vos livres d'histoire.

J'espérais un peu de courage de la part de nos élues politiques. Rien ! Elles n'ont pas moufté. Elles ont réagi, pour celles qui ont pu réagir, en politiques. Elles ont suivi la meute. Finalement, ce qu'il y' a de rassurant avec les femmes de pouvoir, c'est qu'elles aussi se mettent à genou pour sucer. D'ailleurs, certaines sont affublées de surnoms guerriers; la dame de fer, la femme d'acier, la dure-à-cuir et j'en passe. Elles n'en demeurent pas moins pliables. Et démontables.
La mésaventure d'une Susanne Klatten, la femme la plus riche d'Allemagne étant la preuve ultime que toutes ces frigides du gouvernail mouillent. A force de les voir statufiées dans leur rigidité, ce masque uniformisant qui les rend si homme, j'avais fini par croire qu'elles étaient vierges voire asexuées. Pures.

Aucune raison de m'intéresser à elles. Je m'intéressais à leurs actes. Respectant naturellement le contrat moral signé entre les gouvernants et les citoyens ; ne pas voir la personne derrière la fonction. Enfin, le moins possible.
Grâce à la polémique sur la burqa, cela m'est apparu comme une évidence. Ils sont prêts à faire une loi pour que des femmes contraintes affichent, de force, leurs visages dans la rue. Ces femmes voilées par leur environnement machiste, religieux, répressif et arriéré. Des hommes, très civilisés, ont décidé dans leur très grande connaissance de l'autre, la femme, de les éduquer en les extirpant de leurs carcans primitifs et de leurs croyances animistes.
Ces femmes politiques sont aussi opprimées dans leurs partis. Et si on ôtait leurs burqa pour révéler leurs personnalités au public ?

A bas la burqa ! A bas le masque qui protège ces jeunes musulmanes si influençables, du giron du consumérisme ravageur de la société.

A bas la burqa ! Cette incarnation de la domination masculine, promue par des hommes, saluée par des hommes, condamnée par des hommes.

Comme il est capital en ces temps de crises de s'intéresser aux fossiles, aux étoffes, au bien-être des femmes pour donner l'illusion de résister, de décider.
Certains soirs aussi, mes convictions restent chevillées à ma bite. Alors, je regarde les femmes et je suis très durement contre la burqa. En général, c'est le premier samedi du mois. Après seulement, je recouvre ma passion avec les draps de la raison et je m'endors.

Vous souhaitez résister à l'islamisation de la France et conserver vos racines judéo-chrétiennes ? Allez à l'église !

Epilogue. Je suis content d'avoir renoncé à faire sauter ma digue morale. Résister à ce déferlement de transparence, d'exposition. Accepter le refus de se dévoiler de l'autre. Accepter la liberté de l'autre de ne pas penser comme moi. C'était cela l'idée que j'avais de la liberté, de Voltaire, de la France. Ce pays longtemps exceptionnel qui redevient un pays si ...ordinaire.
J'ai aussi rangé mon burin, ma massette et mon grattoir sous mon lit dans l'attente de meilleurs lendemains. De meilleurs sujets. D'une meilleure époque.

Mesdames, je me félicite de ne pas vouloir savoir avec qui vous couchez, combien de bites vous avez sucées, où vous avez été dépucelées, qui vous a enculées,...
Ctrl+X, je préfère que vous gardiez vos burqa d'hommes politiques. Je tiens à avoir encore un peu de respect pour vous.

Magson de Pazou

jeudi, janvier 7 2010

Négrotrip (slam)



A chaque strophe, j'étoffe
Mon style comme Strauss,
File mon époque
Pour mieux enfiler le monde
501 raisons d'être une légende,
Aucune de finir sur une étiquette de Lee,
Béni soit Levi
Ce ponte qui est au denim
Ce qu' Alexandre
Est à la stratégie
Une référence,

Je veux l'être par mes écrits
Je veux naître dans les vers
Et mes cris, des pont-levis
Entre ton ghetto et les hommes
Entre mes négros et leurs nervis
Mes douves jonchées de décombres,
D'ennemis beaucoup trop médiocres
Je suis mal desservi par mon époque,
Les sophistes et leurs apôtres

A l'opprobre, déjà, j'ai survécu
A douze piges, la pisse sur le froc
Ma dignité à l'ombre,
J'ai séché mon lit au soleil
Sur des BD de Marvel,
Les abeilles ont savouré mes urines
J'ai pris goût au miel
Depuis, la gelée est toxique pour la ruche

Dans la rue, ça parle de Delarue, de la ville
Des ennuis du P'tit, à Plus belle la vie
ça marine sur l'actu à l'envi
Les grosses fondent sur les laitues
Les moches sur les lentilles
A mon avis,... Tout ça se paie à l'anus
Elles n'auront plus besoin de pq
Car les sans-papiers retournent en Afrique
Les putes vendent leurs Trafic
Aux Ch'ti qui vendent des frites aux p'tits
Qui se pendent sur mes écrits

Ma rime pue, frérot
Marines dessus
Car depuis peu, je m'ennuie
Du pécule, il m'en faut
Car ma tubercule n'enfle plus
Elle effraie tout au plus les femmes à lunettes,
Brisent les allumettes, enflamment les billets
Froissent les cœurs et avalent leurs sucettes
Si je devais tuer toutes celles
Qui m'ont envoyées paître
Je serais prêtre
Ou éleveur de pucelles

Il ne suffit pas de mettre des ailerons
Sur ta Logan pour être un requin
Devant un mannequin, les mecs paradent,
Calvities au vent, se croient princes dans des harlequin
Divaguent comme des mongoliens sous heineken
Et s'étonnent de ne jamais caine
Devenus hommes à hommes
Au lieu d'être durs dans la femme
Ils se shootent aux Marc Levy
Pour déclarer leurs flammes

Négro,
Je me contenterais d'un Pilot
Pour expier mes colères
Faire rimer l'abject avec l’affect
A chaque vers, ça vibre

Tu accroches à mes stimuli
Le premier coup plait tant quand tu niques
C'est l'effet que procure mon verbe quand tu me lis
Mes couplets sont uniques
Contrairement à la vie,
Cette tunique qui va si bien aux eunuques
Mes textes ne font pas de victimes,
Ce sont les juges

Et les couturiers,
Négro, je suis ordurier
Traîne mon mal-être derrière vous
A évaluer vos merdes comme un usurier
J'annonce les tracas,
Vous avez le droit de m'injurier

Certains vivent d'ailleurs pencher
A force de laver mes pataugas
Avec leurs baves
Je patauge dans la merde
Comme en quatorze dans les tranchées
Les poilus ont survécu et se plaisent en dames
Les femmes parlent aux femmes et les hommes s'en parlent
A St-Trop, rases ta moustache si tu veux faire gendarme

Je raserais volontiers les cheveux gominés
De Drogba s'il se prenait la tête à cogiter
Frérot,
L'heure est au combat, à la sédition
Dans les palais, ça sent la reddition
Les benêts se battent à coups de pétition
Et les politiques prennent des cours de répétition
Pour parler en public

Petit,
Joues avec ta queue
Et laisses moi jouer avec les mots
A chaque missive de mes détracteurs,
J'opère une mission homo
Ils épongent leurs pertes jaunâtres
Sur des feuilles blanches qu'ils appellent Roman,

Ma vie est en vente dans toutes les mauvaises librairies
Depuis que les bonnes exposent des merdes,
J'ai changé de latrines
Gad El Maleh rit des blagues de ses spectateurs
Les critiques en extase encensent sa plume

C'est dur d'être un turbo comme Nabe
Quand on a des fuites dans le cerveau,
Ranges ton Opinel, connard
Tu es sur le silo de mon missile Chahab
Celui où j'ai gravé Je t'encule en persan

Nous sommes perdus
Dans cette réalité contrariée
Comme Vic McKay, je suis
Marié au vice par la vertu
Et tu peux facilement parier
Sur l'issue de mes problèmes
Les hommes me tressent des couronnes de chrysanthèmes
Leurs bêtises infinies me poussant
A ne jamais faire l'économie de poèmes
C'est ainsi. C'est mon négrotrip, poussin
Laves ton slip et prends-en de la graine.

vendredi, janvier 1 2010

Survivre à la garde à vue

[Prélude

http://www.youtube.com/watch?v=E-1VUm1mwFk]



1. N'essayez pas d'être naturel, vous n'y arriverez pas.
Alors, enfermez votre esprit dans des images personnelles et laissez filer.

2. Dites que vous n'avez rien à déclarer et demandez toujours un avocat et un médecin.
C'est la loi. N'ayez pas peur de l'exiger en précisant dès le début que vous avez des problèmes cardiaques. Normalement, la seule cause de mort naturelle dans un commissariat est la crise cardiaque. Un stress trop important peut causer des infarctus. Donc, si vous avez des problèmes cardiaques, signalez-le. Si vous n'en avez pas, signalez-le quand même. On a vu des jeunes arabes mourir de crise cardiaque au contact des flics. Le stress sans doute !

3. Préparez-vous mentalement à essuyer des injures, des paroles blessantes ; sur vous, votre intelligence, votre sexualité, votre race, voire des coups.
Dites-vous que c'est votre pisseuse qui fait sa crise d'adolescence et laissez couler.

4. Faites des réponses courtes, claires et rationnelles.
A moins d'être très aguerri, il est impossible de ne pas répondre aux questions. Évitez les Je crois que, Je pense que, J'imagine que, On m'a dit que...
A la remarque très commune : les coupables disent toujours qu'ils sont innocents. Répondez-leur par : Et les innocents ?
Si vous ne savez pas, vous ne savez pas. C'est aux flics de rechercher la vérité, pas à vous. Toute suggestion de votre part vous enfonce.

5. Fonctionnez comme un mongolien; répétez les mêmes réponses indéfiniment sans vous énerver.
C'est un jeu. Essayez de compter le nombre de fois que reviennent les mêmes questions, cela focalisera votre esprit sur un autre sujet.

6. Soyez courtois, sournois et réfléchi, cela ne fait pas de vous un coupable.
La tendresse est à proscrire définitivement. De toute façon, que vous parliez ou pas, vous êtes suspect. Alors, autant réserver son énergie pour le juge.

7. Si l'on vous frappe ou si vous vous estimez en danger physiquement, chiez sur vous !
N'ayez pas honte de le faire, c'est original et très efficace. Cela va incommoder tout le monde et perturber vos interrogateurs. Soit ils vous renvoient dans votre geôle, soit ils vous aident à vous nettoyer. Dans les deux cas, vous gagnez du temps. Lorsque vous êtes en présence de votre avocat, racontez tout ce que vous avez subi et n'hésitez pas à porter plainte. Dans la plupart des cas, ce sera classé mais vous aurez au moins le plaisir d'avoir osé.

8. Refusez de manger ou de boire.
Vous pouvez survivre à 48 heures de garde à vue sans vous sustenter. Ce que vous ingurgitez, vous le restituerez tôt ou tard. Au moment venu, cela devient un moyen de pression très efficace. Considérez la garde à vue comme un rite initiatique.

9. S'ils prolongent la garde à vue, c'est bon signe, ils n'ont rien.
Remettez le chronomètre à zéro et ne vous plaignez pas.

10. Laissez les flics parler, ils adorent cela.

11. A chaque occasion donnée, dormez ! Le sommeil est réparateur.

12. Ne désamorcez jamais les conflits avec les flics, ce n'est pas dans votre intérêt.
Ils le feront à votre place. Ils ont besoin de vous parler.

13. Dites-vous que le seul qui peut vous sortir de cet enfer, ce n'est ni votre avocat, ni l'interrogateur, ni le bon sens, ni Dieu. C'est le juge.

14. Relisez systématiquement les procès-verbaux.
Si vous n'êtes pas d'accord avec les retranscriptions, ne signez pas. Profitez-en pour corriger les fautes, cela vous remettra du baume au cœur.

15. Si vous faites exactement le contraire de tout ce que je vous ai dit, cela n'est pas si grave, puisque vous êtes innocent.


Magson de Pazou

jeudi, décembre 31 2009

La dernière fournée 2009 (Slam)



J'arrive en loussdé
Avec un discours boosté de ires
Mes négros exultent
Sur le parcours,
Courent mes parts et mes dettes
Des benêts friands de comptines,
Des idiots utiles

Benis de voir crever des afghans à la chasse,
A la cour de l'Élysée, paradent
Des lévriers au collier Hermès qui badinent
Sur ces jeux d'adultes,

Et à chaque tour,
Le Medef garde le benef
Le PS se prend la tête sur Montebourg
Lepen reprend sa mise, le peuple cantine,

Sur des sujets de dupes
Ils rêvent d’ôter leurs burqas
Au Ku klux klan des ZEP en jupes
Les doigts mouillés sur la couture
Du slip sloggy de Noah

Renoi, brûle ton jean Slim
T'es cramé, et si je te dis :
Front, sang, rouge
Je ne parle pas de ton acné,
Crétin, mais de l'armée rouge
Etre inculte est un délit - Crétin -

Renoi, remets tes baskets, et court
Si tu entends Foule
C’est Morano qui vise ta casquette
Si tu entends Pull
C'est Hortefeux qui presse la gâchette

Les négros visitent Paris en péniches
Peluches roses sous le coude
Grâce au Stade français, ils assument
Et se font promener par leurs caniches
Fiers de servir de godemichés
A des michetons qui se retournent pour se moucher

Les agneaux bêlent nettement à chaque crochet
Les faux rebelles sont bêtement égorgés
Par Soral le boucher,
Ses essais sont des esses, ses textes blessent
La ménagère, écorchée
Depuis, les marchands de camelot sont fauchés
Et nous vendent le moral les yeux pochés

Besancenot serait le nouveau Lancelot
Camarades, rendez-lui son vélo
Qu’il aille jouer aux billes à Neuilly avec Bachelot

Petit, l’heure est grave,
Je te le dis entre 3 yeux
Vu que tu as laissé le mauvais
Sur le judas du PS
Ouvres l’œil, le bon

Car si tu meurs à 33 ans
Empoisonné comme Alexandre
C’est par le cancer, le palu ou l’amiante,
La grippe A ne fera pas de toi une légende

Et si tu croises un pédophile dans la rue,
C'est Font l’ex de Charlie, qui a Val dans l'anus
Depuis qu'il a démis de l’hebdo, LeFred
Pour ne pas retourner à la Pizza du Marais

Tu percutes ?

Je ne cause pas, je vomis
Dans mon cahier Clairefontaine des rimes abjectes
Quand mon cervelet jute, les microbes s’infectent
Le Hezbollah sourit
Et mes ennemis m’enlacent de barbelées dans le but
De retenir ma bile comme à Bloemfontein

Denis, ça fait longtemps qu'on tracte
Sur les fesses de ta meuf
Si tu la baisais en levrette,
Tu prendrais acte,
De son anus ébaubi
Et de ses marques de rougeur
Des stigmates de son agonie
Et non des tâches de rousseur
Que mes négros laissent quand ça bascule en ton Saint.
Les émeutes sont des tocsins.

J'ai changé de sous-bois, j'ai pris Montreuil,
Pétrifiées, les vieilles migrent au Raincy,
Même si ça canarde sous les toits
Et l'ambiance est malsaine
Pour les femmes enceintes de huit mois
Elles y vont sereines,
Ne me demandes pas pourquoi, c'est ainsi
Tu pourrais le vérifier

Mon verbe est fétide
Car les mots naissent de mes latrines
Je plains ces stylos qui sèchent sur les lettrines
Quand mon caniveau est rempli de perles

La femme que tu vois accroupie sous la table
La tête dans le calbutte de Drucker, les mains sur l’asphalte
N’est ni une pute, ni Faustine, ni ta mère
C’est ton père avec son string panthère
Qui cherche ce qu’il mettra sur la table ce soir
Pour que tu dînes sagement sans faire d’histoires

2009 m’a appris la politesse
Je la quitte dans un élan de gentillesse
Je lance un Bonne nuit et bonne chance,
Comme Georges, aux sionistes
Engoncés dans leurs petitesses
Ils attendent que je rajoute Merci

Le combat continue en 2010
Serrez les fesses jusqu'à Bercy
Il n'est pas sûr que Johnny la traverse
Sur ce, je vous souhaite une bonne année !
Arrivederci

mardi, décembre 29 2009

Rêves et destins (slam)



A la base, je suis fait pour les sommets
Le soleil, le sommeil et les sonnets
Je suis prêt pour la monnaie
Or, à Gaza ça gaze encore
Tellement que Monet
Y peindrait des mort-nés

Je me sens morveux
De vivre mon destin
Quand le Kotel est si malsain
Et rime avec shekel, Ariel et mortel

Des cons nés, d’instinct, je connais
J’ai le respect difficile et mauvais
J’aspire à l’excellence et au talent seul, je me soumets
Je leur pardonne leurs carences
Devant un chardonnay, bois du Dieudonné
Jusqu’à l’ivresse, en toute conscience,

Une vie d’enfer, une mort de rêve,
Je vis bien l’instant présent
Même s’ils influencent ma trajectoire
Je réussirai une panenka
Dans la croupe du monde
Pour marquer l’histoire
Comme les sages de Sion
Et si tu me vois faire le V de victoire
C’est qu’Elisabeth Levy est à genou devant ma bite
Et je lui ordonne de me donner du mou dans deux minutes

Je finirais sûrement en Bamboulie dans un container
Plombé par la jalousie de mes congénères
Ou comme personnage de Mowgli
A Chambourcy à conter à mes partenaires

Les batailles menées avec fougue,
Mes modèles démodés, il faut que tu le comprennes
Certains combattent leur toux avec du sperme
Et s’étonnent que leurs postillons soient purulents

Ils se retrouvent tout seuls
En ces temps de grands froids, sortent la nuit
Car toutes les chattes sont prises
Et ce sont les gays du marais qui les trouvent brûlants

Vu ce qu’on leur offre, ils se baladent tout nus
Victime tatouée sur leur anus
Comme une étoile jaune sur le pyjama de Jacky
Qu'ils affichent avec plaisir en déambulant

A défaut d’érection pour le sionisme
J’ai une grande dilection pour la Palestine
Tu comprendras mon stoïcisme
Si tu regardes dans ma direction sans Fourestine

Je connais ces hommes qui meurent sur ces terres
Je connais leurs mômes qui naissent au cimetière
Enterrements express par Tsahal et ses sections d’assaut
Leurs pères auraient dû grandir à Dantzig et crever à Dachau
Pour hériter et mériter d’une part de ce triste ghetto

Palestine,

Mon ton est putride
Parce que mes frères vivent dans une décharge
Chez eux et les fanatiques religieux
Restent toujours aussi teigneux

Nabe,
J’espère que tu pourras encore esquiver leurs jabs,
Leurs gifles, leurs rafales d’injures
Ils font leurs jobs, nous on veut du rab

Ton art trop précoce insulte leurs sagesses
Et forts de leurs mollesses
Ils mènent des attaques féroces
Et fomentent des coups bas
La nature a la rancune tenace
Et Sharon paie sa dime à Sheba

Ta littérature nous rassure sur l’homme
Ta censure nous raisonne
Chapeau bas
A tous ceux qui poursuivent le combat
Même les jours de Shabbat,
Certains osent et la milice s'abat...

mardi, décembre 22 2009

Radioscopie du rap français

[Prélude

http://www.dailymotion.com/video/x7ty7t_01lunatic-intro_music]

** Paroles prises sur www.lyrics-copy.com et www.paroles-musique.com



http://www.youtube.com/watch?v=XaNgKTwZf2I

Le dîner - Benabar - Album: Reprise des Négociations

J'veux pas y aller à ce dîner, j'ai pas l'moral,
j'suis fatigué, ils nous en voudront pas, allez on n'y va pas.
En plus, faut que je fasse un régime, ma chemise me boudine,
j'ai l'air d'une chipolata, je peux pas sortir comme ça.
Ça n'a rien à voir, je les aime bien, tes amis,
mais je veux pas les voir parce que j'ai pas envie.
...


C’est avec des bouses pareilles que ce chanteur a vendu 450000 disques. Une arnaque. Une succession de rimes pauvres, nulles, sans fonds, sans forme, rien sinon une glaire purulente et visqueuse pour bobos niais, imbéciles et parisiens. Ne cherchez surtout pas de messages, vous pourriez avoir des crampes de cerveau.

Et il se trouve encore des caresse-anus pour saluer la qualité stylistique et le raffinement textuel de ce papotage laxatif. Quitte à s’extasier sur de telles incontinences artistiques, autant vénérer Patrick Sébastien. Lui au moins n’a aucune prétention.

http://www.youtube.com/watch?v=9nOYviJqBAI

Tourner les serviettes - Patrick Sébastien - Album : Magic Sébastien

On n'est pas allé à l'école
On est de la classe de ceux qui rigolent
On sait bien que la vie est brève
On y met du rire et du rêve
Dans les dîners en ville on n'est pas très brillants
Mais on finit toujours en chantant
...


Contrairement au rap qui a érigé le texte au-dessus de tout, surtout de la mélodie, cet habillage parfois astucieux qui sert à masquer le vide intellectuel de pathétiques parasites étêtés qu’on nomme chanteurs de variétés. Chanteurs de pop music ! Pop stars, mon cul, ouais !

http://www.youtube.com/watch?v=osEAh7SwOQw

Rue des étoiles - Grégoire - Album: Toi + moi

Allô, là, je suis dans le bus
Le quarante et un, pour Vénus
Celui qui va jusqu'à Mercure
J'ai pas pris la ligne vingt et une
Y avait trop de monde sur la Lune
Il fallait descendre à l'Azur
Et toi, où es-tu dans l'espace ?
Attends, je n'entends plus, je passe
Dans un tunnel d'astéroïdes
Tu disais, avant le trou noir
Que tu n'irais pas voir, ce soir
Ta sœur et son mari trop ivre
On pourrait se rejoindre
J'ai des rêves à te peindre
...


Et ils veulent que l’on se prosterne devant ces âneries ?
Ces crétins en sont convaincus : le rap, c’est de la merde ! Des ânonnements de chimpanzés échappés de Bamboulie essayant vainement d’intéresser la tribu avec leurs démarches chaloupées, leurs cris et leurs petits bobos de bonobos mal éduqués.

http://www.youtube.com/watch?v=4a5Loy3lLf0

Je dis Aime - -M- - Album: Je dis Aime

J'ai les méninges nomades
J'ai le miroir maussade
Tantôt mobile
Tantôt tranquille
Je moissonne sans bousculade

Je dis Aime
Et je le sème
Sur ma planète
Je dis M
Comme un emblème
La haine je la jette
Je dis AIME, AIME, AIME
...


A la lecture de ces mièvreries, je suis d'accord : je préfère vraiment rester dans ma jungle plutôt que de vivre dans ce cirque médiatique avec quelques bananes, quelques guenons mal fagotées et ces textes imbuvables.
D'ailleurs, c'est ce qu’est devenu le rap, à mon plus grand désespoir. Il s’est perdu dans le divertissement. Mais, même dans sa texture actuelle, il est bien meilleur que la guimauve musicale qui jonche la scène française depuis si longtemps.

http://www.youtube.com/watch?v=5XRAfVAgMyk

Où s'en vont les avions ? - Julien Clerc - Album : Où s'en vont les avions ?

...
Où t'en vas-tu matelot
Quand les bateaux
S'en vont sur l'eau ?
Où vont tes rires ?
Où vont tes yeux perdus de bleu ?
Où va l'oiseau du paradis
Sans une ombre, sans un souci ?
Où va la vie si tu me quittes ?
Où va ton reflet dans la vitre
Qui me donne le mal du pays ?



A la bibliothèque, Julien ! A la bibliothèque !
C'est toi qui corrompt les esprits des français avec tes niaiseries. Il est indécent de demander à des jeunes, en l'occurrence des banlieusards d’écouter ça ! Soyons sérieux !

Du haut de votre pureté artistique, permettez à la jeunesse de se faire dans la contestation, la détestation, l'outrecuidance, la démesure, l'excès qui la caractérise au lieu de vouloir imposer vos comptines de grabataires bien pensants et médisants. Ce verbiage enfantin, ces rédactions de 6e, ce romantisme crétinisant, ces litanies de paroles puériles, futiles, stupides de sous-écrivaillons ; ce contingent de paresseux, cette déferlante de parasites, ce ruissellement ininterrompu de benêts jacassants, ces culturistes du stylo*, ces génocidaires de gommes et Stabilo Boss, ces porte-drapeaux de l'imbécilité, cette sécheresse intellectuelle. Ils appellent ça l'élite. J'appelle ça la lie.

Tous ces soixante-huitards drogués, creux, écoutant des musiques psychédéliques à la con, sont devenus d’excellents rottweilers de la pensée balisée, trouvant malencontreux que le rap, cette musique de dégénérés, ne soit pas banni de leurs univers chastes et progressifs. Ils préfèrent Christophe "La tortue" Willem.

http://www.youtube.com/watch?v=gnkjUBtmW2w

La Tortue - Christophe Willem - Album : Inventaire

On m’appelle la tortue
Et je commence à m’habituer
Peut-être pour mon dos courbé
Ou ma bouche ou je ne sais
Qu’on m’appelle la tortue mais
Ce n’est pas pour se moquer
Ni pour me torturer
Que je suis ainsi surnommé
...


Bien !
J’étais parti pour défendre le rap, j’ai fini par me résoudre à le remettre en question et attaquer ses concurrents notamment la variété actuelle, ces merdes qu’on nous expose comme des monuments artistiques alors que leur verbe côtoie étroitement le caniveau, de chétives missiles de gamines énamourées de retour de vacances du camping de Ramatuelle. Et encore !

http://www.youtube.com/watch?v=AEnUyJUFTEk

Malheureux - Anaïs - Album: The Love Album

Quelle belle soirée ! Et ces feux !
Je t'aime tant, mon amoureux,
Ça tonne, ah, la belle bleue !
Mais je te sens malheureux
Inquiétant comme une nuit sans lune
Ah ! Je te sens malheureux
Quelles sont les raisons, dis-m'en juste une
Est-ce moi qui te rends malheureux ?
...


Avant, je pensais qu'elle avait de belles grosses fesses. J'ai découvert qu'elle n'avait que de belles grosses fesses. C'est con !

Malheureusement, le marché a eu raison de la virulence du rap. J’en écoute de moins en moins. Je me réfugie auprès d’artistes déjà identifiés comme La Rumeur. Je laisse échapper d’autres comme Rohff, plombé dans une expression commerciale faisant encore jouer quelques vers étriqués, mais ne transcendant plus personne. Comme la plupart des fondus, je ne m’y reconnais plus. J’ai probablement vite grandi. Je ne suis plus le mouvement depuis que le R’n’B, cette vomissure mélodique acidulée et crasse, sert de perce-muraille pour atteindre cette masse abrutie et fortunée.

Je peux entendre les grognements de ces roquets lorsqu’ils s’affligent des mélodies stéréotypées, des paroles inaudibles, du flow et des samples qui laisseraient l'inculte pantois.
Entendez aussi ma répugnance à être captiver par les antiennes faiblardes de McCartney, le pigeon adoré des bobos parigo branchouilles à la noix.
Si ces caresse-anus avaient un peu de respect pour leur auditoire, ils se laveraient les mains au Synthol avant de professer sur les scarabées. Vous savez, ces insectes réputés pour leur coprophagie. Certains les appellent les bousiers sacrés. D'autres les Beatles.

http://www.youtube.com/watch?v=8xJ8W-zsqi8

Drive My Car - Beattles - Album: Rubber Soul

J'ai demandé à une fille ce qu'elle veut être
elle a dit, bébé, ne peux-tu pas voir?
je veux être célèbre, une star de la télé
Mais tu peux faire quelque chose entre les deux
Bébé, tu peux conduire ma voiture

Oui, je vais être une star
Bébé, tu peux conduire ma voiture et peut-être que je t'aimerais
J'ai dit à cette fille que mes intentions étaient bonnes
Et elle a dit, bébé, c'est compris
Travailler pour des cacahuètes c'est très bien
Mais je peux te montrer quelque chose de mieux
Bébé, tu peux conduire ma voiture
Oui, je vais être une star
Bébé, tu peux conduire ma voiture et peut-être que je t'aimerais

Beep, beep beep, beep, yeah
...


Dire que des connasses ont perdu leur virginité sur ça et trouvent le rap vulvaire !
Nous devrions être extatiques devant le génie poétique, le 63ème degré sans doute.
Ils lui reprochent son chant particulier et son absence de mélodies. C’est bien connu que le tombeau Delerm nous abreuve de mélodies finement ciselées à chacune de ses constipations sonores.

Le flow est un constituant essentiel du rap comme le manche l’est du rateau. C’est le pré-requis pour tout rappeur d’avoir une identité de chant, une intonation, un rythme ou flow reconnaissable. Un peu comme les braillements de Johnny.

Schizophrénique de célébrer avec autant de ferveur, l’américanisme caricatural de Johnny, Dick Rivers ou Eddy Mitchell et de répudier avec autant de dégoût l’américanisme caricatural des rappeurs banlieusards.

Si la France avait laissé une trace dans la musique mondiale, ça se saurait. Seuls de très rares poètes subsistent ça et là dans l'imaginaire collectif à l'étranger pour ne pas dire dans la communauté française à l'étranger. On se rappelle parfois de quelques vers, d'une époque. La France a toujours importé sa musique et la seule spécificité que l’on peut lui reconnaître est la qualité littéraire de certains remarquables chansonniers.

Les rappeurs en sont les dignes héritiers, n'en déplaise à l'agora. Ce qui m'interpelle de suite, c'est le fait que Céline soit enfin reconnu et acclamé. J'espère que vous n'attendrez pas la mort de Booba pour saluer et introniser sa poésie. Si vous la parcouriez, vous en seriez fiers. Crétins !

Aujourd’hui, on sanctuarise la French Touch, des platitudes sonores ou mélodiques de DJ français (terme issu du rap) mixant des sons (samples comme le rap) d’autres illustres répertoires musicaux, avec un minimalisme des textes, toujours en anglais, pour glorifier la fête, les fesses et le stupre (comme les clips de rap).
Le legs de la culture musicale française au monde : la French Touch.

http://www.youtube.com/watch?v=beGjncfEPt8

Love is gone - David Guetta - Album: Pop Life

What are we supposed to do
After all that we've been through
When everything that felt so right is wrong
Now that the love is gone ?
love is gone
...


La French Touch ! Ils sont prêts à tout accepter tant que ce n’est pas du rap. Pauvres crétins !

Que le rap ne s’appuie pas sur la mélodie n’est que chose normale vu son histoire. C’est un art de la rue et non des châteaux de la Loire avec des snobinards en Lacoste qui jouent au piano debout. C’est de là qu’il puise son identité et donc, ses précurseurs manquaient de solfège et d'instruments pour habiller leur musique.

Par contre, ils avaient un cerveau pour sublimer leur quotidien et le texte a par conséquent assis sa prépondérance sur le bruitage.
Le rap, c’est le verbe et le flow. Le trop peu de mélodies, les samples ou détournements de mélodies d’autres genres musicaux ne sont là que pour souligner le texte. Jamais pour le masquer. Grossièrement, la mélodie, on s’en fout un peu. Enfin, on s’en foutait un peu.

La France est un pays qui a une vraie tradition d’amour du texte, de grands paroliers dont la décence ne voudrait surtout pas que j’associe leurs noms à ces plumitifs j’ai nommé la nouvelle chanson française.

http://www.youtube.com/watch?v=qkFdLToPR_k

Elastique - Charlotte Gainsbourg - Album: Charlotte for ever

élastique
gimmicks
je te réplique
du tac tac au tic
quand certains jours pour moi ça rigole pas des masses
devant ma glace
je me fais des grimaces

élastique
des gimmicks
un peu comme Mick
Jagger que je trouve comique

Elastique
Gimmicks
Informatique
Sur l'amour file-moi ta doc
...


Je ne peux pas. Désolé, j'ai encore un cerveau !

Depuis 10 ans, le rap se prostitue honteusement pour se faire une place de choix dans le marché. Les textes s’étiolent, les flows s’homogénéisent, la mélodie sirupeuse prend le pas. La typologie très politisée du rap français s’acidule dans les attentes étriquées de cette masse de blancs qui, pour l'accepter, veulent d’abord l'assimiler.

Le rap se blanchit pour séduire. Et perd son identité au profit d’une standardisation abrutissante, peu audible car pourvue d’un message uniforme : la glorification de l’inutile, du superflu, de la vanité.
Vous aurez dû rester droit devant la caillasse. Il a fallu que vous vous baissiez. La conséquence est aujourd’hui patente ; Diam’s, Célia, Sinik, Kenza, Sheryfa Luna, Shy'm, Léa Castel, Kenza Farah, Melissa M, Laure Milan, Vitaa, Tante Yvonne, Une patate, Une chèvre… trustent le haut de l’affiche.

Le rap est mort le jour où Eminem a vendu plus d’albums que Snoop Dogg. En mettant des blancs en têtes de gondole, le système l’a vidé de sa subversion, de son originalité pour en faire de vulgaires articles vendus en magasins entre des couches Pampers et des clés USB.

Tant qu’il n’était que de la musique de négros pour négros, il n’intéressait personne et conservait toutes ses vertus. Dans cette marginalité, la contestation était loi et le texte se devait d’être revendicatif, accusateur, blasphématoire, vindicatif, violent…subversif et de qualité. D’où l’émergence de NTM, la Scred Connexion, Fabe, Assassin, Le Ministère, La FF, La rumeur… qui fondent entre autres pionniers, ce rap qu’on aime tant.

Puis, il a fallu toucher la masse. Le début de la fin. Probablement 2000. Avec Eminem. Un blanc s’est mis à raconter ses délires et le petit Nicolas, Matthieu et Benoît se sont reconnus. Acclamé et reconnu. A juste titre d’ailleurs. Enfin assimilé. Faites tourner les rotatives, ça plait aux petits blancs.

A chaque fois qu’un art négroïde s’est fait récupérer par des blancs, il s’est vidé de sa substance. Je ne vous apprends rien. Le contraire est difficile à prouver. James Brown a popularisé le funk et a su garder ses racines noires américaines. Il est mort. Michael Jackson est devenu blanc. Il vend. Il est vivant.

Le noir doit devenir blanc pour vendre. Il semblerait qu’Elvis ait fondé le rock and roll, sur le corps agonisant du blues des ghettos noirs de Memphis et d'Atlanta. Il est aujourd’hui le roi du rock. Michael a fini par devenir le roi de la pop après moultes opérations chirurgicales et son vitiligo. Eminem, le régent du rap pour l’instant.
A une moindre échelle, cela explique assez facilement l’émergence et la prépondérance de Diam’s et son pendant masculin Sinik en France.

Les indiens seraient bien lunés de faire éclore et starifié une ou un acteur blanc à Bollywood pour que leur musique soit reconnu à Paris.

Il faut vendre et la caillasse est détenue par les populations blanches, me diriez-vous. Mais j’ai plutôt la sensation d’assister à un white washing de toute la scène musicale. Bien sûr, ils ou elles ont du talent, ont travaillé pour y arriver et méritent sans doute leurs reconnaissances. Il s'agit de s'interroger sur cette tendance à la récupération.

Du rap de blancs, ce n’est pas du rap, c’est de la soupe. Du blues de blancs, ce n’est pas du blues, c’est de la technique. Du reggae de blancs, ce n’est pas du reggae, c’est du comique.
Comment interprétez-vous le succès de chanteuses jazzy comme Melody Gardot, Anastacia, Norah Jones, Diana Krall, la droguée anglaise... ? Et surtout, que reste-t-il du jazz ? Que reste-t-il des noirs qui font du jazz ?

Que seraient ces opéras italiens s’ils étaient chantés par des ténors noirs ? Que diraient ces vieux gâteux si toutes les têtes d’affiche de leurs orchestres philharmoniques étaient des chinois ?
D’ici peu, Jeff Koons moulera des statuettes africaines, roses de préférence, et on saluera sa créativité avec quelques billets de 500 et une expo à Versailles. Subversif !

Ce white washing généralisé, qui veut que les blancs achètent des produits massivement quand ils ont un blanc en tête d'affiche, devrait nous questionner sur notre création.

La primauté des blancs dans le rap annonce sa disparition et prépare la naissance d’une variété nouvelle, sans doute plus textuelle, mais une pop music fade, consumériste et idiote.

Vous rappelez-vous seulement de tous ces clips de jeunes femmes noires, si blanches, qui se trémoussent sans cesse et nous gavent de leurs refrains aguicheurs, à la gloire de la luxure, de l’amour et des oiseaux ?

Je me suis arrêté à Foxy Brown. Ces femmes et ces blancs sont les têtes de pont de la déchéance du rap. Rendre au rap ses lettres de noblesse, c’est retourner à l’écriture politisée, à la noirceur. La contestation. Sur la scène actuelle, quelles remontées pestilentielles de fonds de latrines mal récurés un lendemain de fête de la bière bavaroise ! Il faudrait tirer la chasse. Le rap sans contestation, c’est comme une pute sans nichons, ça fait bander les travelos.
Quand on pense qu’il n’y a plus que les arabes qui meurent de crise cardiaque lorsqu’ils sont embarqués manu militari par les forces de l’ordre et qu’on nous livre ça !

http://www.youtube.com/watch?v=YcadgkDdJu0

Dingue, dingue, dingue - Christophe Maé - Album: Dingue, dingue, dingue

Je sais qu'on revient pas en arrière
Et que tu ne reviendras pas non plus
Mais si tu changeais d'avis quand-même
J'te jure que tu ne serais pas déçue

J'ferais des efforts vestimentaires
Je rentrerais à l'heure prévue
On passerait les dimanche à la mer
Comme on faisait au tout début

Alors laisses-toi faire
Et laisses-moi faire
Oui laisses-moi faire
Je saurai faire



Mohamed Boukrourou, reposes en paix !
Et au lieu de s’interroger sur ce qui fait encore l’identité de la chanson française, ces crétins en sont réduits à huer le seul genre musical qui a fait du texte le fondement de son style.
J’ai essayé de comprendre pourquoi tant d’aversions. Du snobisme sans doute ! De l’ignorance très certainement. Il leur est devenu facile de le combattre puisque n’importe quoi fait du rap et se réclame du rap. Qui ira vérifier ? Les professionnels du commentaire en sont réduits à vivre dans les années 70 pour arriver péniblement à avaler la bouillie indigeste que la chanson française leur sert toutes les semaines.

http://www.youtube.com/watch?v=mZXCNjN3Vas

Totem - Zazie - Album: Totem

Le pied, La jambe
L'esquisse, La cuisse
Un bras de fer
Un cœur de pierre
Mes mains sur lui s'abîment
Mes mains qui saignent
Dressées comme un totem.

Je sculpte, Je taille
J'invente cet homme
Qui m'aime, Qui m'aime
...


C'est probablement ça le talent !
La masse grégaire a apprécié le rap quand les blancs y sont venus et les succès d’Eminem, de Diam’s, des Henri-Jean des Quatre Mille et autres fanfreluches du même acabit, sont là pour attester de ces faits. Tant que le rap était corseté dans la banlieue, les négros, les rebeus, les dalleux faméliques, la marmaille le trouvait proprement insoluble à l’idéal républicain.

Aujourd’hui, Diam’s tient le micro, cumulant toutes les tares létales pour disparaître dans ce milieu ; femme et blanche. Elle vend. Énormément.
Et vous ? Vous, mes dalleux, vous vendez ? Non ! Vous faites la queue pour passer sur Skyrock. D'ici peu, vous ne la ferez plus, vous la tiendrez. Achetez des sucettes, ça fera passer le goût !

En définitive, pour moi, la chanson, c’est d’abord le texte, ensuite le texte, enfin le texte. C’est une définition assez restrictive, je le consens. C’est une bonne définition.

http://www.dailymotion.com/video/x5p1lb_lunatic-hlm-3_music

HLM 3 - Lunatic - Album : Mauvais oeil

Qu'ça soit clair
Si j'rappe c'est 1 pour la rue 2 et 3 pour la maille, frère
T'attends pas à m'voir faire
Le pantin
Sur scène laisses ça aux putains.
Avance de façon obscène,
Du matin jusqu'au soir, 9 zedou Hauts d'Seine.
Traîne dans mes Stan Smith blanches,
Avec les rabzas reunois d'ma branche.
Marche en silence toujours à penser,
Peu d'argent donc peu d'dépenses,
Quand tu comprends ça, pour eux c'est niqué.
J'amène ma stricte réalité
D'Issy décor mon secteur
Jusqu'à ton ghetto blaster, ton poste récepteur.
J'te rappelle juste qu'j'aime pas les flics, qu'j'aime pas les blonds borgnes,
Qu'j'aime pas les matons, attends j'en place un pour les frères au bagne.
Donc j'te disais j'aime pas les sourires trop aiguisés
Qu'j'aime pas les juges, les procureurs leur jeu truqué depuis l'Élysée.
Analyse mes textes, canalise
Mes nerfs, maintien positive mon énergie,
Booba mon double ou moi l'sien
Et la force se multiplie.

J'kiffe les bizness illégaux
La sape, les caisses et les gos
Smoker des gros bouts d'shit après j'ai l'groove grave
Bédave, sexe, pillave sec dans mon clan
C.L.A.N j'peux pas faire mieux qu'mon rap de banlieue
J'rappe comme j'cause, haine à grosse dose,
La rage comme guide et c'est pour ça qu'j'parle toujours des mêmes choses,
Tchatche de la zone, prône la guerre aux autres hommes
Ceux qui parlent trop mal, chope et hop sous l'trôme
J'aime la grande vie
C'est la merde, mais j'l'aime car c'est la mienne
Y a pas de bonheur sans problèmes
Réveil impulsif, j'roule un spliff de skunk,
Et j'kick sur un beat de funk
Pas de lyrics de fils de pute,
Insolent même sur mes bulletins,
Cousin, j'suis l'bitume avec une plume
Faut qu'j'passe au plan B
Veulent diviser mon peuple en deux
L'an 2, j'attends ça depuis le landau.
...


...

Magson de Pazou

vendredi, décembre 18 2009

Pardonnez leurs offenses

[Prélude

http://www.youtube.com/watch?v=FBanU-AHMqg]



J’ai décidé de gracier une dinde. Comme Barrack à Thanksgiving. A l'approche des fêtes, je tiens à épargner cette vieille potiche d'Ariane Massenet. L’heure est à l'allégresse, à la mansuétude, à la compréhension. Je souhaite m’intégrer dans cette nouvelle dynamique pendant qu’il est encore temps.

Comme Agassi qui veut s’acheter une conscience, un miroir et quelques heures de sommeil en plus ; les billets, les honneurs et les trophées tous empoussiérés dans son immense coffre-fort ignifuge à serrure à combinaison appelé mansion ou manoir à Las Vegas. Ou encore, le sempiternel espoir Gasquet, blanchi par le tribunal arbitral du tennis, qui aura désormais une excellente raison pour justifier ses perpétuelles sous-performances sportives : j’étais sur les bons rails, ils me les ont sniffé ! L’honneur est sauf.

Pour Tiger Woods, Tigre des bois, devenu Tiger Churches, Tigre d’églises, en quelques coups de griffes malencontreux dans son contrat nuptial. L’honneur est sauf.

L’heure est sans doute à la piété et le retour du fils prodigue Dray au foyer socialiste sera fêté comme il se doit par ses frères aînés, qui lui ont toujours témoigné une foi inébranlable et une solidarité à toute épreuve. Pour eux, sa grippe judiciaire, longue et pénible, était probablement aussi contagieuse que sa fièvre médiatique. Julien s’est auto immunisé et a guéri. C’est un porteur sain qui est de nouveau fréquentable.
Contrairement à Georges Frêche, le fils insolent, qui avait osé s’attaquer à Yahvé Mitterrand au faîte de sa splendeur avec La France ligotée (Belfond - 1990). Il a été chassé de l’Eden socialiste pour des propos jugés non compatibles avec les valeurs d'égalité et de respect des droits humains. En gros, il est raciste.

Il faudrait d’abord rappeler à ces crétins que Frêche s’adressait à des harkis sympathisants UMP en les qualifiant de sous-hommes. Depuis, il a été relâché par la justice. On peut déplorer la finesse de l’injure publique mais qui n’a jamais insulté ses contradicteurs ou opposants politiques ? Cela n’impliquait pas de s’en débarrasser bêtement comme une vieille tafiole émasculée et éclopée, surtout quand on sait ce qu’il pèse et ce qu’il vaut.


On lui reproche son potentat montpelliérain. Il faudrait en faire autant et avec la même vigueur pour les autres effendis ; Menucci, Collomb, ou Vauzelle. C’est l’un des rares courageux dans ce parti de nymphettes à n’avoir pas baisser son froc devant Mitterrand, a avoir prévenu Jospin de son naufrage politique et a avoir battu le rappel des troupes pour soutenir la candidate Royal aux dernières présidentielles.

Il aurait affirmé qu’il y’a trop de noirs au sein de l'équipe de France de football. Il faudrait être aveugle et sourd pour ne pas s’en rendre compte. Si je déclarais qu’il y’a trop de blancs dans l’équipe de France de hockey sur glace, serais-je raciste ?


Et alors qu’il est très malade, souffreteux et surtout très proche de la sortie, Martine aurait pu faire preuve de vista. Comme Domenech, elle a loupé une occasion de briller et conforter son image de présidentiable auprès de l’agora à peu de frais. Il lui aurait suffi d’apporter soit son appui clair et ferme en le réintégrant au conseil national et en le soutenant aux régionales, soit son désaveu clair et ferme en se désolidarisant de sa candidature et en montant une liste vouée à l’échec immédiat mais préparatrice de l’après-Frêche (sachant que la première option est largement préférable car la régence de Frêche a été très profitable et de haute qualité, il n’ y’ aurait pas de quoi en avoir honte).

Elle aurait tiré les marrons du feu au moment venu. Car, que risquait-elle finalement ? Professeur émérite, la nomenklatura politichienne plaint son vocabulaire graveleux mais il détonne et plait à l’homme de la rue. Les languedociens adorent leur président septimanéen, les adhérents PS locaux lui sont restés loyaux malgré les décisions centrales, les français aiment sa grande gueule et la justice lui a donné raison. Il fallait juste se baisser pour ramasser ses voix et sa reconnaissance.

Néanmoins, quelque soit son choix, il s’agissait de gérer l’avenir car Frêche est indélogeable. Par contre, lorsqu’il disparaîtra de la scène et on pourrait croire à son imminence (72 ans, très malade, mégalomane), le PS aurait eu tout à gagner à se réclamer de lui ou à montrer aux électeurs qu’avant son oraison funèbre, ils étaient contre sa vision politique.

Elle aura choisi la troisième voie, la plus stupide, condamnant à un exploit quasi zappateriste, le renouvèlement socialiste de la région après George ; se désolidariser de lui et ne pas présenter de liste alternative. Les éléphants se trompent énormément (Balland – 2003). Le prophète Frêche avait déjà tout dit.


J’essaie péniblement de comprendre et je m’instruis. L’histoire se découvre, la mémoire s’estompe, et se révèlent des personnes d’une rare qualité intellectuelle. J’ai toujours détesté toutes les formes de noblesse, l’entrepreneur étant pour moi la seule figure véritablement respectable de notre époque. L’atavisme, le népotisme et la loi d’airain sont des particularismes qui fondent la société française. La consanguinité résultante secrète aujourd’hui des tarés qui abaissent lamentablement le niveau de la réflexion et le dépassement de soi. Ce discours est facilement vérifiable dans tous les secteurs majeurs de l’activité sociopolitique.

Et pourtant, j’ai dû m’incliner devant Sir Winston Leonard Spencer-Churchill et le Feld-maréchal Erich Von Manstein né Erich Von Lewinski. Ils ne sont pas seulement grands, ils sont réellement moches, taciturnes, et communs. Comme nous. Et c'est cela qui rehausse leur grandeur.

Si on devait juger nos politiques à l'aune de la laideur de Churchill, nous aurions affaire à des mannequins. Si l'on doit les juger à l'aune de son talent, nous avons toujours affaire à des mannequins. Gloire à la laideur qui élève et n'avilit jamais la réussite !
Dans cent ans, ils retrouveront leurs rangs dans les manuels d'histoire et les cours. La faute à la petitesse de l’époque qui n’a pas su, ou voulu, leur rendre les honneurs qui leur sont dus. Je ne réclame pas de statues pour ces monuments. Ils se suffisent à eux-mêmes. Simplement, qu’on les étudie, qu’on les vulgarise, qu’on les reconnaisse.


Je ne m’attarderai pas sur Churchill dont le génie est inversement proportionnelle au silence tonitruant imposé par les élites politiques françaises sur sa qualité et son œuvre. On devrait consacrer des émissions radio-télévisées et manifestations spéciales tous les 24 janvier pour l'honorer.
On bande sur Roosevelt, on crache sur Staline et on oublie Churchill. Il devrait avoir la même présence médiatique que Napoléon. La deuxième guerre mondiale, c’est Churchill. Il évoque encore quelques rares souvenirs à de sales moutons amnésiques lobotomisés par le Bigdil, les décolletés de Massenet et la Burqa. Et pourtant, on lui doit tous de ne pas rêver en allemand. Même De Gaulle.


Le génie militaire de Von Manstein a été dévoyé par le nazisme et l’image exécrable d’Hitler. Et pourtant, comprendre Manstein, c’est connaître Hitler, qui soit dit en passant, était un stratège militaire d'une nullité infinie. Il aurait voulu être comparé à Napoléon, Frédéric le Grand ou Hindenburg. Il était juste caporal.

En réalité, il a été la cause principale de l’échec de la Wehrmark pendant la deuxième guerre mondiale par sa politique de non-repli stupide et son incompétence tragique. Il faut donner à César ce qui appartient à César et à Dieu, ce qui appartient à Dieu. Il a raté sa guerre car il n’a jamais voulu remettre les clés de l’armée allemande à son plus brillant général, Von Manstein. Petit et lâche jusqu'au bout.

Et pourtant, qui connaît Von Manstein ? Les militaires en tout cas le connaissent très bien. Les français se souviennent du coup de la faucille mais pas son auteur. Les français ont piteusement découvert la guerre de mouvement mais ne savent pas qui en est l’instigateur. Les français exaltent le génie militaire du Général De Gaulle mais oublient d’étudier celui qui est à l’ origine de son exil britannique.
De Gaulle, avant d’être le sauveur de la France, a été le prescripteur de Von Manstein. En effet, il était l’auteur d’un livre sur la guerre de mouvement (combinaison de chars d’assaut et des attaques aériennes) qui inspira d’abord Le feld-maréchal Guderian puis Von Manstein dans leurs préparatifs de la bataille de France. L’histoire lui a donné raison.

Hitler n’a pas perdu la guerre mondiale, Churchill l’a gagnée. La France n’a pas perdu la guerre, Von Manstein l’a gagnée. Comme il mènera triomphalement d’autres batailles demeurées des cas d’études dans toutes les écoles militaires dignes de ce nom. Il gagne à être connu et l’histoire lui rendra justice quand les effluves de la passion se seront evaporés. La capture de la forteresse de Sébastopol, c’est lui. Le coup de revers de Kharkov ou la bataille de Koursk, c’est lui. La gestion des retraites allemandes, la stabilisation et l’application de la technique de guerre défense active prônée par Clausewitz (faire reculer les troupes militaires pour laisser croire à l’ennemi qu’on fuit et contre attaquer massivement sur des points névralgiques pour rompre les encerclements et asséner des coups importants au moral de l’ennemi), c’est encore lui.

Apprécié à sa juste valeur par ses supérieurs, ses collègues, ses soldats, et même ses ennemis, Von Manstein par son brio stratégique aura marqué de son intelligence l’histoire militaire et c’est probablement faire preuve de lucidité de reconnaître que si Hitler lui avait laissé son commandement, la défaite allemande n’aurait pas été aussi cuisante.

Je ne peux que vous exhorter à vous précipiter sur l’excellent livre de Benoît Lemay, Erich von Manstein. Le stratège de Hitler – (Editions Perrin) qui met en lumière, un homme d’une intelligence extrême, ambigu par ses origines, ses agissements et son attitude durant la guerre. Il n’était pas fréquentable. Il méritait plusieurs fois la mort pour son aveuglement idéologique et ses décisions meurtrières. Son antibolchevisme éhonté lui a fait cautionner des exactions inexcusables. On peut le déplorer. Déplorer qu’il n’ait pas été dans le camp des vainqueurs. Déplorer qu'il n'ait pas été plus lucide face au nazisme. C'est comme cela. C’était un soldat. C'était Von Manstein.


Compliqué d'exiger d'un prussien de faire l'expérience de la commisération. C'est la troisième fois en une semaine qu'une femme me demande de l'aider à porter ses bagages. En effet, ils ont innové à la gare de Saint-Lazare avec une passerelle mal pensée, étroite et sans escalators, contraignant les voyageurs à gravir des marches nombreuses et porter leurs valises sur un parcours plus long et très pentu. Ces femmes ont très rapidement oublié leur égalitarisme forcené, triomphant et sourient. Avec un ou deux sacs en plus, elles auraient été prêtes à redéfinir le féminisme. Je leur ai poliment dit d'appeler Alonso, Autain ou encore Steevy.

Je ne suis pas samaritain. Je ne suis pas bon. Je suis humain et en ces temps de grands froids, toute minute en trop sur mon trajet est une minute en moins dans les fesses de ma pinette. A chacun ses batailles.

Magson de Pazou

vendredi, décembre 11 2009

Les mots me manquent



Grand-mère, Grande mer
Puits d’aisance et de gentillesse
Présence coutumière,
Antre de finesse

Je n’ai pas pleuré
Je n’ai pas pu
Aucune larme n’est apparue
Seules des images ont affleuré

Et le temps n’efface rien
Surtout pas les tourments
Grand-mère, je te souviens
Et je suis encore gourmand

De ces instants évanouis
De ton sourire épanoui
Grand-mère, tu n’es pas morte
J'ai juste fermé la porte

Il faut que tu te reposes
Tu le mérites tant
Longue sera cette pause
Alors profites-en


Laisses-toi guider par ton fils
Il est si bien au ciel
Je sais que tu meurs d'envie
De lui prodiguer tes conseils

Un grand homme
Comme j'en ai peu connu
Un grand oncle
Que j'ai parfois honni

Papa André, Mon fils, entrez !
Comment allez-vous ?
Bienvenue sous mon toit
On se tutoie?

Ce seraient les mots de Jéhovah
A ton arrivée
Tu as toujours cherché Sa voie
Tu es dans Sa propriété privée

Depuis ton départ,
Je repense ta présence
Pluie de reconnaissances
Et je m'enfonce dans le brouillard

En confiance, je marche dans tes pas
Car ce sont les seuls qui me suffisent
Tu as toujours été là
Tes déchirements me traumatisent

Comme je meurs de honte
Devant toutes mes lâchetés
Je m'en tire à bon compte
Comment pourrais-je me racheter?

Tes colères me rapetissent
Devant tant d'injustices
Tu as brandi ton sabre
Comment aurais-je pu rester de marbre

Avec un tel exemple ?
Fier de ce que je suis devenu
Comme je te ressemble
Tes leçons sont retenues

Car tu me les as bien apprises
Tu as été un père pour moi
Je m'en rends compte à 28 piges
Exit André, bienvenue papa


Maman Justine,
Mère, Je t'aime tellement
Ich liebe dich
Je te le crie volontiers en allemand

Que tu mesures mon affliction
Comme je mesure ton absence
Que tu ressentes mon affection
Comme je ressens ton silence

Je n'ai pas tenu mes promesses
Je le confesse
Tu es partie si vite, si seule,si mal
Malade, en agonie à l'hôpital

Et aujourd'hui s'écoulent enfin
Les larmes de mon abandon
Mère, je te demande pardon
Je n'ai pas changé

Je me suis arrangé
Pour être grand
Trop vite dans ce costume
Désormais, j'étouffe

Et je te l'avoue,
Mon cri d'amour est posthume
Comme je le regrette
Je t'aime, Maman Justine


Je vous aurais dit des choses
Si le temps était imparti
Il aurait fallu que j'ose
Mais depuis que vous êtes partis

Les mots me manquent
Les cris me manquent
Les pleurs me manquent
Les rires me manquent

Un jour, je tiendrai debout
Je veux l'être avec vous
Je peux l’être malgré tout
Je veux naître avec vous

mardi, décembre 8 2009

Self propaganda ou la métaphysique trypanosomique

L'avantage avec des intellectuels comme BHL, Minc, Finkielkraut ou Attali, c'est qu'on les aura très souvent entendu, on les aura toujours vu, on ne les aura jamais lu, mais soyez rassurés : on peut mourir en étant certain de n'avoir rien perdu.

Magson de Pazou

samedi, novembre 28 2009

Et moi je rigole

[Prélude

http://www.dailymotion.com/video/x2g0t1_francis-cabrel-la-corrida_music]



La seule question qui m'est venue à l'esprit quand j'ai appris la mort de Quivrin est : combien de temps mettra sa blonde pour le remplacer dans son lit ?

On a assisté à un festival de faux-cul venus célébrer la qualité arthritique de cet acteur que le cinéma français sait si bien hébergé. En réalité, tous ces émotifs étaient bien heureux de savoir qu'elle était de nouveau sur le marché, par la grâce de la providence, ou plutôt d'une rampe de béton. Adios Quivrin ! Car ce branleur n'est connu que pour son rôle dans le pathétique 99 Francs ! Une bouse que le cinéma français sait si bien célébrée !


Ce type est mort au volant d'un bolide sur l'autoroute. Cela aurait pu être une occasion unique pour le gouvernement qui nous les brise avec leurs campagnes de sensibilisation aux dangers de la route, de faire œuvre de salubrité publique en nous affichant partout dans les rues, à la télévision et dans la presse, la carlingue de son ariel atom et si possible, les restes de ses tripes emplies d'un mélange juteux dégueulasse de Moët et chandon, de sang, de merde, de macarons et caviar, étalés sur le pare-brise, pour montrer à ces hordes d'automobilistes sauvages que nous sommes, que la route tue; même les stars de cinéma. Qu'il serve au moins à quelque chose à la société !

Personne n'a remis en cause l'excès de vitesse du prochain Delon du cinéma français ! Personne ne s'est demandé si son véhicule était homologué ! Lorsqu'il s'agit de frapper les citoyens ordinaires d'amendes, de radars, de procès, de stigmatisations, de culpabilisation, la crème des pleureuses est en bonne place pour statuer, interpeller, crier, revendiquer, s'alarmer, chialer, conspuer. Une célébrité se crashe et silence, on tourne!

Ils se sont intéressés à l'acteur. Pour la route, on verra ! Ils nous ont tous affiché leurs larmes de crocodiles, flagorneurs et mielleux comme on sait si bien l'être dans ce milieu de peu de valeurs. Jocelyn est mort ! On aura échappé à 30 ans de performances vaseuses, de navets et de unes de journaux people consuméristes, débilitantes et lénifiantes. Heureusement qu'il n'avait pas encore eu le temps de nous pondre un film de merde. Acteur - réalisateur: on aurait crié au génie trop vite parti ! De grâce, enterrez ce crétin et commencez les paris ! Record à battre d'Alexia Laroche Joubert.


Tous ces sentimentaux qui aiment, aiment, aiment et aiment de nouveau. Un homme de sa vie à chaque imprévu. Une femme de sa vie à chaque inconnue. Et moi je rigole. J'observerai la durée de veuvage de la femme de sa vie. Les consolateurs sont déjà de sortie. Et moi je rigole. De ce romantisme de circonstances. De cette hypocrisie si bien acceptée. Vous qui savez que l’amour est plus fort que tout. Nous verrons si le sien résistera aux hormones. En Inde, les veuves ne se remarient pas et sont condamnées à aimer l’homme de leur vie jusqu’à la tombe. C’est peut-être ça l’amour. Un renoncement. Un sacrifice qui n’a de valeur que s’il est continu et intact.


Et moi je rigole. Je rigole de ces hommes qui fréquentent simultanément les deux bords du rivage sans jamais se vautrer. Tenant le haut du pavé des défilés d'apparatchik sur la place rouge, crachoir à la main et partageant le haut du pâté avec la résistance au goulag à Solovski. Vous savez, ce gras globuleux marron gigotant comme du flan et visible dans les boîtes de conserves. Cette graisse qui luit à la surface et protège le corps moelleux et appétissant du pâté. Cette graisse qu’on racle et qu'on fout à la poubelle.


Zemmour est de cette race très spéciale qui arrive à vivre ses contradictions mais ne les supportent pas chez les autres. Une forme très ambigüe de tartufe subversif. Je l’aime bien, le non-grandissant. Vraiment ! Il est doué et très cultivé. Comment oser l’égratigner alors que j’apprécie ses vomissements intellectuels chez Ruquier où il fait le spectacle ? C’est peut-être ça : il fait le spectacle. Et je me suis demandé comment un homme tenant ce discours si soralien passe à la télévision.

Il faut bien se la poser la question qui tue ; à quoi sert Zemmour ? Peut-être à calmer des gens comme moi avant qu'ils ne disjonctent. Donner une illusion de liberté d'expression à l'agora pour pouvoir mieux verrouiller sa parole. Après tout, ils vous rétorqueront qu'il y'a Zemmour qui tient des propos anticonformistes et il n'est pas censuré. C'est l'alibi liberté d'expression. La véritable liberté serait d'avoir plusieurs Zemmour. C'est un vaccin. Isolé dans le magma médiatique, sa voix porte assez pour susciter au mieux l'attention du péquin de base mais pas assez pour susciter son adhésion. Via cette dose homéopathique, le système se protège et gagne sur tous les tableaux : impossible de crier à la pensée unique avec une pincée de Zemmour ( et de rares émissions de débats comme Taddéi) et aucune justification à donner lorsqu'on censure et véhicule ses idéaux consuméristes et décadents. C'est le bouc hémisphère. Il n'est donc pas inquiétant car il sert de caution morale. Et moi je rigole.

Je me suis interrogé réellement sur lui à la suite de son passage à Ce soir ou jamais. Je me suis surtout étonné de voir un mec qui cite à chaque fois qu’il ouvre la bouche sur n’importe quel sujet, être incapable de nommer Soral qui est le premier, je crois, en France en tout cas, à avoir théorisé la féminisation de la société en 99 (vers la féminisation parue aux Editions Blanche), 7 ans au moins avant Le premier sexe. Faut croire qu’il porte beau. D’ailleurs, ce n’est pas une obligation et il a bien le droit de se taire. C’est peut-être ça qui m’interpelle. Cet esprit chevaleresque qui manque tant à notre société. La politesse. Au foot, lorsqu’une personne est meilleure que toi, tu portes son sac. C’est comme ça. L’élégance des pauvres. C’est un signe de grandeur.

Sur la féminisation, il est quasiment impossible d’en parler sans en référer à Soral. Mais, il a réussi le tour de force de nous citer des auteurs méconnus même des spécialistes, sur tout et n’importe quel évènement historique mais sur son domaine de prédilection, pas un traître mot sur Alain. Polloni idem. Et moi je rigole. A Zemmour les honneurs, à Soral les horreurs. Ainsi va la vie ! Nous attendrons son prochain opus pour voir qui en récoltera les lauriers. Il a tout réussi alors que Soral avait déjà tout pensé. Il est arrivé tandis que Soral n'a jamais décollé. Dans une certaine mesure, il est le Houellebecq de Soral.

Finalement, je comprends pourquoi notre Iznogoud préféré a raté l'ENA, deux fois en plus. Insister lourdement pour faire partie de cet antre de l’inefficacité. J'énonce une hypothèse assez basique : il en savait juste assez pour bluffer le quidam mais pas assez pour épater les correcteurs. Dans cette madrasa républicaine, il est tombé sur meilleurs citateurs. Ou laudateurs. Ou citateurs-laudateurs. Bref, la lie.

Devant un connaisseur, ce juif français (on l'a appris lors de son échange avec Tariq. Nous pensions tous qu'il était juste français au regard de ses déclarations exaltées sur la francité à longueur de bobines ! Par honnêteté intellectuelle, il se corrige après l'intervention de Francis Huster) range sa condescendance et son pédantisme pour se mettre au trombone. Longtemps, j’ai cru que la France était assimilationniste. Zemmour, à grands renforts d’affirmations rêches me l’a inculqué. Et puis, il a fallu que Ramadan le coince sur la laïcité en se référant aux spécialistes français comme Jean Bauberot, pour qu'il redevienne aussitôt flûtiste. Mais vous oubliez la pusillanimité des politiques…. (http://www.dailymotion.com/video/xamcmt_tariq-ramadan-13-on-nest-pas-couch_news; 10 :30 – 12 :35). Et moi je rigole.

Défiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher au loin dans leurs livres des devoirs qu'ils dédaignent remplir autour d'eux. Je ne sais pas qui l’a dit, probablement Jean-Jacques mais demandez à Zemmour, il vous le retrouvera.

Sur le rap avec Kool Shen, il se plie. Pour quelqu'un qui a des idées très arrêtées sur ce sujet, je m'attendais à plus d'objections. Ne parlons même pas des tarifs farfelus de petits qui font le chouffe. L’argumentation s’évanouit en arguties passionnelles caricaturales et lamentables (http://www.dailymotion.com/video/xb2o2y_kool-shen-vs-zemmour-naulleau-2-zik_music).

Sur son passé de banlieusard brandi comme un étendard à chaque fois qu'on exige un peu d'épaisseur dans ses élucubrations villiersistes; du flan. Monsieur oublie de nous dire qu’il a 51 ans et par conséquent, Montreuil de sa jeunesse n’est pas Montreuil d’aujourd’hui. Simple évidence. Il est donc faux de baser son raisonnement sur un préalable aussi bancal. C’est exactement comme si j’affirmais maîtriser la vie camerounaise alors qu’il y’ a plus d’une décennie que je l’ai quitté.

Où se trouve Zemmour ? A la fois à l’intérieur du système libéral ( Ça se dispute, On n'est pas couché, Le Figaro Magazine, Le Forum de l'Histoire, L'hebdo,…) et pourfendeur de ce dernier par ses analyses politiques. Inside Out. Et parfois, il va loin et je m’étonne que le système ne l’ait pas encore éjecté. Visiblement, depuis chiasse-pot, sa gamelle est servie. Et moi je rigole.

Magson de Pazou

mercredi, novembre 18 2009

L'homme de la semaine du 21 Novembre

Daniel Conversano

http://www.dailymotion.com/video/xb3yvh_dieudonne-est-un-genie_webcam

mardi, novembre 17 2009

L'Assassinat de Caroline Fourest par le sage Tariq Ramadan

[Prélude

http://www.youtube.com/watch?v=tZdnbynfSH8]



Au départ, nous avions des journalistes. Puis, nous avons eu des mauvais journalistes. Ensuite des gratte-papiers. Après des attachés de presse. Enfin des lèche-culs. Je l’ai mis au goût du jour avec caresse-anus. Hier, nous avons assisté à la naissance du n’importe-quoi-de-journaliste. Une lapidation oratoire pure et simple exécutée par Tariq Ramadan sur la personne de Caroline Fourest devant une foule de mateurs médusés par ce spectacle vivant de déchéance journalistique. J’ai eu honte pour vous, journaleux ! Et vous, avez-vous eu honte ?

Jamais je n’ai vu une telle humiliation publique à la télé. Décidément, Ramadan ne cesse d’accrocher de sacrés scalps à son tableau de chasse : Villiers, Meddeb, Finkielkraut, Sarkozy, Zemmour, Naulleau. Un joli charnier!

Et pourtant cela avait semblé débuter par une immolation quand ce dernier a sorti son argument sur l’heure de transport évoquée par Fourest dans son livre, frère Tariq, je crois, pour faire Lyon-Genève. Cela s’est terminé par une boucherie, un carnage, une désintégration, une blitzkrieg verbale d’une rare perfection, qui a parachevé la décrédibilisation professionnelle de cette dernière.

Je ne m’attarderais pas sur l’analyse de chaque séquence de ce débat car il est assez explicite et il se suffit à lui-même. Aucun commentaire ne sera aussi clair que la vidéo. Je n’avais lu ni Ramadan, ni Fourest. Je vais m’y coller en ce qui concerne Ramadan. J’ai toujours eu de la considération pour ce monsieur, qui est pratiquement le seul auteur suisse a passé à la télévision pour rabâcher de simples évidences à l’agora apprivoisée et apeurée.

En ce qui concerne Fourest, qui m'évoque une figure de cire à la Carla Bruni, sorte de Renard vivant aux traits anguleux, l’à priori initial était plutôt positif. Comme la plupart des péquins, je l’ai découvert sur un plateau avec Allègre et Ramadan et je dois avouer que j’avais été séduit par le discours posé et preux. Et puis, grâce à internet, j’ai pu la réécouter et j’ai mesuré mon erreur. Que d’émissions surtout celles de Taddéi, où sa prétention, sa suffisance n’avait d’égale que le vide argumentatif de ses interventions. Et à chaque passage, le peu de foi que l’on pouvait accorder à ses paroles s’étiolait irrémédiablement.


Puis, j’ai assisté à une émission sur le musulman qui avait répudié sa femme car elle n’était pas vierge. Et là, j’ai pu constater et confirmer l’étendue des dégâts. Les arguments ; du sentimentalo-intello-bobo-bon choriste à la noix !

Tariq a mis en évidence ce que je subodorais. Elle paraissait si sûre d’elle et à chaque fois, pschitt !

A Zemmour, on pourrait lui concéder le bénéfice du doute; il sait mais oriente son argumentation. Elle, il n'est pas sûr qu'elle sache et donc, elle n'a pas d'argumentation.

Elle, elle a fait l’étalage de sa vaste malhonnêteté journalistique remettant d'après moi, en question son expertise sur ses fameux domaines de prédilection. A contrario de Meddeb, une pâle victime de notre sniper suisse, qui a lui aussi explosé en plein vol chez Taddéi, elle s’est crashée avant son envol. Comme le Concorde en 2000.

Je pensais qu’elle avait au moins quelques billes, ne serait-ce que pour faire illusion au vu de la récente prestation du frère mumu chez Ruquier. Cette dernière a touché les tréfonds ! Elle n’a pas été médiocre, elle a été en deçà de la nullité.

Putain ! C’est fou d’être aussi mauvais dans une confrontation !

Cette journaliste d’investigation, qui prospère sur la scène médiatique grâce à ses essais sur les fanatismes et principalement l’islamisme, a, selon ses propres dires, pris 9 mois, une vingtaine de livres, une centaine de cassettes de Ramadan, et 400 pages pour le cerner et la seule bombe qu’elle ait posée pour prouver son fondamentalisme, c’est une cassette sur la promotion des heures de piscines dédiées aux femmes musulmanes, démontée proprement d’ailleurs par Ramadan.

Ce n’était pas un débat, c’était une punition.

Le mec, il a un double discours qu’on cherche encore, des livres pour les journalistes et des livres pour des gogos et tous ces livres sont sur son site et ses cassettes sont consultables sur internet. Il va être dur à coincer le Ramadan ! j'ai la nette impression qu'il dit ce qu'il écrit et surtout, qu'il écrit ce qu'il dit.

L'accélération verbale de Fourest lors de la lecture de la citation portant sur Taslima Nasreen est une technique manipulatoire inédite que nous avons découverte, ébahis, et qui serait vraiment digne d’être enseignée à Chiasse-pot ! Même les politiques n’avaient pas encore eu l'idée de nous inventer celle-là. Après les raffarinades, voici venue la fourestine !

Sa mauvaise foi n’ayant pas été explicitée, je vous joins l’analyse d’une internaute éclairée.


Tiré du site du Parisien,

le 17/11/2009 à 14h18 Françoise Duthu

Les biais de la pensée de C. Fourest, un exemple

Je viens de voir la plus grande part de la vidéo de l’émission sur Daily motion La 3ème partie contient un exemple flagrant de la méthode de C. Fourest que je vous livre ici. On l’y voit au début lire en accéléré et partiellement une citation de Tariq Ramadan issue de son livre d'entretiens avec J. Neirynck (elle ne donne pas la référence, mais j'ai reconnu l'ouvrage) et concernant T. Nasreem. Elle en conclut que TR dit que Taslima Nasreen a un « discours réducteur et totalement occidentalisé". Or la phrase dit, p. 126 et 127 : (au Bengladesh) "Beaucoup de femmes s'en étaient prises à Taslima Nasreen en affirmant que ce n'était pas en critiquant la religion, les valeurs et la culture que l'on ferait évoluer les choses. Elles étaient naturellement, et justement, contre sa condamnation à mort, mais en même temps elles se démarquèrent de son discours réducteur et totalement occidentalisé. De l'intérieur, pensaient-elles, on fait mieux évoluer les choses que par cette espèce de combat, perçu comme le seul "progressiste" en Occident (...). On ne fait pas évoluer des mentalités à coup de triques, des valeurs venues d'ailleurs ou en tout cas perçues comm telles. Il faut privilégier l'éducation, le travail de l'intérieur et le long terme." Donc ce que dit TR dans ce passage c'est que ce sont de nombreuses femmes du Bangladesh qui ont perçu le discours de T. Nasreem comme occidentalisé et l’ont estimé peu capable de mobiliser pour le changement. Ce n'est évidemment pas la même chose que ce que lui fait dire C. Fourest.. La façon de lire en détachant les mots qu’elle veut mettre en évidence et en masquant pratiquement les autres est un indice clair de sa mauvaise foi. Peut-être après tout s’est-elle auto-convaincue. Le propre de l’intellectuel cependant – ce qu’elle prétend être- est de reconnaître ses erreurs et de ne pas établir ses démonstrations en fonction de ce qu’il pense établi a priori mais en fonction de ce qu’il découvre par une analyse scrupuleuse des faits et des idées. La seule erreur qu’elle a dû reconnaître au cours de l’émission a été une fausse allégation figurant dans l’un des ses ouvrages, dont les conséquences n’étaient pas neutres (dire que TR avait préfacé un ouvrage qui soutenait le fait que l’époux puisse battre sa femme). Elle a reconnu l’erreur tout en affirmant sans preuve que TR disait la même chose ailleurs. Pour le reste, l’exemple décortiqué ici suffit à montrer le biais avec lequel elle aborde son sujet. F. Duthu Maître de conférences, ancienne députée au Parlement Européen

Ses affirmations sur l’homophobie de Ramadan; Non, non, non ... vous n’avez pas compris ! J’ai failli vomir de rire !

Sur l’intérêt de Ramadan d’aller à la télévision pour séduire les musulmans fondamentalistes, c'est Waterloo en direct !

Les librairies islamistes de France n’ont pas le dernier livre de Ramadan, Mon intime conviction. Cette fois là, même mon chien a ri.

Aucun radeau où se raccrocher. Iran, Israël, les sœurs voilées, Les 500, El-Banna, les frères musulmans, ...Winnie L'ourson… Rien. Même pas l'antisémitisme, la bouée de sauvetage qui disqualifie toute parole, toute réflexion, toute contradiction.

La situation finale sur le deux poids, deux mesures de Fourest par rapport à la censure de Ramadan à l’université libre en Belgique et l’excision, était John Wooesque. Quel bain de sang !

On n’a pas vu plus sanguinolent depuis l’exécution publique d’Elisabeth Levy par Dieudonné lors des élections européennes.

Elle termine avec la pleurniche sentimentalo-puérile qui scelle son cas. Journaliste d’indigestion !


Bilan global de notre pasionaria :

Islamologue - 0

Journaliste – 0

Essayiste – 0

Tribun - 0

Dorénavant, la nullité journalistique a un visage.

Mais vous la reverrez bientôt dans une autre feuille de chou donner des leçons de savoir-vivre au monde alors qu’elle n’est même pas foutue de faire correctement le taf. A sa place, je brûlerais illico ma carte de presse et je me ferais un jumonji-giri.

Magson de Pazou

samedi, novembre 7 2009

Vous aurez le dernier veau

[Prélude

http://www.dailymotion.com/video/xawm2e_clip-rap-fr-la-rumeur-porc_webcam]

Ou cette vieille journaliste que je vois si souvent dans l'animation politique et qui n'a toujours pas compris que le train était passé et qu'elle était définitivement restée sur les quais : ménopause intellectuelle. Mais on doit toujours se la coltiner dans tous les pseudos débats où tous les protagonistes ont quasiment le même point de vue et se chicanent pour des peccadilles, qui nécessiteraient d’avoir de nouveaux points de vue en lieu et place de ces éternelles anecdotes politiques. Commentateurs à vie. Probablement l’un des seuls métiers où pendant 50 ans, une personne peut analyser la vie politique sans jamais être confrontée.

Le préjugé est de croire que l’expérience permet d’avoir une meilleure connaissance des faits et une analyse plus poussée. La réalité est plus contrastée car contrairement à un médecin ou un pilote qui, pour exercer pendant autant de temps doit subir des réévaluations, se remettre à niveau et participer à des stages et des colloques pour remettre à jour ses connaissances, les journaleux, eux vivent sur un acquis scolaire, leur diplôme de sciences politiques ou d’écoles de journalisme, et ne sont obligés à aucune évaluation. C’est ainsi que l’on tombe toujours sur des commentaires prévisibles, mâtinés d’histoire, d’analogies historiques, de faits historiques, de citations historiques… pour illustrer O combien ils vivent et raisonnent toujours dans le passé. Ne demandez pas aux caresse-anus de prospecter, ils n’y arrivent pas. Ils ne sont pas entraînés à faire cela. Néanmoins, ils s’arrogent toutes les prérogatives et l’on finit par avoir la sensation qu’ils connaissent, maîtrisent tout. Philosophes des temps modernes.

En réalité, leurs visions sont aussi amateuristes que les nôtres. Ils connaissent tout de la SFIO car c’est ce sont les réminiscences de leurs études. Comme nous connaîtrons à peu près l’essentiel du PS dans 20 ou 30 ans. Ils maîtrisent tous Mai 68 car ils y étaient. Comme les gamins d’aujourd’hui qui se souviendront du phénomène des boys bands ou des prémices de l’économie du web car cela rentrera dans leur champ existentiel.

Lorsqu’il s’agit de se creuser la tête pour apprendre à connaître l’histoire avant le 19e siècle, vous pouvez les compter sur les doigts d’une main, les connaisseurs. D’une main. Bien sûr, ils ont quelques notions de ces périodes mais leur connaissance de ces faits est très clairsemée pour ne pas dire évanescente. L’incontournable Napoléon pour exister, Hugo et Voltaire pour discuter et un ou deux autres personnages controversés pour paraître. Vous emballez tout cela avec un livre écrit tous les deux ans, de préférence sur des sujets différents et voilà le tableau idéal du caresse-anus de base. Creuser un peu et vous vous retrouverez devant un flot de paroles, certes intelligibles, mais sans valeur.

Ils ne lisent pas mais parcourent. Ils ne disent pas mais citent. Ils ne témoignent pas mais confessent. Ils sont à l’image de leur métier, des attachés de presse. Mais nous leur avons trop demandés. Trop abandonnés notre sens critique. Ils sont devenus prédominants et en France, ont carrément créé un contre-pouvoir face aux gouvernements. Ils sont devenus les juges de paix de la démocratie et c’est bien dommage de laisser aux mains de cette caste ignorante, les clés de notre raisonnement.

Avant, être journaliste, comédien ou mannequin était déshonorant. C’étaient des métiers de peu de valeurs et surtout de peu de considérations sociales. Des branleurs. Aujourd’hui, ce sont ces gens qui tiennent le haut de l’affiche et abaissent la réflexion. Il est indispensable de rappeler que Sciences po, plus courtoisement Chiasse - pot, était une école pour jeunes pucelles de bonnes familles qu’on cherchait à caser en leur donnant un semblant de rudiments éducationnels. Pas un caresse-anus qui ne sorte de cet antre de la bêtise institutionnalisée.

Bien sûr, ils ont lu leurs classiques ; pendant leurs études. Ils sont connaisseurs de tout, experts de tout, savants de tout. Facile de l'être quand on voit la déperdition du niveau scolaire en France. Personne ne leur réclame l’excellence mais ils tiennent absolument à nous montrer leur brillance.

Dans leur quête de respectabilité sociale, ils se sont tous perçus comme des pointures mais n’en n’ont que l’aspect. Ils couchent tous leurs rédactions dans des torchons qu'ils appellent livres, pour faire comme Ernest Hemingway. Ils rêvent d'avoir un prix prestigieux comme Miller ou Winston; ils sont vraiment persuadés d'être des écrivains. Ils vivent aux côtés du pouvoir mais nous disent qu’ils s’en éloignent pour penser le monde; comme un toxico qui travaillerait dans une pharmacie ou un homme qui irait en Thaïlande pour coucher avec des boxeurs de 40 ans. Ils gagnent un fric fou mais nous affirment œuvrer pour le bien de la communauté. Ils s’habillent, parlent, et ont les mêmes tics de langage que leurs sujets d’études car ils ont été sur les mêmes bancs et ont fourré les mêmes suceuses du seizième. Ils se disent indépendants mais leurs salaires sont payés par des industriels du CAC 40. Ils tapent volontiers sur les faibles et le soir, dînent à la table des vainqueurs. Ils brandissent leur professionnalisme comme étendard mais sont de bons lecteurs de Wikipédia, férus d'internet, Closer, Paris Match qu'ils dédaignent publiquement. Ils se citent, se congratulent les uns les autres pour pouvoir mieux se tenir; difficile d'être critique du travail de votre collègue quand ce dernier ne cesse de dire du bien de votre dernière bluette que son meilleur ami, gratte-cul dans un magazine littéraire, a encensé la semaine précédant sa parution.

Avec la venue d'acteurs d'un autre navet programmé, j'ai su qu'il fallait tirer le rideau avant l'arrivée du énième nouveau chroniqueur sniper de pacotilles, Pastureau. Je me rappelle de son nom car je me rappelle de sa chronique mortifère de la semaine passée, qui aurait pu me pousser illico presto à assister à un spectacle de Dany Boon. Une lointaine évocation de Guillon. Giesberg, dans sa quête d'originalité, a innové avec un humoriste corrodé. La télévision française baigne définitivement dans la créativité.

Tous connaissent très bien Chirac, l'ont côtoyé pendant des décennies. Néanmoins, pour son carnet, ce dernier a préféré se confesser auprès d’un historien. Probablement, une volonté de mieux asseoir sa stature. Le soir venu, les caniches retournent à la niche et on reçoit ses amis. Car vous l’aurez compris, ces intermittents du spectacle en voulaient tous à Baré d'avoir été l'heureux élu.

Je me suis rappelé la sortie de Lescure sur Giesbert et Durand. Comment ne pas s’en rappeler ? Devant un tel parterre d'accordéonistes de deuxième niveau, je me suis demandé si cela était le fait de la suppression de la publicité sur les chaînes publiques ou si les journalistes, écrivains et historiens n’avaient pas boycotté cette inconsistance promotionnelle et médiatique appelée émission culturelle ?

La première de l’émission a mis en lumière les piètres qualités d’animateur de Giesbert. Il bafouille, pose des questions sans intérêt, sourit bêtement, relance mal les interviewés, formule des questions kilométriques, se trompe dans ses lancements, n’arrivent pas s'imposer, à improviser…. Bref, il n’a pas de prompteur, nous dit-il. On a aussi compris qu’il n’avait pas de cerveau. Car ne pas avoir de prompteur n’absout pas du talent. Bref, on comprend pourquoi Cultures et dépendances était enregistré. Car, j’avais cru ouïr qu’il était aussi journaliste que Johnny était rocker. Je l’ai constaté.

Je me doutais qu’il fût excellent flûtiste, assisté de la vie et brillant lobbyiste. Vous savez, tous ces agents de communication, ces Séguela de l'entregent, qui gravitent autour des puissants comme les poils poussent autour du pénis, attirés par les ors, les honneurs et ce sentiment vaniteux de faire partie d’une élite choisie qui vit l’histoire de près; comme les poils. C'est d'ailleurs pour cela que certains les rasent, question d'hygiène! Ils ont tellement léché des culs que leurs langues ont perdu leurs papilles. Ils savent parfois reconnaître les odeurs fétides mais pour le goût, c’est foutu ! Je l’ai vérifié.

Et avec cette émission, vous aurez le dernier mot, nous avons atteint le summum de l’hideux journalistique. C’est un condensé de ce qui marche sauf que dans ce cas, la mayo ne prend pas. Un peu comme ce qu'est R.I.S. pour Les experts. N’est pas Taddéi ou Calvi qui veut ! Des dialogues avec des écrivains où ces derniers ne sont ni mis à leur avantage, ni voué aux gémonies par l’interviewer. Ils sont juste présents et se font chier; comme nous. Des confrontations entre deux auteurs ou penseurs sur un sujet social ou politique. Seulement, ces derniers, lorsqu’ils sont autorisés à parler après une longue tirade de Giesbert, sont plus dans l’auto-célébration, des échanges de compliments et de bienveillances, de la perfide promotion.

Je vous prie de revoir les duos Régis Debray – Daniel Cordier ; Finkielkraut – Onfray et notamment le dernier Régis Debray – Daniel Cordier. Il n’y’a que dans Vivement dimanche qu'on peut faire mieux. Régis Debray : …il fait un travail de réparation fondamental…Ce livre a eu d’extraordinaires critiques dans la presse. Il va devenir un best-seller car vous(Giesbert) lui avez donné le Renaudot. Sourires de Cordier. L’annulingus a visiblement été agréable.

Un week-end torride en perspective, le mercredi déjà, j'avais préparé le baisodrome, histoire de ne pas être dérangé dans mon marathon sexuel. Double ration de condoms, 5 kilomètres tous les jours pour recouvrer le rythme, remplir le frigo et faire le plein de la fourgonnette. Parce que cette oiseau de nuit comme je l'appelle n'est visible exclusivement que de nuit. Je ne peux me permettre de m'afficher avec elle. Je n'ai pas honte d'elle, j'ai honte d'être avec elle. Mais que voulez-vous, comme tous les benêts, je ne peux résister à une fille qui avale. Et donc, je la fréquente, de nuit. Je vais la chercher à la gare, de nuit, je la terre pour le weekend chez moi, et je la ramène le dimanche à la gare, de nuit.

Mais cette connasse m'a fait un faux bond et m'a planté devant la télévision, le 17 déjà chaud et ronronnant. Au plus fort de mon attente, soit 2 heures après son arrivée prévue, sans que cette bouffonne n'ait téléphoné pour s'excuser, il palpitait, on aurait dit un deuxième cœur. Elle a osé laisser un pauvre ourson gentil et chafouin, la bite en l’air, dans la nature sans se soucier de son devenir. Et si je me blessais ? Si je me faisais bouffer par une panthère de la rue Saint-Denis ? Elle a dû comprendre quelle image elle a à mes yeux. Une blonde intelligente; quasiment oxymorique. Et pourtant ! J'en ai donc profité pour lire et m'intéresser à autre chose, notamment à mes collègues de l'animation, les caresse-anus. Je me suis rappelé de cette émission.

J’ai zappé pour terminer ma partie de foot sur Playstation et je suis revenu suivre le débat annoncé sur Chirac. Je tenais à comprendre comment ces invités, probablement prestigieux, ont fait pour lire les 500 pages de ce livre et l’analyser en si peu de temps qu’ils sont déjà prêts pour le commenter, moins de deux jours après sa sortie.

Quelle n'a pas été ma stupeur de tomber sur une brochette de chroniqueurs de troisième division et la prestation était du même calibre. Le débat, des dialogues entre Giesbert et l'intervenant interrogé, qui se suivent les uns derrière les autres, les protagonistes étant tous en admiration devant la complexité de Chirac. Je crois que c'est la millième fois que j'entends ces arguments rassis. Comme si pour être président d'une république, il fallait être mongolien.

D'abord Claudius "Connaissance" Askolovitch, avachi pompeusement dans son fauteuil, pédant, sentencieux, cassant, on aurait dit Gene Hackman dans le western Mort ou vif, film de maigre facture, arrogant, suffisant, méprisant, l'air de dire : je sais, je connais, je suis. J'ai eu l'impression qu'il avait de l'acrimonie envers Baré Jean-Luc. Ce crétin s'est lancé dans une logorrhée proprement indigeste et à terminer sa pathétique prestation en traitant Emmanuel Todd de gogo. Soyons sympathiques avec La connaissance. Le jour où il sera reconnu, cité, traduit et étudié dans le monde, j'achèterais le best-off de Johnny.

Puis j'ai vu De Koch qui, selon moi, a eu certaines fulgurances très vite éteintes dans des bruissements folkloriques. Probablement quelqu'un d'intelligent pour avoir écrit pour Pasqua, mais qui a tenu à nous faire son Chirac; celui qui dit des conneries pour laisser croire qu'il est idiot alors qu'il est cultivé, engoncé dans sa clownerie, probablement invité parce que compère de Levy, ex-chroniqueuse de l'autre émission de Giesbert. Il semblait heureux d'être là, le pauvre !

Tesson, une autre statue poussiéreuse qu'on nous ressort pour meubler les plateaux bancals. Toujours invité pour parler de tout et n'importe quoi, une caricature de lui-même. Cela fait 50 ans qu'il anime, il a tout vu même la troisième république. Et il était fier d'être sur le plateau, échappé de l'hospice par la mansuétude de creux pigistes en quête de caution, n'ayant pas les burnes de le renvoyer dans sa crèche pour services rendus à la profession. J’espère ne pas terminer comme lui, à courir les plateaux au mobile fallacieux d'aimer son boulot. Il faut savoir quitter les choses avant qu'elles ne vous quittent. Quand on sait ce qu'il a été et qu'on voit ce qu'il est devenu, on doit reconnaître la grande capacité d'acceptation des êtres humains.

Impossible de mettre en doute la parole d’un commentateur. J’ai rarement vu l’un d’eux répondre à une question par : je ne sais pas !

Magson de Pazou

mardi, octobre 27 2009

L'infâme (slam)



N'y allons pas par quatre chemins
Je n'en prendrai qu'un;
Leur trou de balle gercé
Dans ce cercle, difficile de percer

Quand la censure ne cesse de gesticuler
Ils s’en sont aperçus
Ma littérature est testiculée
Trahi comme Samson, J’ai rasé ma chevelure
Sans peine car ma force vient de ma bite
Leur haleine fétide en témoigne et me réhabilite

Aux yeux des taciturnes
Et à chaque visite,
Ils craignent de revoir Richard Durn
Bouleversé par leurs billevesées,
Ce parano refré en a fumé huit
Pour faire la une

A défaut de Kalash pour me défendre en terre inconnue
Je prendrais bien un apache comme pare-buffles
Je lui céderais volontiers Elkabbach en échange
Aucune gêne à se séparer de tartufes

L’époque est à la lèche et fort de ce constat,
Certains sont devenus des babiches
Proses revêches, somme toute rêches,
Nous sommes fous et prêts pour le combat

Les caresse-anus peuvent déjà ouvrir leurs bouches
Ocres seront les dégâts car âpres seront les débats
Il faut bien qu’on nous entende
Ces caniches sont des renégats

Et veulent croire qu’il est impossible de rester intègre
Pleutres grégaires que j’exècre
Leurs feutres enterrent les idées de Voltaire
Et exsangues, on s’exerce

Avant qu’ils n'éteignent les Lumières et célèbrent l’infâme
La critique est sévère. Ils crient, tiquent, blâment
Et lâchent leurs cerbères
A nos trousses pour nous faire taire

Et ainsi, se déclament ces mélodrames
Rires et sanctions,
Libre est censée être l’opinion
Je réclame la liberté d’excrétion

Ils citent leurs exemptions,
Vibrent et encensent leur dominion
Et acclament leurs arrêtés d’exception

Celui qui ne connaît pas l'histoire
Est condamné à la revivre.*
Ci-gît la liberté d'expression
Et très humblement, je vous la livre.

Et nous nous retrouverons encore demain

[Prélude

http://www.dailymotion.com/video/x2mvz_abba-dancing-queen_music]



Et nous nous retrouverons encore demain. Et encore demain. Et encore demain. Nous nous retrouverons toute la semaine. Comme d’habitude. Devant les mêmes portes, l’un à côté de l’autre. Encore demain. Et je me ferai un plaisir de lire dans vos yeux votre satisfaction de nous revoir. Comme de jeunes épris l’un de l’autre qui seraient en parades nuptiales éternelles. Clairement contents de nous revoir. De nous toiser. De nous observer et de nous assurer que tout va bien.

Demain est un autre jour et je sais que je vous reverrais. Je relirais dans vos yeux votre impatience de vous rendre au bureau, la joie d’avoir enfin obtenue cette promotion, la satisfaction que vous procure vos enfants ces temps-ci, l’anxiété de devoir encore retrouver vos collègues, le sourire énamouré de cette fillette pour cet ouvrier polonais.

Je vous retrouverai tous, la fille au baladeur rose, le jeune cadre à l’écharpe rouge, la jeune maghrébine toujours pressée, l’antillais aux baggy bleus, la salariée contrariée aux lunettes carrées, l’étudiant désœuvré, le petit rappeur blanc, le vieux au perfecto noir, et toi la dame qui me lance parfois ces regards …

Je vous retrouverai demain et ensemble nous referons le voyage. Sans nous saluer. Sans nous parler. Sans nous regarder. Comme d’habitude. Elle sortira son livre et s’y plongera de suite, à peine la rame fermée. Le jeune recommencera à dodeliner de la tête, la dame noire se précipitera vers la seule place assise. Et on retrouvera le jeune couple classe qui ne cesse jamais de s’enlacer et de se bécoter. Et puis, elle s’en ira, engloutie dans la foule de passagers qui descendent au prochain arrêt. Et enfin, je pourrais rouvrir mon livre du moment et m’évader de là. Comme vous. Plongé dans mon monde mais rassuré. Car, je sais que vous êtes là. Vous êtes tous là. Et je peux m’évader jusqu’au terminus. Et nous nous retrouverons demain.

Et lorsque vous n’êtes pas là, je sais que je suis en retard au boulot. Je sais que vous avez dû vous interroger ; qu’a-t-il eu ? Est-il malade ? Il a dû avoir un pépin avec sa copine… Je le retrouverai demain. C’est ce que je me dis quand l’un de vous manque à l’appel. Mais je sais que demain, je vous retrouverai. Sur ce quai. A attendre notre train. Notre wagon. Le troisième et pas un autre. La quatrième porte, jamais une autre. Car nous avons nos habitudes. J’ai des amis inconnus à retrouver. Un instant éternel à vivre dans une journée. Dans chaque journée. A la même heure. Sur le même quai. Vers la même destination. Ensemble. Et nous nous retrouverons encore demain. Et encore demain. Et encore demain.

Magson de Pazou

mardi, octobre 13 2009

La république fromagère

[Prélude

http://www.youtube.com/watch?v=UTgNo6Fb9_g&feature=related]



Ma plume est incendiaire car leur connerie est inflammable. Difficile de rester de braise quand leurs valeurs, leurs réactions, leurs perceptions frisent la caricature; d'ardentes incitations à la pyromanie.

Sacrément burné de conspuer nos dirigeants africains et de reproduire leurs agissements. Je me doutais bien que le népotisme irrigue les élites françaises autant que les godes se multiplient dans les couples lesbiens. Néanmoins, je ne m'attendais pas à une telle officialisation de cette faiblesse d'esprit.

Jeannot le Brillant de Sarkozy, 23 ans, niveau bac +2 est présidentiable à l'EPAD, la 21ème puissance économique mondiale. Une reconnaissance de la république fromagère. A la banane, j'ai substitué le fromage par respect pour la spécialisation des cultures.

Enfin un argument percutant pour défendre mon pays, cette si réputée république bananière, le Cameroun, qui ne souffrira plus de la comparaison avec son aînée la France dans ce domaine.

Merci De Sarkozy !

Magson de Pazou

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