Teslatextes

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samedi, juillet 31 2010

L'air guitar, la maturité de l'insignifiance

[Prélude

http://www.youtube.com/watch?v=liqT8X6PG3M]



Prenez la nullité, associez la à la paresse, trouvez lui un nom anglais, vous obtiendrez l'air guitar. La guitare invisible ou vide artistique pratiqué de plus en plus par cette génération de benêts pontifiants aux cheveux longs et à l'habillement interlope. La quintessence du vide, mimer le vide et l'appeler de l'art. Ils nous l'ont vendu avec beaucoup de finesse. Je vous fais un air doigt d'honneur, connards.

Nous devons nous extasier sur les performances de ces ados attardés, paresseux compulsifs qui, dans leurs simagrées pathétiques, sont encore incapables de livrer une copie disons acceptable des performances scéniques des metalleux qu'ils miment. Mauvais mimes de musiciens, mauvais mimes, mauvais musiciens, , ils sont la nullité, ils sont l'époque.

Il est déjà insupportable de voir des mioches reproduire piteusement les mimiques d'Iggy Pop, d'Ozzie, Angus Young, ou Gene Simmons. Voir ces adultes impubères se trémousser idiotement comme des gosses reproduisant piteusement des mimiques d'Iggy Pop, d'Ozzie, Angus Young, ou Gene Simmons, est un exercice infect pour tout honnête amateur de heavy metal. Permettez-moi de me retourner dans mon vomi ! ... C'est fait.

Cette époque est définitivement fétide, et l'air guitar en est l'une des pustules les plus remarquables. Plus besoin d'apprendre à jouer de la guitare. Toutes ces heures d'acharnement à répéter et répéter encore les mêmes accords, inlassablement, les doigts en sang et cette satisfaction quasi orgasmique quand un classique de Metallica est enfin dompté. Nul ! Faites de l'air guitar et Kirk Hammett ne rivalisera jamais avec votre maestria.

Puisqu'il paraît que tous les rockers en herbe débutent dans leur chambre, face au miroir, qu'ils y restent. Nous voulons des rockers qui ont déjà germé, en fleur, des bons, des vrais. Quelle jeunesse de merde ! Ils nous ont réchauffé Chantal Goya, veulent nous faire avaler leur air guitar et demain, ils nous gaverons avec l'air tales, le lecteur de livres de contes virtuel.
Ces jeunes en sont réduits à mimer leur incompétence et à en faire un objet culturel plébiscité par cette masse d'abrutis et de fainéants. Les bébé bobos sont de sortie ! La virtuosité de la nullité, des guitaristes virtuels ! La nullité pour leurs soixante-huitards de parents, la nullité virtuelle pour eux ! Nous évoluons.

Le pauvre Nabe doit être au bord de l'asphyxie ! Le jazz est mort, le rock convulse sous l'étau de la pop, et ces crétins ne trouvent rien d'autre à faire que de caricaturer les gesticulations artistiques de chanteurs de heavy metal. Quand je vois un solo de Robert Trujillo, j'ai envie de me saisir d'une guitare basse et non de faire le singe.

C'est déjà trop demandé à cette époque d'imiter le talent. Caricaturer bêtement son apparence et vous en aurez aussi, du talent. Nul besoin d'essayer d'écrire comme Céline, il vaut mieux essayer de s'habiller et parler comme le vieux docteur. Ces fainéants ont compris qu'ils n'y arriveront jamais. Certains n'ont même pas la décence d'essayer. Et ils ont trouvé encore plus cons pour les regarder et les glorifier.

J'ai perdu tout espoir de voir cette époque se relever de sa bêtise. Après l'air guitar, j'attends l'air pen, l'air peak, l'air foot, l'air brain avec une demi-douzaine d'Air Wick, en prévision de l'envahissement de mon espace vital par ces flatulences, artistiques.

Cornelius Castoriadis, un philosophe économiste psychanalyste français, mort en 97 et toujours vivant grâce à BH Levy, aurait écrit un livre prémonitoire, La montée de l'insignifiance. Il avait bigrement raison, l'intello. Elle est à maturité maintenant. Les bébés bobos ont vite grandi. Ils sont bien là, avec leurs ascendants, deux générations de chèvres à supporter désormais.

J'ai du jus de kiki deux mois d'âge, pur blanc, issu du meilleur cépage qui soit, à livrer à toute pinette amatrice de grands durs. Du Magson classé en Mai 2010 et croyez-moi, il n'y'a pas d'air là-dedans.

Magson de Pazou

jeudi, juillet 22 2010

Tony Scarfesse

[Prélude

http://www.youtube.com/watch?v=Y0gi57BGSHA&feature=related]



Tony,

C'est le 14 juillet, tous les français ont leurs règles. Je refais le monde avec James Brown. This is a man's world, dit-il ! Ceci est un monde d'homme ! Je sais. Tu n'as jamais supporté l'anglais. L'anglais non plus d'ailleurs !
Je m'attendais à tout sauf à ça. Tu nous l'as bien mise. Alors, j'avais besoin de temps pour digérer, tranquille.
Tu étais si beau dans ton trois-pièces ! Et tes Stanford, une vraie mutinerie ! Tu étais frais et moi, j'étais fier de te voir enfin sérieux. Tu les aurais toutes emballées, crois-moi ! Il aurait suffi que tu te relèves pour qu'elles se précipitent sur ta braguette. Comme la petite anglaise, tu sais ... Moi, pas parler français... Toi sucer français, connasse ?...
Putain, j'en rigole encore ! Tu te rappelles, hein ? La Chelsea Clinton des pauvres... Putain d'attaque-maniocs qu'elle avait... On aurait dit la sœur de Rooney ! Tu en as baisé des moches, c'est dingue !

Qu'est-ce qu'on était bidon ! Et la fois où tu t'es fait passé pour le frangin de M et que cette pisseuse m'a cru quand je lui ai dit que tu t'appelais N ! On l'avait bien débourré celle-là !

Depuis, il a coulé de la cyprine sous les cons ! Je peux te l'avouer maintenant. Tu te débrouillais plutôt bien avec ta queue. Et à propos de notre discussion chez Fafa, saches juste que si tu as une grosse bite, j'ai une contrebite. A chacun ses caisses, OK ?

Tiens, j'ai une bonne qui t'aurait fait marré.

En Israël, un palestinien a été condamné à 18 mois de prison pour viol par tromperie. En draguant une juive qu'il a baisée, il lui a dit qu'il était juif et cette dernière, découvrant la supercherie, heurtée dans sa chair, a saisi la justice et il s'est trouvé des juges pour le condamner. Viol par tromperie, fallait la sortir celle-là, hein ! J'imagine la tête du mec quand son avocat lui a dit que ce n'était pas une blague, qu'il allait vraiment en prison.
Espérons qu'elle ne l'ait pas sucé à gorge déployée car en appel, la pleurnicherie risque d'être finale et notre pauvre queutard n'aura plus que sa main à fourrer jusqu'à la fin de ses jours.

Comment vas-tu ? De te voir là, droit comme ta vie, alors que je t'avais quitté il y'a juste quelques heures, vidé, après notre sale tournoi de foot à Pantin ! Il m'a fallu du temps pour encaisser. Mais t'inquiètes ! Il n' y' avait d'yeux que pour toi. Même dans le Regards d'avril. Toute une page pour toi, ma gueule et des condoléances, plein de condoléances. Il y' avait ta photo du ski et zéro pub. Les crevards du Chemin des rosiers auraient pu croire qu'on avait sponsorisé ton enterrement. On s'est cotisé pour payer l'encart prévu à cet page et on y a mis ta photo.

Et avec ta mère, nous avons échangé quelques larmes en souvenir de toi en écoutant Iron Maiden à fond, comme tu aimais à le faire.
Tu aurais dû voir ta Carine chialer ! Même Suzanne est venue. Si tu la vois maintenant, tu comprends direct qu'il n'y'a pas que le mardi qui soit gras sur terre. Elle s'est mariée avec le couz de Bobo, le requin marteau. La tête de son bébé doit ressembler à l'Afrique. T'as rien perdu.

Toute l'équipe était là; Salim grosse teuteu, Kinsh de Bamako, Roro courte bite, Didier wesh wesh, Asterix, Mollah Omar, Fredo dix bites, Samir L' australopithèque, Serguei, Éthiopie, Sergio des 16 ans, Fafa, L'asticot, Éric Cantonais, Beber le gitan, Chico bite d'acier, Fabien à l'ancienne, Opi le blédard, Mehdi Twingo, Tinousse le Yougo, Face de cul, Momo ...

Arafat est revenu d'Allemagne spécialement pour toi. Il y crèche maintenant. Karim m'a dit que c'était pour des putes dans des baisodromes, des Eros Centers, on dit.
Après avoir foutu les juifs dans les chambres à gaz, ils foutent leurs petits-filles dans des chambres à gueuse. On se refait difficilement.

Puisqu'on en est aux confidences, frérot, j'aime les femmes aux cheveux courts à cause de Toni Braxton. C'est ridicule comme explication mais c'est la bonne, je crois. Et je n'ai jamais baisé ta cousine. J'ai baisé ta sœur, une fois.
C'est Mehdi qui s'est fait sucer par Carine. Tu ne l'as jamais soupçonné.
Comment aurais-je pu te le dire alors que tu te posais tranquille avec cette chienne ? Elle t'avait passé le collier. Et tu semblais si joyeux. Personne n'a voulu prendre le risque de te blesser. J'espère que tu comprends.

Tu sais, je t'en ai voulu. Je veux dire... Tu aurais pu nous dire, nous expliquer. Enfin, c'est moi. C'était moi, ma couille ! C'était moi et il t'aurait suffi d'un simple coup de fil. S'en aller ainsi alors qu'aucun de nous n'a encore encaisser le million ? Comment as-tu pu foutre ta vie en l'air ? Pourquoi d'ailleurs ? J'ai pas compris. Toujours pas et je t'en ai voulu.

Aujourd'hui, je mesure le cran qu'il t'a fallu pour passer à l'acte. Tu devais avoir des choses plus importantes à gérer pour en arriver là. Cela fait 30 ans qu'on fait des faux départs. Nous savons tous ce qui nous attend après la ligne d'arrivée. Tu as décidé de terminer ta course. Vivre en autiste ou crever ? Tu avais tes raisons et elles seront aussi les miennes. Crever, c'était ton choix. C'est un choix.

Je me suis pardonné mon intolérance. Tu n'étais plus là pour le faire. Vivre en autiste et crever. Je n'ai sûrement pas toute la vie devant moi comme tous ces djeuns. J'ai juste ma bite, dix-sept centimètres de rectitude, de négritude et d'espoirs déçus.
Vivre en autiste et crever, tel est mon destin. J'aurais mérité une autre vie. Comme toi. Ma dignité en a décidé autrement. Comme toi. Et je m'en félicite car je me serais probablement vomi dessus tous les jours à force de becter avec ces nègres de salon.
Putain, comme je vous hais, Mamadou ! Comme je vous hais !

Si c'est ça l'avenir, je peux comprendre que tu aies décidé de n'en avoir aucun. Il en fallait dans le calbutte quoi qu'on en dise. Et puis, donner sa vie pour une cause décriée est déjà une forme de suicide. Pendaison ou bandaison, crois-moi, on a toujours de bonnes raisons.

Grâce à la religion, on nous a appris à vous mépriser. Notre imaginaire collectif est nourri par ces récits de suicidés valeureux. Le don de soi est le plus grand cadeau qu'on puisse faire à son pays ou ses idées.

Alors, il faudrait aussi mépriser tous ces soldats japonais kamikazes, leurs officiers adeptes de jumonji-giri, tous ces indiens Chiricahuas à la détermination infaillible, ces 300, ces Mohamed Attah, tous ces hommes et femmes qui se sont lancés en toute connaissance de cause dans leurs batailles foutues d'avance.


S'il y'a des suicidés valeureux, pourquoi discréditer une personne qui décide face aux difficultés de la vie, de se battre pour sa propre cause perdue ? Si Hemingway décide de mettre fin au cirque, qui suis-je moi pour le mépriser ? Qui suis-je pour juger tes batailles ?

Suis-je prêt à me ronger la patte si elle est prise en tenaille dans un piège à loup ? Le jour où mes négros en seront capables, nous serons invincibles.
La fuite n'est pas une attitude digne, nous dit-on ? Mais que font les animaux, même les plus féroces quand ils sont pris au piège ? Si cet imbécile d'Adolf avait appris à fuir, on parlerait sans doute allemand maintenant. Pour toi qui détestes déjà l'anglais, je crois que tu te serais pendu avec ton cordon ombilical dans le ventre de ta mère... Glückwünsche sehr geehrte Frau ! Das kind ist ein junge... Quel vomi !

Oui, je me suis lâché. Tu me connais. Je sais que tu détestes mes idées mais souffres encore de recevoir mes postillons. Je t'ai dit que ma salive était devenue bactéricide à force de lécher des chattes à l'entretien douteux ? Si je peux t'épargner deux, trois pustules... J'ai vu de ces trucs ! Des fois, je me dégoûte !

Ai-je assez d'ouverture d'esprit, d'humanité pour tremper ma torpille d'amour dans une pygmée ? Une albinos ? Une Rom ? Un homme ? J'y ai un peu pensé. J'ai toujours autant de mal à bander à la vue d'une handicapée.

Je vis dans la merde depuis le berceau, je connais l'humanité, j'ai vu l'Afrique. Tu étais trop propre pour ce monde. Beaucoup trop.

Les pédophiles ont des comités de soutien internationaux; des ministres vont baiser des boxeurs de 40 piges en Thaïlande; des noirs ont eu des enfants blancs (un couple de britanniques noirs et Michaël); Drucker, Giscard, Thatcher sont apparus avant l'œuf et la poule et ils refusent toujours de crever, tout comme Johnny; le foot féminin, le golf féminin, le catch féminin, la bêtise au féminin, si tu n'as pas un clito, il faut t'en greffer un ou allumer une télé; le rugby, le sport préféré des défoncé(e)s, pourrit davantage nos weekends foot; Gourcuff est le prochain Zidane, sérieux; la burqa n'est pas un vêtement républicain; toute la nullité chante maintenant sous auto-tune, Michaël Blanc est toujours en prison à Bali, Betancourt demande des réparations à la Colombie pour son enlèvement... Le CRIF, le CRAN, et les autres creux du cœur et de la pleurniche, bouffent toujours au même râtelier. J'ai proposé à Bertrand et Fafa de créer le CRIC, conseil représentatif des institutions chinoises et le CRAB, conseil représentatif des associations blanches ou le CROC, conseil représentatif des organisations caucasiennes, pour gratter des subventions tranquilles et sortir leurs costumes des cartons de déménagement...


Pour le reste, c'est toujours pareil, Disneyland, Negroland, Euroland, Quelquepartdanslemondeland, tout ça powered by China. Je sais. Optimisé par la Chine. On s'habille toujours chinois, on bouffe chinois, on s'équipe chinois. J'arrive même à baiser chinois.

Voilà ! On en est tous là maintenant ! Il faut que je rapporte tes sebago à ta mère. Tu les avais oublié sous le carton de la Play.

Je dois supprimer ton numéro de mon répertoire, vieux ! La vie continue... C'est une chèvre de psy à la con qui a balancé ça à ta frangine. Je crois qu'elle avait raison.

... C'est toujours marrant d'écouter ta sale voix de pédale ! Tiens, je te laisse un petit mot ...

- Vous êtes actuellement sur le répondeur de Tony, je ne suis pas disponible pour le moment. Laissez-moi un message et je me ferai un plaisir de vous rappeler. Merci !


- Eh, sac de sperme, C'est Magson ! Tu es sous écoutes ou quoi ? Tu te fais rare, enfoiré
Allez, je sais que tu vas bien... Juste pour te dire qu'on t'aime, patate ! Tu nous manques ! N'en doutes jamais !
Allez, portes-toi bien !... Eh, j'en ai une dernière pour toi d'un mec certainement trop connu et peu lu... Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ... Tu m'as rendu plus con, Scarfesse... Eh, je t'ai trouvé la traduction de Fear of the Dark... Allez... Je dois y aller... La prochaine sera pour toi ! ... Portes-toi bien, frangin !



Iron Maiden, Fear Of The Dark (Peur Du Noir), 1992
Source : www.greatsong.net

Je suis un homme qui marche seul
Et quand j'arpente une route sombre
La nuit ou que je me promène dans le parc
Quand la lumière commence à se tamiser
Je me sens parfois un peu étrange
Un peu anxieux quand il fait noir

Peur du noir, peur du noir
J'ai la peur incessante que quelque chose soit constamment tout près
Peur du noir, peur du noir
J'ai la phobie que quelqu'un soit constamment là

As-tu fais courir tes doigts sur le mur
Et as-tu senti la peau de ton cou se plisser
Quand tu cherchais l'interrupteur ?
Parfois quand tu as trop peur pour aller jeter un coup d'œil
Au coin de la pièce
Tu as la sensation que quelque chose t'observe

Peur du noir, peur du noir
J'ai la peur incessante que quelque chose soit constamment tout près
Peur du noir, peur du noir
J'ai la phobie que quelqu'un soit constamment là

As-tu déjà été seul la nuit
Pensant entendre des bruits de pas derrière toi
Et te retournant sans voir personne ?
Et alors que tu accélères ton allure
Tu éprouves une difficulté à regarder à nouveau
Car tu est certain que quelqu'un est là

J'ai la peur incessante que quelque chose soit constamment tout près
Peur du noir, peur du noir
J'ai la phobie que quelqu'un soit constamment là
Peur du noir, peur du noir, peur du noir, peur du noir Peur du noir, peur du noir, peur du noir, peur du noir

Tu regardes des films d'horreur avant la tombée de la nuit
Tu te poses des questions sur les sorcières et le folklore
Sur les troubles mystérieux hantant ton esprit
Peut-être que ton esprit te joue des tours
Tu devines et soudainement tes yeux se fixent
Sur la danse des ombres dans ton dos

Peur du noir, peur du noir
J'ai la peur incessante que quelque chose soit constamment tout près
Peur du noir, peur du noir
J'ai la phobie que quelqu'un soit constamment là

Peur du noir, peur du noir
J'ai la peur incessante que quelque chose soit constamment tout près
Peur du noir, peur du noir
J'ai la phobie que quelqu'un soit constamment là

Quand j'arpente une route sombre
Je suis un homme qui marche seul...


Hommage à Thomas "Tony Scarfesse" Chialamberto (24/05/1980 - 01/04/2009)

Magson de Pazou


samedi, juillet 17 2010

Grand bien leur fasse !




Le rap a prostitué la poésie
Pour le plus grand bien du français
Dieu vous garde de cette hérésie !
Des gardiens du temple s'étranglent
Sur ces rimes à la Mesrine
Grand bien leur fasse !

Le verbe a perdu de sa superbe
Depuis Flaubert,
Le Petit Robert
Prend la poussière sur les étagères
Alors, ils l'ont défoncé

Et les classiques s'effacent
Les mémoires s'effritent
Des noirs s'effeuillent
Et les critiques s'étripent
Sur ces rythmes de macaques
Grand bien leur fasse !

La misère gronde
Et ils attendent toujours Verlaine
Ils rêvent de poèmes,
De vers de grands poètes
Mais ces jeunes rêvent de pèze,
De verres de Grant et Moët, de bluettes
Ils veulent vivre leurs rêves comme tous les pontes
Et non rêver leurs vies comme tout le monde
La haine de l'amour étant à la mode,
Mes négros chassent la Platinum
Avec des textes calibrés au parabellum

A mon plus grand regret
Nous n'avons qu'un ou deux Villon
Ils en mériteraient un ou deux millions
Le temps habite dans leurs cités
Pas assez dans leurs couplets
J'y ai vu mille nègres, mille thons
Mille vers de mirliton
Et vu retomber tant de soufflets
Grand bien leur fasse !

Soyons modestes !
Soyons lestes avec les mots !
Les maux les molestent
Leurs rires sont des plaintes
Leurs rues, vides de modèles
Pleines de maux, de prétextes
De sots qui protestent
En brandissant leurs faux titres de noblesse

Soyez modernes !
Le féminin n'est plus un fait mineur
C'est l'idéologie que l'époque véhicule
ça se ressent dans ces livres immatures
Il paraît que c'est de la littérature !
Alors des négros articulent,
Font de l'art, par habitude des dollars
Et sont si ternes dans leurs attitudes de taulards
Grand bien leur fasse !

La rage dans les rimes
Mes frères serinent
Des punchlines en série
Leurs vers sont des tueries
Leurs textes ont des testicules
Au grand dam de ce siècle ridicule

Dans ces banlieues,
J'ai vu des coquillards
J'ai vu le talent, parfois
Et même cru apercevoir
François,
Cent fois
Dans des textes de scélérats
Les français détestent le rap
Grand bien leur fasse !
Le rap célèbre le français
Grand bien lui fasse !

Magson de Pazou

lundi, juillet 5 2010

La marseillaise, ce bon vieux texte français !




Allons enfants de la Patrie
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie
L'étendard sanglant est levé
Entendez-vous dans nos campagnes
Mugir ces féroces soldats?
Ils viennent jusque dans vos bras.
Égorger vos fils, vos compagnes!

Aux armes citoyens
Formez vos bataillons
Marchons, marchons
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons

Que veut cette horde d'esclaves
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves
Ces fers dès longtemps préparés ?
Français, pour nous, ah! quel outrage
Quels transports il doit exciter ?
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage !

Quoi ces cohortes étrangères !
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fils guerriers !
Grand Dieu! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres des destinées.

Tremblez, tyrans et vous perfides
L'opprobre de tous les partis
Tremblez! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix !
Tout est soldat pour vous combattre
S'ils tombent, nos jeunes héros
La France en produit de nouveaux,
Contre vous tout prêts à se battre.

Français, en guerriers magnanimes
Portez ou retenez vos coups !
Épargnez ces tristes victimes
À regret s'armant contre nous
Mais ces despotes sanguinaires
Mais ces complices de Bouillé
Tous ces tigres qui, sans pitié
Déchirent le sein de leur mère !

Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n'y seront plus
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre !

Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie
Combats avec tes défenseurs !
Sous nos drapeaux, que la victoire
Accoure à tes mâles accents
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !

Rouget de Lisle

samedi, juin 26 2010

En attendant, patientez !

[Prélude

http://www.youtube.com/watch?v=12QZDSaBfps&feature=related]



J'adore le peu de vie qui me reste encore à vivre pour oser attendre. Attendez, attendez toujours. J'ai une fois rencontré un congolais qui s'appelait Patience. Il ne savait pas que ses parents l'avaient marqués avec un tel prénom. Je crois qu'il patiente encore pour passer chef d'équipe. Il l'était, comment ils disent déjà ? ... Ah ! Technicien de surfaces. Patience.
J'ai donné 9 mois à la patience, je suis sorti, le reste m'appartient. Les salles d'attente, les lobbies, les entrées, les vestibules, je laisse ça aux chiens. Attendez et espérez devenir quelqu'un dans une autre vie. Ashia !

Combien de noirs et d'arabes j'ai vu devant la porte, à attendre, qu'on veuille bien leur ouvrir, leur accorder enfin l'accès aux postes à responsabilité ? Ils ne le savaient pas, ces gars, qu'ils se prénommaient aussi Patience.

Frérots, j'ai été dans des boîtes où il était écrit sur le front du directeur : Ici, un négro, ça se sert d'un balai. Au pire, ça sert du café !
Et quand je sortais des bureaux, dans les couloirs, devant une pièce nommée en général salle de réunions, combien de noirs j'ai croisés en costard, classe, rutilants comme les jantes de ma GT et si transparents aux yeux de ces DRH ? Ils patientaient. Avec leurs serviettes noires, leurs dents blanches, leurs fausses Rolex, leurs vrais visages, ils attendaient qu'on leur offre enfin un emploi anonyme, à la hauteur de leur CV.
A chaque fois que je reviens chez ces prospects ou ces clients, les bureaux sont toujours aussi blancs. Non, une fois, j'ai croisé une dame noire chez un grossiste, elle époussetait les bureaux. Très consciencieusement, elle devait s'impatienter car il y' avait mon contact qui m'entretenait sur son weekend en Camargue. Patience.

Oh, j'ai rien contre mes frères qui veulent percer. Percez. Je salue votre détermination. J'avais cru l'avoir aussi jusqu'à ma recherche de stages. De candidat idéal en candidatures spontanés, de lettres de motivation en mails de consolation, de rejets en refus, de faux espoirs en déceptions, j'ai donné. Croyez-moi, j'ai donné.
Qui sait ? J'aurais peut-être aimé patienter dans les salles d'attente, les couloirs de bureaux, devant les salles de réunions ?
J'ai rarement eu l'occasion de le faire car j'ai toujours reçu le même type de courriels.
Nous sommes au regret de ...
J'ai toujours aimé mon nom.

Et pour les regrets, n'en ayez pas, mesdames et messieurs ! Je vendais déjà des parfums et des jeans à vos mioches, cela me permettait d'assurer mes traites.
Pour la retraite, j'aurais eu besoin de vous. Mais à nos âges, c'est tellement loin et dans mon esprit, je ne l'ai jamais envisagé. Je n'ai jamais su patienter. Quel intérêt ?

- ça viendra un jour, regardez les USA, il y'a 40 ans les noirs n'avaient pas le droit de vote, aujourd'hui Barrack se torche le cul à la Maison Blanche !

C'est bien pour l'anus d'Obama mais je ne suis pas américain, je ne suis pas noir américain et je n'attendrai pas 40 ans pour compter. Je veux becter aujourd'hui et maintenant. J'ai le talent, les compétences plus que nécessaires pour faire fumer la fiche de paie.
Alors quel intérêt j'ai à attendre 40 ans qu'un péquin me mette enfin le pied à l'étrier ?
Quel avenir pour toi, noir de France, arabe de France, si ce n'est de la frustration et la sensation désagréable d'avoir raté ta vie professionnelle ?

J'ai refusé d'être aigri, de jalouser mes camarades blancs qui ont fusé vers les sommets quand je réévaluais mes projets de vie comme un cycliste à court de dope au pied du Mont-Ventoux. Normalement, d'après mes calculs, à ce stade j'aurais dû m'étrangler avec ma cravate tellement j'aurais rapidement gravi les échelons. Aujourd'hui, je mets rarement une chemise. Et pourtant, je mériterais d'en échanger toutes les heures.
Mais j'ai refusé d'être patient, d'être lisse, d'être bien, d'être présentable, d'être fréquentable, d'être un Harlem Désir de plus.

Harlem Désir. SOS Racisme. Ses parents souhaitaient-ils qu'il ait le désir de s'affranchir d'Harlem ou le désir de perpétuer l'esprit d'Harlem ?
Au bout du SOS, il est sorti du racisme. L'a-t-il sauvé ? L'a-t-il combattu ?
En tout cas, il a été patient, le neg'marrant. Maintenant, il becte, Solférino Désir.

Pour ma part, je vis toujours dans l'Harlem de France, le 93. J'ai toujours su que j'avais un destin. Je n'ai aucun mal à le vivre. Et le plus vite serait le mieux.
Mes négros attendent. Et les années passent, les emplois passent, les avancements passent, les collègues passent, les stagiaires passent, et ils attendent.
Que les consciences se conscientisent, que les mentalités évoluent. C'est ce que m'a dit une locataire de ma race un jour : il faut que les mentalités évoluent et tu verras, ça va changer.

Moi, je n'ai pas changé. La bêtise est une attitude que je partage parfois avec mes contemporains. J'ai vu la lumière et je suis entré, il y' avait des chiens qui frétillaient de la queue devant la porte. Aujourd'hui, ils doivent se la bouffer. Devant la porte.
Je n'attendrais pas une génération de plus. C'est désolant d'être considéré comme une sous-merde dans son propre pays. J'ai de la peine pour tous ces Karamoko, Fayçal et Coulibaly de France, sacrifiés sur l'autel du temps. Ils pensent avoir un avenir. Vous êtes condamnés à survivre toute votre carrière, connards.

Vous entrerez plus tard dans la vie professionnelle. Vous avancerez deux fois moins vite que vos collègues, souvent moins motivés et mieux notés. Vos périodes de chômage seront doubles en début de carrière, triples en milieu de carrière et indéfinis en fin de carrière. Vous ferez toujours partie des premiers qu'on déballaste. Vous ne finirez jamais PDG, encore moins directeur commercial ou marketing.
Vous ne connaîtrez pas seulement les plafonds de verre, mais aussi les murs de verre car vous serez auscultés et présumés inaptes à l'erreur et les sols en argile car, plus votre expérience se fera, plus vous vous enracinerez voire régresserez dans votre travail.

Ce que j'essaie de vous dire, les mecs, c'est que vous êtes partis pour une sinécure qui ne s'arrêtera que dans la mort et l'aigreur. Cette voie vous condamne à la frustration. Et moi négros, je veux commander. Je veux être responsable de mes échecs et de mes réussites. J'ai entendu trop d'histoires d'anciens bardés de diplômes, de compétences espérer un poste pendant des années et encore des années pour finir alcooliques, RMIstes ou gardiens de nuit.

Pour quelle satisfaction ? Avoir essayer ? Avoir failli réussir ? Avoir attendu ? Avoir foutu ses plus belles années en cloque pour des chimères ?

Il est important de récapituler pour les plus entêtés :

- Début de carrière à 28 ans minimum, 4 à 5 ans après vos camarades
- Jamais de postes à responsabilité majeure
- Postes de direction, Niet !
- Cantonnement aux tâches d'exécution, de support
- Progression si progression, très lente voire horizontale
- Frustrations et regrets perpétuels car vos stagiaires finiront par devenir vos supérieurs
- Durées illimitées de chômage, régression ou stagnation professionnelle
- Accidents fréquents de la vie et risques d'échec fortement démultipliés
- A 45 ans, employabilité inférieure ou égale à 0. Au mieux démarreriez-vous une carrière de gardien de parking
- La retraite rachitique puis la mort, un vrai soulagement

Bienheureux les croyants, qui y voient un chemin de croix, de foi... Un truc dans le genre. Bref un chemin. La dernière fois que j'ai trouvé une voie, je lisais des Tour de garde. Je m'intéressais au cul d'une Témoin de Jéhovah.
Alors, les conneries sur les épreuves qui fortifient l'âme, ouvre les portes du paradis et tutti quanti, je les sers à cette putain quand je lui remonte le soutif pour branler mon 17 entre ses 85 C.

Elle fait des projets. Elle veut que j'entre à la Poste.
Eh oui, elle m'a sorti un ultimatum de sa chatte l'autre soir :
- Si tu veux que je devienne la mère de tes enfants, c'est la Poste, Jésus ou rien.
- Je ne veux pas que tu deviennes la mère de mes enfants, ...Connasse !
Elle m'a alors embarqué dans des discussions sans fin. Elle paraissait énervée et a menacé de s'en aller.
- Chérie, si tu me quittes, tu risques de payer ton loyer
Elle m'a quitté le lendemain. Jéhovah est miséricordieux, il lui pardonnera.

La caillasse et les métiers intéressants, je les veux maintenant, pas demain, dans vingt ans, grâce aux évolutions de l'opinion publique. Et comme je n'ai rien à perdre en tant que noir, jeune, con, j'ai posé mes cojones sur la table. Vous devriez le faire aussi car comme moi, vous n'avez rien à perdre. Que peut-il vous arriver ? Des difficultés d'évolution de carrière ? L'échec ? Quoi ?

L'ampoule grillée n'a pas peur du court-circuit.

Mon pote Omar, le ramoneur de putes, a créé sa boîte. Bon, il bouffe dans les foyers Sonacotra, travaille comme un coolie et ne trouve plus le temps de baiser. Mais, c'est pour sa gueule. Qu'a-t-il à perdre ? Votre considération ? Le café, il est à lui. Le balai, il est à lui. Le bureau, il est à lui.

Désespéré de ne jamais percer alors qu'il est français, diplômé, bonne école de commerce, bonne bouille et un peu de talent, il attendait le grand soir depuis 9 ans. Son conseiller ANPE à force de rendez-vous, est devenu son meilleur ami et la seule fois où il a eu l'impression de décoller, c'était grâce au CNE.
Chef de produit dans une PME francilienne, il a été viré au bout de 7 mois quand le neveu du patron a décidé de devenir sérieux et ambitieux, dans l'entreprise familiale.

Parce qu'il est un mot aussi galvaudé que travail, c'est entrepreneur.
N'importe quoi est entrepreneur au prétexte de diriger. Les impostures se multiplient.

Tel fils à maman est entrepreneur parce qu'elle lui a cédé les rênes de sa société.
Telle fille à papa est entrepreneur parce qu'il a fait transpiré son chéquier.
Tel long crayon est entrepreneur parce qu'il a été placé à la tête d'une boîte cotée.
Tel affairiste est entrepreneur parce que son pote du ministère, lui a refilé des bons tuyaux.
Tel fonctionnaire est devenu entrepreneur parce qu'il s'occupait de bons tuyaux.
Tel autre con est devenu entrepreneur parce que l'État lui passe des commandes.

Ils sont tous entrepreneurs, sans jamais avoir rien créé. Mais vous devez vous incliner devant eux, lécher le sol à leur passage alors qu'ils ne sont que de pathétiques gestionnaires surpayés, de piètres héritiers bien entourés, de serviles clercs pratiquant des délits d'initiés, de sales affairistes bien informés, tous bien plus lamentables que les fonctionnaires qu'ils conspuent sans cesse.

Quand je regarde ces entrepreneurs français, je ne vois que :
- De la merde,
- De la merde,
- De la merde,
- De la merde,
- De la merde,
- Et encore de la merde.

Les vrais créateurs, eux subissent l'envahissement et les bassesses de ces plagiaires de l'entreprise et n'en tirent jamais les bénéfices. Comme des écrivassiers dans la littérature, ce sont des entreprenassiers.
Ils n'ont rien créé, ont tout copié, mendié, quémandé, payé et réclament le titre des titres.
Omar lui est un entrepreneur. Il a posé ses cojones sur la table, sans papa, son réseau, ses amis ou je ne sais quel confrérie de crétins. Il fallait qu'il le fasse. Il l'a fait. Il a entrepris pour ne pas mourir aigri.

D'autres ont décidé de s'expatrier. D'aller voir ailleurs puisque des ingénieurs, commerciaux, marketeux et j'en passe, ne sont pas assez dignes de travailler pour le pays qui les a formés. La France sème et les anglais récoltent. C'est l'Europe après tout, ce n'est pas si grave.
Là-bas, ils ne se posent pas de questions philosophiques sur la compétence. Peut-elle être crépue ou doit-elle être voilée?

C'est surprenant tous ces français d'origine africaine qui se fossilisent en France au lieu d'aller exister ailleurs. Vous avez le passeport passe-partout, une formation de qualité mondiale et reconnue, un statut, la jeunesse, l'envie...
Si les entrepreneurs français ne vous jugent pas assez bien pour leurs entreprises, pourquoi persistez-vous à travailler en France alors qu'on a besoin de vous ailleurs ?

Il n'y'a aucune honte à travailler hors de France. La France vous sera reconnaissante en plus de diffuser une bonne image de son système scolaire au monde. Vue la reput que lui a faite Attali, énarchie et co, vous ne pourrez que faire mieux.

Et puis, les universités de Seine-Saint-Denis forment près de 60000 étudiants issus des villes environnantes tous les ans. A votre avis, elles comptent vous caser où, si ce n'est à l'étranger ?
La plupart des diplômés, patients, rêvent de la Poste, s'occupent au McDo pour bien finir dans la sécurité, en attendant. En attendant que les mentalités changent.

Négro, as-tu peur du court-circuit ?

Magson de Pazou

jeudi, juin 17 2010

L'histoire s'écrit aujourd'hui

[Prélude

http://www.youtube.com/watch?v=VTd6nyHuPdw&feature=related]



La lucha es libre, la victoria para nosotros

Magson de Pazou

jeudi, juin 10 2010

Le mildew littéraire




J'ai investi dans ce siècle en pure perte
Il aurait dû être spirituel, me dit-on
Méditons sur ces sacs de sperme
Qui se disent hommes de lettres,
Je ne vois que des faibles,
Et beaucoup trop de nègres dans les maisons d'édition

L'érudition n'est pas mon fort
J'ai toujours regardé le monde de ma fenêtre
Immonde et à la sellette,
Mon verbe ne relève pas de leur juridiction

Ils disent qu'elle vient des ténèbres
Je comprends leur mal-être
Je n'ai pas eu à naître pour paître, c'est commun
Ma particule, je la tire de mes testicules
C'est certain !

Je n'ai pas eu à tuer le père
Car il était déjà parti
Hériter de quelques pierres
Car elles n'étaient jamais serties

J'ai pris ce qu'il y' avait
Fait ce qu'il fallait
Et à la sortie,
J'ai vu ce que je valais
Devant ces feuilles mortes
Le talent éclot même dans les orties

Passez-moi de la coumarine
Que je déloge ces rats des villes
Leur littérature m'assassine
J'en ai marre de ces rats des livres

Qui croient comprendre la rue
Parce qu'ils ont lu l'étranger de Camus
Qui doivent connaître ma vie
Parce qu'ils ont été en safari au Mali

Certains se chient dessus, comme d'hab
Et oublient toujours de se torcher le cavu
En France, plagiat rime avec caviar
On encense les plus connus des nuls
L'indécence est moins condamnable
Que la prose de ces hurluberlus

J'ai dû faire un choix,
J'étais bon dans le prétoire
Juste dans mon répertoire
J'ai lu mes contemporains
Et foiré ma plaidoirie

J'en suis revenu,
Depuis, j'ai retenu
La leçon et gravé un second
Fusil à pompe sur mes armoiries

Dans cette jungle littéraire,
J'ai vu peu de dos argentés
Trop de buses ensanglantés
Faute de qualités réelles

La plupart sont atteints de parkinson
Et pensent écrire,
On leur a dit qu'ils étaient écrivains
On leur a dit qu'ils étaient des tribuns
Ils y ont cru, sans se relire
Mais l'histoire se chargera d'ignorer ces cris vains

Le niveau est trop bas
Les meilleurs, en trauma
Victimes de petites bites et de gros bras
Un stylo, un style,
Et seuls à la tête du combat
J'ai regardé le milieu
Triste est le constat

Magson de Pazou

mercredi, juin 2 2010

Canis sine dentibus vehementius latrat

[Prélude

http://www.youtube.com/watch?v=aSjdW7uGlGo&feature=related]



C’est la guerre, oui !
On m'a dit qu'il savait de quoi il parle, le nouveau préfet de Seine Saint-Denis. D'îlotier, il a fini préfet. Joli parcours. Républicain. Pour une fois qu'on en a un qui n'est pas un assisté !
Il a posé ses cojones sur la table. C'est bien. Aurélie Fouquet a été déposée sur l'asphalte. C'est bête !

Aujourd'hui, nous sommes sommés de nous émouvoir quand un policier meurt. Ému, je le suis. Sommé de l'être, je le refuse.
Elle était policière municipale. Elle est morte dans l'exercice de ses fonctions. Tuée par de dangereux gangsters. Paix à son âme ! Mais c'est la vie. C'est son choix.

Servir et protéger. Elle a signé son contrat. Un policier, ça protège. Ils sont recrutés, sélectionnés, entraînés, payés pour nous servir et nous protéger. Nous protéger justement de ceux qui lui ont tiré dessus. C'était son travail d'être au front, en première ligne face au crime, à la violence et toute cette part d'ombre que draine notre société.

Et c'est maintenant à nous, humbles citoyens de nous mettre en quatre pour Aurélie, tombée au champs d'honneur, quand les politiques ont été incapables de l'équiper. Quand on pense qu'une Cibi aurait suffi ! Elle est tombée. Un flic est tombé. Maintenant, ça pleurniche.

Mais dites-nous, qui aurait dû tomber sous les tirs des bandits, les passants ?
Si les flics n'essuient plus les balles, n'affrontent plus le danger à notre place, que devons-nous faire ? Nous armer ? Nous barricader ?

Les politiques ont réagi. Elle n'avait pas encore touché le sol qu'un décret autorisait déjà la police municipale à être dotée de pistolets à impulsion électrique. Ils ont dû croire qu'elle aurait stoppé les balles du gangster avec un Taser et non un gilet pare-balles !

A vrai dire, j'en ai marre de voir des flics pleurer à la télé, se plaindre à longueur de journées sur la violence, la jeunesse et les cités. Soyons responsables. Lorsqu'on décide de porter une arme, on sait à quoi s'attendre. Un flic n'est pas gentil. Un flic n'est pas sensible. Un flic me protège des méchants. Et pour cela, il a un salaire, et des avantages logiques inhérents à son activité dangereuse (retraite privilégiée, durée de travail moins longue, gestion des horaires de travail, primes ...). Ou alors, il fait comme nous, il va taffer au McDo ou chez un notaire !

C'est terrible à dire mais il faut le dire. Lorsqu'on signe, on prend ses responsabilités, on assume. J'ai un pote qui est militaire dans l'armée canadienne. Il a finalement pris conscience qu'il devait tuer ou être tué par ses ennemis. C'est son boulot. Désormais, il nettoie son parabellum chaque semaine en écoutant ce benêt de John Lennon et a souscrit une assurance vie.

Je n'ai pas signé. Je n'ai pas décidé de faire le tampon entre la population et la violence. Il faut assumer.
Lorsqu'on monte sur le ring, on donne des coups, on en reçoit et on redescend très souvent en vainqueur, parfois en vaincu.
Être policier, c'est aller sur le terrain en sachant que le prochain projectile pourrait se loger dans le sol, dans sa jambe ou dans son front. On assume. C'est d'ailleurs ce qui fait la grandeur de ce métier. Ou on fait du catch, comme les politiques, l'UMPS. La rue n'est pas un divertissement.

Quand je pense qu'il y'a des légionnaires qui se sont plaints à des associations, de brimades et d'humiliations de la part de leurs sergents instructeurs !
Mais où va-t-on ? Les politiques se chient dessus. Les flics sont morts de trouille. Les paras veulent des bisous. Qui me protègera quand on me tirera dessus ?

Ce n'est pas au peuple de protéger les flics. Je n'attends pas d'un flic qu'il pleure. Je le fais déjà assez. J'attends de lui qu'il fasse son métier. Du self-control. Je paye des impôts, vous prenez les impacts. C'est le deal. C'est le contrat.
Les vrais flics ne passent pas à la télé. Ils sont sur le terrain et ils agissent. Venir quémander de la sollicitude ainsi ne fait honneur ni à tous ceux qui sont tombés, ni à ceux qui restent encore debout.

Néanmoins, j'aime bien leurs syndicalistes, excellents. Les meilleurs syndicalistes au monde. Des vrais pros de la com. Surtout celui qui a la voix chansonnante du sud. Je crois qu'il est d'Alliance. Il joue sur du velours, c'est sûr. Mais il joue si bien et c'est agréable à voir. Il retourne tous les arguments et avec le sourire en plus. D'énormes qualités pour la pleurniche. Devrait faire de la politique !

Si j'étais flic, je ne me prendrais pas seulement pour l'inspecteur Harry, j'adopterais son attitude.
La pleurnicherie étant devenue religion d'État, je me désolidarise de cette tendance continuelle à vouloir faire larmoyer dans les chaumières à chaque fois qu'un problème surgit.
Il s'est même trouvé des gens pour nous signaler qu'elle avait juste 26 ans et un enfant. Comme si cela aurait été moins pénible si elle en avait eu 40 et 3 mouflets.
La pauvre fille n'a pas encore eu le temps de pourrir que la récupération politique s'est mise au clairon.

On vit vraiment une époque bizarre. Après la pleurniche vient la muscule ! C'est à qui montrera qu'il a une grosse queue. Je n'ai pas besoin de gesticuler, de faire le fier ou de porter le fer. Je m'efforce juste d'articuler quand je parle. J'en ai une grosse, désolé.

Du coup, je comprends mieux les réactions des hommes. Il peut tout m'arriver mais elle, elle, restera ... grosse. C'est injuste mais c'est comme ça.
J'adore voir tous ces chiffonniers dans leurs concours de bites, déclamer péremptoirement leurs textes, la prime au pire-disant :
Il faut augmenter les sanctions pénales, abaisser l'âge de la responsabilité pénale, établir des couvre-feux, désintégrer les réseaux de dealers, karcheriser les trafics de drogues, interdire les tournantes, les burqa, criminaliser les délinquants, faire une loi sur les crimes contre les vieux, mettre un flic derrière tout ce qui n'est pas blanc, purifier la banlieue... C'est marrant ! La vengeance des petites bites, sans doute.

La burqa n'est pas un vêtement républicain. On ne me l'avait pas encore faite celle-là !
Je ne me rappelle pas le crétin qui a pondu une telle chiure mais je sais pour ma part, que la connerie crèche souvent à la télé. Le niveau est trop bas, la réflexion trop crasse.
Je refuse que les politiques me contaminent avec leurs lacunes, leurs peurs, leurs faiblesses. Vérifiez ! Je suis sûr qu'il y' en a qui ont poissé leurs couches devant Tariq Ramadan à la commission d’enquête parlementaire éponyme !

Je crèverai peut-être d'un attentat ou de je ne sais quoi. Mais, je n'ai pas peur de la burqa, d'une femme en burqa, d'un minaret, d'une mosquée, d'un barbu, d'un musulman barbu. Je n'ai pas peur des arabes. Je n'ai pas peur des islamo-bamboula. Je n'ai pas peur de l'Islam.

Voir tous ces Rambo perdre leur sang-froid aussi piteusement, c'est un bouquet de rires. Ils vont en guerre contre la burqa, la dignité de la femme entre les dents. Ils se sont battus âprement.

La victoire est là, juste derrière la loi ! Je la vois ! Je la vois ! La vois-tu ?
Là ! A droite d'Unité radicale, à côté de la Tribu ka ! Tu la vois ?

L'histoire a retenu les 300. Pour cette bataille épique, je propose qu'on garde les 2000.
Puisqu'ils n'ont plus grand chose à tenir, ils sont devenus culturistes.
ça pompe, ça parle, ça pleurniche. ça parle, ça pleurniche, ça pompe. ça pleurniche, ça pompe, ça parle. Et moi je rigole.

Tiens donc ! Israël s'est encore fait plaisir avec des boat people !

Magson de Pazou

lundi, mai 31 2010

Retour d'exil




Une vie ne suffirait pas,
Même pas deux, peut-être trois
Surtout pas la mienne, beaucoup trop précieuse
Pour arpenter ce trottoir,
Beaucoup trop dégueu

Que de dindes !
Queues de dingues !
Et entre ces vieux,
Que du dédain !

Ma main droite sortie du bain-marie,
Je trempe ma plume dans l'orbite de Jean-Marie
Avant d'occire du péquin

C'est mon style,
Et mon stylo lui claque
Des vers hostiles
Contre ces cerveaux qui craquent
Sous mes coups de faucille,
Et ma furia de mille blacks
Séchez vos faux-cils,
Ne léchez plus mes Easy Clarks

C'est salissant,
Tous ces faux types qui m'acclament
Mes autographes se trouvent salement
Sur le cul de vos femmes,
Seulement...

JC,
J'avais rêvé un autre monde,
J'ai eu un destin
J'ai vécu autrement qu'un pauvre clandestin

Du haut de ma bite, quarante vierges nous contemplent
Quarante lèvres me regardent,
Car en vrai, elles se régalent
Du négro qui les contente, du haut de sa pyramide

ça pue la Suisse
Dans ma rue quand mes voisins se garent
ça pue la pisse quand leurs valets se barrent
Je ne sais pas lequel des deux me navre

L'homme sans doute,
Leurs femmes m'accueillent, leurs mères m'acculent
Et mes doutes s'accumulent
Quand leurs maris me matent et se marrent

A chacune de mes virées, ils me conspuent
A chacune de mes arrivées, ils me consultent
Car je suis un feu sans fumée qui construit
Ils le savent tous
Mais à chaque fois que je parle aux cons, je me consume

J'ai divisé pour renier,
Tendu ma queue en signe d'amitié,
Fait des dons d'araignées
A tous les gosses de la cité

Rien à faire...
Ils sollicitent sans cesse mon avis
Alors je me consume
Leurs femmes veulent me tenir compagnie

Et moi,
Je me dois de faire du pèze
A l'école, on m'a appris la politesse
Alors quand je finis de leur polir les fesses

Je leur glisse
A la prochaine, chienne
Elles me disent : Merci
Je leur réponds : De rien

Petit,
J'aime la touche Destouches
Mon écriture est infernale,
De l’anus au thalamus
ça m’amuse de faire mal

Lis Fdesouche
Vas, suces et reviens
Et demandes à ta mère
Pourquoi elle n'aime plus le punch mais LePen

Je reconnaîtrais ses fesses entre mille
Car j'y ai tant sévi,
Il serait temps qu'elle te le dise
Entre nous,
Je crains qu'elle ne sache lire entre les lignes

Elle préfère lire entre les bites, ça m'attriste
Mais un jour, son entrecuisse connaîtra la crise
Et elle me prendra pour un mentaliste,
Je te le jure

Il y'a peu de prolos dans ma rue
A 20 heures pile,
Ils mouillent déjà leurs couches et leurs slips
A chaque fois que je tiens un Dragunov, je délire
Je rêve encore d'être un Fedor ou un tireur d'élite

Je cours après le temps
Comme Usain Bolt
Tes parents courent après l'espace
Comme Ushuaïa
Il est normal que j'émette d'une autre bande
On n'est pas sur la même longueur d'ondes, rouya

Marre de jouer le mec bien,
Je viens de loin
Bamenda boy,
Chez nous, il n'y'a que des senseï

J'ai besoin de folie, d'un destin
J'avais prévu une disette, j'ai eu un festin
J'ai toujours vécu de défis et non de soins
Je me casse d'ici, j'ai toujours été rincé

J'ai vu le monde dans tes yeux, petit
J'ai versé de l'arsenic dans ton Pampryl
Et pris un soyouz pour Saint-Denis
J'y vivrai ma négritude tranquille, et tant pis
Si ta ville demeure très blanche,
Mon nombril me rappelle que j'ai une fois cru au mélange

Magson de Pazou

jeudi, mai 27 2010

Il semblerait que je sois immature !

[Prélude

http://www.youtube.com/watch?v=Ggja7fAphMk]



Booba - Interlude (Album "Temps mort")

La maturité, j'en ai p't'être peu
J'm'en bats les couilles si t'aimes pas
En tout cas, moi,
J'lui nique sa mère au tempo

Sur scène ils s'dandinent
Vivent pas comme des hommes
Moi, j'rime sans états d'âmes
J'défouraille comme dans Doom

Animal galeux, du Sénégal,
Moi j'suis pas v'nu pour couiner
92-100 pour ruiner

La vie, c'est qu'des anomalies
C'est pour ça qu'j'agis anormalement
Trop haï mais V.R.A.I

J'suis un rat,
D'la jungle, j'danse sur la soukouss et l'raï
Sans cœur avec les putes
Quand j'baise leurs foufounes d'raie

Des nègres ont des clitos
Certains c'est sûr, y'a trop d'mythos
Nous, c'est violent
Rap sous bédo sans

Pitié,
Comme l'amitié,
Incontesté
Rap au subutex et,
C'est comme ça que l'on a gesté

Des faux parlent des faux
Putain, leur mouvement est trop marrant
Quand on représente nous,
C'est les frères, beurs ou marrons

Y'a trop d'"Bernie"
ça met la haine, rien qu'ça couine
C'est nase et quand j'arrive
ça sent la ouïna

Booba, poète français (1976 - ....)

samedi, mai 22 2010

Le cœur sur la main, droite de préférence

[Prélude

http://www.youtube.com/watch?v=jFttoTEXnS8&feature=related]



LE CŒUR SUR LA MAIN ...

Encore 2 km à tuer ! ... Pauvre Sharon ! ... Putain !... Putain de putain ! ... Merde ! ... Elle a craqué, la pétasse... T'as vu le clebs... Whaou... J'ai cru que mon cœur allait sauter... Putain !... Si je pouvais la tuer, cette radasse !...

- Tenez votre chien, Madame !

- Vous avez peur des chiens ?

Balances-lui un truc... Sale connasse... Je vais te massacrer... Putain, elle m'a fait peur, cette pute... Peur des chiens... Vous avez peur des chiens ?... J'ai peur de ta crétinerie... crétinérie, crétinisme... Créti... Léhi...Palmach, Léhi,... Irgoun... Pas mal le mec... Entre Arafat et Netanyahou, qui ressemble le plus à un sémite ?... Il est bluffant, JC ! J'y avais même pas songé ! ... Putain, il m'a tué !

Ariel, Tsahal, ... La pureté des armes !... Arielle Dombasle, la purée des âges ! ...Non, l'impureté d'un ange ! ça ne veut rien dire ça !... Bref, qu'est-ce qu'elle a grandi depuis ! ... Une vieille... Il y'a Ncis ce soir ! ...Les américains, après t'avoir livré une merde, il te renvoie le pq torché ! Ncis Los Angeles.... Pq souillé...Pq utilisé... Pas mal... A taffer... Voir LL Cool J s'essayer au cinoche comme une vieille pute de mannequin. ... Pas bon... Heureusement qu'il ne chante plus. Il a mal fané, le négro !

C'est quand déjà que les Rolling Stones seront à Cannes ? Ridicule, je devrais pouvoir trouver une bonne avec notre Christophe Lambert mondial... Comment s'appelle-t-il déjà ? I can't get no, satisfaction ... Je ne peux pas avoir, de satisfaction ... Brillant !... Les américains, après t'avoir livré une merde, Ncis, il te renvoie le pq utilisé, Ncis Los Angeles... Bien... ça vient ! ... La voix de Tracks, il faut que je la case quelque part... J'imagine que nous aussi dans 30 ans, on se sentira obligés de jouer les fans tebê d'Akhénaton, si ... Personne ne lui dit d'arrêter le rap et de se mettre aux boules...

Putain elle est encore potable, la vieille ! Eh... Qu'est-ce qu'elle fait? Elle veut me concurrencer... Ah, quelle buse ! Elle me voit entrain de m'échauffer tranquille et la morue mal grosse veut tester ! ... Je la fume au virage après le panneau... Putain... Tiens, c'est Rampage Jackson sur l'affiche ! L'agence tous risques... Les ricains, ils ne se referont jamais ! QCM... Qonnerie... CCM... Conneries à choix multiples...Il y'a un truc là !... MMA... Mix-Martial Arts, l'avenir des arts martiaux... Enfin... C'est vrai qu'avec ça, la BF passe pour des claquettes, avec leurs fuseaux bleus, violets et rouges... Machida s'est enfin fait massacrer... Pousses-toi la vieille avant que ...

- B'soir

- B'soir

Quelle voix mielleuse... Elle a dû baliser, la pauvre ! Un négro en sueurs ... nerveux... haletant... Personne devant... Derrière... Je suis sûr que si je m'arrête dans 5 mètres, elle fait une crise cardiaque... Si je ralentis, elle fait voter ses petits-fils au Front... Allez... Pour toi, Marine ! ... Je vais freiner un peu... Accélérer après... Le poteau... Ce soir, c'est sûr qu'elle aura échappé à une tournante...La conne !... Non, un attentat d'un islamo-bamboula...Pas mal ça... Islamo-bamboula... Tiret, pas tiret... Qui l'a même sortie, celle-là ?... Son mari va pouvoir bourrer cette nuit...Et... Il ne saura pas à qui... Il le... Doit...

Faut que je me rase... Une chatte rasée... C'est comme une Ferrari sans portières... Non, Lamborghini...Euh...Diablo... Une chatte rasée, c'est comme une Lamborghini Diablo sans portières... A taffer... Non, une chatte rasée, c'est au mieux comme une Lamborghini Diablo sans portières... Au pire, une Twingo Pepsi... Non, non... Une chatte rasée, c'est comme une Lamborghini sans portières...Toujours pas visible, la vieille ... Elle doit être entrain de saluer son courage... Se saluer son courage... C'est français ça ? ... Elle doit être entrain ... De se féliciter pour son courage... Merde... De se toucher derrière les feuilles... Trop de diquesSa... Je suis trop con... C'est chaud, les retraites... - Ne me regardez pas M'dame, vous pourriez vous voir... Pas mal ça... Effet miroir, tech du cass et tout... Je suis vraiment trop con...

Je dois coucher tout ça avant de... Tiens, la voisine ne crie pas aujourd'hui... Son mari ne l'a pas encore tuée, cette connasse ! ... Quand on est aussi moche, on ouvre sa ... gueule... pour prendre une bite et perdre du poids... Pssssssssssst ! Chaud !... Quand on est mal grosse, on ouvre sa bouche pour prendre une bite et perdre du poids... Eh merde... Quand on est aussi mal grosse, on ouvre sa gueule pour sucer une bite et perdre du poids... Putain de féministes... Je vois déjà la tête de Habmachin truc là ... Ni putes, ni soumises... Juste bêtes... Merde, j'ai oublié de sortir les poubelles...Rex détritus... Un bon titre... La soirée est pointée...



LE CŒUR SUR LA MAIN, DROITE DE PRÉFÉRENCE


[Prélude

http://www.youtube.com/watch?v=mm_T1I29bhs]



- Vous avez peur des chiens ?

- Non, j'ai peur des excuses, connasse !

J'ai peur de voir ta sale gueule de merde dans ma chambre d'hosto quand je devrais me relever d'un coma de 6 mois, de 3 ans d'opérations chirurgicales complexes et accepter le foie d'un salarié prozaqué, endetté, cocu mais enfin souriant, car mort content d'avoir niqué le système pendant ... 25 minutes, en jetant sa R21 sous les pneus d'un 33 tonnes de Norbert sur l'A3.

J'ai peur de faire bonne figure devant ta séductrice fragilité pleurnicharde quand devant deux trois caméras, tu laisseras couler deux trois larmes pour amadouer deux trois péquins, stupidement acquis à la cause d'une vulgaire blondasse bien baisée, qui se languit théâtralement devant l'état du nouveau greffé du visage, le Susan Boyle du bistouri, exposé et étudié dans tous les colloques médicaux par de vils chirurgiens plastiques n'ayant de plastique que le nom.

J'ai peur de marcher avec une canne, de claudiquer comme Keyser Söze, mais pour de vrai, et devoir entreprendre des voyages fréquents en Espagne pour fourrer une pute roumaine qui me taxera un max pour une giclée que j'aurais auparavant obtenue pépèrement d'une pinette d'internet à 25 euros, grec compris.

J'ai peur de ta désinvolture de saleté de simili-Kate Moss à la noix, trimballant son tas d'os et son cerveau siliconé, avec un molosse de 45 kilos sans laisse, et qui me demande avec beaucoup d'aplomb, comme l'aurait fait un flic bourré en vadrouille à Moscou, ou un grand maître du Klan un soir de chasse à la courre à Memphis : Vous avez peur des chiens ?

Non, connasse ! J'ai juste peur des chiennes qui se baladent avec un string, un iPhone et des tongs, à la suite d'un animal enragé le soir, quand je m'échine courageusement à perdre quelques bourrelets, la langue pantelante, les mollets en feu et mes bourses bien pleines. Je refuse d'être une bone-victim, addict aux régimes, aux pilules, aux anneaux et autres coquetteries de suceuses du seizième.

Comme ma voisine du troisième. Cette pétasse, qui oscille généralement entre 110 et 130, selon que son mari, Coco, la trompe avec la Champions League ou avec le crapaud qui lui tient lieu d'assistante. Elle a failli foutre ma vie en l'air. Elle gueule, elle crie, elle chiale, ... Ses sales mioches avec elle, en chœur, toutes les nuits. De guerre lasse, ils la bouclent tous vers 2 heures du mat environ, et je peux enfin ronfler.
L'année dernière, la situation était tellement pourrie que les vieux du rez-de-chaussée ont carrément dit aux flics de ne plus se déplacer. Les sirènes, les phares, l'ouverture des portes, les cris et explications incessantes dans les couloirs, les négociations et tout le barnum qui s'en suivait, nuisaient davantage à leur sommeil.
Le jour où Coco a trouvé la première solution (je le soupçonne de lui avoir foutue de bonnes torgnoles. Mais bon, sans preuves, aucune accusation possible, n'est-ce pas Jack McCoy ?), cela nous a sauvé la moitié de nos semaines.

Je ne trahirai aucun secret en répétant les paroles de ma voisine de palier, Monique, une mère soumise aux cadeaux de son ex-mari et de ses nombreux michetons dont Coco.

Alors que nous causions de choses et d'autres après une agréable partie de jambes en l'air il y'a deux semaines, elle m'annonce qu'elle voterait pour un moratoire d'une journée, une seule, sur les violences conjugales afin que son crétin de Coco, foute une vraie bonne raclée à sa rivale ou lui tranche simplement les cordes vocales. Chacun son truc !

Lorsqu'elle a rajouté qu'elle était même prête pour cela à aller adhérer à Ni Putes, Ni Soumises à Paris, puis revenir ôter la burqa que sa fille revêt depuis que cette dernière sait que les jeunes de la cité ne veulent épouser que des fantomettes ou des meufs du bled (Pour tout le reste, ils arrivent à supporter la nudité rassurez-vous !), j'ai dû réagir.
Je suis contre l'abstinence forcée. J'ai donc entrepris de sérieuses recherches afin de continuer de la fréquenter, sans que Habchi ne lui abrutisse le cerveau avec son dégueulis idéologique; le féminisme des quartiers.
Dans les deux extrémités du nullisime féminisme français actuel, Badinter, pseudo philosophe du n'importe quoi et Habchi, sorte de sous Amara récitant vraiment n'importe quoi.

Fallait sauver le soldat Coco. J'ai ainsi pu glisser à Monique que pour une femme, lorsqu'on est mal grosse, il suffit de sucer des bites pour perdre du poids. Elle a remonté l'info et il a brillamment réussi car l'immeuble est redevenu très silencieux la nuit. Je l'ai croisé au supermarché dernièrement. Il était heureux. Je crois que sa femme dort avec sa queue dans la bouche. Pourvu que ça dure !

Mais pourquoi les toubibs ne créent pas la maladothérapie, thérapie par la maladie pour soulager de l'obésité ? Après tout, le venin du serpent sert à fabriquer des anticoagulants, on soigne le cancer avec des toxines, et le nucléaire peut fournir de l'électricité ou des redditions.
Il suffirait d'inoculer du plasmodium et le laisser faire son boulot : perte d'appétit, fièvre, vomissements, perte de poids. Très pratique pour celles qui ont dit non à l'effort physique.
Il suffira ensuite d'un traitement à l'ACT pour guérir les patientes et gérer au mieux la prémunition avant de passer à une autre maladie. Je connais des connes qui seraient capables de se faire inoculer le VIH pour entrer dans du 36. Après, chacune se démerde pour ne pas tout reprendre au saut du lit.

Pour ma part, depuis que je sais qu'une éjaculation, c'est une dépense d'énergie équivalente à une marche de 10 km, je pratique la baise sportive. Je recherche toujours des partenaires que j'apprivoise rapidement avec mes infos très convaincantes. Monique par exemple. Elles m'en savent gré en général, pour tous les bienfaits que je leur apporte : mon sperme est survitaminé, lutte contre le cancer du sein et a un effet amaigrissant. Qui dit mieux ?

Une bonne pipe deux à trois fois par semaine, été garanti en string sur les plages de Ramatuelle !

Cela dit, courir oxygène mon esprit en me laissant croire qu'un de ces 4, je reverrai mes abdos. Douce illusion mais qui sait ! J'en vois encore sur mon 17 grâce à ma pratique sportive préférée. Tant que j'arrive à distinguer l'ardillon de ma ceinture, ça me suffit. Enfin, ça me suffisait; jusqu'à ce que cette Kimberley me prenne la tête avec ses fesses. J'ai dû m'y remettre à fonds. Besoin de contempler toute ma splendeur en action. Mon humanisme n'est pas une vue de l'esprit. Enfin, ne l'était pas jusqu'à ce qu'elle me dise lors d'une de ses bruyantes envolées orgasmiques :

- You're mine !

Erreur fécale !
Lorsqu'elle se dirigeait vers sa Twingo bleue azur le lendemain matin, même la démarche de Keyser Söze à la sortie du commissariat aurait obtenu 6.0 aux J.O. !

Tu es à moi ! Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre d'une gauchiste sud africaine mal désapartheidisée !
Ma bite n'a peut être pas d'yeux, comme disent mes gars du khô mais, elle a une mémoire. Connasse ! Elle n'avait pas compris que si dans ma main gauche je tenais mon 17, dans la droite, j'avais un Iklwa !

Et voilà que je tombe imprudemment sur la vacuité faite femme, qui s'étonne de ma crainte d'un bulldog délaissé ! Je me serais moucher sur elle si son clebs ne s'était pas trouvé entre nous quand je l'ai dépassée !
J'ai repris ma foulée féline en priant pour que le gosse aux kickers bleus, croisé une cinquantaine de mètres avant le perron de l'église, ait rejoint à temps ses amis de la chorale. Il m'a semblé que le prêtre faisait déjà des cent pas devant la porte. La prochaine fois, j'irai courir avec des capotes.

En parlant de capote, la semaine dernière, mon pote Fafa la turlutte enchantée a cru voir se promener mon ADN dans les rues de Saint-Denis. Une belle bouille, un regard vicieux, un port altier, bref un camerounais quoi. Il me ressemblait tellement qu'il a pris une photo du gosse avec son téléphone nouvellement acquis.
Ne maîtrisant pas encore correctement son gadget, il a cru enregistrer l'image dans le menu dédié aux photos alors qu'en réalité, l'image du petit était encore visible en plein écran. Il se pointe juste après chez un épicier pour s'acheter une canette de Coca.
Au moment de payer, il ressort de la poche de son jeans, son portable qui s'allume malencontreusement (il a appuyé une des touches) et les pièces de monnaie, les étalent sur le comptoir devant l'épicier arabe et un jeune garçon (un ado qui devait être probablement son fils).

Il n'a jamais compris le changement d'attitude du marchand qui s'est mis à le questionner avec beaucoup d'insistance et qui manifestement, cherchait à collecter des informations personnelles sur sa vie ou à le retenir dans le magasin. Il s'impatiente, demande au marchand s'il est policier, le ton monte et il a juste réussi à bondir hors du magasin en happant in extremis son portable avant que l'épicier, très en colère, ne se jette sur lui avec un gros bâton sorti d'on ne sait où.
C'est quelques minutes plus tard, dans la rue alors qu'il s'étonnait bruyamment du comportement inacceptable de ce taliban sans pakol, chauve et imberbe, auprès de deux jeunes badauds qu'il s'est rendu compte du quiproquo.
Il s'apprêtait à prendre une autre photo du panneau publicitaire de l'épicerie ( le numéro de téléphone y était inscrit ) pour lui dire courageusement ce qu'il pensait de son comportement une fois rentré chez lui lorsqu'il vit s'afficher le visage souriant du jeune noir.
Il a planté ses témoins illico et s'est empressé de quitter la rue, furtivement, comme un sabra qui prépare sa yérida.

C'est de l'hébreu, je crois. Ou du yiddish. Bref, c'est de là-bas. Je l'ai appris d'un livre sur Israël. Il y'a quelques mois, j'ai nourri le projet très prétentieux de mettre à la disposition de tous, un article retraçant l'histoire du conflit israélo-palestinien.

Aujourd'hui, les caresse-anus ne pourront plus se cacher derrière leurs strings pour vous dire que c'est un problème compliqué, inextricable donc impossible à expliquer. Fadaises !

Le livre de Jean Claude Barreau, Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Israël sans oser le demander, Ed du Toucan, 2010 est au conflit israélo-palestinien, ce qu'une calculatrice est au calcul mental.

Notez-le ! Mars 2010, JC Barreau inventa le couteau suisse de la compréhension du conflit israélo-palestinien.

De Tété Herzl à aujourd'hui, vous saurez tout sur tout :

Les belligérants notamment l'Angleterre, l'anti-judaïsme, la mythologie du retour, l'invention des attentats modernes par Begin, les origines du sionisme, le Yichouv, les compromissions du sionisme avec le régime nazi, les premières aliyahs, la colonisation de peuplement, la racialisation du judaïsme, l'utilisation de l'holocauste,
Les réparations financières accordées par la république fédéral d'Allemagne en 1952 de 9 milliards de dollars au congrès mondial sioniste, représentant tous les juifs du monde et l'État Israël (J'ai immédiatement pensé à toutes ces pleurnicheuses qui reprochent toujours aux autres, leurs propres faiblesses. Sans doute font-ils un transfert ! Et moi je rigole), la clairvoyance de De Gaulle, le ghetto, les velléités de déportation des palestiniens, le mitage de la Palestine, les compromissions et lâchetés des États arabes, le CRIF...

Tout en moins de 200 pages, et ce, en français courant.

Un vrai habano Vegas Robaina Don Barreau. Je l'ai fumé en 3 heures. Divin. Honteusement divin.

Haïr l'Allemand est devenu impossible. Il paye. Alors, haïr l'arabe, absolument étranger à la Shoah mais tellement menaçant, est un bon substitut. Jean Claude Barreau (Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Israël sans oser le demander, Page 118, Ed du Toucan, 2010.)

Moi qui croyais que le fait de courir stimulait les neurones ! Va falloir que j'arrête ces conneries. Nous étions deux aujourd'hui, à suer sur mon circuit habituel : maison - Carrefour - Église - Haie - Arrêt de bus - Maison. 5 kilomètres 4 fois par semaine en petites foulées Éric Cantona, histoire de faire saliver les voyeuses. L'autre joggeuse, une petite vieille un peu trop polie, m'a parue inquiète à notre rencontre malgré la fraternité légendaire qui unit les coureurs qui se croisent. En pleine ville, en fin d'après-midi, au vu et au su de tous les passants, entre coureurs dans l'effort physique...
Je me suis demandé jusqu'où il fallait aller pour ne pas susciter la crainte de la part d'inconnues. Comme la pauvre grand-mère d'Obama qui lui confessait sa peur des noirs dans la rue. Jusqu'où ? Et j'ai pensé immédiatement à un phénomène plus global que j'ai humblement nommé réflexe de supériorité.

Joli réflexe qu'est cette tendance des fils d'oppresseurs de ne jamais se souvenir des persécutions commises et de reprocher aux fils d'oppressés de s'en souvenir. Ce réflexe qui les pousse à ne jamais se mettre à la place de l'autre, car cela les obligerait à se voir.
C'est l'une des raisons pour lesquelles l'immigration est le sujet phare depuis 30 ans et qu'à chaque débat sur ce sujet, il se trouvera des personnes pour vous dire qu'il est tabou d'en parler. Tout politologue sérieux vous dira que les élections se font et défont sur ce thème depuis 20 ans.
Ou encore la discrimination positive pour les minorités est insupportable et les lois sur la parité sont indiscutables pour le français moyen.
Les milices d'extrême-droite sont "ignorées" (ce sont des gamins qui grandissent, qui chahutent, rien de bien grave) et la tribu ka, elle, est dissoute. Certains blancs sont convaincus que ces milices sont des épouvantails qui font peur aux noirs et aux arabes. Avoir des noirs qui affichent le même discours afin d'éveiller le même fantasme dans leur communauté, sonne pour eux comme une provocation inacceptable.

Ne me regardez pas Madame, vous pourriez vous voir.

Je ne dis pas qu'il est normal de promouvoir ce type de mouvements. Je dis juste qu'il s'agit d'un mouvement de rejet comparable à l'adolescence, une phase de recherche ou de fondement de son identité par cette jeunesse coincée entre tant d'histoires contradictoires, de dilemmes. Pour paraphraser l'adage populaire, il faut que la négritude française se fasse.
Croyez-moi, aucun extrémisme ne menace une nation s'il n'est pas téléguidé. De toute façon, au moment venu, Un Famas mettra toujours tout le monde d'accord.

A la fin, ils en viennent à vous reprocher d'avoir une mémoire alors qu'eux ne cessent jamais de vivre de mythes, d'imageries, de références, de commémorations. Comment pouvez-vous encore jouer les victimes, après tout ce qu'on a fait pour vous ?

Les turcs doivent à tout prix reconnaître le génocide arménien pour envisager de faire partie de l'Union Européenne. Pourquoi demander aux turcs des concessions que l'on n'est pas prêt à faire soi-même ?
Le fermier boer ne conçoit pas que ses 4000 collègues tués en 75 ans d'apartheid soit moins préjudiciables que les millions de noirs sud-africains sacrifiés sur l'autel de la pureté raciale. Accepter cela pour lui, c'est en quelque sorte ignorer son histoire. C'est compréhensible.

Si vous acceptez de vous reconnaître en oppresseur, vous vous tranchez le phallus. Je pense qu'on a dépassé le complexe car la plupart des blancs et peuples élus en tout genre, ont compris depuis longtemps que la supériorité raciale est une large fumisterie qui permettait à leurs aînés de justifier leurs business et trouver le sommeil. Les allemands en sont revenus depuis peu. Réflexe de supériorité !

On minimise les douleurs infligées, on hypertrophie ses peurs en se délectant de faits divers, on trouve qu'on n'en fait peu, pas assez, beaucoup, qu'il faut se fondre dans la masse comme Michael Jackson, s'oublier, s'ignorer pour s'assimiler. A quel prix ? Il l'a bien fait, Mike. Il s'est assimilé, tellement bien assimilé qu'il est non seulement devenu blanc, mais il est le seul négro au monde à avoir des enfants blancs.

Le fermier texan l'a-t-il assimilé pour autant ?

Vous n'en ferez jamais assez, alors faites ce que vous pouvez. J'ai essayé une fois, j'ai écouté un opus de Johnny : souvenirs, souvenirs. En effet, je m'en suis souvenu !

A titre perso, je ne demande jamais des excuses. Ne m'en demandez pas.

Magson de Pazou

mardi, avril 20 2010

Marines Le Pen, marines ...

[Prélude

http://www.youtube.com/watch?v=sWzqV8S2SQo]



Comme j'ai mal d'être si faible, si vain, si nul, si petit, si rien face à tant de génie. Seigneur, je donnerai ma bite à la science. Oui, je la donnerai car c'est tout ce j'ai pour l'humanité. Ma bite pour héritage. C'est tout ce dont j'aurais été digne de laisser en legs à mes contemporains. Quand Nabe a fait hériter tout un siècle de ses écrits. Faire étudier mon 17, le fameux, à la science et espérer que l'humanité soit digne de ses découvertes. Je n'ai que cela et rien d'autre à laisser.

C'est ignominieux de se rendre compte qu'on ne sera jamais aussi brillant qu'un sous Nabe. Que de rêves de grandeur évanouis devant les pages et ces pages, et ses pages à lui, de la littérature, la vraie ! Des livres pour dernière demeure et rien pour moi, rien sinon ma bite. Ma misère est lucide. Et je l'accepte bien volontiers quand la richesse se complait dans les limbes de l'homme qui écrivit l'homme qui arrêta d'écrire. J'arrête. J'accepte. Et je salue. Le mec a juste tirer la chasse sur l'indigence intellectuelle actuelle.

J'ai mal d'être si inexistant. Mal d'être si rien. Et le temps n'arrange rien à l'affaire si ce n'est la progressive confirmation de ma bêtise. J'avais espéré avoir le niveau. Et à chaque page tournée, je sais que je ne serai jamais un écrivain. Il ne sert à rien d'essayer d'en être, les gars. La barre est trop haute. Beaucoup trop haute pour l'époque. On me l'avait dit. Maintenant, j'ai fini par me le dire. J'ai compris.

Comme le temps passe vite. Ils crèvent tous et honnêtement, ça me réjouit. Depuis le temps qu'on espérait une disparition rapide de cette génération de parasites. Le délai d'expiration approche pour ces soixante-huitards et l'héritage est modique comme convenu.

Camarade Ferrat, mort dans l'Isère, mort dans la misère. Mort et bien mort. Qu'allons-nous hériter de Jean ? Le showbiz en cimetière-party, 4 millions de téléspectateurs et un ultime hommage national pour notre cancéreux potemkine fétiche. Il aura au moins eu le privilège d'agonir seul, de mourir seul et de pourrir entouré. Célébré, pendant ... Une semaine.


http://www.tops-flops.com Mercredi 24 mars 2010

Ventes de CD : Les Enfoirés devant Jean Ferrat.

Selon le site chartsinfrance.net,les Enfoirés sont pour la deuxième semaine consécutive en tête des ventes d'albums en France. Jean Ferrat, décédé, voit son best of revenir à la deuxième place (premier dans la catégorie compilation évidemment).

Détrôné au bout d'une semaine de putréfaction par Les Enfoirés ! Mais premier dans la catégorie compilation. Évidemment. Je me demande bien qui va retourner au cimetière. Des larves de diptères sans doute.

L'enfer continue et mes rêves avec. Je veux bien donner mes organes aussi à un crétin, maman. Au point où nous en sommes, cela me plaît de prolonger son agonie ici-bas. Donnes mon cœur, de préférence à un raciste, pour qu'il vive de ma haine en toute quiétude.
Puisqu'on en est aux transmissions retransmissions en France sur France 2, évites les pleureuses. Elles s'en remettront, malheureusement et c'est tant mieux pour elles. Je n'y peux rien, maman. Je ne suis pas Nabe. Juste un négro de plus, incapable de headbanger sur Metallica comme une vieille star hardeuse sous ecsta et en extase devant mes dix-septièmes rugissantes. Banal, comme mes envies, mes amours et mon époque fétide. J'ai fait le deuil de mon existence quand j'ai vu penser le monde par des courageux anciens.
C'est déjà foutu et pourtant ils disent qu'on est jeune. 28 ans. 28 ans de trop pour mener le combat de la postérité. J'aurais dû naître écrivain. Je suis né et c'était déjà foutu.
Je n'indisposerai pas ma mère avec des chiures comme ces hommes qui se disent écrivains et assassinent le verbe. Si je ne peux pas être numéro un, alors je ne peux pas être. C'est tout et il faudrait maintenant que j'apprenne à vivre avec cela. Supporter le talent d'un homme qui arrêta d'écrire sur 686 pages de littérature scandaleusement brillante.

Je suis si rien. Ils doivent tous se le dire au Front National. Le Pen se retire de la scène. 50 ans de tribune, un pupitre qui brûle. Un borgne qui arrêta de guider des valides.
Quel héritage pour Le Pen sinon une fille à papa et son majordome ?
Triste perspective pour un parti qui aurait mérité un autre destin.
Marines Le Pen. Marines car ton nom ne sauvera pas ton parti. L'appel du sang est si intense mais Gollnisch est selon moi, la seule solution un temps soit peu viable, à votre projet politique. Évitons la psycho de comptoir et intéressons-nous au Front.

Le mérite, le travail. De belles valeurs. Marine Le Pen est une juriste. En 1992, elle devient avocate au barreau de Paris. Elle y sera inscrite jusqu'en 1998, date à laquelle elle entre au service juridique du Front national. 6 ans dans la vie réelle avant d'aller se réfugier dans les vestons de papa. A 30 ans, elle a pendu la toge pour se faire pistonner par papa. Comme les fils de, assistés de la vie. Rebellocrate du seizième, parachutée du 17e arrondissement à Henin-Beaumont, elle fait carrière maintenant en Europe pour la France. A contre-flots, n'est-ce pas ?

Pris sur Wiki

Lors du XIIe congrès du Front national, qui s'est tenu à Nice  en avril 2003, Marine Le Pen est reléguée à la 34e  place du Comité central par les votes des délégués départementaux. Malgré ce désaveu, son père la nomme vice-présidente du parti dès le lendemain.

Elle est vice-président exécutif du Front national, et siège depuis juillet 2004 au Parlement européen. Avec papa. Demain, elle vous parlera d'abnégation dans l'effort et de travail quand elle a été incapable de faire le boulot. Et moi je rigole.
C'est marrant tous ces gens qui érigent des grands principes qu'ils ne sont même pas foutus de faire semblant de respecter.

Gollnisch a au moins le mérite de s'être fait seul, d'avoir un cerveau, d'avoir mené une carrière souvent controversée, mais de l'avoir mené. Il ne réside pas dans la grande villa de papa, lui, avec ses gosses. Doublement divorcée, la pauvre petite Marine donne des leçons sur la famille et les traditions. Mais parlons politique.

Quelle est la contribution de Marine Le Pen à la politique du FN ? Quelle idée politique gagnante peut-on directement lui attribuer ?
En tant que responsable de la campagne présidentielle de son papa, elle a été d'une inefficacité criante et causée par son incompétence manifeste la chute du parti par une stratégie d'attente, d'aseptisation et de pleurniche médiatique comme Bayrou.

Et puis, qui pourrait me désigner celui qui réfléchit au Front actuellement ? Ils sont où les Lang, Martinez, Stirbois, Bompard, Soral, tous expulsés du parti par la benjamine à papa ?

Le départ du vieux officialise la fin de la réflexion et la peoplelisation. Brader autant de combats pour un poste, de la respectabilité et deux trois peccadilles. Évitons les procès d'intention mais si c'est ça l'avenir du Front, alors je vous autorise dès à présent à l'appeler l'anus national.

Avec Marine, le Front se vide de sa substance pour n'être qu'un carré vide. Aucun danger politique à l'horizon. Au mieux, finira -t-elle, à titre perso, par avoir un ministère dans 15 piges, quand le FN sera une allusion dans les livres d'histoire, comme le parti radical.

La victoire est trop simple. C'est toujours décevant d'avoir des adversaires qui ne sont pas au niveau. Envoyez-nous Gollnisch, qu'on s'amuse vraiment. Le cogito, n'en déplaise aux perroquets, nous en avons besoin dans cette société.

Toute la scène politique attend la succession lepeniste. Elle adoucira le Front. Causez toujours. Il n'y a que des crétins pour croire que les femmes en politique sont douces.
La saignée effectuée dans les rangs du parti depuis son adoubement par papa est une preuve manifeste de sa supposée douceur, n'est-ce pas, caresse-anus à deux neurones ?
Le seul survivant de cette purge est Gollnisch, condamné une fois de plus à prendre la roue d'un Le Pen pour exister politiquement. C'est humiliant !

J'ai mon pote, Fafa la turlutte enchantée, qui lui prédit un avenir politique rayonnant car elle a beaucoup de repartie ...Comme papa, et qu'elle parle avec ses tripes ... Comme sa femme.
Je n'ai pas osé lui dire que les tripes ne produisent que ... De la merde et que mimétisme ne rime pas avec talent... Malheureusement.

Hasta siempre, la burqa ! Suces ma bite, Zahia !

Il est des paroles qu'un homme amoureux ne peut aisément entendre. Il est amour et vraiment amoureux ce benêt de Fafa , comme son époque, il préfère Zahia la puta, et moi, j'en ai marre de faire l'éducation politique d'ados libidineux de 30 piges.
Putain, réfléchis ma couille, je lui ai dit ! Car il est aussi socialiste et là-bas, on évite de penser le Front; cela pourrait les forcer à s'intéresser aux pauvres.

Mais je l'aime bien la Marine. Toute personne décriée par BH Lévy (Fafa le prononce à l'américaine, Biatche) à toute ma sympathie. Elle se bat, avec ses armes : son nom et la singerie de son papa, mais il lui manque tout et notamment l'essentiel; les idées.

Que nous dit le Front aujourd'hui, qu'il nous redira demain et après-demain ?

La préférence nationale ? Pourquoi pas. Sauf que lorsqu'on institue un billet dans son raisonnement, il ne faut pas s'étonner que d'autres personnes en instituent d'autres.
La préférence nationale ou la priorité d'emploi aux français signifie clairement que le premier critère d'employabilité est la nationalité, ce qui n'est pas choquant par ailleurs. Si on le fait pour tous les emplois, il faudrait aussi accepter les politiques de discrimination positive et de quotas avec pour conséquences majeures la formation de corps, de népotisme, de dynastie et surtout leur inefficacité. Puisque la préférence nationale est une discrimination positive en soi.
En France, pour être fonctionnaire, faut être français et il existe de nombreux secteurs déjà gangrénés par ce privilège, comme le notariat, les bureaux de tabac, les huissiers de justice et j'en passe. C'est bien connu qu'ils sont dans des secteurs d'un dynamisme économique stupéfiant, peu subventionné et d'une fluidité salariale inégalée.

C'est juste une mesure inadaptée économiquement, sans aucune émulation, et endogamique avec toutes les tares qui en résultent. Et la réciproque devrait pouvoir s'appliquer partout. Les français dans d'autres pays devraient aussi la subir. Les Français établis hors de France inscrits au registre des Français établis hors de France au 31 décembre 2008 sont au nombre de 1 427 046. Et ils ne sont pas des perdreaux de l'année.
Il faudra que le Front national aille leur expliquer pourquoi ils vont perdre leurs confortables positions au bénéfice d'autochtones au seul critère de discrimination à la nationalité. Je suis sûr qu'à Genève, les frouzes, traités de racailles d'Annemasse, leur en seront très reconnaissants.

Des privilèges, toujours et encore. Et j'espère que les français auront toujours la fierté de trouver un boulot grâce à leurs compétences et non à leur carte d'identité. Maintenant, s'ils ont peur ou ne se sentent pas armés face à la concurrence, qu'ils se protègent. Le protectionnisme a la cote depuis que Madoff a enculé Elie Wiesel. C'est compréhensible.

L'immigration est un problème ? Arrêtez-la. Mais arrêtez aussi l'immigration des capitaux étrangers, des ressources étrangères, bref des autres facteurs de production étrangers. Barricadez-vous dans l'hexagone et permettez, bien sûr à d'autres pays en Europe, et dans le monde d'en faire autant. Soyons sérieux, on parle politique là!

Sur le site du Front, j'ai lu des propositions du parti plus ou moins discutables, applicables, réalistes ou fantasmées, bref des propositions à évaluer. Et au lieu de les ostraciser, les politicards feraient mieux d'apporter leurs réponses à ces contributions.

L'immigration par exemple, on peut être d'accord sur les constats posés et notamment la politique d’immigration menée depuis trente ans par les gouvernements successifs. Sauf qu'il y'a trente ans, on sortait des trente glorieuses et les français ne voulaient pas faire n'importe quel boulot. Il fallait bien des ouvriers, des manuels pour construire les universités et autres écoles supérieures pour longs crayons français. Aujourd'hui, on a des sociologues, philosophes, linguistes, anthropologues, écrivains... Et toujours pas de maçons. C'est con !

Que de pleurniches ! Celle sur les 700 millions d’euros, le coût annuel de l’Aide médicale d’État réservée aux étrangers en situation illégale.
Quel est le coût du déficit de la sécurité sociale ?
Mieux, quel est le produit annuel du travail réservé aux étrangers en situation illégale ?

Je remarque tout de même que le Front national veut lancer un programme de création de 75000 nouvelles places de prison afin d'humaniser les conditions de détention, éviter la surpopulation carcérale et rendre effective l’application des peines.

Par conséquent, j'éviterais de relancer le débat sur les immigrés et les français d'origine étrangère en prison. Ce serait beaucoup trop pénible, injuste voire méprisant pour les violées, les enfants, et les victimes de tueurs en série.

J'attends aussi les preuves montrant que 50 % des bénéficiaires du RMI sont étrangers. C'est une évidence économique en effet que les 1500 milliards de dettes publiques de la France sont dus aux immigrés ! Bien sûr !
Le Front national veut mettre fin à la suspicion qui pèse sur les forces de l’ordre lorsqu’elles font usage de la force, en créant une présomption de légitime défense. Nous demanderons à Boukrourou, Bounia et Zyad ce qu'ils en pensent !

Il a aussi une politique de codéveloppement assez ... volontariste; une conférence euro-africaine, coupler le retour des immigrés avec l’aide à leur pays d’origine...

Nous proposerons avec les pays d’émigration vers la France une nouvelle politique de coopération, afin de rendre plus équitables les termes de l’échange économique international, et plus stables les cours des matières premières qu’ils exportent. Ensemble, nous ferons en sorte que le retour de nombreux immigrés dans leurs pays d’origine soit pour ceux-ci un atout dans leur développement.

Source : http://www.frontnational.com/?page_id=1149

Merci grand Bwana Toubab, nous contents toi beaucoup idées, nous le dire à Bwana Hu Jintao toi venu, être content. Merci. Ô, grand Bwana !

Magson de Pazou

dimanche, mars 21 2010

Le cercle

[Prélude

http://www.youtube.com/watch?v=LFSfdL5lPoY&feature=related]



Il n'y' avait pas que sa chemise qui était bleue turquoise. Son visage aurait pu l'être. Son sourire l'était. Cet appel irrésistible au large, à la vie. Je l'ai vu, très vite et j'ai su. Je l'ai regardé et elle a souri. A une remarque d'un chroniqueur, sans doute. Elle a souri. Positionnée en arrière-plan d'une autre jacasseuse qui remplissait le champs de la caméra avec son sur-poids graisseur et non son charisme.
Elle a souri et je n'ai vu qu'elle. Car il n'y' avait qu'elle à voir. Là-bas, derrière ces deux caresse-anus parisiens qui commentent comme d'habitude le travail des autres, je l'ai repéré au premier coup d'œil. Et face à son visage, point de commentaires sinon une criante évidence de lumière et de grâce. Elle faisait partie du public, anonyme, belle et discrète, comme savent l'être les femmes de ces pays d'Orient. Ces femmes qui donnent envie de les écouter.

J'ai immédiatement su que je devais me taper toute l'émission pour espérer revoir, entre deux plans, entre ces deux glands, une vraie princesse. Elle avait des cheveux mi-longs, noirs, tellement noirs que recouverts de mon sperme, on ne verrait rien d'autre que du noir. Et ses lèvres si pulpeuses. Sa bouche, juste faite pour ma bite.
Sa peau était bien mate et il ne pouvait en être autrement car, devant tant de beauté, même le soleil aurait eu honte de se mettre à son service. Probablement française, d'origine indienne. Je l'ai vu parler avec sa voisine, blanche et terne. Rousse peut-être. Et j'ai souri.
Je n'ai jamais compris les types de cheveux de blancs. Blonds, bruns, auburn, roux, noirs, gris... Je sais juste que sa copine me rappelait un film dont je ne me rappelle ni le titre, ni les acteurs principaux, ni le sujet. Si elle va loin, par mégarde, ce sera à la force de son anus. Car elles en sont toutes là.

Plus une fille qui ne trouve cool de se faire enculer. Dire qu'il y'a juste 5 ans, sucer, c'était tromper. Aujourd'hui, sucer, c'est saluer. Enculer, c'est tromper ! Nous assistons à une telle fuite en avant que parfois je me demande qui est véritablement pervers: l'industrie du porno ou la société ?
Les pauvres producteurs ne savent plus quoi inventer pour divertir ces adultes en mal de nouveautés. Putain d'accélération qui dit beaucoup de l'époque. Les pédophiles au moins ne changent pas de goût aussi vite. Au grand désespoir des gosses d'ailleurs. J'imagine qu'en 2015, il faudra tous se mettre au bondage pour bander. Attacher les femmes avec des cordes de marins pour sublimer un quotidien d'hommes émasculés par ce chantage au féminisme crétinisant. Déjà que je bande moins quand je vois ces nouvelles productions de cul, gratis sur internet. Le gonzo comme ils disent. C'est tellement clair, bien filmé, ridiculement scénarisé pour ne pas dire brut d'enculade.
Les images sont très lumineuses, les actrices si artificiellement belles que la vue de leurs chattes bien rasées, agit comme un répulsif pour tout amateur de bonnes cames. Je ne veux pas jouer les passéistes mais c'était vraiment bandant, les vieux pornos allemands. Les films de cul des années 80. Il me manque tous ces scénarios bien menées, ces histoires bien ficelées, ces dialogues bien foutus, ces actrices banales, bandantes et bien touffues. ça sentait le cul et non le cinéma. Et même pour les petites bites, il n'y' avait pas à faire de complexes. Les moustachus et les moches baisaient pépères, Les grosses pareil.

J'ai mon pote l'iroquois qui m'a raconté une anecdote assez originale qui me conforte dans mon amour de la vieille bobine. Il est tombé une fois dans son site de vidéos partage porno favori, sur Brigitte Lahaie, la fameuse, entrain de jouer les directrices de pensionnat de filles dévergondées et de montrer à ses protégées, comment faire une bonne pipe.

- Putain, quand le jet est parti, je l'ai retrouvé sur la gueule d'Obama qui causait à la télé. Et plus il parlait, plus ma divine semence s'écoulait sur l'écran, de son œil gauche pour terminer sur son pupitre.

Depuis, il ne peut s'empêcher de se foutre de sa gueule à chaque fois qu'il le voit. Je crains de partager avec lui mon précieux téléchargement de gorge profonde. Sacrée Brigitte ! C'est pas demain la veille qu'elle refera cet effet à un mâle dans la force de l'âge. La pauvre !

Elle n'est sans doute pas comme cela, mon Alice de Pondichéry ! Elle suit attentivement les débats de chroniqueurs cinéma hyper-branchés, hyper futés, hypermarchés.
Il y'a la grosse moche à lunettes qui lit un texte à propos du nouveau film de Burton, une merde qui se réalise, en pondant des films hyper-branchés, hyper butés, hypermarketés. Un allumé qui joue les allumés, en somme. Du pâté pour bobos. J'en vois six autour de la table de jeu. Car le décor de cette émission culturelle est une salle de jeux, de paris, un casino.
Original, n'est-ce pas ?
Ils parlent d'Alice au pays des merveilles. La dernière flatulence en 3D de Burton. Ils sont tous d'accord avec ce constat, il me semble. Le verdict tombe enfin :

4 cartes ; 2 cœurs rouges, 2 noirs.

La couleur rouge traduit la qualité de l'œuvre critiquée. Par conséquent, cette fois-ci, nous avons un Burton moyen.
Décidément, nous sommes dans une salle de jeux !

Véronique Sanson chante. Véronique Sanson a retroussé les manches de sa chemise de nuit bleue et fredonne. Ils sont ...2 parmi tous les commentateurs attablés à reconnaître cet air. Véronique Sanson, une chanteuse d'après ce que les médias nous disent, va être très heureuse de cette promo gratuite de son opus néandertalien.

C'est déjà le lancement d'une autre bouse du cinéma français, Tout ce qui brille. Je vous la fais courte.
Des branleurs du bon côté du cinquième et sixième apprécient des suceuses du seizième et des apprenties suceuses de Puteaux !
Vous ne me croyez pas ?

Wiki !

Synopsis : Ely et Lila sont amies de longue date et vivent dans une banlieue parisienne populaire, à Puteaux. Elles rêvent de vivre à Paris et s'incrustent de temps en temps dans des soirées chics où elles ne sont a priori pas acceptées. Lors de l'une de ces soirées, Lila tombe amoureuse de Maxx et Ely vient en aide à Agathe et Joan, un couple de lesbiennes agressé par un homme à la sortie. Aux trois personnes, Lila décide de leur faire croire qu'elle et Ely vivent à Neuilly, histoire de se fondre dans cette classe sociale à laquelle elles n'appartiennent pas.

La pauvre Clooneytte à joues grasses a été éblouie par ce film. Elle aurait dû être belle, elle est juste moche. Elle aurait dû être bonne, elle est juste bonne copine. Elle aurait dû être sensée, elle est juste sensée l'être. Elle aime beaucoup ce film. Logique.

Le grassouillet chabalisant des Inrocks de résumer, très vaillamment : c'est la fraîcheur d'un album de Diam's, je trouve ! c'est un peu cucul, un peu con con mais il y'a un truc un peu contemporain qu'ils captent !
C'est une époque de fou. Véronique Sanson réagit de suite : Oui, c'est un premier film, attendez,...Il ne faut pas oublier, c'est un premier film d'une très jeune fille qui débute...

Qui est cette très jeune fille qui débute dans le cinéma français avec un soi-disant chef d'œuvre ?
Géraldine Nakache

Connais pas !

Wiki !

Géraldine Nakache est une actrice et réalisatrice française, née le 1er janvier 1980. Elle a co-réalisé le film Tout ce qui brille. Elle est la sœur d' Olivier Nakache et l'épouse de l'humoriste Manu Payet.

3 cœurs rouges, 1 noir.

La rani sourit. Divinement. Ce serait la seule raison valable pour moi d'aller chier au cinéma. Quitte à payer pour voir de telles merdes, autant en coproduire !
Quelle poitrine ! Il y'a deux boutons de sa chemise qui se battent en duel pour savoir qui cédera en premier. C'est fou comme j'y cracherai en toute quiétude.

Un ange passe, ma queue dans son joli petit carquois tout blanc. A moins que ma bite ne soit trop grande ! Soyons modestes !
Elle l'est. Je le pressens à sa façon de se croiser les bras et de regarder ces marionnettes savantes figées autour de la table des plaisirs hasardeux, en attente d'instructions, d'animation de la part d'un sosie du Christ, maigrelet, sans doute de retour de 40 jours de supplices, de privations, de tentations aux desserts de Pablo Escobar. C'est Ché Cocaïna. Le boss. Enfin, ce qu'il en reste !

Le club des 7 s'excite enfin sur le prochain film. Un truc de parrain marseillais qui se venge. L'immortel. Quel joli titre !
On devrait pouvoir porter plainte contre toutes ces gourdes qui s'approprient des titres aussi enchanteurs pour en faire des étrons culturels.
Des usurpateurs de titres, les idées leur étant définitivement inaccessibles ;
Éric-Emmanuel Schmitt, Concerto à la mémoire d'un ange ; Laurent Tuel, le premier cercle; Marc Levy, La première nuit ; Nina Bouraoui, Nos baisers sont des adieux; Anna Gavalda, L'échappée belle ; Philippe Sollers, Les Voyageurs du Temps; Éliette Abécassis, Sépharade,...

Ché Cocaïna a aussi écrit un livre, Un roman français, je crois, relatant entre autres inutilités, sa mythique garde à vue pour sniff de coke sur capot d'un véhicule en plein VIIIe arrondissement. Giesbert lui a filé un os. Merde, un Renaudot.
Il fait partie de tous ces gens dont je regrette profondément de devoir passer tout ce début de siècle, et peut-être même toute ma vie, avec leur gueule dans mon champs existentiel. Quelle poisse !

Et puis, il y'a ces films dont le titre prédit la qualité de l'œuvre :
Sophie Laloy, Je te mangerais ; Pascale Pouzadoux, De l'autre côté du lit ; Claude Miller, Je suis heureux que ma mère soit vivante ; Danièle Thompson, Le code a changé; Cécile Telerman, Quelque chose à te dire; Jean-Jacques Zilbermann, La folle histoire d'amour de Simon Eskenazy; Alain Riou, Tous les hommes sont des romans ; Christophe Honoré, Non ma fille, tu n'iras pas danser ; Xavier Dolan, J'ai tué ma mère ; Pascal-Alex Vincent, Donne-moi la main; Amanda Sthers, Je vais te manquer,...

Acteur-réalisateur, la nouvelle blague. Ceux qui ont tout rater, peu produit dans leur jeunesse, réfléchissent maintenant et couchent leurs vides dans des œuvres dites artistiques. L'époque est pleine de toutes ces absences...

Didier Bourdon , Bambou ; Iliana Lolic , Je ne dis pas non ; Pascal Elbe, Tête de turc; Maïwenn, le bal des actrices; Pierre-François Martin-Laval, King Guillaume ; Christopher Thompson, Bus palladium; Gad Elmaleh, Coco ; Lucien Jean-Baptiste, La Première Etoile ; Zabou Breitman, Je l'aimais ; ... Même l'autre blonde du cinéma français a fait un film. Je vous donne le titre de son nanar, Toutes les filles pleurent. Quel titre ! Quelle diarrhée ! Elle a même poussé la plaisanterie jusqu'à chanter.

Francis Huster lui, fait coup double ; un film, Un homme et son chien, un livre, Lettre à l'amour et aux femmes. J'attends l'album, Lettre à l'amour et aux femmes pour un homme et son chien. J'ai entendu ce plumitif starisé se vanter chez Field d'avoir écrit son livre en une nuit. Quel mépris pour ce noble métier d'écrivain ! Écrire un livre en une nuit ! C'est forcément de la merde. En une nuit ! Il en était fier, ce crétin.

Le cinéma français est malade de ces films qui ne servent à rien d'autre qu'à payer une bande de branleurs qu'on appelle des acteurs.
Putain ! L'immortel. Quelle idée d'adapter un roman de Giesbert ?
Tu m'étonnes ! Un acteur l'a fait. Berry, on l'appelle. Benguigui, il s'appelle.
Probablement une farouche volonté de s'intégrer selon les préceptes de notre Iznogoud national.

J'apporte d'ailleurs mon soutien à Z comme ... Z. C’est toujours marrant de voir les mêmes censeurs qui ont craché pendant des années sur Alain Soral venir au nom de la liberté d’expression soutenir notre vengeur démasqué. Voltairiens à géométrie variable. Voltairiens. Pitoyables.
J’en profite, puisque les noirs et les arabes peuplent en majorité les prisons (ce qui est vrai car observable, n'est-ce pas ?), pour apporter un supplément d’informations à notre Zorro zélé.
La majorité des pédophiles qui sont en prison sont des blancs. Mieux, une part significative des violeurs dans les prisons sont des blancs. Ne parlons même pas des tueurs en série ! C'est une évidence, n'est-ce pas ?

Le drame aujourd'hui, c'est que la bêtise pense. Cocteau

4 cœurs noirs. C'est mérité.

C'est déjà la fin ? Je la vois de moins en moins, ma squaw et j'en suis arrivé à vouloir que la large parisienne parle davantage. C'est un nouveau film qui suscite des appréciations dithyrambiques. Si j'ai bien compris, un film d'intello sur un pays d'Afrique en guerre avec des fermiers blancs. On nage dans l'originalité dans le cinéma français.

Blasé, j'essaie vainement de fixer l'image de cette inconnue dans mon esprit. Quel sera son destin? Veut-elle, elle aussi, devenir commentatrice de merdes ou réalisatrice de merdes ?
Elle ne peut pas être actrice. Non. Surtout pas. Sa beauté est la fleur de son intelligence. Forcément. Mais ...
Enfin... Je déraille ? Qu'est-ce qu'elle fout là, Néfertiti ? Elle a booké sa journée entière pour meubler le plateau de cette émission de télé. Putain, quelle conne !

Magson de Pazou

vendredi, mars 12 2010

Les nudistes ne passeront pas l'hiver

[Prélude

http://www.youtube.com/watch?v=5ZNt05hwWPw&feature=related]



Depuis peu, je ne forme plus le chiffre 4 quand je dors, mais 3.
Je sais que je peux paraître présomptueux pour des petites bites mais bon, cet hiver a été très rude. J'en ai marre de chauffer ma maison, je veux chauffer mon lit. Mon nez coule, pas ma bite. J'aurais dû me trouver une pinette pour hiberner tranquille. Le père Noël a volé mon déo. Et comble de l'horreur, je me suis brûlé à la paume gauche. Foutu Tefull, cette saleté de cocotte-minute chinoise. Putain de bon plan qui me coûte des mois d'ascèse et un surplus de 3 kilos!
Certains désespérés auraient commis une infidélité en changeant de main. Je n'ai pas pu. Désolé, je bloque. Je reste encore fidèle à ma main gauche. Je refuse d'être comme ces dames qui ont tellement sucé de queues, que leurs maris sont obligés de mettre leurs bagues au pénis pour qu'elles les reconnaissent. Ma droite écrit : elle est lourdement sacrée.

Je me sens émasculé, un peu comme un guillotiné qui n'a plus le droit de se prendre la tête, j'ai encore ma bite et je ne peux même pas me branler. Désespérément, j'ai traîné ma bonne humeur partout, surtout au Pôle Emploi. 3792433 D. Mon matricule. Mon numéro dans la file des nouveaux chômeurs, sans doute. La lettre D pour dindon. Dindon de la crise, sans aucun doute. Plus de boulot, ma fourgonnette au garage et même pas une chatte pour jouer avec pépito. Je crois que depuis la dernière fête de la femme, je débande juste pour pisser. C'est dur.

Frérot, la crise me touche de plein fouet. J'aimerais juste que l'une de ses matrones me finisse. Que j'expulse la purée avant qu'elle ne pourrisse mes idées. Hier encore, j'ai failli dire à un ami que le mariage, c'est bien. Qui l'eût cru ? C'est sûr que ça dépanne d'être marié, putain ! Je suis prêt à tout pour baiser. C'est fou ! A ma prise, même une excisée mouillera. Ramenez-moi l'autre-là, ..., la cousine du village de l'autre-là, Waris truc, l'autre biquette de Somalie, je lui rendrai son clitoris. J'en suis certain, puisqu'il parait que la sodomie, c'est de la merde orgasmique. C'est ce qu'on dit au Marais et dans certains chalets sulfureux à Gstaad. Dans tous les cas, c'est de la merde. Et je suis en plein dedans.
Je n'ai même plus le luxe vulgaire de fourrer, comme tous les pauvres. Alors, je lambine tous les jours sur ma condition. Dire qu'il y' a juste 1 mois, je faisais partie de la solution !

Comment un cobra, muni de son seul organe de Jacobson, arrive-il à cracher son venin précisément vers les yeux de son assaillant ? J'en suis là maintenant. La bite en l'air, comme vous. Baisé par le système. Comme vous.

Magson de Pazou

mercredi, mars 10 2010

Pour tous ceux qui veulent changer le monde




Pour tous ceux qui veulent changer le monde
Changez déjà de slips, lavez-vous !
Changez de montres, pas de rendez-vous
On s'enracine, ici, c'est la crise
Sissi est téléopératrice et à la fin, elle se suicide

C'est le lipdub de Madoff à Bercy
Aujourd'hui, même les putes accordent des lignes de crédit
Soldent leurs bouches dès 20 heures
Pour 2 billets de dix
En attendant la reprise, les vainqueurs
C'est vous,
Fils de, fans de, fions de ...
Fils de fans de fions de ...
Le 20 heures, c'est nous et la Ferrari est blonde
Pas rouge comme dans mes songes

Ils annoncent le réchauffement de la planète
Autour de moi, seules les chattes se dégèlent,
Les seules espèces qui disparaissent sont sonnantes
Et au trébuchet, les ans
Se fracassent sur le mur de mes lamentations
Parce qu'on court sans cesse après le temps
J'ai pris des lièvres pour devenir adulte prestement
A 12 piges, sans rite, ni chichis.
Mes scarifications, je les ai sur le gland

Comme mes gars de Ndamukong street
Je strap le manche de mon Dirk
Avec des hymens et des cordons ombilicaux
Jeunes pré-pubères, c'est comme cela qu'on milite au
Et la strat du dimanche,
C'est Schneider - Milito - Eto'o

Ils veulent tous clouer ma queue au pilori
Car je refuse de bâtir mes espérances sur de faux pilotis
D'expérience, je vis bien mes errances
A priori, mes erreurs sont mes pistons
La fronde, je la laisse bien volontiers à ces loris
Le monde est cruel... Comme ma dernière folie
Plus tu lui en donnes, plus elle suce,
Et mon portefeuille mollit
Mais je préfère le vider à la pompe
Mon Audi GT, ton écologie à l'amende
Et entre deux pleins,
Je marche à côté de tous ceux qui veulent changer de blondes

Pour tous ceux qui veulent changer le monde
Avec des chants, jets
De tulipes dans les manifs
Vergetures au vent, neurones sous dialyse
Allez scander vos bêtises au Belize
Pour ma part, je donnerais des Manix à Emmaüs
Et vos pièces jaunes pour baiser tranquille à Manille

Depuis le landau, je joue à Landru avec mes G.I. Joe.
Je fais de l'art avec les maux,
Je n'y peux rien, comme Bob Denard
J'ai le goût des morts sur mes dollars.
Vous l'avez compris,
Je ne veux pas changer le monde
Avec Montagné au volant d'un monospace
Marre de voir la Joconde se foutre de mon espèce
Je veux changer d'opticien

Magson de Pazou

mercredi, mars 3 2010

Après tout, qu'avons-nous à perdre ?

[Prélude

http://www.youtube.com/watch?v=fwi6-4vNReA&feature=related]



Trop petits, trop faibles, trop communs. Il faut se rendre à l'évidence; nous ne suivrons pas. A ce rythme et dans cette configuration, nous ne survivrons pas! Davvero, nous sommes déjà des cadavres ambulants. Des morts-vivants que la mondialisation n'a pas encore exterminée par contraintes humanistes. Je vous parle de l'Afrique mais je vous parle surtout de mon Afrique, la noire. Celle-là même qui subit de plein fouet tous les affres de ce capitalisme désinhibé. Nous sommes foutus! Nous sommes foutus parce que nous n'avons pas assez décollé.
Je ne doute pas de notre capacité à sortir du marasme économique post-colonial dans lequel nous sommes empêtrés pour des raisons socio-politiques évidentes. Je ne doutais pas plutôt. Il nous aurait fallu du temps. Le temps de faire des fautes et grandir. Le temps de maturer. Nous avons bien avancé depuis les années d'indépendance et beaucoup plus vite que nous ne le croyons. Il a fallu absorber le poids de l'histoire et bâtir sur un socle social, économique et politique quasiment inexistant des pays qui certes, ne sont pas des cadors économiques et c'est peu de cas de le dire, mais des pays qui apprennent et surtout apprennent vite.

En 50 ans, nos populations ont subi mille et une révolutions culturelles, politiques, économiques, sociales, comportementales, sociétales. Et les résultats sont là. Autosuffisance alimentaire, système éducatif organisé et plutôt efficace, système de santé en fort développement. Les constats d'échecs sont bien évidemment plus nombreux, plus visibles, probants et en aucun cas, il ne s'agit de se réfugier dans un cocon idéaliste pour fantasmer notre quotidien. Je vous parle du Cameroun, ma femme. Je vous parle de mon pays.

Il pleut de la souffrance sur cette terre fertile et ce 365 j/100. Je n'ai plus les épaules pour être noir. Encore moins pour être africain. C'est si dur ! S'endormir avec amertume, rêver de vengeances et se réveiller dans la haine, telle est ma réalité, bien triste et routinière. Et à l'horizon, l'horizon. Rien de nouveau sous les cernes sinon la même haine, les mêmes rêves de vengeances, la même amertume.
Nous sommes condamnés à être derrière comme les fesses et à nous faire enculer. La mort serait une délivrance si j'avais l'impression d'avoir exister, d'avoir compter. Mourir serait l'ultime humiliation. J'ai encore la tête, les bras et les pieds pour être camerounais mais je perds la foi. Inexorablement, je perds la foi en un futur radieux pour les miens. Je n'y crois plus vraiment. Nous ne pouvons pas nous replier sur nous et espérer réussir, seuls. Entourés de faibles et faibles, même forts parmi les faibles, nous sommes condamnés. L'union fait la force, souvent. Très souvent car pour nous, un patchwork d'États faibles a fait la CEMAC, une stèle d'argile.

Il faudrait une telle somme de cataclysmes pour arriver à reprendre la tête du cortège des nations. Ceux qui rêvent de voir les cartes rebattues ne seront plus là pour jouer. Les armes de destruction massives auront pour cibles privilégiées les faibles car il faudra faire de la place dans cette planète. Ils pourront toujours tirer, s'excuser et créer une nouvelle terminologie meurtrière : hécatombicide, crime contre la planète, commémorations et basta. Qu'ont-ils à perdre ? Des bamboulas ? Des pakatous ? Des bougnoules ? Au final, vous ne serez plus là pour gâcher la vue.
Je rappelle aux âmes sensibles que des scientifiques sud-africains pendant l'apartheid, auraient essayé de créer une arme biologique négrocide. Certaines âmes mal intentionnées disent d'ailleurs que le SIDA est le résultat de ces essais. D'où la définition Syndrome Inventé pour Détruire les Africains. Coûteux le constat d'échec !

Comme la France qui rêve d'immigration choisie, le Cameroun doit faire une union choisie. S'associer, oui. Avec des pays ayant un vrai potentiel, oui. Nous ne sauverons pas l'Afrique et encore moins, tous les noirs. C'est terrible à dire mais le Cameroun n'a de chances de développement que dans un ensemble plus solide et moins vaste, constitué avec la République Centrafricaine et le Gabon. Nous devons refonder notre histoire. En être les maîtres. Nous devrons créer un nouveau pays. Une nouvelle géographie.

Au bout de 50 ans, il est temps pour nous de nous construire une véritable histoire qui ne soit pas adossée sur la colonisation, mais qui marque notre volonté de nous élever et de nous définir une vie, une vision et une certaine idée de notre pays. Le Cameroun doit mourir. Le Cameroun est condamné à mourir. Car, le Cameroun n'est pas mon pays mais l'héritage du colonialisme. Le territoire est le mien. La culture est la mienne. Cette zone est mon pays. Ce bantoustan fut mon pays. Le Cameroun, une émanation de notre dépendance, de notre soumission, un nom. Des crevettes. Une putain de rivière de crevettes. Nous ne pouvons pas réécrire l'histoire mais nous devons écrire notre futur. Notre indépendance nous a été arrachée. Nous ne sommes pas libres, nous sommes en sursis en attendant que les blancs décident soit de nous laisser crever progressivement comme les tasmaniens, soit de manière plus abrupte comme les habitants de Nagasaki en 45.

En nous associant avec ces pays, nous pouvons tous les trois décider de notre destin, de notre histoire. Le Cameroun pour la population et le dynamisme régional, Le Gabon pour la rente pétrolière et la Centrafrique pour le territoire. A trois, nous avons une chance, une chance d'exister vraiment à la face du monde. Et de peser réellement dans la sous-région avec le Nigeria, et l'Afrique du Sud.
Nous sommes déjà des peuples hétéroclites, ayant des frontières communes, nous parlons la même langue française et notre histoire est semblable. Nos frontières ne sont d'ailleurs que des tracés d'explorateurs esclavagistes et d'accords occidentaux. Qu'avons-nous à perdre ? Le Cameroun; la rivière des crevettes, l' Oubangui-Chari ; la République centrafricaine, le Gabon ou le caban. Qu'avons-nous à perdre de 50 ans de néo-colonialisme ? Notre identité ? Elle n'est pas si homogène dans ces ensembles actuels, le tribalisme attestant de ce repli communautaire. Nous pouvons encore décider de notre nation.

D'abord, dissoudre le Cameroun, le Gabon et la Centrafrique dans un pays, les faire fondre dans un ensemble plus solide et mieux armé.
Ensuite, abandonner cette abstraction qu'est la démocratie qui n'est pas encore la solution pour nos régimes. Nous assistons depuis l'imposition de ce modèle en Afrique à un simulacre. La pratique quotidienne en France de la démocratie m'a poussé à constater qu'elle n'était qu'un fin habillage permettant une domination plus pérenne des masses par les mêmes élites qui s'enkystent, s'embourgeoisent et se reproduisent. La démocratie se targue de permettre à tout un chacun d'arriver au sommet de l'échiquier. Aux USA, le modèle, les sélections sont pécuniaires et élitistes. Nous n'avons pas de temps à perdre en singeries et simagrées. Il nous faudrait du temps. La démocratie, c'est du caviar pour tous, pauvres et riches. Or, le caviar ne nourrit pas le monde, il le glamourise. Je ne veux pas me sentir dans le vent, présentable. Je veux être présent à table et manger mon manioc à ma faim.
Au point où nous en sommes, frérot, je ne crains plus les despotes africains. Je m'en accommoderais totalement si seulement ils pouvaient au moins être dignes de leur besoin d'estime ! Apprendre à laisser une trace, une œuvre et non un nom dans un livre d'histoire et une villa dans un village sans eau courante. Le népotisme, la loi d'airain, le cumul et la fossilisation ont cramé la démocratie. Il serait judicieux d'inventer notre modèle basée sur nos traditions et les apports de la civilisation.

Quelques pistes pour asseoir ce modèle :
- La prépondérance de l'armée comme en Turquie pour garantir les élections et un socle national.
- Instauration du service militaire à 18 ans durée de 2 ans ; actif ou volontaire ( soit on s'entraîne, soit on est volontaire pour les constructions d'infrastructures pendant 2 ans)
- Corps professionnels de militaires notamment spécialisés dans le génie militaire et l'ingénierie mécanique et issus de toutes les zones

Pour l'exécutif,
- Un président élu au suffrage indirect tous les 7 ans par le collège de gouverneurs des régions administratives créées. Ce président serait issu des rangs des gouverneurs et rééligible une fois consécutivement. La durée du mandat doit être assez longue pour permettre à ce dernier de mettre en œuvre ses promesses de campagne et assez courte pour éviter de donner envie de se pérenniser au pouvoir. Des plans septennaux peuvent être ainsi édictés par chaque candidat et ces derniers seront choisis en fonction de leurs projets d'orientation.
- Créer un conseil constitutionnel formé strictement de juges (3), de militaires (4) et de gouverneurs (3) au nombre de 10 élus pour 10 ans non renouvelables. Ils sont la plus haute institution étatique et seuls peuvent modifier la constitution et voter la guerre. Le président en nomme 2 au moment venu. Les autres sont issus des rangs militaires et les gouverneurs des partis politiques.
- Un parlement composé de 300 députés issus de la société civile, renouvelables 3 fois tous les 5 ans. Découpage électorale en régions. Pas de Sénat, organe de fossiles ne servant à rien.
- Chaque région doit élire un conseil régional formé de représentants d'élus locaux, des maires de villes pour un mandat de 7 ans. Éviter les strates inutiles et ruineuses. Maires, sous-préfets, préfets, gouverneurs.
- En région, il peut exister des partis politiques locaux.
- La constitution doit être courte et compréhensible par tous, formée de 12 articles maximum et garantit par l'armée
- Le patriotisme doit être exalté dans la vie du citoyen et le besoin d'accomplissement aussi. La réussite dans l'imagerie populaire doit être basée sur l'esprit d'entreprise.

Pour le judiciaire,
- Nous avons hérité du système français, il demeure aux juristes de déterminer le système le plus adéquat, donc le moins contraignant pour les populations.
- Les prisons doivent être construites dans les zones frontalières et les prisonniers doivent travailler. Ce sont des camps de travaux pour les crimes de droit commun.
- La peine la plus longue sera de 15 ans et la plus dure, la peine de mort volontaire. Les condamnés sont fichés et suivis. A la fin de leur incarcération, une partie de leur travail leur est restituée pour se réinsérer dans la société civile
- Aucune discrimination ne doit exister dans les institutions. Pour des raisons de cohésion nationale, il faudrait tolérer des écarts dans des fonctions stratégiques de l'État pour solidifier ses bases. Il faut néanmoins éviter le tribalisme et les concentrations ethniques par une promotion du mérite, du travail dans les étages inférieurs de la fonction publique. Des mesures de discriminations seront réévaluées après une génération soit 25 ans par le conseil constitutionnel.
- La police et les pompiers sont des corps d'élites formés comme des gendarmes. Des militaires peuvent se transformer en policiers en fin de carrières. Idem pour les juges, les avocats et les huissiers.
- Les concours d'accès aux institutions sont centraux et limités. Un enfant ou un membre de la famille proche ne peut être sous la tutelle administrative directe d'un parent fonctionnaire. Les nominations stratégiques sont validées par le parlement.

Pour l'économique,
- Conseil économique organise les infrastructures d'avenir du pays et oriente la stratégie d'investissement à long terme. Il est formé d'économistes, d'hommes d'affaires, de juristes, de militaires, et de représentants de partis politiques. Il est formé de membres permanents et d'intervenants externes qui font des rapports rendus aux ministres de l'économie. Le conseil audite le gouvernement et ses institutions dans ses missions quotidiennes.
- Pour les contrats économiques, pétroliers et miniers : nouveau pays, nouveaux contrats.
- Accepter tout système économique tant qu'il est à l'opposé de la manie du moment : l'écologie

Pour la société,
- Supprimer le cumul de mandats. Tous les dirigeants sont reversés dans la société civile après leur service automatiquement. Restreindre au maximum les privilèges.
- Aucune carrière de fonctionnaires ne doit durer plus de 15 ans sans interruption sauf dérogation
- Tout fonctionnaire doit justifier de son enrichissement 15 ans après sa carrière sinon poursuites et prison
- La corruption est déclarée crime d'État : 15 ans de prison
- les seuls à avoir droit à la médaille d'honneur sont des militaires ayant commis des exploits ou des civiles ayant commis des véritables exploits de guerre ou économiques. Les sportifs et autres cultureux sont tributaires d'autres colifichets de moindre facture. Grosso modo, la médaille d'honneur récompense celui qui a versé son sang pour son pays. Peu d'élus et de figures pour souder le pays autour de quelques héros.
- Les salaires doivent être très corrects pour les fonctionnaires par contre, il doit avoir le moins de fonctionnaires possibles dans l'administration
- Aucune ONG œuvrant sur le territoire national ne doit être étrangère
- Créer des contre-pouvoirs locaux, syndicaux, politiques pour permettre au peuple de s'exprimer
- Respect des libertés individuelles pour les citoyens et les médias dans la mesure du possible
- Nous appuyer sur les langues officielles : Français - Anglais
- Pousser à la disparition des langues vernaculaires; il y' en a plus de 500. De toute façon, elles sont fichues. Autant les précipiter.
- Inciter au peuplement et à la migration vers la Centrafrique et favoriser la mixité entre les 3 régions par des lois et des incitations financières vers les autres régions. Mariages inter régionaux à favoriser et propagande culturelle.

Je reste convaincu que des personnes plus compétentes seraient à même d'approfondir cette suggestion de manière à ce que nous puissions trouver une véritable solution à notre manque de rayonnement. Je suis convaincu qu'il n'y' a que des noyaux comme ce trio pour fluidifier notre essor en Afrique dans les décennies à venir. A trois, nous aurons la terre, de qualité avec beaucoup d'espaces dans un monde surpeuplé et un sous-sol très riche pour une population d'une trentaine de millions d'habitants. Nous serions alors assez gros, nouveaux et séduisants pour négocier avec l'Occident. Les changements de domination géopolitique et les jeux d'influences qui en résulteront, nous mettrons dans les meilleures auspices pour négocier. On reviendra vers un meilleur système d'ailleurs. Meilleur que le bipôle Est-Ouest post 45. Nous aurons de très grands ensembles qui se battront pour conserver ou élargir leurs sphères d'influences comme les USA, la Chine, la Russie, l'Europe, l'Inde, l'Afrique du Sud, le Brésil... Faudra juste faire lire Sun Tzu à partir de la troisième et faire des échecs le sport national pour faire de notre progéniture des requins. Ne nous détournons pas de nos points forts. L'agriculture est notre planche de salut, pas l'électronique ou les nanotechnologies ou je ne sais quel autre technologie. Nous sommes foutus dans ces secteurs dits avancés. Aujourd'hui plus que jamais, concentrons-nous sur les secteurs primaires. Croyez-moi, à 9 milliards, les hommes continueront à manger des bananes et non des puces. Nous pouvons être le grenier de ce nouveau monde. Produire pour ce tiers-monde nos cultures vivrières pour l'Afrique et l'Asie. Il suffirait de commencer à dessiner les contours de cette nouvelle entité tripartite pour comprendre qu'il ne s'agit pas d'un leurre, d'une lubie, d'une absurdité. Après tout, qu'avons-nous à perdre ?

Magson de Pazou

jeudi, février 11 2010

Donnez-moi du vent, j'en ferai un moulin

[Prélude

http://www.youtube.com/watch?v=92cwKCU8Z5c]



Toute la mesquinerie de l'époque se résume dans ce mot : mais. J'aime mais... Vous avez raison mais... C'est juste mais... Le mais ne marque plus une nuance dans une argumentation, un raisonnement mais plutôt une absence totale de prise de position, une lâcheté crasse, une convenance sociale, un snobisme contemporain, un refus de cogiter, qui relègue les débats soit à des exercices d'acquiescements collectifs, soit à des bagarres de bouledogues affamés et drogués. Dans les deux cas, à plus ou moins long terme, l'échange est suicidaire pour n'importe quel intervenant.
Le mais insuffle au mieux le doute dans l'esprit du spectateur pour mieux annihiler les positions de son adversaire. Il ne complète jamais la réflexion, il l'annule. Simplement. Le mais est le dernier signe de soumission à l'opinion dominante, le cordon ombilical qui permet aux sceptiques, aux frileux, de rester encore accrochés aux valeurs véhiculées par l'opinion publique, mue par le strass et la servilité.

Et c'est ainsi que de sales plumitifs de l'époque esquivent les coups. Le vide intellectuel a corrompu même la volonté de défendre ses idées, aussi creuses soient elles, devant un cercle. On s'échappe avec des mais.

Je comprends mais je ne cautionne pas
Que fais-tu donc, connard ?
J'avoue que tu as raison mais tu as tort de dire que...

Je reconnais facilement le pleutre dans un débat au nombre de mais qui parsème son discours. Commode attitude de rester mesuré comme si la vérité se trouvait toujours au milieu. C'est l'idéologie du moment; ni de gauche, ni de droite, du centre. Ni homme, ni femme, juste femmelette. Ni putes, ni soumises, simplement vendues au marché. C'est l'époque et son cortège de nuances. Soyons nuancés, mon cul ! Et à force de mesure, de tempérance, on en arrive à des discours vides, sans forme ni fonds, sans aucune force sinon celle de l'émotion, l'autre opium du moment.

Le mais tire vers le bas car l'énonciation d'idées est réduite à sa plus simple expression : l'énonciation. Aucun développement n'est toléré. Développer c'est provoquer. Provoquer, c'est pas bien. Ainsi, provocateur est synonyme d'extrémiste, intolérant, agité, fauteur de troubles. Le mot a perdu sa connotation positive, subversive pour devenir une injure.

Mais. 4 lettres qui offrent à son utilisateur un bouclier envers l'hallali général. A chaque confrontation, il suffit de préparer ses mais. L'argumentation, la rationalité, le raisonnement, rien à cirer. Pratique. Mais vous sortira toujours des emmerdes. Efficace. Mais, la dernière balle du shérif.

Mais est une conjonction de coordination en français. Selon wiki; En grammaire, une conjonction de coordination est une catégorie grammaticale désignant un mot-outil invariable, établissant une relation de coordination entre deux éléments (deux mots, deux syntagmes, deux propositions, ou même, deux phrases), de même nature, et surtout, de même fonction syntaxique.
Dans le débat, c'est désormais une conjonction d'annulation. Lorsqu'ils ont mis le mais, ils ont activé le cran de sureté. Il leur suffit de citer un contre-exemple, en général modique, pour annuler l'argumentation de leur contradicteur. Seulement, ils n'apportent aucune contre argumentation. La démonstration est déjà faite. Ils ont le mais donc protégés, ils ont donné les gages. Vous êtes K-O debout.

Le mais évite les procès, les injures, les agressions, les disparitions. Mais, l'une des meilleures inventions de la langue française. Mais, le protège-couilles idéal. Conséquence de cet état de fait, tous les parcimonieux du mais sont des extrémistes, égorgeurs de sentimentalisme niais et de bonnes belles valeurs communes. Vous êtes catégorique, borné, illuminé, prétentieux, vaniteux, puéril, original...

Sur la courbe de Gauss, vous êtes encore au pied de la cloche. Et ça, c'est dangereux dans ce temple de la convenance, de la mesure, de la compréhension, de l'entregent. Nous sommes tous devenus ambassadeurs, de l'intérêt général. Négocier, parlementer, entendre, accepter sans rejeter, rejeter sans choquer, ménager ... Mimétisme abêtissant.

Et le verbe s'est étiolé en des suites continues de mais. Il y' a tellement de personnes dont je ne sais plus ce qu'ils pensent. Des inconditionnels du mais, comme cette connasse qui m'a sorti une belle, hier soir :
Je t'aime ... Mais... Mais bon... Mais... Mais j'ai rencontré quelqu'un, ... C'est sérieux... Tu peux comprendre, non ?

Sacrée bonne femme ! De plus en plus féminine. De plus en plus belle. De plus en plus stupide. A croire que je ne rencontre que des top-models au chômage.
Et des salopes. Le matin, dans le métro, dans la rue, au resto, devant ma télé, partout et tout le temps. Un déluge de styles toutes plus désirables les unes que les autres, des simili putes aux managers killeuses en passant par les quadra croqueuses d'hommes et de Sérélys. Elles sont toutes plus belles. Dans mon milieu. Même les hommes sont plus beaux. Et pourtant, ce n'est pas la télévision ou la communication. Vous savez, ces lieux où pullulent des mannequins parlants. Temple du parasitisme, du népotisme, de la bêtise et de l'entregent. Le pays des mais.

A croire que lorsqu'un secteur est plein de personnes belles, on n'y vend que du vent. Que de journalistes jeunes et blondes ! Face à Michel Denisot, Ali baddou, lolitas et niaiseries du Grand Journal, le pauvre Apathie passe pour Quasimodo ! Il n'est pas si laid, enfin !
Et pourtant, les caresse-anus politiques sont de plus en plus beaux. Belles, devrais-je dire. Les doubles mentons sont abandonnés sur le billard pour le bien de toutes ces ménagères. Les politiques sont si beaux maintenant. En effet, la présence d'un Melenchon dans ce shooting permanent de jeunes esthètes nommé les quadras du parti socialiste, m'aurait paru incongrue. Il a rejoint le camp de ceux qui lui ressemblent. Sage décision.

Il est à observer que tous ces milieux véhiculent très peu de concepts. L'expression il faut bien meubler à la télévision trouve tout son sens et doit nous interroger sur la place de la beauté dans notre société.
Que des métiers de peu de valeurs comme ceux de la représentation, le mannequinat, le journalisme, le cinéma, soient infestées par ce fléau de l'éphèbe idiot, n'est finalement pas si grave pour la société. Après tout, c'est l'air du temps. Canal+ diffuse du catch à la télé ce soir. Je crois.

Ce qui est véritablement préoccupant, c'est la place que prend la beauté physique dans des secteurs de production ou technique comme l'informatique ou les assurances... Plus ils sont beaux, plus ils nous vendent du sourire.
Des sociologues devraient nous renseigner sur la pérennité de ces secteurs d'activités en France en fonction de l'apparence physique. La tertiarisation de la société occidentale est une évidence pour tous les observateurs. Et si l'esthétisation de la tertiarisation était un marqueur visible de la vacuité de ces domaines économiques ? La nuée de mouches qui confirme l'état de putréfaction d'un secteur ?
Le fait qu'un crétin paie une sculpture à la con, 100 millions d'euros chez Sotheby's, est-il une preuve de la bonne santé du marché de l'art ou la pustule fétide d'un capitalisme écervelé qui fait de l'or avec de l'aluminium comme les hollandais en faisaient avec des tulipes ?
J'ai prévu de oindre un chihuahua avec de l'huile moteur et de l'empailler. Dans 40 piges, qui sait, cela pourrait être une œuvre d'art ! Le chihuahua oint de Pazou - Il y' aura bien un vieux gâteux pour aligner quelques billets de 500 à mes petits-fils et saluer ma haute créativité artistique.

Plus un secteur économique regorge de personnes belles, moins ce secteur innove, recherche, crée. Je le pressens. Des chercheurs ont probablement dû travailler sur la beauté dans l'entreprise et je serais curieux d'en savoir plus.
Ils nous abreuvent de sondages sur la condition de la femme en France. Tiens, Barrack Obama chante au Zapping de Canal + et Pékin table déjà sur une croissance de 9,5% pour 2010. C'est sûr qu'ils ne souriront pas de sitôt dans les usines de Shenzhen.

Petit, s'il y' a trop de blondes, trop de beaux dans les bureaux, sauves ton cerveau, changes de monde.
Mon plan de carrière : travailler avec les laids. Ils sont plus revanchards. Il est de bon ton de ne jamais attaquer les gens sur leur aspect physique. Pour autant, nous savons tous le rôle que joue l'apparence sur une vie ou une carrière. Si Napoléon était grand, il serait très probablement personne. L'œil gauchisant de Jean Jouzel en dit long sur sa passion pour le climat. C'est ainsi et le nier revient à laisser croire que de notre volonté seule dépend notre trajectoire dans la vie. Fadaises !

Selon moi, la détermination est juste un booster, un accélérateur de carrière. L'aspect physique, notamment la laideur, est le véritable carburant. Certains l'utilisent pour s'élever dans la société comme Toussaint Louverture, d'autres pour baiser comme Serge Gainsbourg, ou encore pour réussir leurs vies comme Sir Winston Churchill. L'effort est sans doute plus violent mais le résultat est à la hauteur de cette impulsion.
Les belles personnes font rarement des exploits car leur cheminement n'a rien d'escarpé. Villepin en est l'illustration vivante. Leur progression est davantage plus régulière. Mini Maty, au-delà de la stupidité de son rôle d'ange ne serait pas ce qu'elle est sans son hideur. Michel Petrucciani aussi. Karl Lagerfeld itou.
Les moches ont l'envie et leur réussite n'est que plus belle. La recherche de la beauté, c'est le début de la fin. La beauté corrompt. La beauté abaisse. La beauté avilit. La beauté régresse.
La véritable chance dans la vie est d'être moche.
Ne soyez pas nuancé, soyez laid !

Magson de Pazou

vendredi, février 5 2010

A ce sale couillon connard cocu merdeux avorton fils de pute de chauffard mal dégorgé



Je te la fais courte
Je t'encule

Magson de Pazou

mardi, février 2 2010

La pleurniche paie



Femme,
J'ai six mille bornes dans les pattes
Une plume pour main droite
Je suis mon poids en rimes
Et à chaque ligne, je fais des borgnes

Ma haine déborde à chaque virgule
Car à chaque minute, les morts s'égrènent
L'espoir se saborde en paroles vaines,
H24,
Un désastre annonce la météo de Catherine Laborde
Alors tu te tailles les veines ou tu te branles. Je frise la corde
A chaque fois que j'allume le calumet de la guerre
Car la paix s'est éteinte dans les fumets d'Adoph Hitler
En 45

En quarantaine et hostile,
Je ne te garantis rien puisque j'ai tout à perdre
Suces l'abbé et ramènes moi une hostie
Que je sauve mon âme, ma sœur

Je suis une victime, tu le vois bien que je meure
Comme ces vieilles qui ont l'église pour demeure
Lèchent les doigts d'un prêtre incontinent
Tous les dimanches au prétexte inconsistant
De renaître dans l'au-delà avec le seigneur

Compatis ou crèves, il faut que je vive
Aujourd'hui, les héros brandissent
Leurs strings comme des glaives
Quand j'ai mal, tu pleures
Tu es ma victime et je t'emmerde

Comme je souffre, j'ouvre ma gueule
Je commets des braquages dans les chaumières
Avec la bénédiction de mes paires
Mon cancer est mon Desert Eagle

Les larmes sont l'encre de l'époque
Égorges un phoque, ils en feront une épopée
Comme vous, j'ai pris note
Que les victimes avaient la cote
Et les pleurnichards étaient cotés

Maintenant, j'investis dans l'humanitaire
Pourquoi suivre un parcours universitaire
Quand la vision d'un moignon
Rapporte des millions à la télévision ?

Le cœur est mon business
Et j'ai l'intention de faire du pognon
Petit, jettes ton hachoir
Prends cette sébile et fais le souillon,
Les gens nous regardent

Magson de Pazou

mardi, janvier 19 2010

Putain et merci !

[Prélude

http://www.youtube.com/watch?v=h4ZyuULy9zs]



J’attendais un signe. Même négatif. J’attendais un truc. N’importe quoi. Un subterfuge pour conforter ma mauvaise foi. Un truc de politique pour noyer le poisson. Juste un argument. Même fallacieux. Qu'importe lequel. J’espérais voir un cygne. Comme Boccolini.

J’ai eu Lilian Thuram.
Putain, Lilian Thuram ! Lilian Thuram ! Qui l’eût cru ? Ma fierté en a pris un sacré coup.
Et pourtant. Merci. Merci Lilian Thuram d’avoir été en ce 18 janvier, le cygne qui m’a délivré de mon conditionnement.

Il est impossible pour un blanc de mesurer l’effet du passage de ce dernier chez Taddéi. Cela se situe juste en dessous du choc que j’ai reçu le jour où j’ai su qu’il y’ avait des tueurs en série noirs.

Pour vous dire à quel point cela a été un tsunami intellectuel pour moi ; autant que je me souvienne, jamais je n’ai cherché à savoir si un noir avait inventé quoique ce soit. Jamais.
28 ans à me chercher désespérément dans les yeux de mes congénères et la seule question qui méritait d’être posée n’a jamais effleurée mon esprit. Jamais.
Comme je m'en veux de ma crasse ignominie. J'avais inconsciemment intériorisé l'infériorité créatrice de mes frères. Je ne l'ai jamais envisagé parce qu'elle n'était pas envisageable.
Putain ! Pendant toute ma vie, je me suis battu sur le terrain choisi par mes ennemis, avec les armes choisies par mes ennemis et sur des problématiques levées par mes ennemis. C'était foutu d'avance. Ils m'ont enfermé dans leur histoire.

En fait, je me rends compte que j'ai toujours pensé en inférieur. Pour montrer à l'autre que j'existe, j'ai réagi. Il a fallu attirer l'attention des autres pour susciter son intérêt, susciter son acceptation de ma personne. La preuve se trouve d'ailleurs en face de moi. Tous ces bouquins sur des figures historiques occidentales et le recul de mes connaissances africaines.
J'étais un noir qui voulait discuter avec des blancs pour être considéré par eux comme égal. C'était foutu. Je devais faire la preuve de notre égalité intellectuelle. Arguer, réagir, argumenter, justifier, conter, informer, chercher, prouver... Et le blanc, dans sa supériorité affirmée m'adouberait dans son cercle d'humanité.

J'avais besoin de me battre sur tous les sujets car je me devais de leur prouver, par mon exemple en tout cas, qu'un noir, ça réfléchit. Comme je me suis fait mal. J’en serais arrivé à envisager l’éventualité du déterminisme génétique. Les noirs seraient des êtres moins intelligents, par nature. Oui, je l’avoue. j'y ai parfois pensé sans trop m'y attarder. Par dignité pour les miens. Par respect pour ma personne.

Un jaune peut toujours se réfugier sur Confucius, Sun Tzu, la poudre, la découverte de l'Amérique, la poterie et j'en passe pour accepter la colonisation japonaise et occidentale.
Un blanc peut se branler sur tous ces chercheurs, inventeurs, philosophes, stratèges dans tous ces domaines qui fondent notre civilisation pour accepter son passé de serfs.
Et moi ? Sur quoi j'aurais pu m'appuyer pour faire passer ma frustration, ma honte, mon affliction d'avoir eu des meubles pour ancêtres, pendant 400 ans ? Le foot ? Le jazz ? Lucie ? Marie N'diaye ?

Il y'a quelques années, en Afrique, je me rappelle de cette théorie très controversée d'ailleurs en Europe, qui veut que les pharaons égyptiens aient été noirs. Que des esclaves égyptiens aient été noirs n'a jamais semblé intéresser qui que ce soit, même pas moi. J'ai découvert depuis peu que Cheikh Anta Diop en était l'auteur.
Nous étions fiers de découvrir que nous aussi, noirs, avions pu ériger l'une des bases majeurs de l'arithmétique, de l'architecture, de la géométrie et de la civilisation. Des pharaons noirs. Je me souviens. Nous en étions.

Et puis, elle a été contestée par des égyptologues qui l'ont décrédibilisé. Aujourd'hui d'ailleurs, qui sait où en sont les débats scientifiques ? Je ne me suis pas posé de questions. J'ai accepté. C'était tellement évident.
j'ai ravalé ma fierté et j'ai accepté que ma seule contribution à notre civilisation était Lucie; l'Afrique, le berceau de l'humanité. Cette phrase connotée de suffisances, de condescendance, de mépris, de reproches, de moqueries, de vilénie.
Quelles ont été longues et pénibles ces heures de cours de géopolitique, de cours sur la régionalisation du monde, sur l'histoire des peuples ! Quand est-ce que le noir va-t-il entrer dans l'histoire ?

Bien sûr, au Cameroun, j'ai acquis des connaissances historiques sur l'Afrique et ses royaumes légendaires, Tombouctou, l'empire Songhay, Mali, le Fouta Djalon... Je me suis longtemps consolé avec la résistance courageuse de rares tribus camerounaises; des bamiléké, et autres lamidé.
Je connaissais d'ailleurs des noms de grands rois ayant résisté avec leurs peuples aux troupes allemandes, anglaises, françaises. Je m'enorgueillissais aussi des exploits du sultan Njoya. Trop frugaux. J'avais besoin de m'enflammer sur les miens pour accepter leur servitude. Croire qu'ils s'étaient battus et avaient perdu pour des raisons technologiques.
Ils s'étaient peu battus et avaient beaucoup perdu. Simplement. Ils n'avaient pas eu besoin de combattre l'ignominie de l'esclavage puisqu'ils la pratiquaient déjà assidûment. En réalité, peu de chefs ont vraiment résisté aux colons car l'esclavage était un trafic ancestral qui n'avait pas attendu le blanc pour s'épanouir. Vendre des esclaves à d'autres tribus, des arabes ou des blancs ne faisait aucune différence. Fallait vendre. Ils l'ont fait.

Ma négritude digérée, il ne me restait plus qu'à justifier mon absence de l'aire scientifique, de la découverte, de la création.

Bien évidemment, je savais qu’il y’ avait un péquin qui avait mis au point les feux de circulation. Mais putain, des feux de circulation ! Pas d'avion, ni de fusée, des feux de circulation !
Cela semble tellement évident et simple, n'est-ce pas ?

Jamais un professeur ne m'a dit qu'un noir avait inventé quoique ce soit. J'ai toujours dû me faire tout petit lors des cours d'histoire en Europe et je n'étais pas seul, croyez-moi. Ce sentiment d'être un parasite sur cette planète. Un black, comme elles disent, ces suceuses du tertiaire, fières de s’amouracher avec des négros ayant le même cerveau qu’elles. Le chaînon manquant. Je n'étais qu'un négro. Un singe. Un cannibale. Un meuble. Un serf. Un idiot. Un tirailleur. Un monstre. Un fainéant. Un sauvageon. Un black. Un violeur. Un islamo-bamboula. Un nègre.

Aujourd’hui, je veux accepter d'être tout cela car je sais que* :
J'ai été le singe Garrett Augustus Morgan, cet autodidacte, père des feux tricolores et du masque à gaz.
J'ai été le cannibale Charles Richard Drew, le père de la transfusion sanguine.
J'ai été le meuble Lewis H. Latimer qui a inventé la première ampoule à incandescence avec filament de carbone.
J'ai été le serf Andrew J. Beard, créateur du moteur à combustion.
J'ai été l'idiot W. A. Lavalette, qui mit au point la rotative de presse.
J'ai été le tirailleur John V. Smith ,le créateur des freins de voiture.
J'ai été le monstre John Stenard, qui inventa le réfrigérateur pour le plus grand bien de Courjaud.
Je suis le fainéant Grandville T. Woods, qui accoucha du système d'électrification des voies ferrées, l'antenne parabolique, l'interrupteur électrique, la couveuse artificielle, le frein automatique à air comprimé,....
Je suis le sauvageon Raoul-Georges Nicolo, l'initiateur du bloc de commutation pour la télévision à multicanal.
Je suis le black William B. Purvis, qui a mis au point le stylo plume à réservoir.
Je suis le violeur John Albert Burr, qui a fabriqué la première tondeuse à gazon.
Je suis l'islamo-bamboula Robert P. Scott, qui a inventé la moissonneuse-batteuse.
Je suis le nègre George Washington Carver, entre autres découvreur du shampoing, du savon et de l'encre, de la peinture et de colorants.

http://www.invention-europe.com/Article586.

L'inventivité des Noirs aux Amériques ne s'est jamais démentie à tel point qu'en 1858, un Avocat général des Etats-Unis, Jeremiah S. Black fera passer une loi contre le dépôt de brevets d'invention par les esclaves, vu qu'un brevet américain était un contrat entre le gouvernement des Etats-Unis et l'inventeur. Un esclave n'étant pas considéré comme citoyen américain, il ne pouvait donc, selon la loi votée par M. Black ( le mal nommé ) signer un contrat avec le gouvernement américain ni céder son invention à son maître. Cela donne donc à penser qu'un certain nombre d'inventions faites par des Africains-Américains étaient souvent reconnues à leurs maîtres esclavagistes. Par Ibrahima Mbodj

Je suis ton aiguillage de trains, tes lentilles, ton tampon, ta torpille, ta guitare, ton sèche-linge, tes toilettes, ton piano, ton pacemaker, ton test de dépistage de la syphilis, ta conservation du sang, ton dirigeable, ta table de repassage, ton thermostat, ton extincteur de feu... Je suis tout cela et bien d'autres choses encore. Je suis ton nègre.

Après moults combats, nous en étions arrivés à ne plus regarder nos pieds mais leurs lèvres. Maintenant, je peux sourire à leur vision.

Emmanuel Kant , grandissime et célébrissime philosophe allemand, des Lumières, bien sûr :
La nature n’a doté le nègre d’Afrique d’aucun sentiment qui ne s’élève au-dessus de la niaiserie.

Merci Thuram! De là à acheter ton bouquin !!

Magson de Pazou

  • infos trouvées sur http://www.shenoc.com

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